Rapprochement

Leah roula sans prêter attention aux exclamations qui provenaient des garçons. Elle semblait énervée. Je me contentai de regarder droit devant moi tout en songeant encore à ces créatures.

— Ils vont en être malades, dit-elle en riant.

Je me tournai vers elle, je la perçus autrement à cet instant. Son sourire éblouissait son visage et ses yeux brillaient. Elle ne cessait de rire. Je m'esclaffai à mon tour. Je la vis heureuse pour une fois, ses soucis loin derrière elle.

— Sam, veut me voir. Je ne sais pas pourquoi, mais il insiste beaucoup.

Je ne riais plus à présent. Ma voix était calme, mais assombrie. J'avais baissé la tête, je voulais à tout prix éviter de la regarder. J'espérais qu'elle ne me demanderait pas des explications, mais je me trompais.

— Que se passe-t-il avec ton cousin ? Vous êtes si proches, j'ai dû mal à croire que vous soyez fâchés.

— Non, ce n'est pas le cas. C'est autre chose, mais je ne peux rien dire. C'est étrange, vraiment bizarre. Tu ne me croirais peut-être pas…

— Si tu ne veux rien dire, alors tais-toi. Tu es mon amie Miria et je n'oublie pas ce que tu m'as dit une fois. Pour toi, c'est pareil. Tu parleras quand tu le voudras, alors ne te tracasse pas.

Sa voix était si douce, je me sentis rassurée. Je savais que je pouvais compter sur elle.

— Je ne rêve pas !

Leah venait d'apercevoir un groupe de personnes non loin d'une maison de La Push. Elle ralentit la voiture et se gara sur le bas-côté. Elle descendit du véhicule et je la suivis.

— Vous voilà de retour ! s'écria-t-elle.

— Salut Leah, je suis ravie de te revoir enfin.

La jeune fille qui venait de s'exprimer se précipita vers Leah et la prit dans ses bras.

— J'ignorais que ta famille et toi viendriez Claire, je suis contente.

Je les regardai totalement désarçonnée.

— Oh pardon. Miria je te présente Claire, une cousine éloignée. Claire, Miria.

— Salut Miria, je suis la cousine d'Emily plus directement, ajouta-t-elle chaleureusement.

Elle était si jolie, assez jeune, mais pas plus que Seth. Son visage était si radieux, un vrai soleil. Elle avait les cheveux d'un noir corbeau, le visage en forme de cœur, les traits très fins et les yeux noirs. Elle était vraiment très mignonne.

— Oui, j'ai entendu parler de toi. Je suis la cousine…

— De Sam, je sais, m'interrompit-elle en souriant davantage. Nous venons passer quelques jours pour les vacances.

Les parents de Claire étaient justement occupés à récupérer leurs bagages afin de les mettre dans une maison, la leur probablement. Eux aussi, avaient dû déménager comme nous, et ils avaient peut-être conservé leur habitation à La Push. En réalité, je n'en avais pas la moindre idée, mais peu importe, j'avais le temps de le savoir.

Leah et moi saluâmes les parents de Claire. Nous leur proposions notre aide, lorsque Claire nous fit remarquer que cela n'était pas notre devoir mais celui des hommes qui s'approchaient de nous.

A cette nouvelle, je me retournai et les vis arriver. Je grimaçai, ils allaient probablement insister pour m'amener auprès de Sam. Une fois à nos côtés, je remarquai que Quil ne cessait de fixer Claire.

— On se revoit ! nous cracha Embry.

— C'est bon Embry, on fait une pause c'est tout, retorquai-je avec amertume pour nous justifier.

— Salut à vous les gars. Alors Quil comment vas-tu depuis la dernière fois ?

Claire s'exprimait avec un tel enthousiasme, j'avais envie de la serrer dans mes bras.

— Euh, ça va merci.

Quil semblait à la fois mal à l'aise, et heureux de la revoir. Son sourire éblouissait la place. Je ne cessai de les observer. Une main me saisit le bras et me tira en arrière.

