Vous avez vu ? Non ? Vous n'avez pas vu ? M'enfin… J'ai 100 reviews !
Mais je sais que je vous remercie bien mal… car une fois encore, ce chapitre ne se passe pas à la première personne… Promis, ça change au suivant ! (enfin… je crois…)
Bonne lecture
Chapitre 14 : Nouveau plan
Ce matin-là, dans la tour des Gryffondors, James fut exceptionnellement l'un des premiers élèves levés. Il était dans la salle commune en train de faire les cent pas, le visage anxieux et le regard se dirigeant régulièrement vers l'entrée, qui restait obstinément fermée. N'y tenant plus, il attrapa un morceau de parchemin dont les bouts commençaient à être jaunis par le temps et se précipita vers les cuisines.
Il repéra rapidement Sirius sur la carte et le rejoignit tout aussi vite, malgré le fait qu'il soit caché par la cape.
Malheureusement pour lui, il se fit intercepter par un elfe de maison.
- Monsieur désire-t-il quelque chose ? lui demanda celui-ci.
- Heu… philosopha Cornedrue. A manger.
- Que souhaite manger Monsieur ? s'enquit à nouveau la créature.
- Je… répondit-il pertinemment. Un peu de tout.
- Bien Monsieur, déclara l'elfe en s'inclinant avant de s'en aller.
Après avoir tâtonné un moment, James finit par shooter accidentellement dans quelque chose de mou… qui poussa aussitôt un grognement inidentifiable.
Sans retirer la cape de son ami, il l'attrapa par ce qu'il supposait être le bras et le fit se lever. Ensuite, il entendit distinctement les quelques mots que Sirius lui souffla dans l'oreille et en fut plus que surpris.
Il n'était pas venu. Sanders n'était pas venu.
L'elfe interrompit ses pensées en revenant avec un immense plateau qui le ramena à la réalité.
- Une dernière chose, demanda James en s'adressant au serviteur tout en le déchargeant de son fardeau. Est-ce que vous avez déjà vu un homme avec les cheveux longs, toujours attachés par un ruban ?
- Je ne vois pas de qui vous voulez parler Monsieur, j'en suis désolé, lui répondit l'elfe en s'inclinant bien bas avant de repartir.
Le jeune Potter sortit donc des cuisines, portant plus que soutenant Sirius d'un bras et maintenant un sort de lévitation sur les vivres qu'il avait reçus.
Au bout d'un moment, il donna un coup d'épaule dans la porte d'une classe vide et fit entrer Sirius, qui se précipita sur la nourriture.
Aucun des deux ne parla plus avant un long moment. James parce qu'il ne savait pas quoi dire, et Sirius parce qu'il était en train d'engloutir les nombreux plats préparés avec soin par les elfes de maison.
Quand il ne sut plus rien avaler sous peine d'exploser, Patmol se décida à parler.
- Je suis un imbécile, déclara-t-il en surprenant son ami.
- Hein ? Pourquoi dis-tu ça ? s'étonna d'ailleurs ce dernier.
- Parce que j'ai poireauté toute la nuit pour avoir la réponse que tu as obtenue en quelques secondes ! Et que j'ai fait tout ça pour rien, parce que Sanders ne va jamais aux cuisines ! Je suis un imbécile, résuma-t-il.
- Je crois surtout que tu es fatigué. Alors tu vas me suivre jusqu'au dortoir, sécher les cours… et dormir, ça te va ? l'interrogea calmement son presque frère.
Ne recevant pas de réponse, il prit Sirius par le bras et se mit à le traîner vers la tour de Gryffondor afin de suivre son plan. Une fois dans son lit, l'animagus chien s'endormit instantanément et James dû courir pour ne pas avoir trop de retard au cours d'enchantements. Arrivé en classe, il fit un discret sourire qui rassura Remus et Peter sur l'état de Sirius. Il ne s'était pas fait prendre et tout allait bien.
La matinée se passa sans incident notable. Le jeune Black dormit comme un loir jusqu'en début d'après midi et, n'ayant rien d'autre à faire, il décida d'aller en cours. Il était en retard, bien entendu, mais mieux valait arriver en retard au cours de métamorphose que de ne pas arriver du tout. McGonagall pouvait être particulièrement effrayante lorsqu'elle était en colère.
