Disclaimer : Les personnages et tout l'univers "Harry Potter" appartiennent à JK Rowling.

Précision pour ce texte :

Personnages : Harry Potter, Draco Malfoy, Narcissa Malfoy, Lucius Malfoy, Hermione Granger, Ron Weasley, Pansy Parkinson.

Rating : K+

Genre : Romance

NdSs : Ho ! Ho ! Ho ! Et voilà la suite et fin de la case 13. C'est parti dans une direction qui me laisse un peu perplexe car ça n'était pas voulu au départ de finir ainsi. Je voulais développer plus l'intrigue, vraiment. Harry a vu les choses autrement… o.O (tête de l'auteur quand les personnages n'en font qu'à leur tête) et comme je suis un peu contrainte par les délais de publication journalière, ça restera ainsi. Vous pouvez mettre vos réclamations et avis dans l'encadré en bas de page. (Merci à ceux qui le font régulièrement et aux autres aussi.)

Bonne lecture !


OoOo Warmer in the winter oOoO

Case numéro 14

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Il ne restait plus qu'un rouleau de papier cadeau, ça ne suffirait pas pour tout refaire. La faute à ce perfectionniste de Malfoy.

« On dirait que ça a été emballé par un hippogriffe. » avait annoncé Draco quand Harry lui avait montré les vingt-sept cadeaux que le blond lui avait ordonné d'empaqueter avec le plus grand soin.

Malfoy avait déploré l'incapacité de Potter à se rappeler l'évidence : il avait une baguette magique car il était un sorcier et pouvait donc utiliser un sort pour éviter ce désastre. Il avait fait une démonstration en faisant disparaître chaque emballage et exigé ensuite qu'il recommence tout. Harry avait serré les dents et les poings. Ça faisait seulement cinq heures qu'il était chez le Serpentard, il ne devait pas craquer maintenant. Il était coincé au service du blond pour encore quarante-trois heures. Cette tache le maintiendrait occupé encore quelques temps. Il avait une petite appréhension sur ce que lui demanderait ensuite Malfoy. Jusque-là, Harry avait simplement eu à préparer un thé et il lui avait lu à voix haute les deux premières pages de la Gazette. Draco n'avait pas voulu en entendre davantage car Potter y mettait, selon ses dires, autant d'entrain que le discours du professeur Binns à l'enterrement de Snape.

Harry était étonné que Draco ne lui ait toujours pas demandé de lui rendre sa baguette en bois d'aubépine. Harry avait pourtant cru que cela aurait été sa première revendication. Harry s'y était préparé. Avant de partir, il l'avait glissée dans la poche avant de sa valise, croyant que ce serait l'occasion de la lui rendre. Peut-être que le Serpentard n'en voulait plus ? Ha ! Oui, il était ridicule de croire ça, quand on savait que Draco avait passé leur huitième année à le harceler pour qu'il le fasse et après Poudlard, Harry avait reçu régulièrement des lettres de la part de Malfoy. Il est vrai également que sa dernière missive datait de plus de six mois. Draco avait peut-être vraiment laissé tomber l'affaire… ?

Est-ce que Harry devait aborder ce sujet en premier ? Pourquoi accepterait-il de lui redonner cette baguette aujourd'hui, alors que ça faisait quatre ans que Draco l'avait perdue ? Si le blond n'était pas d'humeur à la réclamer, Harry devrait sans doute attendre un autre moment, n'est-ce pas ?

« Potter, ohé ! » Draco claqua des doigts devant le visage d'Harry. « Tu n'es pas là pour rêvasser. Au boulot, maintenant ! »

« Faut que j'aille acheter du papier cadeau, je n'en ai pas pour très longtemps. »

« Oh. Euh, d'accord. Je t'accompagne. »

« Tu n'as pas besoin de le faire… »

« J'insiste. Je préfère choisir moi-même le papier, quand on connaît tes goûts vestimentaires, c'est préférable. »

Harry avait soudainement envie de planter la baguette en bois d'aubépine dans l'œil de Malfoy… Et par œil, veuillez comprendre une certaine partie intime de son anatomie vers laquelle Harry n'avait jamais rêvé d'approcher, même dans ses fantasmes les plus fous… Parce que c'était toujours l'inverse qu'il préférait s'imaginer… Enfin, non ! Oh Merlin, voilà qu'il s'égarait, encore une fois, du sujet.

*o*O*o*O*o*

Harry portait les sachets de course et suivait Malfoy, à deux pas devant lui, dans une rue de Londres, non loin du domicile du blond.