— Arrête de les regarder ainsi, ils sont justes … comment dire, un peu ensemble.

Je me retournai et regardai Jacob. Mes yeux étaient grands ouverts.

— Mais quel âge a-t-elle ? demandai-je discrètement.

— 15 ans, me répondit Jacob.

A cet instant, je ne fus plus surprise, j'avais simplement oublié que maintenant les Mômes paraissaient bien plus âgés qu'ils ne l'étaient. Cela me fit penser à Jacob, je l'observai avec attention. C'est vrai qu'il ne semblait pas avoir 18 ans, il en faisait au moins 25 et il était devenu vraiment plus mignon que dans mes souvenirs.

Il me regarda, me sourit et se pencha vers moi. Il me tenait toujours.

— A quoi penses-tu ?

— Rien ! C'est vrai que vous ne faites pas votre âge, ils ont seulement trois ans de différence. Mais vous faites si adultes, on a l'impression qu'ils ont un écart de 10 ans !

— On va vous aider, proposa Quil à la famille de Claire.

— Non ce n'est pas la peine, leur répondit le père de Claire. Allez plutôt vous amusez.

— Leah, je t'emprunte Miria pour un moment.

Jacob s'éloigna tout en m'entraînant avec lui.

— Leah attends ! m'exclamai-je. Jake, je dois partir avec …

— On ira plus tard, me dit Leah.

— Non, non, je ne veux pas ! J'irai voir Sam plus tard ! C'est bon, on n'est pas à ça près.

— On ne va pas voir Sam, tu restes avec moi, me dit-il avec un sourire railleur sur le visage. Je suis d'accord avec toi, tu le verras plus tard, bien plus tard.

J'essayai de lui faire lâcher prise, mais je ne pouvais m'y soustraire. Il était bien trop fort pour moi, mais au fond ça ne me dérangeait pas tant que ça de rester avec lui.

Nous marchâmes jusqu'à chez lui. Une fois arrivés, il se plaça derrière moi et mit ses mains sur mes yeux. Il guidait mes pas, je me laissais faire. Je ne craignais rien, sauf de me retrouver face à Sam !

— Tu es prête, voilà !

Il retira ses mains de mon visage et je fus saisie de joie lorsque je vis ma X3 devant moi. J'étais si heureuse, je pouvais de nouveau la conduire.

— Oh Jake !

Je lui sautai au cou et l'embrassai de toutes mes forces. Il ria. Je courus et parcourus chaque zone de ma voiture, elle n'avait plus rien. Il ouvrit la porte du conducteur et m'invita à y monter. J'accourus et me glissai face au volant. Il s'installa sur le siège du passager.

— Jake, comment pourrais-je te remercier. J'y tiens tant à cette voiture.

— Ton sourire, ta joie, ces étincelles dans tes yeux, tout cela vaut largement le travail que j'ai effectué sur ton véhicule.

Je le regardai ébahie. Je ne m'attendais pas à entendre cela et ça ne lui ressemblait pas vraiment, enfin d'après mes souvenirs, mais peu importe. Ma voiture était réparée. Puis, je pensai à combien il avait été gentil d'avoir remis en état ma voiture, j'étais vraiment heureuse. Sans comprendre pourquoi, je me penchai vers lui et l'embrassai sur les lèvres. Je revins à ma place, je n'avais pas vraiment réfléchi à mon acte. Il me regarda d'un air hébété.

— Je suis désolée, je ne sais pas ce qui m'a pris. L'euphorie probablement. Oh, j'ai honte là !

— C'est rien, ne t'en fais pas. Tu étais heureuse donc… voilà. Et franchement, j'avoue apprécier ce remerciement.

— C'est bon, ce n'était pas calculé !

— Ça, c'est toi qui le dis. Il se mit à rire.

Il rigolait si fort que j'éprouvais davantage de gène, je devais être rouge. Pour briser cette atmosphère, je démarrai la X3.

