Aloha à tous !

Comme d'habitude un grand merci à vous tous qui continuez de suivre cette histoire. Merci aussi à tous ceux ont ajouté cette histoire dans leurs favoris et dans leurs alertes, et merci particulièrement à tous ceux qui me les laissent des reviews, je vous adore : TheOriginalWithKlaus, Camelia Bella, Sweetyk, Klaroline, la-plume-du-temps, klausetcaroline, Mayu87, ainsi que les anonymes :

Ezana : Merci beaucoup ma belle pour ta review ! « Drogue fiction » j'aime beaucoup ! Pour Matthew le suspens reste intact, les années ont passé, est-il resté dans sa cellule pendant des décennies pour mourir de vieillesse ? A-t-il fuit ? Nous en saurons bientôt plus ! Pour l'objet tu es la seule à avoir trouvé !

Klaroline68 : merci pour ta review. Je pense que tu seras surprise en découvrant l'objet ! Et pour tes réponses, je dirais bon choix

Psalade : Merci ! Je suis ravie que tu aie tout aimé !

Odessa : Tu as raison de sauter le pas, il n'y aura jamais assez de Klaroliners donc fonce ! Tout à fait Mikael a encore beaucoup de secrets ! Merci pour ta review

AnonymeY : merci pour ta review et tu sais quoi ce qui est beau est vrai )

Ezana Sister : bienvenue à toi, chouette un nouveau membre de la famille Ezana ! Merci pour ta review et je croise les doigts pour que tu apprécies mes prochains chapitres.

Merci à ma Mumu toujours à l'affût de mes fautes de français !

Pour le fameux objet que sort Klaus, je n'ai eu qu'une seule bonne réponse, cela promet une grosse surprise, rendez-vous à la fin du chapitre !

Voici le chapitre à nouveau 100% Klaro et ouais je n'arrive plus à les séparer !

Bonne lecture

Sabi

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Chapitre 13

Lorsque Klaus pénétra dans la chambre de la jeune sang-mêlé en titubant légèrement, les effets de l'alcool se faisant de plus en plus sentir, il la découvrit profondément endormie, emmitouflée sous la couette. Serrant fermement sa main sur le précieux objet de sa famille, il s'approcha doucement et essaya de garder son équilibre devenu précaire. Il ne souhaitait pas la réveiller. Debout au pied du lit, il la détailla, réalisant à quel point elle était belle et enivrante, mais aussi à quel point elle semblait vulnérable et par conséquent le rendait vulnérable lui aussi. Cette vulnérabilité s'était manifestée violement et au plus mauvais moment, chez le Duc face à lui et ses fils. Caroline avait été la cause de son échec. Elle était sa faiblesse à cause du lien qui existait entre eux. Kol avait réussi à le battre à cause de cette connexion mais aussi à cause de la force qu'il avait puisée dans le sang de sa sœur. Ces deux éléments conjugués l'avaient fait échouer dans sa mission de récupérer Elena et cela, il ne pouvait l'accepter et encore moins se le pardonner.

Il se passa la main sur le visage, le remord et la culpabilité l'obsédant et le rendant fou comme un lion en cage ne sachant comment agir. Il avait fui pour la première fois de sa vie incapable de protéger sa sœur et de se protéger lui-même, abandonnant le combat comme un lâche, un faible. Il se dégoûtait et en souffrait. Il avala encore une gorgée de Whisky espérant oublier cette journée désastreuse et humiliante.

Désormais, Mikael avait toutes les cartes en mains et le mettait devant un choix qui aurait pu sembler facile et évident mais au contraire qui était bien difficile : Elena ou Caroline ? Il savait qu'il ne pouvait tout simplement pas laisser sa sœur aux mains de son pire ennemi pour se servir de son sang originel et devenir encore plus puissant. Mikael et sa famille pourraient causer sa perte et détruire la lignée des Mikaelson. D'un autre côté, il ne pouvait pas leur livrer Caroline, se serait comme se livrer lui-même à cause de cette fichue connexion qui les liait. Ce serait trop risqué de tenter un tel échange car il craignait que Mikael ait eu vent de ce lien, puisque ce dernier affirmait tout savoir, et qu'il ne l'utilise contre lui. S'il blessait Caroline, il les toucherait tous les deux.

Il se pencha au-dessus d'elle approchant sa main tremblante près de son visage angélique sans toutefois la toucher. Qu'allait-il faire d'elle ? Malgré ce qu'il avait pu lui affirmer, elle était belle et bien un fardeau pour lui et pesait de plus en plus lourd sur lui et sa famille. Il n'aurait jamais dû écouter sa conscience qui l'avait convaincu de la laisser en vie. Il aurait dû laisser son cœur verrouillé, ainsi il l'aurait tuée froidement comme toutes les victimes qui l'avaient précédée. Il n'en serait pas arrivé à un point si désespéré aujourd'hui. Il aurait repris Elena au Duc et elle serait actuellement en sécurité près de lui. La mauvaise décision qu'il avait prise concernant l'ange blond qui dormait devant lui, avait conduit Klaus dans une impasse. Il allait devoir y remédier rapidement.

