HAPPY NEW YEAR ! BONNE ANNEE !
Je vous souhaite une bonne et heureuse année. Qu'elle vous apporte amour, bonheur, santé et des sous !
Je voudrais encore vous remercier pour tout ce que vous, chers lecteurs (anonymes ou non), vous m'avez apporté ! Merci pour vos follow, vos reviews, vos favorites. Merci pour vos coms passionnés, vos avis toujours précieux et sincères, vos idées aussi, votre attention et surtout votre fidélité.
J'espère ne pas vous décevoir et que 2015 soit aussi prolifique que 2014. Je sais déjà que de grands projets m'attendent (dont la publication d'une de mes fics, des conventions, des voyages ...) et que je ne vais pas m'ennuyer !
En attendant, voici un nouveau chapitre : Je savais que le dernier vous plairait. Nous passons maintenant la vitesse supérieure avec nos 2 demoiselles !
ENJOY
Destin
New-York était une ville splendide, qui regorgeait de surprises. C'est ce que pensait Emma. Elle avait trouvé une situation financière stable, son fils s'épanouissait et, comble de tout, elle avait trouvé quelqu'un. Et pas n'importe qui : une femme.
Si on lui avait dit cela quand elle ferma le coffre de sa voiture, remplis de ses valises pour la Grande Pomme, elle aurait rit à gorge déployée. Mais aujourd'hui, elle marchait dans la rue cote à cote avec une femme sublime, belle et intelligente et voyait que son fils avait adopté ce style de vie avec facilité.
« Maman, on peut aller à la chocolaterie Dunkan ? » dit-elle en se tournant vers sa mère, puis elle se tourna vers Henry « C'est une des meilleures chocolaterie de la ville. C'est là qu'on s'approvisionne à chaque Noel. »
« Elle a raison. J'espère que vous n'avez pas de régime particulier ? Nous avons toujours la fâcheuse tendance à bien s'approvisionner, quitte à en avoir bien plus qu'il n'en faut pour les semaines succédant Noel. »
« Oh non, je suis une grande gourmande, j'adore le chocolat ! »
« Alors tant mieux. » Des flocons commençaient à tomber mollement sur leurs épaules, Emma voyant la chevelure ébène mouchetée de tâches blanches, leva sa main pour épousseter les cheveux de Regina, mais se ravisa quand cette dernière se tourna vers elle « Un problème ? »
« Aucun. »
Emma se maudissait elle-même : pourquoi les choses étaient si dures quand il s'agissait de Regina ? Elle semblait coincée alors que Regina semblait détendue.
« Nous y voilà. » lança Regina, sortant Emma de ses pensées. Et quand la jeune femme entra dans la boutique, un effluve de chocolat envahit ses narines. Elle le respira et soudain ses appréhensions s'envolèrent. Elle était de nouveau une petite fille dans un magasin de chocolats dont les étales colorées et parfumées « Woahhh ! »
Les yeux d'Emma allaient et venaient sur chaque étale, chaque vitrine, chaque figurine en chocolat présentée. Son émerveillement amusait Regina qui imaginait bien la petite Emma, du haut de ses 8 ans, les yeux grands ouverts et la bouche formant un « O » dans une telle boutique. C'est ce coté enfantin de la jeune femme qu'appréciait Regina et qui donnait un coté léger à leur couple. Car couple elles étaient, même si elles n'avaient pas vraiment eu l'occasion d'en reparler. Mais elle se le jurait, en rentrant ce soir, elles devraient faire le point sur leurs attentes et leurs sentiments respectifs.
« Ohhh Regina, Regina ! Venez voir ça ! » Sans s'en rendre compte, Emma prit la main de Regina afin qu'elle vienne admirer l'énorme pommier tout en chocolat dans la vitrine. Et après cela, elles ne se lâchèrent plus les mains.
Ce n'est qu'en sortant du magasin, les bras chargés de paquets de chocolats, qu'Emma consentit à lâcher la main de Regina. Mais à sa grande surprise, Regina lui attrapa de nouveau la main dans un sourire qui la fit fondre : oui, tout semblait naturel et simple pour Regina. Cela la rassurait de voir qu'au moins l'une des 2 semblait savoir ce qu'elle faisait.
Et ce fut alors dans les rires et la joie que tous entamèrent un long périple au travers des rues de New-York, à la recherche de cadeaux de Noel. Et si les enfants avaient leur idée sur la chose, les jeunes femmes n'avaient aucune idée de ce que l'autre souhaitait.