C'est avec exactement trente-sept minutes de retard que Sirius arriva à un cours qui en faisant cinquante…
Il respira un grand coup, accrocha un sourire à son visage et ouvrit joyeusement la porte.
- Monsieur Black, votre présence ici nous honore. Nous n'y croyions plus, attaqua immédiatement Minerva McGonagall.
- A vrai dire, je ne me sentais pas très bien, professeur, fit-il semblant d'avouer en espérant que les autres Maraudeurs avaient raconté quelque chose dans le genre afin d'excuser son absence… ou son retard dans le cas présent.
- Ce ne m'étonne pas, vu ce que vous avez mangé… déclara-t-elle avec un regard de… pitié ? Asseyez-vous.
C'était tout ? Il ne devait pas s'expliquer plus ? Pas de « Encore une de vos excuses fabriquées de toute pièce » ? Ni de « Allez raconter vos salades ailleurs ! Chez le directeur, par exemple… » ? Et puis c'était quoi ce regard qu'elle lui avait lancé ? Et ces paroles, que signifiaient-elles ? Quoique… non, ça, il pouvait peut-être l'expliquer, les autres avaient dû raconter qu'il avait une indigestion, mais pour le reste… c'était inimaginable !
En parlant des autres, James et Sirius étaient écroulés sur leur table et tentaient désespérément de ne pas faire de bruit. Patmol s'assit à côté du lycanthrope, Peter étant à côté de son frère de cœur.
- Pourquoi, commença-t-il en sortant ses affaires.
- On t'expliquera plus tard, articula difficilement le loup-garou.
- Monsieur Lupin, pourriez-vous faire preuve d'un peu plus d'intérêt pour mon cours je vous prie ? Cela est valable pour vous également, monsieur Black. Vous êtes déjà arrivé en retard, alors je vous prie de ne pas déranger mon cours plus que nécessaire.
- Oui professeur, répondirent les deux fautifs d'une même voix, augmentant ainsi les rires de James.
- Monsieur Potter, cela s'applique aussi à vous ! Vous êtes dans une classe de cours, pas une cours de récré !
- Oui madame.
- Bien, maintenant, la métamorphose…
Malheureusement pour elle, la sonnerie décida de retentir à ce moment-là. Minerva poussa un soupir.
- Le cours est terminé, vous pouvez y aller.
Immédiatement, tous les élèves reprirent leurs affaires, y compris Sirius qui ne les avait pas utilisées.
- Alors, qu'est-ce que vous lui avez raconté pour mon absence, demanda Patmol une fois sorti du cours.
- Heu… tu ne veux pas savoir, tenta de le convaincre James en déclenchant un fou rire chez Remus
- Si, si ! Je t'assure ! Allez, vas-y, dis-le ! insista l'autre.
Mais James ne dit pas un mot de plus, Remus était dans l'incapacité de répondre pour cause de crise de rire et Peter ne comprenait pas le problème.
Le reste du trajet se passa avec le silence de Black qui râlait tandis que les autres lui racontaient les dernières nouvelles. Ce ne fût que lorsqu'ils pénétrèrent dans la salle commune que Sirius arrêta sa grève de la parole.
- Dumbledore lance un paris ? Mais c'est insensé ! Tout le monde sait que Marlene va gagner !
- Si j'étais toi, je n'en serais pas si sûr, Sirius, l'interrompit le préfet du groupe.
- Pourquoi ça ? Marlene est la championne de duel, elle ne peut pas perdre ! s'exclama à nouveau Black.
- Sanders est puissant et rapide. Tu te souviens de son arrivée chez James ? lui rappela Remus.
- Rien que de l'esbroufe ! Ca ne devait pas être si compliqué de passer outre les barrières anti-transplanages ! Un peu de fumée en plus et le tour est joué ! affirma l'animagus chien en déposant son argent pour le pari dans une boite prévue à cet effet.
James mit quelques pièces et son nom dans le même réceptacle que son ami.
Peter étant fauché, il ne misa rien.
Remus, par contre, déposa une somme d'argent, certes pas énorme, mais déjà bien consistante dans la boite d'à côté, celle qui portait le nom de Dan Sanders. Sirius n'eut pas le temps de l'arrêter.
- Mais tu es fou ? s'écria-t-il alors. Tu vas perdre !
