Note de Lily Jolie : Bonsoir tout le monde!! Alors, Tadam! voici le chapitre 13(mon chiffre porte bonheur XD) avec les nouvelles tant attendues d'Alice! (l'auteure sort immédiatement son bouclier afin de se protégéer des roches à venir)Je sens que vous allez m'en vouloir pour les quelques informations qui ce trouve dans ce chapitre lol Mais ne vous inquiétez pas! Vous aurez de plus amples nouvelles de notre lutin préféré bientôt, enfin je l'espère lol Bon, je vous quitte car je sens l'appel de mon lit! Bonne nuit tout le monde et bonne lecture!
Broken
Chapitre Treize : De nouveau moi, du nouveau de toi
Bella Swan. Cat Cullen. À la fois deux personnes différentes et une seule. Peu importe le nom qu'elle porte, elle demeure la même personne. La même fille que j'ai connue qui me montre simplement une autre facette d'elle qui me plait beaucoup. Un peu comme moi.
Pour le reste de la famille, j'étais Jasper Hale, l'éternel torturé, le nouveau végétarien qui a de la difficulté à s'adapter. Celui sur qui on devait toujours garder un oeil au Lycée de peur qu'il morde quelqu'un. Pour eux, j'étais sans doute quelqu'un de solitaire qui était replié sur lui-même. Avec elle c'était l'inverse.
Avec elle, j'étais Jasper, juste Jasper. J'étais moi, celui que j'étais avant ma mort. Il y a longtemps que je ne l'avais pas vu celui-là! Avec elle, j'étais de nouveau quelqu'un de chaleureux, charmeur et dragueur, qui aime sa solitude, mais aussi la présence des autres, sa présence. J'étais de nouveau joueur, blagueur, la faisant rire, l'amusant. Avec elle, j'étais quelqu'un qui savait écouter, un bon confident, un ami. Je redécouvrais avec elle, la passion qui pouvait m'animer pendant une discussion. Je me redécouvrais observateur, car je voyais toujours ses moments de faiblesse pouvant ainsi les chasser adroitement. Avec elle, je retrouvais le contrôle que j'avais jadis eu sur mes sentiments.
Cela faisait déjà deux semaines que nous nous étions retrouvés dans cette expédition. Nous étions à présent au centre de la forêt amazonienne. Grâce à Cat, je ne sais comment, j'apprenais à garder le contrôle de mes sentiments, mais surtout le contrôle sur ceux des autres. Certes, notre groupe ne contenait que 17 personnes et que ce serait beaucoup plus difficile une fois revenue à la civilisation, mais ils représentaient l'entraînement parfait. C'est cette maîtrise qu'elle m'insufflait qui me permettait d'être moi-même à nouveau. Cela faisait si longtemps que je n'étais que l'ombre de ce que j'avais été que je m'étais promis de ne jamais perdre ce que je venais d'acquérir de nouveau. Quitte à la garder à mes côtés pour un long moment. L'un dans l'autre, cette solution était loin de me déplaire.
Nous avions plus appris l'un sur l'autre pendant ces deux semaines que j'avais pu le faire avec Alice en près d'un siècle. Je connaissais Alice comme un frère connaît sa sœur, comme un ami connaît sa meilleure amie, mais c'était tout. Tandis qu'avec Cat, j'en savais beaucoup plus. J'en étais venu à connaître les moindres expressions de son visage, la moindre modulation de sa voix, je reconnaîtrais sa démarche parmi des centaines de semblable. Elle m'avait confié plusieurs secrets que personne, pas même Edward, ne connaissait. J'étais la première personne à la connaître aussi intimement et j'en étais très touché. Et de son côté, c'était la même chose. Je me livrais à elle avec une sincérité que je ne me connaissais pas. Je crois que…
Je fus sorti de mes pensées par un éclair de douleur. J'avais peut-être une bonne maîtrise des sentiments, mais un élan si fort et incontrôlé me frappait encore de plein fouet. Je regardais autour de moi pour trouver la provenance de cette douleur quand je la vis. Elle était étendue sur le dos et elle se massait la tête. Elle se releva doucement en jurant contre le pauvre arbre devant elle. Elle se l'était prise en pleine face. J'éclatais de rire devant le spectacle. Cat avait beau être moins maladroite, elle le demeurait encore beaucoup. Elle me lança son regard noir. Qui ne me faisait plus peur depuis longtemps, sois dit en passant.
- Tu pourrais arrêter de rire comme une hyène et venir voir si cet imbécile d'arbre ne m'a pas ouvert le front! Dit-elle, acide.
J'éclatais de plus belle, mais je m'approchais pour observer son front. Une toute petite entaille se trouvait au-dessus de son sourcil gauche. Je fouillais dans ma trousse de premiers soins qui pendait à ma ceinture pour en ressortir le matériel médical nécessaire à cette intervention. J'en extirpais un morceau de coton que je pris pour éponger la petite goutte de sang qui perlait au coin de la blessure. J'utilisais ensuite un peu de désinfectant qui la fit grimacer pour finir par lui mettre un petit sparadrap. Je rigolais encore quand je lui parlais.
- Et voilà mademoiselle, lui dis-je, le vilain arbre n'avait pas trop défiguré votre joli minois. Je crois que vous vous en sortirez! Ajoutais-je, hilare.