« Encore une énième librairie. On en est à combien là ? » maugréa Emma en voyant son fils et Evelyn entrer dans une boutique pour trouver leurs cadeaux
« Je crois que c'est la 4ième, et espérons, la dernière. »
« Moi qui croyais qu'il voudrait un jeu vidéo. »
« Hey ça c'est mon idée ! » lança Regina en plaisantant
« Nan, sans déconner, si vous m'enlevez cette idée, je saurais plus quoi lui offrir. Et pas question qu'on lui en offre un chacune, il passe déjà sa vie devant la console. »
Regina lui sourit « Promis. »
Emma perdit son sourire en sentant le regard pénétrant de Regina sur elle, la détaillant si crument qu'elle en fut soudainement gênée « Regina, je … »
« Plus tard Emma … Quand nous rentrerons, nous aurons cette discussion. »
« Quelle discussion ? »
« Celle à laquelle vous tenez tant depuis hier soir. » dit-elle dans un clin d'œil qui déstabilisa Emma
« Parce que vous n'en avez pas besoin vous de cette discussion ? »
« Pas vraiment. »
La réponse assomma Emma. Etait-elle si coincée ? Parce que Regina semblait prendre la chose mieux qu'elle. Devait-elle s'inquiéter de devoir se poser autant de questions ? Ou est-ce que Regina feignait-elle une décontraction de façade ? Peut-être était-elle aussi angoissée qu'elle mais ne le montrait pas ?
« Maman, maman ! On a trouvé un truc ! »
« Alléluia ! » lança Emma en levant les mains au ciel, ce qui fit sourire Regina
Elles entrèrent dans la boutique qui sentait le vieux livre et la poussière, et virent Evelyn feuilleter assidument un livre à la couverture usée et aux couleurs passées. Regina rejoignit sa fille et posa ses mains sur ses épaules « Qu'as-tu trouvé ? »
« C'est un vieux livre de contes. »
« Les contes ? Je pensais que … »
« Henry m'en a fais lire, et je dois dire que j'aime assez. Certains rejoignent la fantaisie de Verne. » Regina sourit alors et déposa sur le haut du crâne un tendre baiser à sa fille
« Prends-le. »
« Mais tu sais même pas le prix. Il est pas donné. »
« Prends-le. » répéta Regina, sûre d'elle, avec un sourire plus assuré encore. Puis elle jeta un œil vers Henry qui avait amené sa mère vers une allée de livres « Tu les aimes bien ? »
« Oui. Et toi ? »
« Aussi. » lui assura-t-elle dans un sourire « Ou penses-tu que cela va nous mener ? »
« Loin j'espère. » lui répondit la jeune fille qui se tourna vers elle « C'est le destin. »
« Ah vraiment ? »
« Je pense oui. Qui aurait cru sinon qu'une femme telle que toi rencontre sur son chemin, dans une ville comme New-York, une femme telle qu'Emma ? »
« Et qu'est-ce qu'est c'est sensé vouloir dire ? »
« Bah tu accorderas que vous êtes une peu comme … Le yin et le yang. »
« Le yin et le yang ? »
« 2 forces opposées mais complémentaires. Les opposées s'attirent mais vous … c'est plus que de la complémentarité ou de l'attirance. C'est … passionnel. »
Regina haussa les sourcils « Ah oui ? Tant que ça ? »
« Je n'y connais pas grand-chose en amour tu avoueras mais … Quand je vous ais vu les premières fois … J'ai tout de suite compris. »
« Compris quoi ? »
« Que c'était évident. Que l'amour était évident quand c'était le bon. »
« Pas si évident que ça puisqu'Emma et moi ne l'avons pas vu. »
« Oui mais ça c'est parce que nous ne cherchiez pas. Maintenant, vous vous êtes trouvées. »
« Je l'espère ma chérie, je l'espère. » dit-elle en fixant Emma
Une fois sortis de la librairie, tous se dirigèrent vers le Rockefeller Center où ils s'arrêtèrent un long moment, boisson chaude en mains, pour regarder les patineurs flânant sur la glace.