- Qui ne tente rien n'a rien, répondit le plus sage du groupe avec un petit sourire d'excuse.
Sirius mit cet acte stupide sur le compte de la fatigue, après tout, la pleine lune était proche…
Ce fut James qui brisa le silence qui s'était installé.
- Une réunion de Maraudeurs s'impose, déclara-t-il.
Ses amis acquiescèrent et ils montèrent rapidement dans leur dortoir.
- Si nous sommes réunis aujourd'hui en ce lieu, c'est pour écouter les informations essentielles que va nous rapporter Maître Patmol, tout juste revenu d'une mission périlleuse en terrain hostile, les informa le jeune Potter dès que la porte fut fermée et bien insonorisée.
Remus se retint de rire. Les cuisines ? Hostiles ? Ses amis avaient décidemment beaucoup d'imagination !
- Tout à fait, Maître Cornedrue, après avoir passer une nuit entière avec rien d'autre que la peur au ventre, la sueur au front et la faim à l'esprit, je peux à présent affirmer que le suspect ne commet pas ses crimes dans les cuisines !
- Je vous remercie pour ces informations capitales, Maître Patmol. Je m'adresse maintenant à notre expert en mystères et situations étranges ou douteuses, Docteur Lunard, à votre avis, où pourrons-nous attraper le suspect ?
- Hé bien, à vrai dire, Jam… enfin… Maître Cornedrue, c'est une information que, n'étant pas divin, je ne peux posséder ! Néanmoins, après une légère réflexion, je me dois d'émettre une idée qui n'est malheureusement que supposition. Voyez-vous, mes frères, peut-être que le suspect, afin de brouiller les pistes, commet ses crimes loin de nous, là où nous ne pouvons aller !
- Docteur Lunard, vous ne penseriez quand même pas… au Grand Extérieur ?
- J'en ai bien peur, Maître Patmol, j'en ai bien peur. Mais je ne doute pas un seul instant qu'ensemble, en réunissant nos grands esprits, nous puissions surmonter cet obstacle ! clama théâtralement Remus en jouant le jeu de ses amis.
- Parfaitement docteur Lunard ! La confrérie des Maraudeurs peut affronter vents et marées ! Rien ne les arrête et tout est à leur portée ! s'écria Sirius en sautant debout sur le lit, ce qui fit qu'il se cogna la tête au plafond.
Maître Cornedrue et Docteur Lunard se mirent à rire.
Ce fut Peter qui mit fin à l'hilarité générale.
- J'ai rien compris, fit-il
Sirius soupira. Mais pourquoi est-ce que ça ne l'étonnait même pas ?
- Pour faire simple, Peter, Sanders n'a pas été dans les cuisines. Donc notre blague est tombée à l'eau, une fois de plus, c'est bien ça ? dit Remus en demandant confirmation aux deux autres.
- Oui, et un elfe de maison nous a affirmé que ce maudit professeur n'a jamais mis les pieds dans la cuisine. Donc tu supposes, Lunard, que Sander mange en dehors de l'école ? reprit James.
- Je ne vois que cette solution là, puisqu'il ne va jamais aux cuisines et ne prend rien lors des repas dans la Grande Salle, confirma-t-il.
- Mais comment on va faire alors ? demanda l'animagus rat.
- Ca, c'est une excellente question, Queudever, le félicita Sirius. On ne peut pas sortir de Poudlard, et la nourriture qu'il mange, on ne peut pas l'atteindre, on n' a donc aucun moyen… de faire… à moins que… oui, ça peut marcher !
Les autres le regardèrent de travers, Sirius parlait pour lui-même et un sourire sadique étirait ses lèvres.
- Patmol, ça te dirait de partager tes idées avec nous, pauvres esprits insignifiants ? proposa Potter.
Le jeune Black prit un air mystérieux tandis que son sourire s'élargissait.
- J'ai trouvé un moyen de faire boire un peu de notre potion à Sanders.
- Et bien vas-y ! Qu'attends-tu ? Explique-nous ! On est pendu à tes lèvres, lança James après un moment de silence.
- Tout ce dont on a besoin est une bouteille, notre carte… et une âme innocente, déclara le Maraudeur.
A présent, il avait capté toute l'attention de ses amis, et après un dernier soupir mystérieux, il leur expliqua son plan machiavélique…
