Je vous livre le 14e chapitre sans vous faire trop attendre. Alors heureux ? (Oui, très heureux) On est pas dans une pub là…
Vous allez voir Meiyuu grandir (c'est assez marrant) et on aura l'apparition d'un ancien personnage ! Je vous en dis pas plus… Bonne lecture !
14. L'odeur.
Lorsque Meiyuu eut 100 jours, sa mère lui donna une énorme peluche de Cerberus.
« Quel est le fucking intérêt de lui donner un faux chien quand elle en a un vrai ? » lui demanda Hiruma.
« Parce que quelqu'un ne me laisserait pas acheter un jouet pour elle… » Mamori fronça les sourcils. « Je comprends que tu veuilles l'équiper de tes armes mais est-ce que tu pourrais attendre qu'elle soit un peu plus grande ? Laisse- la avoir quelques amis en peluche avant que tu fasses en sorte qu'elle devienne une vraie Hiruma. »
« Fucking trop tard. Elle a déjà des crocs… »
« Je n'ai pas envie de discuter, Yoichi, pourquoi est-ce que tu ne lui montres pas ce que tu as ? ».
Hiruma fit son rictus et sortit un jeu de cartes de n'importe où, « C'est le moment pour un peu de fucking éducation formative. » Il tendit les cartes à Meiyuu. « Collègue, ces fucking mignonnes petites figures vont faire qu'un jour, nous ferons trembler Las Vegas. »
« Très bien » soupira Mamori. « Maintenant, j'aimerais savoir ce que tu lui donneras pour ses 1 an.»
Une fin d'après-midi, quand Hiruma était plongé dans de la paperasse et Mamori occupée dans la cuisine, quelque chose arriva.
Meiyuu était en train de charger le faux Cerberus (avec Cerberus la regardant à côté) avant qu'elle s'arrête soudainement et forme un son indistinct « Pa,Pa-a ! ».
Toute la maison fut drapée d'un lourd silence.
« Que… Qu'est-ce que c'était ? » demanda Mamori.
Hiruma poussa ses papiers et regarda Meiyuu. « Dis-le encore, fucking môme ».
« Pa-a » répéta Meiyuu.
« Ouah, je crois qu'elle te parle, Yoichi. »
Hiruma fit une moue sceptique. « Est-ce que tu veux dire autre chose, la môme ? » demanda-t-il une autre fois.
(Je m'excuse pour ce passage mais l'auteur a fait un jeu de mots ce qui fait qu'il faut que je garde les mots anglais.)
La chose suivante qu'elle fit fut de ramper sur les jambes de son père et d'agripper son fusil qui était placé contre sa jambe.
« Gum ! » cria-t-elle joyeusement. (Chewing-gum en anglais. Fusil se dit gun)
Mamori marcha vers Hiruma et expliqua : « Je crois qu'elle mélange « m » et « n »… Elle veut sûrement dire « gun » mais elle n'arrive pas à former le son. C'est normal, de nombreux livres le disent. »
Mais Hiruma ne le pensait pas. Il prit ses chewing-gums sans sucre et demanda : « C'est ça, la môme ? »
Avec un doigt dans sa bouche, Meiyuu, confiante, dit : « Gun ! ».
Hiruma et Mamori se regardèrent, ayant l'impression de s'être fait avoir une nouvelle fois.
« Ce fucking sentiment de merde… » Hiruma retourna à ses papiers.
Mamori haussa des épaules. « Au moins, on sait qu'elle ne mélange pas. »
Meiyuu était un génie. Elle commença à jouer aux cartes avec son père à 18 mois, apprit à utiliser une caméra à 2 ans, et avant que vous ayez eu le temps de le remarquer, elle était devenue la chef du centre aéré.
Mamori ne savait pas s'il fallait laisser Meiyuu aller au centre aéré. Elle avait peur que Meiyuu sème la zizanie. Mais à sa grande surprise, l'enseignante de Meiyuu, Jasmine, dit beaucoup de bien de sa fille.
« Elle nous est d'une grande aide ! » dit un jour Jasmine, reconnaissante, à Mamori.