Harry regardait ses pieds (de toute façon, Draco portait un long manteau d'hiver) et avançait avec prudence sur les pavés enneigés et glissants par endroits.

Il grogna quand, sans crier gare, il se heurta au dos de Malfoy qui se tenait immobile sur le trottoir, à fixer Merlin savait quoi. Draco recula d'un pas et marcha sur le pied d'Harry qui protesta, avant d'être abruptement tiré par la manche par Draco qui l'emmena dans la ruelle perpendiculaire à la rue où ils se trouvaient dix secondes auparavant.

« Qu'est-ce qu'il te prend ? Malfoy ? Lâche-moi, bon sang et ralentis ! »

Draco jura car ils étaient dans une impasse. Harry le vit se tendre quand une voix au loin l'interpella :

« Draco, mon chéri, c'est toi ? »

Draco poussa un autre juron, ce qui étonna Harry car le langage de Malfoy était habituellement si guindé, même quand il insultait quelqu'un. Draco montrait tous les signes d'un animal apeuré et paniqué, car piégé et sans issue pour échapper à… (Harry était surpris) sa mère. Pourquoi le blond se comportait-il de la sorte ?

« Potter, ne m'en veux pas pour ça. »

Harry s'apprêtait à le questionner, mais il ne put parler car Draco avait pris son visage en coupe et l'embrassa. Sur la bouche. Les lèvres serrées. Harry était sous le choc et il avait les bras ballants, les yeux ouverts et les poings serrés autour des anses des sacs de courses. Sinon, il aurait déjà repoussé Draco depuis longtemps… contre le mur… pour l'arrêter et recommencer avec plus de finesse… ou de fougue, peut-être ? Ce qui était certain : Ce n'était pas le premier baiser idyllique qu'il s'était imaginé échanger avec Draco. Ça manquait de… chaleur ? Passion ? Harry était déçu… et choqué que ça se concrétise, ici et maintenant.

Narcissa se racla la gorge et Draco détacha ses lèvres de celles d'Harry, mais ne s'éloigna pas pour autant de lui. Draco salua sa mère en passant une main autour de la taille d'Harry.

« Mère, quelle surprise et quel plaisir de vous croiser ici. Inutile de vous présenter, tous les deux. Harry et toi, vous vous connaissez. »

« Monsieur Potter. »

Narcissa lui tendit le dos de la main. Harry lui prit les doigts et les secoua maladroitement.

« Madame Malfoy, heureux de vous revoir. »

Narcissa libéra sa main, avec un pincement de lèvres désapprobateur.

« Draco, pourrais-je te parler en privé ? »

« Mère, je n'ai pas de secrets pour Harry (Harry, surpris d'entendre Malfoy le nommer par son prénom, s'apprêtait à remettre en doute ses propos, mais Draco resserra son étreinte, plantant ses ongles sur sa hanche, pour lui signifier de se taire) vous pouvez parler librement. »

« Très bien, comme tu voudras. Tu peux m'expliquer ce que signifie –elle agita sa main pour les désigner - tout ça ? »

« C'est pourtant évident : Vous pouvez arrêter vos recherches d'épouse convenable à marier car je vous l'ai déjà dit, je n'apprécie pas les femmes de cette manière. Et surtout, Harry et moi sommes ensemble. Comme un couple. »

Harry finirait par avoir un bleu à la hanche, si Malfoy continuait à la maltraiter ainsi.

« Vraiment ? »

Narcissa n'avait pas l'air convaincu. Son visage semblait néanmoins plus doux et moins renfermé. Elle tourna la tête pour fixer Harry, comme si elle attendait sa version de l'histoire... ou pour lire ses pensées peut-être ?

Harry déglutit et finit par dire, gêné :

« Oui, c'est vrai. Mais c'est un secret et nous aimerions que ça le reste, pour l'instant, n'est-ce pas mon roudoudou ? »

Narcissa leva un sourcil, étonnée, tandis que Draco le fusillait du regard pendant une demi-seconde, avant de dire, doucereux :

« Euh oui, mais je t'ai déjà demandé de ne plus m'appeler comme ça, Harry. »

« Oh, oui, pardon mon sucre d'orge. Promis, je ne le ferai plus. »

« Je suppose que ça signifie que Monsieur Potter assistera au repas de dimanche midi ? »

« Bien sûr ! Ça nous ferait très plaisir, n'est-ce pas, Harry ?»