Cependant s'il voulait récupérer Elena, il allait devoir assurer ses arrières. Dans un premier temps, il lui faudrait gagner en puissance et se débarrasser de ses failles et faiblesses. Pour cela, Caroline ne devait plus faire partie de sa vie ni l'impacter. Bien entendu, il ne pouvait pas la laisser partir à l'autre bout du monde, car elle était un aimant à ennuis qui affecteraient immédiatement Klaus. Elle ne pouvait ni être proche ni être éloignée de lui mais surtout elle devait rester introuvable pour ses ennemis. Malheureusement, il ne voyait qu'une seule solution pour parer à ce problème. Malgré que cela le peinait d'en arriver à de telles extrémités, il allait devoir la faire disparaître définitivement et irrémédiablement pour rompre leur lien.

Cette soudaine décision lui mit un coup au cœur et il ne put contenir l'émotion qui le submergea en la voyant si paisible dans son sommeil. Caroline était devenue, à ses yeux, bien plus précieuse qu'il ne le pensait. Il n'en prenait réellement conscience qu'à ce moment. Elle avait gagné une place dans son cœur. L'arracher à lui allait être un vrai supplice aussi inévitable soit-il. Il allait devoir reconsolider son armure afin qu'elle n'ait jamais plus aucune faille et qu'on ne l'atteigne plus jamais. Il recula en chancelant, tentant un premier pas en arrière, une première étape de son détachement d'elle. Il s'assit sur le fauteuil juste à côté du lit de la jeune sang-mêlé et posa son précieux objet sur la table de chevet.

Lors de ce dernier moment qu'il s'accordait à ses côtés, il voulait prendre le temps de la contempler et de mémoriser ses traits, son joli minois, son innocence, sa fraîcheur, et son humanité. Elle représentait tellement de choses pour lui que c'était douloureux de devoir y renoncer. Des larmes apparurent au bord de ses yeux qu'il tenta tant bien que mal de refouler mais qui finirent par couler, tant il était submergé par l'émotion. Ces derniers jours passés en sa compagnie avait été les meilleurs de toute sa longue vie et il aurait souhaité en vivre encore d'autres pour la découvrir et la connaître d'avantage mais le destin en décidait autrement. Une chose était sûre, elle allait lui manquer…

- Klaus ? Le surprit Caroline assise soudainement dans son lit. Mais que fais-tu ici ? Tu pourrais frapper avant d'entrer ! S'emporta-t-elle stupéfaite de le trouver dans sa chambre.

Elle remonta sa couette dans son emportement pour cacher son corps couvert d'une fine nuisette noire appartenant aussi à Katherine.

Klaus, surpris lui aussi, lâcha sa bouteille dans sa hâte de vouloir effacer ses larmes pour se donner un minimum de contenance face à elle. Dans un bruit fracassant, la bouteille percuta le sol sans toutefois se briser laissant s'échapper le liquide qui se déversa sous le lit de Caroline. Klaus essaya tant bien que mal de se reprendre et faire bonne figure mais il était trop éprouvé pour dissimuler ses tortures internes. Il ne s'était pas attendu à son réveil et pensait pouvoir accomplir son terrible dessein bien avant qu'elle puisse se réveiller. A présent, elle allait lui compliquer la tâche.

- Tu étais en train de boire en me regardant dormir ! S'offusqua-t-elle.

- Je…Je suis désolé, je ne voulais pas te réveiller. Bafouilla-t-il en souriant faussement.

- Que fais-tu ici ? Insista-t-elle méfiante.

Il inspira cherchant une explication plausible à sa présence ici.

- Je voulais m'assurer que tu allais bien. Affirma-t-il dans un demi-mensonge, en s'efforçant de se montrer le plus sobre possible.

- Pourquoi me demandes-tu ça ? Je vais bien ! S'étonna-t-elle.

Il lui fit les gros yeux l'air septique, n'en croyant pas un mot.

- Oh je vois que tu es déjà au courant de ce qu'il s'est passé ici. En déduit-elle.

Elle se tut un instant pour réfléchir avant de reprendre.

- Bien sûr ! Tu as de nouveau ressenti ma douleur. Devina-t-elle.

Il hocha furtivement la tête en se penchant vers elle, les coudes posés sur ses genoux.

- Que s'est-il passé ? Lui demanda-t-il plus sérieusement.

- Oh…rien de très grave. S'empressa-t-elle de répondre avec un petit sourire gêné. Un petit accrochage avec Katherine qui s'est très vite arrangé grâce à Marcel. Eluda-t-elle ne voulant pas s'éterniser sur son altercation avec la sœur de l'Originel.

Klaus ferma les yeux, voulant camoufler tout ce que ce « petit accrochage » avait pu engendrer de catastrophique pour lui et Elena.

- Ce n'est pas ce que j'ai ressenti. Répondit-il en s'approchant d'avantage pour examiner son visage puis il prit sa main et la retourna pour chercher la moindre trace de brûlure.

Elle la lui retira aussitôt.

- Il n'y a plus rien, j'ai guéri immédiatement. Voulut-elle le rassurer.

- Pourquoi s'en est-elle prise à toi ? Demanda-t-il plus pressant, supportant de moins en moins l'idée qu'elle ait pu être blessée.

Caroline soupira et regarda ses mains, entremêlant ses doigts nerveusement.

- Elle voulait connaître notre secret. Lui dit-elle finalement.