« C'est inattendu… » répondit Mamori. « Est-ce qu'elle vous aide à prendre soin des autres enfants ? » D'une certaine manière, Mamori avait senti que, si ses suppositions étaient exactes, Meiyuu n'avait pas hérité d'elle pour ce caractère. « Finalement, elle a l'air d'être ma fille.» était ce que pensait Mamori à ce moment-là.
Mais Jasmine souriait, secouant sa tête : « Non, elle est trop petite pour s'occuper des autres. Mais il y a quelque chose de vraiment spécial en elle, Mme Hiruma. Je pense qu'elle est la seule sur un million. »
« Mais qu'a-t-elle fait exactement pour que vous pensiez cela ? »
« Elle a pris tous les rôles de méchants dans les jeux » répondit Jasmine.
« Quoi ? »
« Vous savez, ces jeux où ils prétendent être une famille ou des personnages venant de contes de fées ou ce que vous voulez » continua Jasmine « certains doivent être les gentils et d'autres les méchants. D'habitude, c'est à vous donner mal à la tête de voir les enfants se battre pour savoir qui sera le méchant. Personne ne veut être le méchant. Mais Meiyuu n'a jamais pensé de cette manière. Elle a toujours été la première à être volontaire pour jouer ce rôle. Pas de problème que ce soit une sorcière, un dragon ou un fantôme… Depuis qu'elle est ici, je n'ai plus jamais vu les enfants se battre pour savoir qui jouera le rôle du méchant. Plus jamais. »
La bouche de Mamori était grande ouverte quand Jasmine eut finit, et il lui fallut quelques secondes pour répondre : « Alors, elle joue toujours le méchant ? »
« Ouais, et à ce que je sache, les méchants gagnent toujours. »
Hiruma était très amusé quand Mamori lui raconta ce que Meiyuu faisait au centre aéré.
« C'est juste fucking bien. » Il rit. « Je pense qu'elle est prête pour d'autres choses maintenant. C'est plus tôt que ce à quoi je m'attendais mais je pense qu'il est temps. »
« Qu'est-ce que tu veux dire Yoichi ? » le questionna Mamori.
« Tu verras… » Murmura-t-il dans son oreille.
Mamori couvrit sa bouche et objecta : « Impossible, pas si tôt, Yoichi, elle n'a même pas… »
Hiruma lui posa un doigt sur la bouche. « Fais juste comme j'ai dit ». Il quitta ensuite la chambre.
Le même soir, avant que le dîner soit servi, Mamori appela : « Meiyuu, dis à ton père que le dîner est prêt ! »
« Papa est dans sa base » répondit Meiyuu, « Il ne me laissera jamais entrer. »
« C'est bon, vas juste le voir. Il ne va pas te tuer… »
« Et s'il le fait ? »
« Non, chérie, il bluffe. Il bluffe tout le temps, tu sais. »
« A propos de tout ? »
« Vas-y, Meiyuu, ou le repas va être froid. »
« Papa ? » Il faisait sombre à l'intérieur et il y avait une odeur de poudre. « Le dîner est prêt ! » Elle marchait lentement et précautionneusement pendant que la faible lueur d'une bougie éclaircissait graduellement sa vue. Elle n'avait jamais été dans la base avant. Mais passer devant l'entrée chaque jour n'avait rien fait d'autre que d'attiser sa curiosité. A quoi ressemblait l'intérieur de la base ? Qu'est-ce que son père pouvait faire ici ? Pourquoi n'avait-elle pas le droit d'y aller ? Toutes ces questions étaient restées dans son cœur jusqu'à ce jour, où les réponses furent dévoilées.
« Papa ? Où es-tu ? » Elle cherchait autour d'elle lorsque, soudainement, une ombre bloqua la lumière derrière elle.
« Pourquoi es-tu là, fucking môme ? »
Meiyuu se retourna rapidement et vit son père, un fusil à la main, la fixant de haut.