« Vous savez patiner ? » lança Emma au Mills
« Oh oui, tous les hivers nous essayons de nous trouver du temps pour venir ici. Et vous ? » répondit Evelyn
« On avait l'habitude de patiner sur les petits lacs gelés de Storybrooke. Mais rien de comparable à cette immense patinoire. » lança Emma en tendant les bras vers la patinoire
« Et bien, il faudra y venir ensemble. » conclut Regina dans un sourire charmeur qui fit sursauter le cœur d'Emma
« Pour sur ! » répondit la belle blonde
« Maman, on peut aller chercher des marrons ? » lança Henry, trépignant littéralement sur place
« D'accord, d'accord. Tiens. »
Elle lui donna un billet de 10$ avant que les enfants ne disparaissent, laissant les 2 femmes seules sur leur banc. Regina se rapprocha de la belle blonde, jusqu'à coller son épaule contre la sienne.
« Vous … Vous avez froid ? » balbutia Emma
« Un peu. » Emma ne savait pas quoi faire. Pourquoi se retrouvait-elle si empotée face à Regina ? « Détendez-vous Emma, je n'ai guère l'habitude de m'épancher en public. »
« Hein ? Oh … Oui, c'est sûr … Moi non plus. »
Regina posa alors sa main sur celle d'Emma « Alors pas d'inquiétude. Nous avancerons doucement. »
Emma la fixa alors « Y'a qu'à moi que ça fait ça ? Je veux dire, ça semble si … normal pour vous. »
Regina sourit « Disons que j'ai eu plus de temps pour me faire à l'idée qu'une femme telle que vous pouvait me plaire. »
« Je … Je suis désolée. »
« Pourquoi ? »
« Pour ne pas avoir vu … les signes. »
« Je les ais bien cachés. » dit-elle avec le sourire « Mais je n'ais plus à le faire maintenant. »
« Alors, vous avez aucun problème avec ça ? »
« Avec quoi ? »
« Le fait de sortir avec une femme. »
« C'est ce qui vous pose problème ? Que je sois une femme ? »
« Non, non. Je … Vous me plaisez aussi, vraiment beaucoup et … Enfin, j'ai jamais ressenti ça … Encore moins pour une femme. J'ai jamais eu l'idée de … Sortir avec une femme. Et là, je me retrouve complètement paumée. Vous semblez tellement plus sûre de nous que moi. »
« Peut-être l'âge ou la maturité. J'ai donné beaucoup dans mes anciennes relations, mais aucune ne m'a amené où je pense que la notre pourra nous amener. »
« Ou ca ? »
« Au bonheur. Le véritable, le pur, le profond bonheur. Je me trompe peut-être, et le temps nous le dira mais, je crois sincèrement que nous sommes ensemble pour une bonne raison. »
« Une sorte de destin ? »
« En quelque sorte oui. C'est vous qui m'avez parlé de cette chose, cette fatalité qui nous contrôle : nous rencontrons des personnes, faisons des choses pour une bonne raison. C'est pour cela que j'appréhende notre relation certainement plus sereinement que vous. J'imagine que tout se passera bien, même si je sais qu'il y aura des hauts et des bas, comme dans tout couple. Mais je crois que nous passerons ces épreuves, plus fortes encore. »
« Quand vous parlez de nous comme ça, ça donne envie. » s'amusa Emma
« Je ne demande que ça : avoir envie. Envie d'aimer de nouveau, de faire confiance, de partager. J'ai mis longtemps cela de coté car je m'en croyais incapable … Puis vous êtes arrivée et vous avez tout remis en cause, même si vous n'en étiez pas consciente. »
Emma sentit une vague de chaleur l'envahir et soudain, elle fixa son regard sur les lèvres pulpeuses de la belle brune. Sans s'en rendre compte, elle s'humecta les lèvres du bout de sa langue et soudain Regina approcha son visage du sien « Qu'est-ce que vous attendez pour m'embrasser Emma ? »
Cette phrase avait été presque murmurée mais Emma en entendit le moindre petit mot, n'en perdant pas une miette. Elle pourrait écouter des heures cette voix rauque et suave susurrer son prénom. Elle imagina soudain une nuit d'hiver dans les bras de la belle brune, leur corps soudés par la sueur d'ébats nocturnes intense. Elle imaginait la langue de Regina, curieuse, prendre possession de son être, tout son être, annihilant sa volonté, lui faisant perdre pied, comme à cet instant où les lèvres de Regina appelaient les siennes dans un échange brutal.
Et c'est ce qu'elle fit : elle scella leurs lèvres dans un baiser fiévreux, où les langues s'enroulèrent l'une avec l'autre, étouffant quelques gémissements sourds. En pilote automatique, Emma laissa ses mains déboutonner la veste de Regina avant de se glisser dessous, trouvant la chaleur du corps de Regina plus excitant encore.