- Lui as-tu dit ? Demanda-t-il, aucunement étonné de la requête de sa sœur.

Caroline tourna la tête vers le mur opposé, se sentant coupable de n'avoir pu garder ce secret.

- Je n'ai pas eu le choix, elle a utilisé tes propres méthodes pour me faire parler, elle m'a hypnotisée ! Railla-t-elle.

Klaus se redressa et s'adossa contre le dossier du fauteuil.

- Je ne devrais pas être surpris, c'est du Katherine craché. Mais elle n'aurait pas dû te toucher, j'avais pourtant était clair avec Marcel lorsque j'ai insisté sur ta sécurité. Dit-il en serrant les dents et le poing, de plus en plus contrarié envers les siens.

- Ne lui reproche rien, il est arrivé à temps et m'a aidé à repousser Katherine. Le temporisa-t-elle se tournant de nouveau vers lui.

Mais la colère de Klaus avait déjà trouvé un point d'ancrage au fond de lui que l'alcool ingurgité alimenta d'avantage.

- Non, il est arrivé trop tard puisqu'elle t'a touchée et a obtenu ce qu'elle voulait. A présent, tu n'es plus en sécurité nulle part, tu es réellement en danger avec Katherine dans le manoir. Lui fit-il prendre conscience.

- Et bien, je resterai confinée dans ma chambre, le temps qu'il faudra. Proposa-t-elle pour apaiser la tension qui émanait de lui.

- Je ne crois pas que ce sera suff…

- Klaus ! Ce qui est fait est fait, à présent nous devons faire avec. J'essaierai de me tenir à distance de Katherine en attendant de trouver un terrain d'entente avec elle ! Maintenant, assez parlé de moi, tu es ici, de retour, cela signifie-t-il que tu as retrouvé Elena ? Demanda Caroline pleine d'espoir.

Il baissa la tête ne voulant pas qu'elle voit sa souffrance dès qu'il était question d'Elena.

- Effectivement, je l'ai trouvée, elle est en vie. Confirma-t-il d'un ton neutre.

- Merci mon dieu ! Je suis soulagée, je vais donc pouvoir réellement faire sa connaissance ! Je peux la voir maintenant ? S'excita Caroline en repoussant sa couette.

- Elle n'est pas ici, Caroline…Lâcha-t-il.

Elle découvrit alors la souffrance se dessiner sur son visage lorsqu'il releva ses yeux imbibés d'alcool vers elle. Elle fronça les sourcils, l'inquiétude s'insinuant en elle en réalisant dans quel état il se trouvait.

- Où est-elle ? S'enquit-elle dans la crainte de sa réponse.

Klaus se baissa pour ramasser sa bouteille par terre et avala une gorgée de Whisky qui restait dans le fond, cherchant d'une certaine manière la force d'avouer son échec. Il fixa l'auréole sur le parquet causée par le liquide renversé et se décida à parler.

- Je n'ai pas réussi à la ramener, elle est toujours aux mains du Duc et de ses fils. Lui avoua-t-il dans un murmure, un énorme nœud lui serrant la gorge.

- Quoi ? Comment ? S'enquit-elle surprise.

Il la regarda les yeux chargés de culpabilité et de peine.

- J'ai failli, Caroline. Tu avais raison de me mettre en garde contre eux. Je les ai sous-estimés. De plus, le Duc est bien l'homme qui a tué ma mère et s'est approprié son sang pour acquérir le pouvoir des Originels. Lui et ses fils ont ensuite gagné encore plus de puissance grâce au sang de ma sœur et m'ont battu à plate couture, étant trop affaibli de mon côté. Je n'étais pas de taille face à eux, j'étais trop faible. Se morfondit-il en prenant sa tête entre ses mains.

- Trop faible ? Tu étais faible ? S'étonna-t-elle. Un humain est faible, un sang-mêlé aussi, mais pas toi ! Tu es le plus ancien des Originels. Comment aurais-tu pu être faible ? Lui demanda-t-elle en s'asseyant au bord de son lit, face à lui.

Elle chercha dans son regard une réponse qu'elle finit malheureusement par découvrir.

- A moins que…Oh mon dieu. Non ! Le lien, ma douleur, mes brûlures t'ont rendu faible… Réalisa-t-elle en plaquant sa main sur sa bouche.

Elle prit conscience des conséquences que leur connexion avait engendrées et sentit la culpabilité la gagner à son tour.

Klaus baissa les yeux, incapable de soutenir son regard chargé de remords. Sa bouteille désormais vide il la posa au sol, préférant focaliser son attention sur elle plutôt que de faire face à la réalité. Caroline descendit promptement du lit et tomba à genoux devant lui. Elle prit en coupe son visage pour qu'il la regarde.

- Je suis désolé, Klaus. Je n'avais pas imaginé que ce lien pouvait être destructeur pour toi et que cela jouerait à ton désavantage. Ça n'arrivera plus, je te le promets. Je resterai confinée dans ma chambre et ferais tout ce qui te semblera nécessaire de façon à ne plus faire de mauvaise rencontre. Je ne veux plus te faire subir mes faiblesses, au moins le temps que tu puisses retourner chercher Elena. Lui promit-elle pleine de détermination mais aussi émue au bord des larmes, cherchant à réparer, de toutes les façons possibles, son erreur.

