Repost du 07/01/2017 : j'ai décidé de reposter tous les chapitres pour corriger quelques erreurs ou maladresses de traduction ! J'espère que la lecture sera plus fluide, et qu'il y aura moins de coquilles/erreurs de frappe.
SevLiLyHarry
Le silence suivit les paroles de Snape, et Harry ne bougea pas immédiatement. Il se tenait simplement là, regardant l'homme avec méfiance en se demandant ce que le professeur pouvait bien lui vouloir.
"Asseyez-vous, M. Potter," répéta Snape avec plus de force.
"Mais je… je dois aller en classe," répondit Harry dans un quasi-murmure.
"Eh bien vous serez en retard aujourd'hui, M. Potter. Maintenant, asseyez-vous."
Nerveusement, Harry commença très lentement à enlever la bandoulière de son sac de son épaule, et le posa sur le plancher.
Et puis, avec une certaine hésitation, il s'assit sur un tabouret et attendit que Snape ne parle.
L'homme croisa les bras et regarda simplement Harry pendant quelques secondes, puis, essaya de rassembler ses esprits pour trouver la bonne manière de procéder. Il n'avait pas hâte d'avoir cette conversation.
Mais il savait que ca devait être fait.
Finalement arrivé à une décision, Snape saisit le tabouret le plus proche de lui et le plaça juste en face de la table d'Harry.
Et puis le maître des potions s'assit, juste en face du jeune garçon.
"Regardez-moi, Potter," dit-il fermement.
Harry obéit, bien que l'inquiétude était visible dans ses yeux.
"Tout d'abord, que ce soit clair, M. Potter," Snape parlait lentement et clairement voulant être sûr d'avoir l'attention de Harry, "vous n'êtes pas responsable de la mort de l'un ou l'autre de vos parents."
Harry ne put s'en empêcher. Il devait regarder ailleurs. Penser à la nuit de la mort de ses parents n'était pas quelque chose qu'il aimait faire très souvent, et il n'en parlait certainement jamais.
Surtout pas avec la chauve-souris graisseuse des cachots qui semblait le haïr plus que toute autre chose au monde.
Snape se tut un instant et regarda Harry, qui se remuait inconfortablement sur son tabouret.
"Je ne vous ai jamais blâmé pour ca, M. Potter," il continua finalement, "mais il semblerait que vous vous blâmez."
Les yeux d'Harry revinrent rapidement sur ceux du professeur.
"Je n'ai pas-" commença t'il à protester.
"Ne me mentez pas, Potter!" Siffla Snape, se penchant vers Harry par dessus la table. "C'est exactement ce que vous venez de dire."
Harry fronça les sourcils alors qu'il repensa à ce qu'il avait dit à Snape. Il supposait qu'il avait laissé entendre qu'il croyait que tout était de sa faute; mais il n'avait pas vraiment voulu dire ca.
Et pourtant, il ne pouvait pas nier qu'il se sentait un peu coupable d'avoir survécu cette nuit alors que ses deux parents ne l'avaient pas fait.
Il secoua la tête. Il ne voulait pas y penser maintenant.
"Donc, vous ne pensez pas que c'est ma faute?" demanda t'il d'une petite voix.
"Non, Potter. Je sais que ce n'était pas votre faute."
Il se tut un moment, et Harry examina cette information. Puis, enfin, il parla de nouveau.
"Alors pourquoi me détestez-vous?"
Snape fixa le jeune garçon. "Je ne vous déteste pas, Potter."
Menteur, pensa Harry.
"Je trouve simplement que vous êtes un enfant insupportable, arrogant et insolent qui se pavane dans de ce château comme si vous étiez le propriétaire de ce lieu."
"Ce n'est pas vrai !" dit Harry avec colère, son tabouret raclant sur le sol alors qu'il se levait brusquement.
Snape se leva aussi, s'assurant de toujours dominer le jeune garçon par sa hauteur. "Je vous demande pardon?" siffla t'il.
"Je ne me pavane pas," répondit Harry, quoique d'un ton beaucoup plus doux. "Et je ne suis pas arrogant ni insolent."
"Oh, je crains ne pas être de votre avis. Vous êtes le portrait craché de votre père…"
"Alors, vous me détestez parce que vous détestiez mon père," interrompit Harry.