C'était bizarre et agréable en même temps d'entendre Draco parler d'eux deux comme un "nous", avec aisance et naturel.

Le coup de coude pointu dans les côtes le fit revenir à la réalité.

« N'est-ce pas, Harry ? »

« Bah, c'est-à-dire que j'avoue que je préfèrerais me pendre plutôt que de manger en compagnie de ton père… »

Harry marqua une pause pour s'empêcher de rire devant les regards outrés des deux Malfoy, puis ajouta :

« Mais si ça te fait plaisir, alors, bien sûr, j'accepte l'invitation.» Il n'ajouta pas un « avec joie » car il ne fallait pas non plus abuser et sa rencontre avec Ombrage lui avait appris une chose importante : il ne devait pas dire de mensonge.

*o*O*o*O*o*

« Tu n'es pas encore habillé ?! »

« Bah si… »

« Quoi ? Tu comptes y aller comme ça ? »

« Au lieu de me critiquer, sois reconnaissant que j'accepte de venir au Manoir. »

« Tu n'as pas le choix de toute façon. C'est un service que je te demande de me rendre. »

« Je ne suis pas sous l'emprise d'un Imperio. Je reste libre de mes actions.»

Il était bon de rappeler ce fait à Draco pour écarter toute once de doute possible. Harry pouvait refuser d'accéder aux demandes du blond, même s'il était prêt à dire « oui » à un large spectre de requêtes. Il avait accepté l'invitation au Manoir, après tout, alors si Draco avait soudainement envie d'un massage des pieds, Harry n'y verrait pas le moindre inconvénient. Quel était le rapport entre les deux ? Il n'en savait rien, c'était juste ses pensées qui dérivaient sans raison apparente ou peut-être que c'était la vue des bottes fourrées en peau de dragon de Draco qu'il fixait, qui expliquait ce cheminement de pensées ? Allez savoir !

« Je croyais… Huh. Peu importe. Tiens, tu donneras ça à ma mère en arrivant et ceci pour mon père. »

Harry prit le bouquet de fleurs et la bouteille de vin choisis avec soin par Draco.

« Et toi, que vas-tu apporter ? »

« Mon intelligence et mes bonnes manières. » annonça Draco sur le ton de l'évidence. Tandis que Harry répliquait quasiment en même temps :

« Ta mauvaise foi et ta suffisance ? »

Draco soupira :

« La journée va être longue.»

Harry ne voulait pas lui faire le plaisir d'acquiescer à ses sages paroles.

*o*O*o*O*o*

Draco regrettait parfois que son père ne soit plus à Azkaban. Pas toujours, bien sûr, car c'était son père, juste parfois. Comme en ce moment.

La joute verbale entre Harry et Lucius durait depuis dix minutes. Ils étaient arrivés au Manoir à peine quinze minutes auparavant. Ça finirait en pugilat.

« Vous devriez comprendre, pourtant, mieux que quiconque pourquoi il ne vous a rien dit avant : après tout, vous avez l'habitude d'exclure les autres pour des raisons absurdes, basées sur des préjugés racistes et de faux a priori. »

« Je pourrais vous baffer pour votre insolence et j'ai même considéré l'idée de vous faire tomber dans l'escalier, en faisant passer cela pour un accident tragique.»

Draco sentait poindre une migraine. Pourquoi avait-il cru une seconde que faire croire à ses parents qu'il était dans une relation avec le Survivant serait une bonne idée ? Ou que son père l'accepterait à bras ouverts ? Narcissa ne disait rien pour calmer son mari, mais son regard de soutien vers Draco était un petit quelque chose.

« Mais j'aime mon fils et pour une raison totalement incompréhensible, il vous a choisi. Si ça le rend heureux de foutre son avenir en l'air avec vous ou un autre, alors que puis-je faire ? »

Draco prit la main d'Harry pour l'empêcher de faire un geste ou de dire autre chose et se pinça la cuisse pour être sûr qu'il ne rêvait pas. Non, c'était bien réel : Lucius venait implicitement de donner sa bénédiction. Sa mère devait avoir glissé une potion dans son scotch pour l'amener à ce consentement. Draco ne voyait pas d'autres explications.

Le repas se termina en silence et Harry fut soulagé quand Draco annonça qu'ils ne resteraient pas plus longtemps.

*o*O*o*O*o*

Le reste du weekend se passa calmement. (Trop calmement.) Malfoy ayant la décence de laisser Harry tranquille, après le repas au manoir.