— Alors, je t'emmène où ?

— Très bien, c'est moi qui vais te guider, répondit l'Indien.

Je me laissais diriger par Jacob, prenant les intersections au grès de ses envies. Nous arrivâmes après plusieurs minutes à proximité d'une forêt, non loin de la plage. Nous descendîmes de la voiture et décidâmes de marcher un peu.

Jacob était bien plus joyeux que ces derniers temps, je le reconnaissais enfin. Il ne cessait de me faire des plaisanteries, j'en oubliais mes soucis, mes craintes. Je passais un très bon moment avec lui.

Nous atteignîmes la plage. Le ciel était couvert et malgré les couleurs sombres qui dominaient le paysage, je trouvais cela très agréable à regarder. La mer était agitée et le vent soufflait assez fort, mais j'aimais entendre ces sons, cela me rappelait mon enfance, lorsque nous jouions tous ensemble. Je regardai Jacob, lui et moi n'étions plus ces enfants, le temps avait fait son œuvre et nous étions de jeunes adultes à présent.

Je m'approchai alors de l'eau et observai Jacob avec un sourire malicieux sur le visage, alors qu'il me demandait de ne pas lui jeter de l'eau, je me baissai et l'aspergeai autant que je le pouvais. Il se précipita dans ma direction et je m'élançai droit devant moi. Je courus en zigzag afin qu'il ne me rattrape pas, mais il fut bien plus rapide que moi. Il me saisit à la taille et commença à me renverser vers le sol. Je me mis à hurler, je ne voulais pas être en contact avec le sable mouillé. Il me remit sur mes pieds avant de m'agripper à nouveau et de me placer sur ses épaules. Il était hilare, surtout que je ne pouvais rien faire. Après quelques pas, il me posa à terre. Ça faisait un bien fou de rire ainsi, j'avais l'impression que ça ne m'était pas arrivé depuis très longtemps.

Il me prit ensuite par la main et m'entraîna avec lui. Nous pénétrâmes dans la forêt qui se situait non loin de là. Je m'empressai de lui faire partager mes cours en nommant tous les végétaux et les arbres que l'on voyait. La forêt était tout aussi surprenante, les ramures des arbres étaient magnifiques. Les conifères et les feuillus s'élançaient haut vers le ciel et le sous-bois était délicatement clairsemé, nous offrant une grande liberté pour se déplacer. J'étais totalement charmée.

La journée s'étirait et la nuit n'allait pas tarder à poindre. La fraîcheur s'installait davantage. Le froid me rongea peu à peu, mais Jacob s'en aperçut et me prit dans ses bras.

— Ça va mieux ?

— Très bien, tu es si chaud ! Je ne sens même plus l'air glacié qui nous entoure. Je pourrais rester ainsi pour toujours. Je pense que tu regrettes ton geste là !

Je m'esclaffai en lui disant cela, tout en me collant à lui.

— Pas du tout, du moment que tu es bien, je suis satisfait. Et ça ne me dérange pas du tout de rester ainsi avec toi pour toujours, Miria.

L'entendre prononcer ces mots et mon prénom me fit frémir. Je voulais rester ainsi éternellement. Lorsque cette pensée traversa mon esprit, je quittai son étreinte, et m'éloignai de lui, justifiant que je n'avais plus aussi froid qu'avant. Je me rapprochai de Jacob, alors qu'il était mon ami d'enfance, nous nous connaissions depuis tant d'années. Je ne savais vraiment pas quoi penser de tout cela. Il était préférable que je garde mes distances avec lui, après tout, c'était mon ami. C'est alors que je constatai qu'il pleuvait. Depuis combien de temps étions-nous là, serrer l'un contre l'autre ?

— Il pleut ?

— Je ne le remarque que maintenant aussi, me dit-il.

— Rentrons ou allons nous abriter.

— Miria, un instant s'il te plaît.