Il eut un rire sans joie en secouant la tête et prit ses mains qu'il retira, ne supportant pas qu'elle le touche alors qu'il était dans cet état : vulnérable, soûl et blessé.

- Ce n'est pas si simple, Caroline. Kol m'a battu à lui tout seul parce qu'il est devenu plus puissant que lors de notre dernière rencontre. Je suis ici uniquement parce que Mikael m'a laissé partir la vie sauve, avec cependant un choix à faire : lui laisser Elena ou bien t'échanger contre elle. Lui annonça-t-il, l'esprit torturé.

Caroline assimila en silence les conditions du Duc et ferma les yeux l'espace d'un instant pour se reprendre et ne surtout pas lui montrer la peur et le dégoût qu'elle ressentait à l'idée de retourner auprès de Mikael. La vie d'Elena était en jeu, elle ne devait pas l'oublier, elle devait être sa priorité.

- Tu es donc revenu ici pour me chercher et me ramener à Mikael. Je comprends, Elena ne peut pas rester là-bas. Donne-moi dix minutes et je serai prête. Décréta-t-elle en posant promptement les pieds au sol et partit en direction du dressing.

Mais Klaus, qui s'était levé d'un bond à son tour, la retint par le poignet et la força à se retourner.

- Je ne vais pas te livrer à lui. L'avisa-t-il en la toisant intensément.

- Mais tu ne peux pas ne rien faire…

- Ils pourraient se servir de toi et du lien contre moi. Se justifia-t-il en la coupant.

- Oui bien sûr, ce fichu lien t'empêche de me céder à lui. Répliqua-t-elle amère s'attendant à un autre motif pour la retenir.

- Il n'y a pas que le lien qui m'empêche de te livrer. Souligna-t-il sans la lâcher du regard et en resserrant sa pression sur son poignet.

- Qu'est-ce qui te retient alors ? Le fait que je sois ton unique progéniture ? Que ton sang coule dans mes veines ? Voulut-elle savoir attendant désespérément plus que ces raisons purement égoïstes.

- Probablement, mais pas seulement…

Il marqua un temps de réflexion et d'hésitation avant de poursuivre dans un murmure.

- L'idée de t'éloigner de moi m'est insupportable. Avoua-t-il finalement.

Caroline le regarda avec des yeux ronds complètement surprise par sa soudaine révélation. Elle relâcha du même coup ce poids en elle qu'elle avait feint de ne jamais remarquer et qui pourtant avait pesé si lourd sur ses sentiments au fur et à mesure qu'ils s'approfondissaient.

Il relâcha son poignet pour lui caresser la joue du dos de sa main qui tremblait légèrement à cause des effets de la quantité d'alcool qu'il avait bue.

- Tu as pris une place immense dans ma vie depuis ces quelques jours passés ensemble. Tu l'as illuminée et a libéré des sentiments en moi que j'ignorais posséder. Tu es devenue si précieuse à mes yeux que j'en souffre à l'idée de te perdre ou de devoir t'abandonner à un autre. Dit-il meurtri et plein de rage à cette simple idée. Tu es dans mes pensées nuit et jour, à chaque instant. Je t'ai dans la peau, Caroline. S'ouvrit-il enfin, tout en souffrance.

Elle porta sa main sur sa poitrine complètement émue et retournée, s'attendant à entendre son cœur battre de nouveau tellement il l'avait touchée profondément.

- Klaus…Souffla-t-elle, n'arrivant pas à réaliser ce qu'il venait de lui avouer.

Elle leva la main à son tour pour la poser sur sa joue et le caressa d'un geste d'une extrême tendresse. Klaus ne bougea pas et resta très droit, malgré son équilibre incertain. Elle s'approcha jusqu'à se coller à lui, puis se redressa légèrement pour être à sa hauteur. Sans un mot de plus, elle fondit sur ses lèvres, pleinement touchée par cette déclaration inattendue, même si au fond d'elle, elle avait tellement désiré l'entendre lui avouer une telle chose. Elle s'accrocha à lui, glissant ses mains derrière sa nuque, et s'imposa à lui.

Klaus ferma les yeux, indécis, mais il ne lutta pas. Il laissa ses émotions et son désir, à vif dans cet état d'ébriété, prendre possession de lui. Il agrippa ses boucles blondes, les enroulant entre ses doigts et répondit avidement à son baiser. Il l'emprisonna dans ses bras et la serra fort, ne voulant pas la laisser lui filer entre les doigts.

Caroline, enivrée par la passion qu'il lui démontrait, s'attaqua directement à son pantalon en défaisant la boucle de sa ceinture mais elle fut stoppée net par la main de l'Originel.

- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, j'ai bu trop de whisky. Se justifia-t-il ayant gardé une part de lucidité.

- Et alors ? S'enquit-elle bien décidée à aller plus loin, elle se moquait de son état.

- Je pourrais être violent envers toi. La prévint-il.

- Je m'en fiche, je ne suis pas en sucre. Balaya-t-elle ses craintes.

Elle retenta de défaire son pantalon tout en tendant ses lèvres sensuelles près des siennes. Cependant Klaus mit toute sa volonté pour l'ignorer et ne libéra pas ses mains.