Harry était prêt à partir. Il avait empaqueté ses quelques affaires dans son bagage à main et attendait qu'il soit vingt heures pour quitter la demeure de Draco. Sa montre sonna l'heure du départ.

Avec une réticence soudaine, et une sorte d'appréhension, Harry rejoignit Draco dans le salon.

Le blond lisait son courrier. Un pli barrait son front. Ça ne devait pas être une très bonne nouvelle. Harry n'osait pas le déranger. Il ne voulait pas non plus s'en aller sans prévenir l'autre. Il se racla la gorge, faisant sursauter Draco. L'anxiété fut remplacée par de l'agacement.

« Désolé, je voulais juste te faire savoir que j'étais prêt à partir. »

« Oh, déjà ? »

L'étonnement dans sa voix fit sourire Harry.

« Oui, à moins que tu aies une dernière requête à me demander ? »

Harry se baffa mentalement, tandis que son esprit criait : « Pourquoiiii ? »

Pourquoi avait-il dit ceci ? Harry aurait dû déposer le paquet cadeau contenant la baguette en bois d'aubépine, qu'il planquait sous son manteau, au pied du sapin et partir directement.

Draco le fixa brièvement, puis la lettre, et enfin à nouveau ses yeux, intensément. Il avait un service à formuler, ça se voyait sur son visage, mais quelque chose semblait le retenir de le faire.

Avec bienveillance (ou folie, il ne savait plus), Harry insista et cela incita Draco à lui révéler sa demande.

*o*O*o*O*o*

« Comment était ton weekend ? »

La même question fut posée quasiment au même moment, mais par deux personnes différentes. D'un côté, il y avait Hermione et Harry, et de l'autre : Pansy et Draco.

Une réponse similaire fut donnée de la part des deux jeunes hommes : un silence, agrémenté d'un regard meurtrier explicite.

Tandis que Pansy cherchait à tirer des informations croustillantes à un Draco mutique, Hermione se montrait plus diplomate et perplexe :

« À ce point horrible ? Étonnant.»

Harry n'avait pas envie de lui indiquer qu'il dramatisait – à part le repas au manoir, le reste du temps avait été sans incident majeur. Il y avait bien la dernière requête de Draco qui valait qu'on s'y attarde dessus, mais pas maintenant - car Hermione serait insupportable et poserait toutes sortes de questions. (Un peu comme le faisait Pansy de son côté quand Draco daigna enfin lui indiquer les derniers évènements de son weekend.)

« Ma chérie, Harry a passé deux jours avec la Fouine, tu t'attendais à ce qu'il te dise quoi : c'était super ?! A tel point que Draco et moi avons prévu de se revoir ?»

D'un ton rempli d'excuses, Hermione demanda en s'adressant à Harry qui priait Merlin de rester impassible suite au discours de son meilleur ami :

« Tu veux dîner à la maison ce samedi ? »

« J'ai... Désolé, j'ai déjà des projets ce samedi, avecmalvfoi. »

« Je n'ai pas bien compris ton dernier mot. Tu peux le répéter s'il te plaît ? »

« Avec Malfoy.»

Un silence.

« Ron, va falloir refaire du thé.»

De son côté, Draco renversa la moitié de sa tasse quand Pansy, extatique poussa un cri strident et le serra dans ses bras. Son annonce que Potter lui avait rendu sa baguette passa complètement au second plan.

« On s'en fiche de ça ! Tu as enfin embrassé Harry Potter et maintenant tu as un rencard avec Harry Potter ! »

Draco soupira : son amie n'avait rien compris. (Et d'où lui venait cette manie d'appeler le Survivant par son nom complet ?) Il se chargea donc de lui réexpliquer les choses depuis le début.

*o*O*o*O*o*

« Si je résume la situation : tu as accepté d'être son faux petit-ami, le temps d'un repas avec ses parents et maintenant il voudrait rompre avec toi devant ses parents et les centaines d'invités à ce gala de charité auquel lui et sa famille ont été convié ? »

Harry admirait la capacité d'Hermione à dire les choses simplement (Il lui avait fallu près de dix minutes pour expliquer la situation) même si elles s'avéraient être plus complexes que cela.

« Euh. Oui, c'est aussi simple que cela. »

Son secouage de tête, suivi d'un : « Oh, Harry » démontrait qu'elle n'était pas dupe et avait bien compris que leur deal était en réalité alambiqué, voire selon les dires de Ron : « Complètement tordu, votre plan. »

*o*O*o*O*o*

Leur plan exigeait une préparation préalable : il fallait que Draco et lui se mettent d'accord sur leur histoire, qu'ils soient convaincant et surtout que leur rupture ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe.