— Jacob, ça peut attendre, on se fait tremper et on n'est pas très couvert, surtout toi. N'allons pas nous rendre malade pour rien.

Il reprit cette mine qui me blessait au plus profond de moi.

— Jake, qu'y a-t-il ? Tu redeviens anxieux.

— Miria, je…

Il s'approcha de moi.

— Je ne sais comment te dire ça, mais…

La pluie tombait davantage, nous étions mouillés et l'eau coulait sur nos visages. Ses cheveux étaient humides et cela lui donnait un certain charme. Le tourment qu'il affichait sur son visage me serrait le cœur, pourtant je le trouvais si séduisant, là devant moi. Je m'approchai davantage de lui et l'embrassai. Je reculai subitement.

— Je… Je ne sais pas… Euh …Je ne comprends pas ce qui m'a…

Il s'approcha à son tour, plaça sa main derrière ma tête et me tira à lui. Il posa ses lèvres sur les miennes et m'embrassa à son tour. J'écarquillai les yeux et ne réagis pas durant un instant, me demandant ce qui se passait. Puis je fermai les paupières et me laissai emporter par ce baiser. Plus rien n'existait, il n'y avait que Jacob et moi. Je plaçai mes mains derrière sa tête, ne voulant pas qu'il s'éloigne, la sensation était si exquise. Il laissa ses mains partir à la découverte de mon corps, puis il parsema mon cou de baisers.

Je levai la tête et regardai le ciel assombri pas les nuages, la pluie nous baignait dans un torrent d'eau froide, puissant et violent mais rien comparé à ce qu'il me faisait ressentir. Je perçus chaque goutte de pluie s'abattre contre ma peau et glisser le long de mon corps. Une vive chaleur se répandait en moi, elle était encore plus intense là où Jacob me caressait et un feu brûlant me consumait.

Nous nous étreignîmes de nouveau, je sentis alors sa langue et répondis à sa demande en lui offrant la mienne. Je ne pouvais plus quitter ses lèvres, nous nous embrassions encore et encore et nous ne cessions pas de nous caresser. Pourquoi agissais-je ainsi ? Alors que je savais bien que je ne devais pas. Il s'arrêta un instant. Il m'observa, son regard était si intense, si pénétrant, que j'en tremblai.

— Je suis désolé, à quoi je pense ! Tu es gelée, totalement trempée. Je dois te mettre à l'abri.

Ses yeux étaient plongés dans les miens, malgré ses propos, il ne bougea pas d'un centimètre.

— Aide-moi Miria, je suis incapable d'interrompre cet instant. Je te désire tant.

Il m'embrassa, mais cette fois, je reculai légèrement la tête.

— Jake, on doit partir, je suis frigorifiée.

— Pardonne-moi, allons-y.

Notre regard toujours plongé dans celui de l'autre.

— On court Jake, dis-je timidement.

Il me sourit et me prit par la main. Nous nous élançâmes alors le plus rapidement possible vers la voiture qui était garée assez loin de là. Jacob ouvrit le passage et ne cessa de vérifier que j'allais bien, mais je ne pus lui sourire, l'averse, qui nous arrosait, était bien trop puissante.

Après plusieurs minutes, qui me parurent infinies, nous arrivâmes au véhicule. Je déclenchai l'ouverture automatique des portes, Jacob m'entraîna vers la porte du passager et alla s'installer du côté conducteur. J'étais blême, j'avais si froid. Ne plus être contre lui m'avait fait réaliser combien mon corps était gelé.

— Ne t'en fais pas Miria, je te ramène.

— Mer… Merci Ja… Jake.

Je m'esclaffai ensuite tant j'étais gelée.

Cela ne fit pas rire Jacob qui démarra au quart de tour et s'élança sur la route.

Je pris une douche bien chaude aussitôt après être rentrée chez moi. L'eau chaude, roulant sur ma peau, me soulagea peu à peu, cela me fit un bien immense. J'enfilai des vêtements épais et allai dans ma chambre.