- Pas moi, je ne te ferais pas de mal, mon ange. Et pour m'en assurer, il est préférable de s'arrêter là pour le moment. Décréta-t-il plus sérieusement en s'écartant d'elle. Je vais te laisser te reposer en paix, je serais à côté. Murmura-t-il en déposant un furtif baiser sur ses lèvres avant de faire demi-tour.

- Klaus attends. L'appela-t-elle en se matérialisant devant lui, lui bloquant le passage. Reste. Lui quémanda-t-elle en avançant d'un pas, réduisant toute distance entre eux.

Il ouvrit la bouche pour répondre mais elle posa son doigt sur ses lèvres afin qu'il la laisse poursuivre.

- Tu m'as dit que j'étais précieuse à tes yeux et que tu ne pouvais m'éloigner de toi. De plus, tu te soucies de ma sécurité. Qui mieux que le plus vieux et plus puissant des Originels pour s'assurer de ma protection ? Proposa-t-elle un sourire machiavélique au coin des lèvres.

Elle voyait qu'il allait encore mettre son veto alors elle enchaina en prenant son visage entre ses mains.

- Il ne se passera rien, si c'est ce que tu souhaites, tant que les effluves d'alcool ne se seront pas dissipés. Je veux juste que tu restes. Tu ne peux pas m'avouer de telles choses et t'en aller ensuite. C'est impossible ! Ça ne se fait pas. De plus, toi aussi tu as pris une grande place dans ma vie, et je n'ai plus personne à part toi. Je voudrais prolonger cet instant merveilleux éternellement, alors reste, s'il te plait. Je souhaite juste ta présence à mes côtés, être dans tes bras, en sécurité. Alors dors avec moi. L'implora-t-elle croisant les doigts pour avoir été convaincante.

Elle craignait qu'en s'éloignant d'elle cette connexion, cette alchimie qui était en train de naître entre eux ne s'efface si tôt qu'il aurait passé la porte.

Klaus resta un moment silencieux. Elle l'avait touché bien plus profondément qu'elle ne l'imaginait et le laissait sans voix. Ils se toisèrent un long moment avant qu'il n'esquisse un sourire en coin.

- Très bien, mon ange, je rends les armes ! Allons dormir. Déclara-t-il en la kidnappant pour la placer sur son épaule. Puis il la jeta sur le lit sans prévenir.

Il retira ses vêtements ne gardant que son boxer puis se glissa sous la couette à ses côtés. Il l'attira contre lui, sentant la douceur de sa peau à travers le tissu fin de sa nuisette. Elle se laissa aller contre lui posant sa tête au creux de son épaule et glissant ses doigts sur son torse nu. Elle se sentit extrêmement bien et en sécurité dans ses bras, elle voulut que cet instant dure éternellement. Elle profita du silence qui s'installait entre eux pour être à l'affût de tout ce qui émanait de lui.

Elle remarqua alors un léger martellement contre sa poitrine qu'elle avait déjà cru percevoir auparavant mais elle n'en était pas sûre et avait pensé que son imagination lui jouait des tours. Elle tendit l'oreille d'avantage et entendit de nouveau les battements réguliers émanant de son corps.

- Comment est-ce possible…ton cœur…il bat ? S'étonna-t-elle en levant les yeux vers lui.

- Effectivement, cela fait près d'un millénaire qu'il bat, mon ange. Lui sourit-il en levant les sourcils.

- Ainsi donc, tu n'es jamais mort ? S'enquit-elle.

- Non, je ne le suis pas et c'est bien là l'une des premières caractéristiques qui différencie un Originel des autres vampires. Ma mère nous a mis au monde ainsi. Nous avons grandi et muri comme n'importe quel être humain jusqu'à l'âge adulte où notre apparence s'est figée à jamais dans le temps. Nous avions bien évidement déjà cette force et cette vitesse qu'ont tous les vampires. Lui apprit-il.

- Ton cœur bat comme les humains, tu es donc réellement immortel. Constata-t-elle.

- Pour le moment, mais à présent, je reste modéré à ce sujet. Mikael a tué ma mère, il tient ma sœur et son fils cadet a failli m'arracher le cœur. Lui rappela-t-il prudent.

- Si tu ne me livres pas à lui comment vas-tu faire pour récupérer Elena ? Le questionna-t-elle inquisitrice.

Le regard de Klaus posé sur elle s'assombrit soudain.

- J'ai un autre plan en tête que je compte mettre en application très rapidement. Lui répondit-il évasif.

- Tu pourrais peut-être…

- Chut…La fit-il taire en posant son doigt sur ses lèvres. Pourquoi n'essaierais-tu pas d'oublier tout ça et de dormir un peu, à présent ?

Elle hocha faiblement la tête en le regardant, elle savait que c'était une façon détournée de sa part pour ne pas lui expliquer son plan. Elle avait du chemin encore à parcourir pour qu'il se confie complètement à elle, mais pour l'instant, elle se contenterait des quelques mots qu'il avait concédés sur ses sentiments.

- Bonne nuit, mon ange. Murmura-t-il, approchant son visage à quelques centimètres du sien.

Il prit son menton à deux doigts et déposa un baiser sur ses lèvres auquel elle répondit avec douceur en lui caressant la joue. Il fut le premier à rompre leur échange, en reposant sa tête sur l'oreiller, pour s'éloigner de la tentation qu'elle suscitait.