La belle brune n'était pas en reste, ayant attrapé le col de la veste d'Emma afin de ne pas rompre tout de suite le contact. C'était comme si chacune se nourrissait de l'essence vitale de l'autre par ce baiser : plus il durait, plus elles en voulaient. Des images peu chastes virevoltèrent dans l'esprit de chacune, les langues entamèrent un ballet intense et frénétique, tout comme leur respiration qui devenait anarchique. C'était comme un baiser d'adolescent, un premier baiser dans lequel on mettait toute son ardeur, tout son être.
Et quand elles se séparèrent par manque d'air, c'est essoufflées qu'elles se retrouvèrent l'une contre l'autre. Elles collèrent leur front l'un contre l'autre « Si c'est toujours aussi passionné entre nous, je serais sur les rotules très vite. » s'amusa Emma
« Tu n'as aucune idée de ce dont je suis capable alors. »
Elles échangèrent un sourire alors « J'ai hâte de le découvrir. »
« Hm hm … On vous dérange ? » lança Evelyn
Et si Emma s'écarta rapidement, camouflant son visage dans son écharpe, Regina ne fit que sourire, tout en gardant une main sur le col d'Emma « Non plus maintenant. »
Evelyn et Henry échangèrent un regard « C'est dégoutant … »
« Tu l'as dit. » confirma Henry, ce qui fit éclater de rire Regina et Emma
Les enfants vinrent alors se confiner entre leurs 2 mères et c'est ensemble qu'ils grignotèrent les marrons en regardant les patineurs exécuter pirouettes et arabesques sur la glace. Ce n'est que lorsque le soleil disparut, que la température chuta, incita Regina, Emma et les enfants à rentrer ensemble, les bras chargés de cadeaux pour Noel.
Regina et Evelyn insistèrent pour qu'Emma et Henry restent pour diner. Evidemment, il ne fallut pas insister longtemps et les Swan acceptèrent. Et alors que les enfants étaient à l'étage pour emballer les premiers cadeaux, Regina, accompagnée d'Emma, était dans la cuisine, préparant assidument le repas, Regina ayant donné sa soirée à Granny. Et en voyant le savoir faire de la jolie brune, Emma fut impressionnée « Tu es douée … »
« J'adore cuisiner, même si ces dernières années je n'ai guère eu le temps de le faire. »
« Tu es ta propre patronne, pourquoi ne jamais te donner de vacances ou au moins de congés pour être avec ta fille ? »
« Parce que le travail est mon refuge. »
« … »
« Quand je suis mal, angoissée, ou simplement stressée, être derrière mon bureau est salvateur. C'est ainsi que j'ai pris, au fur et à mesure, l'habitude de m'y cacher, au détriment de ma fille parfois. »
« Mais plus aujourd'hui ? »
« Plus aujourd'hui. Je ne referais plus la même erreur. »
« Pourquoi ? »
« Parce qu'avant, cette erreur m'a couté mon mariage et une relation à laquelle je tenais beaucoup. J'ai aussi failli perdre ma fille et ça, c'est impensable. Si j'ai construit cet empire c'était pour assurer à ma fille un bel avenir. Mais en fait, je ne profitais ni de ma fille, ni de l'avenir prospère que je nous offrais. »
« Je vois … »
« Mais maintenant, tout cela va changer. Mon magazine peut tourner sans ma présence quasi constante, je vais en profiter pour redécouvrir les joies maternelles avec ma fille. Elle est à un âge où il faut partager avec sa mère, il faut parler, échanger … Si je ne me ressaisi pas, elle s'éloignera de moi, et je ne pourrais plus revenir en arrière. Et puis … Il y a toi. Toi et Henry maintenant. »
Emma s'approcha alors « Ah oui ? Développe. »
« Je n'ai plus envie de passer à coté de ma vie de mère, mais aussi et surtout à coté de ma vie de femme. Comme je l'ai dis, j'ai perdu deux amours à cause de mon entêtement et ma fuite. Mais aujourd'hui, avec toi, je n'ai plus envie de fuir. A vrai dire, j'ai même envie de rattraper le temps perdu avec toi. »
« Ca, ça m'intéresse … » dit-elle en posant ses mains sur les hanches de la jolie brune « Rattraper le temps. »
« Et toi, qu'espère-tu avec moi ? »
Emma fut prise de cours par la question et se figea « A vrai dire … J'en sais rien. Tout ce que je sais c'est qu'avec toi, j'ai envie de pleins de choses, de revivre. New-York était une grande aventure pour nous, et jamais je n'aurais cru en avoir autant. » sourit-elle « Alors je prends au jour le jour, on verra bien vers où ça me mène. »
« Une sorte de Carpe Diem revisité. »
« En quelque sorte oui. » s'amusa Emma
Un léger silence s'installa avant qu'Emma ne rêve une nouvelle fois des lèvres de la plantureuse brune devant elle. Mais qu'elle ne fut pas sa frustration quand Regina s'écarta pour retourner à ses fourneaux. Elle leva alors les yeux au ciel, se maudissant d'être sous l'emprise de cette femme diabolique qui semblait bien mieux contrôler les choses qu'elle-même.