- Imbécile! Me répondit-elle, hilare à son tour.
Après cet incident presque habituel, nous allions nous remettre en route lorsqu'elle me pointa une petite cabane cachée entre deux arbres immenses. Je fis signe au guide que nous nous écartions avant de lui emboîter le pas. Elle se trouvait déjà devant la porte de la cabane lorsque je la rattrapais. Son regard croisa le mien, à travers lequel je l'interrogeais.
- Je me sens attirée par cette cabane. M'expliqua-t-elle. C'est tellement fort, il fallait que je l'approche.
- C'est étrange. Lui dis-je. Cette bicoque m'attire aussi très fort. Ça ne me semble pas dangereux, mais … Cat! Attends!
Visiblement elle n'écoutait pas ce que je lui disais puisqu'elle poussait déjà la porte doucement. Je fus près d'elle en un battement de cils et je regardais la pièce par-dessus son épaule.
Tout était sens dessus dessous. Les rares meubles avaient volé contre les murs et gisaient en miette par terre. La paillasse avait été éventrée et je pouvais même détecter l'odeur encore relativement fraîche du sang. Alors que Cat approchait du reste de la paillasse, je me figeai sur place en reconnaissant l'odeur du sang.
Alors que j'allais le dire à Cat, je sentis émaner d'elle une immense douleur et une grande inquiétude. Lorsqu'elle se retourna vers moi, elle tenait un objet dans les mains. Je m'approchais d'elle pour constater qu'il s'agissait du collier d'Alice, celui avec les armoiries Cullen, qu'elle ne quittait jamais. Et le pire, c'est qu'il était éclaboussé de sang, de celui d'Alice d'après l'odeur.
Je détachais mon regard du collier ensanglanté pour le fixer dans celui de mon amie. Les larmes ruisselaient sur ses joues et des sanglots silencieux secouaient sa poitrine. Je me précipitai vers elle pour la serrer doucement dans mes bras pour la réconforter, pour me réconforter. Qu'était-il arrivé à Alice? Allait-elle bien? Était-elle…? Non! Je refusais d'y penser! Alice ne pouvait pas être morte! Elle était vivante, il fallait qu'elle le soit! Pour Cat, pour moi, pour Esmée, pour Emmett, pour le reste de notre famille, il le fallait. Je sentis soudain les sanglots de Cat s'estomper puis se calmer totalement. Elle se détacha de moi et planta son regard suppliant dans le mien.
- Jazz, dit moi qu'elle va bien, je t'en supplies! Me dit-elle
- Oh, Cat! Répondis-je en l'emprisonnant de nouveau dans mes bras. J'aimerai tellement avoir la réponse, si tu savais! Mais, il ne faut pas s'en faire, elle est forte! Alice s'en sortira, pour toi, elle se sortirait de n'importe quoi! Il faut croire en elle. Ajoutais-je doucement.
Soudainement, j'eus une idée qui la rassurerait autant que moi. Je lui dis de m'attendre ici et de regarder si elle ne trouverait pas autre chose pendant que j'allais faire un tour, vitesse vampirique, dans les environs.
J'ai couvert plus de 5 km à la ronde autour de la baraque. Rien, aucune trace de feu, aucune trace de branchage amassé dans le but de faire un feu, aucun emplacement où il y a eu un feu dernièrement, aucune cendre. Alice était vivante. Peu importe qui l'eut attaquée, s'il avait voulu la tuer, il y en aurait des traces bien plus proches de la cabane que le périmètre que j'avais couvert. Je pouvais de nouveau respirer librement, si on me permet l'expression. Même si j'ignorais dans quel état elle se trouvait, au moins elle était toujours vivante. Je l'annonçais à Cat en entrant.
- Alice est vivante, lui dis-je. Aucune trace de feu, de cendres ou autre dans un périmètre de 5 km. J'ai couvert bien plus que nécessaire.
- Dieu soit loué, répondit-elle. N'empêche qu'on ne sait pas dans quel état elle est!
- Ne t'inquiète pas pour elle, lui répondis-je en la prenant de nouveau dans mes bras, elle est vivante, c'est l'important. Le reste, ajoutais-je, elle le surmontera et elle nous reviendra entière.
- J'espère que tu dis vrai, Jazz. Dit-elle. Je t'en supplies Alice, ma sœur chérie, revient moi, reviens-nous entière! Nous avons besoin de toi! Ajouta-t-elle à l'adresse de notre Alice.
Je la serrais encore un peu plus dans mes bras tout en veillant à ne pas lui faire trop mal. Elle aurait sûrement des bleus le lendemain, mais je sentais qu'elle avait besoin de cette étreinte. Nous finîmes par nous séparer, car nous devions retrouver le groupe pour repartir. En serrant précieusement le collier dans la bourse qui pendait à sa ceinture, elle me dit qu'elle n'avait trouvé rien de plus si ce n'est des lambeaux de vêtement. Je lui embrassais le front une dernière fois pour la rassurer et nous regagnâmes le groupe.
Moi, Jasper Hale, je suis mort avec Bella lorsqu'il lui eut arraché le cœur pour le broyer de ses mains blanches.
Moi, Jasper Hale, je suis entrain de renaître aux côtés de Cat Cullen et tout les deux nous prions les Dieux pour qu'ils nous ramènent Alice en un seul morceau.