- Je n'aurais pas dû ingurgiter tout cet alcool. Soupira-t-il. A présent je me retrouve frustré dans un lit en compagnie d'une jolie blonde. Ironisa-t-il en soulevant les sourcils, un sourire en coin.

Elle sourit en retour, elle aimait le voir sourire ainsi tout simplement. Il semblait trouver la paix en lui pendant ce court instant et elle en était la raison. Ce fut, chargée de ce sentiment de sérénité, qu'elle reposa sa tête contre lui. Elle ferma les yeux dans un soupir de bien-être, espérant que ce rapprochement entre eux était le début d'une belle histoire. Elle aurait été au comble du bonheur si elle n'était pas inquiète pour la sœur de Klaus.

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Klaus ouvrit les yeux, sentant des cheveux lui chatouiller le nez qu'il s'empressa de dégager. En se redressant légèrement, il ressentit un léger mal de crâne dû à l'alcool qu'il avait ingurgité. Il mit quelques secondes à se resituer et surtout à découvrir à qui appartenait ce corps si frêle collé au sien, ses jambes étant entremêlées aux siennes.

Il referma les yeux d'exaspération et laissa retomber sa tête sur l'oreiller devant sa découverte. Rapidement, il se souvint de sa longue discussion avec Caroline alors qu'il avait l'esprit embrouillé par l'alcool. Il s'était livré à elle à cœur ouvert, lui dévoilant ses sentiments et son attachement à elle. Il plaqua sa main sur son front, il venait tout bonnement de faire la plus grosse erreur de sa vie et avait rendu la situation encore plus complexe qu'elle ne l'était déjà.

Il tenta de retirer son bras qui entourait la taille de la jeune femme serrée contre lui, remarquant au passage qu'il la maintenait d'une façon plutôt possessive. Une fois libre, il bascula sur le côté s'efforçant de ne pas la réveiller et s'éclipsa dans sa chambre où il fila sous la douche. Il fit couler l'eau sur ses épaules, le corps vouté, la tête baissée et plaqua ses mains contre la paroi. Ses sombres pensées commencèrent à refaire surface et le remord reprit sa place dans son cœur. Il n'avait pas atteint l'objectif qu'il s'était fixé en pénétrant dans la chambre de Caroline, il s'en était même éloigné. L'alcool avait dissout sa détermination et l'avait ramolli face à elle et cette attraction qu'elle exerçait sur lui. Il planta son poing dans le mur, fissurant la faïence. Il ne devait pu faiblir devant qui que ce fut, Kol, Elijah, Mikael ou Caroline.

A présent qu'il reprenait pleinement toute sa lucidité, il savait que sa priorité était Elena. Il ne devait penser à rien d'autre qu'à elle et mettre toutes ses chances de son côté. Pour cela, il devait empêcher Caroline de se retrouver en travers de son chemin d'une façon ou d'une autre. Il devait la mettre hors d'état de nuire une bonne fois pour toute et faire taire ses sentiments pour elle.

Ce fut fort de cette détermination qu'il sortit de la douche enroulant une serviette autour de sa taille pour se rendre dans son dressing. Mais il avait à peine fait un pas en dehors de la salle de bain qu'il se retrouva nez à nez avec la jeune sang-mêlé, sublime dans sa fine lingerie, qui lui sourit en le découvrant.

- Caroline ! La salua-t-il dans sa surprise.

- Salut…Je craignais que tu ne sois déjà parti lorsque j'ai découvert que tu étais déjà levé. Lui confia-t-elle soudain intimidée, le regard braqué sur son torse nu recouvert de gouttelettes dégoulinantes.

Elle déglutit difficilement devant cette vision mais elle ne devait pas se sentir gênée, surtout après avoir passé plusieurs heures dans ses bras. Il lui avait enfin avoué ce qu'il ressentait pour elle et s'était enfin ouvert à elle. Elle devait briser cette distance entre eux avant qu'elle ne devienne un mur infranchissable et que Klaus ne se referme de nouveau.

Elle s'approcha de lui et se hissa légèrement sur la pointe des pieds pour atteindre ses lèvres. L'Originel resta de marbre dans un premier temps, se faisant violence pour ne pas lui répondre car il savait où cela les mènerait et craignait qu'ensuite il ne tienne plus ses résolutions. Caroline persévéra déterminée à retrouver le Klaus ouvert et aimant de la veille. Elle se colla effrontément contre son corps glissant ses mains dans ses cheveux mais il lui saisit les poignets aussitôt et rompit leur baiser.

- Je ne peux pas. La repoussa-t-il en esquissant un pas de retrait.

- Quoi ? S'étonna-t-elle en le découvrant bien plus froid qu'elle ne le craignait. Pourtant, hier tu disais que…

- Hier, je n'avais pas les idées claires, j'avais trop bu. La coupa-t-il froidement.

Caroline parut blessée par son rejet et son nouveau revirement. Elle essaya de ne pas se décomposer devant lui et tenta de le prendre de front à son propre jeu.

- Ce qui signifie que tout ce que tu as pu me dire à ce moment-là, je dois l'oublier et ne pas en tenir compte ? S'enquit-elle.

- Exactement. Confirma-t-il plus que déterminé à ne rien laisser transparaître devant elle.