Harry avait donc rendez-vous le jour du gala, avec Draco, en début d'après-midi pour une mise au point :

« Si tu veux me tenir la main : Pas de problème. Un bisou sur la joue ou dans le cou : ça passe. Si tu te sens audacieux, pourquoi pas une main dans le bas du dos. En aucun cas, je répète, en aucun cas, on ne doit s'embrasser sur la bouche. Compris ?»

« Tu m'autorises à te peloter les fesses mais pas à te rouler une pelle, c'est ça ?»

Les limites de Malfoy étaient bizarres et semblaient aléatoires.

« Oui ! ... Enfin, non. Je n'ai pas dit les fesses, j'ai dit le bas du dos.»

« Ça n'est pas la même chose ? »

Draco, agacé, s'approcha d'Harry et plaça une main dans le bas de son dos.

D'un ton condescendant, il expliqua :

« Ici, c'est bon.»

Draco glissa sa main jusqu'à la fesse droite d'Harry.

« Ici, ce n'est pas bon.»

Harry avait très envie de le contredire. Il s'abstint néanmoins d'ouvrir la bouche de peur de laisser échapper un soupir embarrassant.

« Compris ? »

Harry approuva d'un hochement de tête vigoureux et expira longuement quand Draco s'éloigna et lui tourna le dos.

Ce dernier cachait une expression béate et horrifiée en même temps car il avait osé poser une main sur le fessier rebondi de Potter. Il lui avait fallu tout le self contrôle au monde pour s'empêcher de plier légèrement ses doigts pour apprécier sa texture et sa fermeté. Pansy le traiterait de Serpentard pathétique, si elle venait à apprendre son geste.

Elle aurait raison, alors autant mettre rapidement fin à cette mascarade.

« Maintenant, il faut qu'on répète notre rupture… »

« Hum… »

« Oui ? »

« J'ai pensé à un truc… »

Draco leva un sourcil, il s'apprêtait à faire une remarque narquoise, mais Harry, qui s'était avancé jusqu'à lui, l'en dissuada en posant une main sur son bras.

« Tes parents n'ont rien fait pour empêcher notre relation, notre fausse relation, alors tant qu'à faire, on pourrait se donner une chance… peut-être ? Qu'est-ce que tu en dis ? »

Le rythme cardiaque de Draco s'accéléra. (Tout comme celui d'Harry.) Il réussit néanmoins à garder une apparence décontractée et nonchalante, quand il posa la question suivante, en avançant d'un pas :

« C'est ce que tu veux ? »

Harry le tenait par la taille à présent :

« Pas toi ? »

« A ton avis ? »

Il y avait un air de défi dans sa question. Draco enfreignit ses propres limites dictées auparavant, et il fut vite suivi par Harry.

*o*O*o*O*o*

Une heure plus tard, Draco annonça à son père (Narcissa prenait un bain) de vive voix qu'il avait une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise était qu'il ne pouvait pas accompagner sa mère et lui au gala, avec Harry car ils n'étaient plus ensemble.

« Je ne vois pas en quoi c'est une mauvaise nouvelle. »

Draco ne fit aucun commentaire sur la remarque de son père. Il continua :

« La bonne nouvelle est que nous n'avons jamais été ensemble. »

« Ça n'était pas réel ? Oh, merci Merlin ! » s'exclama Lucius, avec soulagement.

Il reprit très vite contenance et d'un air sévère demanda :

« Pourquoi prétendre être avec lui ? Tu pensais que ça me ferait plaisir ? Tu sais donc bien que je ne le supporte pas et que sa vue me donnes la nausée. Tu mérites tellement mieux ! »

« Euh, je suis toujours là. » intervint Harry.

« Je sais » cingla Lucius. « Je me demande d'ailleurs pourquoi ?»

« La dernière fois, nous faisions semblant d'être ensemble. Mais ça, c'était avant.»

Et juste pour prouver cela, Harry embrassa Draco, sous les yeux d'un Lucius au bord de la syncope. Une larme coula du coin de son oeil. Draco aurait pu être étonné de voir son père pleurer pour la première fois de sa vie, s'il n'avait pas été si absorbé par son baiser. Un vrai baiser, digne de ce nom.

Draco se sentait littéralement transporté. Pour cause, Harry les avaient transplanés jusque chez lui, dans sa chambre pour être précis. Certaines choses devaient rester privées.

FIN