"Potter-" dit Snape d'un ton d'avertissement.
"Et ma mère? Ne suis-je pas du tout comme elle?" Demanda Harry, les yeux fixés sur son professeur.
Encore une fois, la surprise apparut sur les traits du maître des potions, et il lui fallut quelques secondes pour reprendre contenance.
"Nous nous éloignons loin du point de cette discussion, M. Potter."
Harry fut soudainement suppliant, les mots sortants de sa bouche avant qu'il ne puisse les arrêter.
"S'il vous plait, pouvez-vous juste me dire comment elle était? N'importe quoi? Vous la connaissiez mieux que presque tout le monde, non?"
"Asseyez-vous, Potter," grogna soudain le professeur.
Harry obéit, mais ne cessa pas de regarder le maître des potions avec une expression pleine d'espoir.
Snape grimaça vers l'enfant avant de parler à nouveau.
"J'ai beaucoup de choses à faire aujourd'hui, M. Potter. Je n'ai pas le temps de m'asseoir et vous écouter bavarder ou poser des questions ineptes et sans fin pendant tout l'après-midi. Je suggère donc que nous revenions au point."
"Très bien," répondit Harry, soudainement irrité. "Voldemort a tué mes parents. Ce n'était pas ma faute. Je sais. Je sais."
"Ne prononcez pas son nom!" dit Snape sèchement. "Et dix points en moins à Gryffondor pour votre attitude et votre insolence, Potter."
Harry croisa les bras. "Je peux y aller maintenant, monsieur?"
"Ce sera encore dix points en moins, et si votre comportement ne s'améliore pas dans les quelques secondes qui suivent, vous aurez une détention tous les soirs pendant le reste du mois."
Harry décroisa immédiatement ses bras et regarda la table.
Snape soupira. Cette conversation n'allait pas du tout comme il l'avait voulu. Il était surpris de lui-même, d'avoir voulu mener une discussion avec le fils de James Potter, son bourreau d'enfance et son ennemi.
Il est aussi l'enfant de Lily, lui souffla cette petite voix agaçante dans sa tête.
"Vous pouvez y aller, M. Potter," dit enfin Snape, arrivant à une décision.
Je vais juste dire à Minerva de lui parler au sujet de sa culpabilité d'avoir survécu, ajouta t'il silencieusement pour lui-même.
Harry soupira en se levant et récupéra son sac sur le sol. Mais juste avant qu'il ne parte, il pensa qu'il pourrait essayer de poser une dernière question.
"Quel était le nom de son chien?" demanda t'il, ses yeux croisant ceux de Snape.
"Pardon?"
Harry prit à nouveau l'image de sa poche et la montra. "Le chien dans la photo," précisa t-il. "C'était le sien, non? Quel était son nom?"
"C'était un chien errant. Il n'avait pas de nom," répondit Snape dédaigneusement.
"Oh," dit Harry, en replaçant la photo dans sa poche et en se dirigeant vers la porte.
Snape regarda le garçon traverser la salle de classe, sa bouche fermement close.
Mais alors qu'Harry atteignait la porte, le maître des potions parla à nouveau.
"Marguerite."
"Monsieur?" Demanda Harry, confus.
"Le chien," clarifia Snape, roulant ses yeux. "Votre mère a commencé à l'appeler 'Marguerite' quand elle vint plus souvent."
Harry hocha la tête, un sourire illuminant soudain son visage. "Merci monsieur."
Et puis le garçon avait disparu, courant hors de la salle de classe et dans le couloir des cachots.
Et tout ce que Severus pouvait penser en ce moment était que l'enfant avait souri exactement de la même manière que Lily.
Plus tard cet après-midi, Harry grimpa les dernières volées d'escaliers jusqu'à la volière, un sac de friandises pour hibou serré fermement contre sa poitrine.
"Salut, Hedwige!" salua Harry agréablement, alors que sa chouette des neiges quittait la foule des autres oiseaux et atterrissait légèrement sur le perchoir en face de son propriétaire. "As-tu faim ?"
Hedwige hulula doucement en réponse, et Harry sortit une poignée de friandises du sac.