Caroline ferma les yeux pour encaisser ce deuxième coup mais riposta de suite.

- Je suppose que je dois me préparer pour aller chez le Duc en fin de compte. Dit-elle en faisant demi-tour pour retourner se préparer dans sa chambre.

Mais Klaus se matérialisa devant elle, la stoppant dans son élan, l'air contrarié.

- Je n'ai pas changé d'avis à ce sujet, je ne te livrerais pas au meurtrier de ma mère ! S'exprima-t-il clairement dans une colère froide à la simple évocation de Mikael.

- Je croyais que je devais oublier tout ce que tu m'as dit hier, puisqu'apparemment tout n'était qu'un tissu de mensonge ? Répliqua-t-elle à la limite de l'exaspération en croisant les bras.

Klaus fuît son regard scrutateur et dût revoir rapidement sa copie.

- Il y a quelques exceptions, je n'ai pas menti sur tout. Dût-il avouer contre son gré.

- Bon sang, Klaus ! Est-ce si difficile pour toi d'être honnête avec moi sans vouloir revenir sur tes aveux l'instant d'après pour je ne sais quelle raison ? S'emporta-t-elle.

- Je ne peux pas te suivre dans cette direction, Caroline, c'est impossible ! La contra-t-il campant sur ses résolutions.

Elle s'approcha de lui, se plantant à quelques centimètres de lui pour le toiser fièrement.

- Pourquoi ? Qu'est-ce que cela peut te coûter d'être honnête envers moi et de t'ouvrir ? J'ai toujours été honnête avec toi, j'ai même failli y perdre définitivement la vie mais j'ai quand-même pris le risque. Et tu veux savoir ? Ça en valait le coup ! Mais je ne supporte plus tes changements de positions, tes sautes d'humeur, tu souffles sans arrêt le chaud et le froid. L'instant d'avant, tu me désires avec une telle passion dans tes yeux et celui d'après tu me rejettes comme une vulgaire chose qui te ferait horreur ! Tu me déstabilises, Klaus, et je ne sais plus que penser mais surtout je ne sais pas ce que tu penses de moi ni ce que tu éprouves réellement pour moi. Se lâcha-t-elle, les larmes au bord des yeux, tellement elle se sentait blessée et humiliée.

- Tu ne m'as jamais fait horreur, Caroline. Je t'ai toujours désirée, et ce depuis notre première rencontre, et je te désire encore. Et tu es bien plus que cela à mes yeux. Tu es le rayon de soleil qui a soudain illuminé ma vie. Tu as réveillé en moi des sentiments puissants qui me font peur et que j'ai de plus en plus de mal à refouler au fond de moi. Lui avoua-t-il poussé dans ses retranchements en recueillant de son doigt une larme qui avait coulé sur la joue de la jeune femme.

Caroline se calma sous le coup de sa franchise, touchée par sa confession si durement arrachée. Elle approcha alors sa bouche près de son oreille.

- N'ai pas peur de tes sentiments et acceptes-les. Murmura-t-elle contre lui en s'accrochant à son épaule.

- Les accepter ? Répéta-t-il dubitatif.

- Qu'as-tu à perdre en y cédant ? Le questionna-t-elle.

- Tout. Répondit-il son cœur se balançant toujours.

- Alors essaie juste, plutôt que de tout rejeter en bloc, donne-leur une chance de s'exprimer, donnes-nous une chance. Souffla-t-elle suppliante.

Les yeux de Klaus se perdirent dans l'océan bleu de ceux de sa progéniture et soudain le temps sembla s'arrêter. Comme aimanté par son regard, il ne put résister à son attraction. Dans une lente approche, les lèvres de l'Originel vinrent se poser sur celle de Caroline, pour lui donner un baiser puissant, chargé de toute cette tension qui les entourait. Son bras encercla la taille de la jeune femme pendant que sa main libre agrippa sa nuque pour intensifier leur échange. Caroline, conquise et victorieuse, s'accrocha à lui désespérément, espérant que, cette fois-ci, il ne changerait plus d'avis, étant épuisée par la valse de ses sentiments. Elle finit par répondre à l'appel de ses lèvres avec la même intensité et le même désespoir que lui, laissant ses yeux se délester de ses dernières larmes.

Klaus l'entraina rapidement dans la chambre de Caroline et fit glisser sur ses épaules, les bretelles fines de sa petite nuisette noire, unique rempart à sa nudité, qui tomba au sol. D'un geste rapide, elle lui arracha sa serviette, les mettant tous les deux à nus sur un même pied d'égalité. Front contre front, ils se regardèrent les yeux chargés de désirs et de passion. Ils échangèrent un sourire complice, véritable promesse de bonheur. « Bonheur » que s'autorisa enfin l'Originel, tout du moins l'espace d'un instant…

D'un bras, il enserra sa taille et la fit basculer sur le lit, l'accompagnant dans sa chute pour la tenir prisonnière contre son corps. Il prit ses lèvres ne pouvant s'empêcher de les goûter, s'étant trop souvent retenu de le faire. Ses mains se retrouvèrent partout sur son corps, n'oubliant aucun centimètre de la peau si délicate de la jeune femme. Caroline savoura ses caresses, dans un soupir de plaisir, inclinant sa tête en arrière, tout en explorant la musculature fine et bien dessinée du torse de son Originel. Leurs jambes s'entremêlèrent permettant à la jeune femme de se rendre compte de l'ampleur du désir de Klaus pour elle.