— Tu as pris une douche, j'espère, soupirai-je. Tu aurais pu mettre des vêtements plus chauds.

Jacob était assis sur mon lit, il portait des vêtements légers, comme à son habitude, mais après ce déluge, je me demandai comment il pouvait ne pas avoir froid.

— Je suis résistant, ne t'en fais pas.

— Jake, ce n'est pas un t-shirt et un bermuda qui vont te réchauffer.

— C'est bon, ça ira. Ne te fais aucun souci pour moi, je ne voudrais pas que tu passes des nuits blanches en te demandant comment je me porte.

— Quoi ! Vraiment n'importe quoi ! Je m'inquiète juste voilà tout. Faut pas abuser non plus !

Il me regarda d'un air moqueur.

— Veux-tu manger quelque chose ?

Je ne lui laissai même pas le temps de répondre que je posai une autre question.

— Et tu aurais vu ma mère ?

Je venais de réaliser que je ne l'avais pas entendu, pensant qu'elle était dans sa chambre, je n'y avais pas prêté attention. Je sortis de la pièce et l'appelai. Je la cherchai partout mais elle n'était pas là.

— Oh ! Nous avons la maison rien que pour nous, intéressant ! lança Jacob.

— Toi, tu vas rentrer chez toi direct !

— C'est bon, je plaisante, t'es vraiment ennuyeuse comme personne.

Je me retournai afin de le mitrailler du regard. Et je le vis rire de sa bêtise, je me mis alors à rire.

Nous mangeâmes un peu et discutâmes de tout et de rien. A présent, je me disais que ce qui s'était passé n'aurait pas dû avoir lieu, mais Jacob était en face de moi et je ne souhaitais pas qu'il parte. Je ne savais pas vraiment ce que je devais faire.

— Elle est où ma mère ?

Je commençais à trouver son absence étrange et cela m'énervait.

Jacob se leva et se dirigea vers le téléphone. Il composa un numéro et demanda après Aiyana, puis il raccrocha. Il m'annonça enfin qu'elle se trouvait chez Sue. Je le remerciai pour son initiative.

Nous allâmes ensuite dans ma chambre. Il s'installa sur la couche et je pris un livre dans la bibliothèque. Je le rejoins et lui proposai de lui lire quelques passages. Il pouffa et me fit comprendre que ça ne l'intéressait pas du tout. Je me mis à rire à mon tour, lui précisant que je me doutais bien qu'il ne le serait pas. Il me tira alors vers lui. Nous étions allongés sur mon lit. On continuait notre conversation, on se regardait sans cesse. Il effleurait mon corps de ses doigts chauds, la sensation était agréable. Il s'approcha de moi et s'empara de mes lèvres. Je voulais cesser cela, je ne savais pas si nous avions raison. Quels étaient mes sentiments envers Jacob ? Et de son côté à quoi pensait-il ?

Je n'en fis rien, bien au contraire, je devins entreprenante. Je me plaçai au-dessus de lui et intensifiai notre étreinte. Je ne pouvais m'arrêter. Je sentis ses mains sur mon corps, puis il me fit basculer et s'allongea sur moi. Nous nous regardâmes durant un long moment, puis je l'embrassai langoureusement, nos langues se cherchaient. Je fis glisser mes mains sous son t-shirt et caressai son torse musclé et sa peau si douce. Il se redressa et ôta son haut, puis revint à la charge. Son odeur était si enivrante, je ne me contrôlais plus. Je sentis sa main le long de mon flanc.

Jusqu'à récemment, je voyais Jacob comme un ami et un enfant. Etre avec lui ne m'aurait même pas traversé l'esprit. Aujourd'hui il n'était plus le même, bien plus fort, d'apparence plus viril, il ne me laissait pas de marbre. Mais avais-je raison de m'aventurer sur ce terrain alors qu'un mystère planait autour de moi… ?