« Le dî-dîner est prêt. Maman m'a dit de venir te chercher. » Malgré sa peur infime, Meiyuu demanda curieusement. « Qu'est-ce que tu fais ici, Papa ? »
Hiruma montra ses canines pendant qu'il la tenta : « Tu veux savoir ? »
Meiyuu regarda son père. « Alors, tu ne me jettes pas dehors ? »
« Bien sûr que non… kékéké… » Hiruma ricana. « Le moment est venu pour toi, la future possesseur, de connaître le fucking endroit où se trouvent des trésors à couper le souffle. » Il tendit ensuite une télécommande à Meiyuu. « Appuie sur le fucking bouton. »
Meiyuu faisait toujours ce que son père lui disait de faire donc elle enfonça le bouton et…
Boom !
Tout à coup, une lumière éblouissante chassa les ténèbres de la base, se reflétant dans chaque coin du donjon du démon. Mais ce qui surprit le plus Meiyuu ne fut pas cette soudaine luminosité… Lorsque les lumières s'allumèrent, la collection d'armes d'Hiruma fut révélée. Ordonnées, les armes étaient alignées en rangées comme des soldats attendant un ordre.
« COOL ! » laissa échapper Meiyuu, incrédule « C'est si cool, Papa ! »
« Tu fucking aime ça ? »
« Ouiiiiii ! » Meiyuu sautait partout dans la pièce comme un paon chassant un papillon. « Je l'adore ! Papa, pourquoi tu ne m'as pas montré toutes ces armes avant ? Elles sont juste terriblement cool ! »
Hiruma sourit lorsqu'il répondit « Et bien, je devais attendre que tu sois au moins plus grande que tous ces bébés… Maintenant, tu es assez fucking grande, alors… »
« Est-ce que tu vas m'apprendre à tirer, Papa ? »
« Bien sûr. »
Criant de joie, Meiyuu sauta sur Hiruma « Youpiiiii ! Je t'aime Papa ! »
« Fucking tout ce que tu veux… » Une partie de Hiruma voulait dire « moi aussi » mais ce n'était pas la bonne atmosphère pour montrer l'amour d'un père lorsqu'ils étaient entourés par des armes froides et luisantes.
Ce soir-là, à table, Meiyuu fut plus causante que de coutume.
« Avec quelle arme je dois commencer ? Quand est-ce que je pourrai tirer ? Et où va-t-on tirer, dans notre jardin ou dans les bois ? » Elle avait vraiment les gènes d'une maniaque des armes à feu. En quelque sorte, Mamori s'attendait à cela. « Elle est exactement comme toi, Yoichi. » remarqua-t-elle. « C'est bien d'avoir quelqu'un qui aime aussi les armes à feu… » Cela lui rappela quelqu'un qu'elle avait rencontré il y a de cela quelques années. « Elle est restée en prison, n'est-ce pas ? » demanda soudainement Mamori.
« Qui ? » demanda Meiyuu.
« C'est une longue histoire, ne t'en fais pas. » Essayant de trouver un autre sujet, Mamori questionna Meiyuu « J'ai entendu dire qu'il y avait un nouveau professeur au centre aéré. »
« Ouais, elle nous amène au zoo la semaine prochaine. Elle est vraiment jolie, Maman. »
Et la conversation garda pour sujet la famille, avec cette chaleur que vous avez lors des dîners de famille.
Meiyuu apprenait rapidement. En moins d'une semaine, elle put nommer toutes les armes se trouvant dans la base de son père. Un après-midi, quand Mamori était en train de remplir ses petites bouteilles de parfum favorites, elle entendit un grand coup de feu provenant de la base. Elle mit immédiatement ses choses de côté et se rua dans la base.
« Qu'est-ce que c'était ? » demanda-t-elle.
« Désolée, Maman. » répondit Meiyuu avec des lunettes de protection. « C'est arrivé par accident… Mais personne n'est blessé, n'est-ce pas Papa ? »
« Non, tu as fucking blessé le mur… » dit Hiruma.
Soulagée, Mamori décida de retourner dans la cuisine. « Fais attention à elle, Yoichi, vous m'avez pratiquement donné une crise cardiaque… »
« Ça n'arrivera plus, Maman. »
Ça se reproduirait, elle le savait.