Il parsema son corps de nombreux baisers de ses hanches à ses seins puis il remonta ainsi le long de sa gorge qu'il mordilla avant d'atteindre ses lèvres qu'il captura encore et encore dans une ardeur décuplée par son désir pour elle.

- Qu'es-tu en train de me faire, mon ange ? Tu me rends fou…fou de toi. Murmura-t-il contre sa bouche.

- Si tu savais comme c'est bon d'entendre ces mots dans ta bouche. Répondit-elle en reprenant ses lèvres.

- Je perds toute volonté quand tu es là, tu me bouleverses comme jamais. Lui confia-t-il en la regardant.

Ce sentiment d'emprise qu'elle avait sur lui semblait encore le toucher et l'affecter plus que jamais.

- Chut. Le fit-t-elle taire en prenant son visage entre ses mains qu'elle caressa avec beaucoup de tendresse et d'adoration.

Elle souleva légèrement la tête pour capter son regard, afin de le réconforter et de lui assurer que ce qu'ils faisaient n'était pas une erreur, que ses aveux l'avaient touchée elle aussi.

Enivré par toute la sensibilité et sensualité qu'elle lui montrait, il succomba de nouveau à son charme. Il glissa son bras sous le bassin de Caroline pour plaquer son corps svelte contre le sien. Puis s'immisça entre ses jambes effleurant son intimité de son sexe la faisant gémir d'anticipation. Ce contact ne le rendit pas insensible non plus, il était touché et la regarda toujours plus profondément. Il était comme blessé par le moindre effleurement qu'ils avaient ensemble. Leur rapprochement semblait le faire souffrir et le combler à la fois, un condensé d'émotions qui le menait à cette passion dévorante et destructrice.

Caroline se frotta d'avantage contre lui, tout en le caressant sensuellement l'incitant à poursuivre et à aller plus loin. Ni tenant plus, il plongea en elle dans une infinie douceur, tout en étouffant de sa bouche, le premier cri de la jeune femme, enfin comblée de sa présence en elle. Il commença un lent et long va et vient, cherchant à s'enfouir en elle toujours plus loin et plus fort, pour éteindre ce feu qui brûlait en lui.

Caroline planta ses ongles dans le dos de son Originel, lui arrachant un lourd grondement de plaisir lorsqu'elle le griffa. Elle se laissa complètement emporter par le déferlement de sensations qu'il provoqua en elle. A cet instant, le monde autour d'eux n'existait plus, tout n'était que tension sexuelle, désir et plaisir. Klaus oublia l'espace de cet instant tous ses réticences, et profita pleinement de ce moment de jouissance et de bonheur entre eux. Leur rythme s'accorda merveilleusement et augmenta crescendo. Ils se perdirent dans le regard l'un de l'autre, rendant cet échange encore plus intense et plus explosif jusqu'à ce qu'ils atteignirent ensemble l'orgasme qui les foudroya et les acheva au même moment.

Klaus plongea sur les lèvres de Caroline s'en délectant comme si sa survie en dépendait. Il poussa soudain des gémissements qui ressemblèrent étrangement à des sanglots. Lorsqu'il releva la tête, submergé par l'émotion, il découvrit le sourire rayonnant de Caroline qui le regardait amoureusement. Son cœur se serra devant cette image qui, il le savait, le marquerait pendant des siècles surtout en songeant à ses propres intentions.

Elle encadra son visage, radieuse, et l'embrassa encore et encore, tandis qu'il tendit son bras vers la table de chevet pour se saisir du fameux objet qu'il avait mis de côté. Il rompit leur baiser et la détailla une dernière fois.

- Merci, mon amour, pour cet instant volé de bonheur avec toi…mais…pardonne-moi…

D'un geste vif, il s'entailla la main et planta la dague des Mikaelson dans le cœur de Caroline.

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Et voilà c'est tout pour le moment ! Je sais c'est une fin très très sabique mais il y a eu de la lemonade avant !

Je veux vous voir vous déchainer sur le bouton review et me donner votre ressenti sur ce chapitre et notamment la fin ! Dites-moi que vous me détestez d'avoir fait ça mais ne restez pas silencieux, faites votre Klaus et faites tout péter !

Comme d'hab un petit extrait du prochain chapitre en réponse à vos reviews et pour les anonymes vous pourrez les trouver sur mon topic du forum TVD !

Qu'avez-vous pensé de tous ces moments Klaro ? Le réveil de Caro ? Leur longue discussion ? Caroline qui prend des initiatives ? Les rejets de Klaus puis finalement son abandon ? la scène après la douche ? Le lemon…

Pensiez-vous que Klaus aurait pu aller jusqu'à une telle extrémité ?

Que pensez qu'il va se passer après cette scène ?

1) Klaus se morfond

2) Il fuit rapidement son crime

3) Il fait une livraison à Domicile à Mikael avec un joli nœud rouge

4) Il va l'enterrer dans le caveau des Mikaelsons

5) Il la veille pendant de nombreuses heures

6) Il se plante une dague en plein cœur… (ça fait un peu trop Roméo & Juliette)

7) Autres, Précisez !

A Bientôt

Sabi