"C'était une bonne journée, aujourd'hui," dit Harry à la chouette, en plaçant les friandises dans le petit plat attaché au perchoir. "Enfin, presque. Il y a eu ce fiasco au petit déjeuner avec tous les paquets de Lockhart. Et Snape a prit tous ces points, encore une fois. Mais je commence à penser que peut-être il n'est pas si mauvais."
À cela, Hedwige leva la tête et regarda Harry dans ce qui pourrait être décrit comme de l'incrédulité.
"Snape, pas Lockhart," Harry clarifia rapidement.
Hedwige continua juste à le regarder.
"Eh bien, il a dit qu'il ne me détestait pas," Harry se défendit face à l'oiseau. "Il ne m'aime certainement pas, pas, mais je suppose que c'est simplement parce qu'il n'aimait pas mon père."
Hedwige pencha la tête, comme si elle posait une question.
"Il m'a dit que ce n'était pas ma faute," sa voix était presque un murmure. "Ce qui est arrivé à mes parents. Personne ne m'a jamais dit ca avant. Certainement pas tante Pétunia ou oncle Vernon. Ils pensaient que tout était de ma faute. Et je les ai toujours crus."
Hedwige hulula doucement à nouveau et Harry tendit la main pour caresser ses plumes.
Mais tout à coup, il y eut un bruit derrière Harry, et il pivota rapidement pour voir ce qui se passait.
Il semblait que plusieurs personnes prenaient d'assaut l'escalier de la volière, et les oiseaux les plus proches de l'entrée s'envolaient pour se réfugier plus haut.
Seulement quelques secondes plus tard, un groupe d'étudiants apparut au sommet de l'escalier.
Et tout à coup, Harry était en train de revoir sa décision d'appeler aujourd'hui une bonne journée.
Parce que c'était Malfoy, debout à l'entrée Volière avec son petit groupe d'amis juste derrière lui. Crabbe, Goyle, et même Pansy Parkinson accompagnaient le jeune Serpentard aujourd'hui.
"Ne vas-tu nulle part seul?" Harry ne put pas empêcher de laisser échapper, avant que tout le monde puisse parler.
"Occupe-toi de tes affaires, le balafré," cracha Malfoy, pas du tout heureux de voir Harry là.
Harry leva les yeux. "Ne t'inquiète pas. Je vais partir," dit-il, se tournant pour donner un regard d'excuse à sa chouette.
Hedwige lui donna en retour un regard de compréhension, et elle se pencha en avant pour pincer affectueusement les doigts qui la caressaient il y a un instant.
"J'aurais plus de friandises demain au petit déjeuner, si tu veux venir," dit-il calmement.
Le hibou fit un bruit doux en réponse, et Harry lui sourit avant de se détourner.
Et puis il fit de son mieux pour ignorer les Serpentard en passant près d'eux, en direction de l'escalier.
Alors qu'Harry arrivait en haut de l'escalier, cependant, une autre silhouette apparut dans l'entrée. C'était un autre étudiant. Un Poufsouffle. Et il semblait être quelques années au dessus de tout le monde dans la volière. Probablement un cinquième année, devina Harry.
Le nouveau venu regarda autour de lui, ses yeux se posant presque immédiatement sur le front d'Harry.
Harry fit un geste inconscient pour aplatir sa frange sur sa cicatrice en se tournant pour quitter la volière.
Mais le garçon de Poufsouffle parla.
Seulement, il ne parlait pas à Harry.
"Hé, n'es-tu pas le Serpentard qui a obtenu une retenue de Snape?"
Harry regarda par-dessus son épaule pour voir Malfoy avec un visage très rouge faire face à l'étudiant plus âgé.
"Non!" déclara t'il avec colère.
"Oh, désolé," le garçon haussa les épaules, avant d'aller à la recherche d'un des hiboux de l'école.
Et puis tout à coup, il y avait quatre Serpentard qui lançaient des regards noirs à Harry, la promesse d'assassinat présente dans leurs yeux.
Harry fit de son mieux pour réprimer un sourire en coin, puis, il se hâta de descendre les escaliers de la volière.
Oui, décida t'il finalement alors qu'il était à mi-chemin de la tour de Gryffondor. Aujourd'hui était vraiment une bonne journée.