« Maintenant, où j'en étais ? » Elle en avait presque oublié quelle bouteille elle était en train de remplir. « Ça devait être le poivre noir… »
Le matin suivant, Meiyuu était debout au comptoir de la cuisine, attendant son sandwich.
« J'ai toujours voulu aller au zoo, Maman. » dit-elle, excitée. « Et le jour est finalement venu ! » Pendant qu'elle attendait, elle prit au hasard une bouteille sans nom sur le comptoir. « Est-ce qu'elles sentent bon ? » demanda-t-elle.
« Certaines sont douces et d'autres sont épicées… Remets-les à leur place, chérie. »
« Ma nouvelle prof, » dit Meiyuu avec la bouteille rouge dans la main, « Elle sent comme ça. »
« Tu veux dire du poivre ? » Mamori regarda la bouteille. « C'est celle où je garde le poivre noir. »
« Je ne pense pas que ce soit du poivre noir, mais je ne peux pas te dire exactement ce que c'est… Peut-être que c'est quelque chose de similaire. »
A ce moment-là, elles entendirent les tapotements d'impatience d'Hiruma sur le bar-comptoir. « C'est l'heure d'y aller, fucking môme. »
Avec son déjeuner à la main, Meiyuu suivit son père dans la voiture et ils partirent pour le centre aéré où un bus allait amener Meiyuu et ses amis au zoo.
« Une professeur de centre aéré qui sent le poivre noir, comme c'est étrange… » pensa Mamori. Puis elle prit une bouteille jaune sur la table qui était supposée avoir du curry à l'intérieur. « Du curry pour déjeuner avec Yoichi ? » se demanda-t-elle pendant qu'elle reniflait la bouteille, mais elle ne sentait pas le curry. « Ce n'est pas du curry… C'est du poivre noir… » C'est ainsi que Mamori réalisa soudainement qu'elle avait mal placé les saveurs la nuit d'avant à cause du coup de feu soudain.
« C'est pourquoi Meiyuu a dit que ce n'était pas du poivre noir ! » Fronçant des sourcils à cause de son erreur, Mamori soupira. « Maintenant, je veux savoir exactement ce qu'elle sentait… »
Ce fut tout d'abord en le prenant comme un jeu que Mamori chercha la bouteille rouge, cherchant à trouver l'odeur spéciale venant de la nouvelle professeur de Meiyuu. Mais la blague tourna bientôt au cauchemar, en un horrible cauchemar lui brisant le coeur.
« Ce n'est définitivement pas du poivre noir… C'est… » Elle était brusquement étranglée par un certain mot qui venait du fond de sa gorge. « Meiyuu a dit qu'elle sentait tout comme cette chose dans la bouteille rouge, n'est-ce pas ? » se demanda-t-elle. « Et cette chose dans la bouteille rouge… C'est… C'est du romarin… Sa nouvelle prof sent comme le romarin… C'est pas possible… » (Je rappelle que le romarin se dit Rosemary en anglais. Pour ceux qui ne se souvienne plus de ce personnage, il faut revenir quelques chapitres en arrière… Mais bon, ceux qui ont bien suivi l'histoire doivent s'en souvenir, je trouve qu'elle marque les esprits… ^^)
Juste à ce moment-là, le téléphone sonna.
Inquiète, Mamori décrocha le téléphone. « Allô ? »
« Hey… » salua une voix qui lui donna la chair de poule à l'autre bout. « Est-ce que tu te souviens de moi ? ».
Et un rebondissement, un ! Qu'est-ce que Rosemary va faire ? Rdv dans le prochain chapitre !
Par contre je pars bientôt en vacances donc je ne sais pas si j'aurai le temps de poster le prochain avant de partir. Mon objectif c'était celui-là qui est un peu long donc je suis déjà pas mal contente. Mais je vais faire mon possible promis !
Sinon ben je vous annonce qu'il y a 18 chapitres en tout donc on a fait un bon bout de chemin ensemble ! ^^
Merci d'être toujours autant à suivre cette fic ça me fait vraiment plaisir !
A bientôt (ou pas…).
YA-HA ! ^^