« Tu peux me passer les patates ? » lança Henry
Evelyn lui servit bien gentiment le plat, sous les regards amusés mais aussi envieux de leurs mères respectives.
3 jours. Cela faisait 3 jours qu'Emma et Regina avaient officialisé leur union auprès des enfants et donc 3 jours qu'elles se ne cachaient plus.
3 jours aussi qu'Emma et Henry étaient invités tous les soirs à diner chez les Mills. Regina avait repris le travail, tout comme Emma, mais elle mettait un point d'honneur à garder ses soirées pour sa fille, mais aussi pour les Swan. Car si Emma et elle étaient amenées à une relation plus sérieuse, elle désirait en apprendre un peu plus sur Henry.
Ainsi, tous les soirs maintenant depuis 3 jours, les Swan, venaient manger chez les Mills. Et si cela ne dérangeait absolument pas Regina de cuisiner pour 4 personnes, Emma, elle, aurait aussi aimé participer en invitant les Mills quelques fois. Mais les choses étaient compliquées : Emma n'avait pas toujours le temps avec son travail, de préparer ce qu'il fallait pour recevoir. Ainsi, Regina s'était proposée et cela ne semblait pas la déranger le moins du monde, surtout qu'elle avait une aide précieuse en la personne de Granny qui l'aidait bien volontiers.
Et cette soirée encore serait placée sous le signe d'un bon repas, suivi d'une soirée DVD. Soirée ordinaire et peu affriolante, mais cela suffisait amplement aux 2 jeunes femmes. Elles se plaisaient ainsi à imaginer une vie de famille quotidienne faite de petites soirées avec les enfants, de repas animés autour de discussions aussi variées que la politique, le quotidien, l'école … Tout cela dans la joie et la bonne humeur, agrémenté par quelques regards langoureux, baisers volés, et gestes affectifs discrets des 2 jeunes femmes.
Elles se laissaient porter par cette relation au gré des jours, sans vraiment se poser de question. Et Noel approchant, l'esprit qui l'accompagnait les rendait plus rêveuses que jamais sur un avenir ensemble.
« Tiens, je ramène les verres. » lança Emma en voyant Regina commencer la vaisselle « C'est Granny qui doit être heureuse aussi du fait qu'on soit là tous les soirs. »
Regina sourit « Certes. Pour toutes les fois où elle a sacrifié ses jours et nuits me permettant de vivre dans mon bureau … Je lui dois bien quelques verres lavés. »
« Dis donc … On a pas encore fait de soirée … entre nous. »
« Ne venons-nous pas d'en faire une ? »
« Non, je veux dire, rien que toutes les 2. Comme … Un rencard en somme. »
Regina posa ses mains sur le rebord de l'évier et leva le nez, comme si elle réfléchissait « Nous avons déjà diné ensemble 2 fois non ? »
« Ouais, mais à l'époque on était pas ensemble. »
Regina sourit alors « Certes. Donc … Tu veux un rencard ? » dit-elle amusée
« J'aimerais qu'on se retrouve toutes les 2 seules autour d'un bon repas qui ne serait pas fait par nos mains. »
« Un rencard donc. »
« Un rencard. Alors ? »
Regina se remit à la vaisselle « Très bien. »
« Quoi, c'est tout ? « très bien » et rien d'autre ? »
« Tu aimerais que je saute sur place d'excitation ? »
« J'en sais rien, j'espère un peu plus d'enthousiasme en tout cas. »
Regina laissa la vaisselle de coté avant de se tourner entièrement vers Emma « Ce n'est pas parce que je ne le montre pas que je ne le suis pas. »
« Et comment je suis sensée le savoir moi ? J'ai pas encore le manuel du « comment comprendre Regina Mills ». Excuse-moi d'être assez curieuse quand tout dans cette relation est nouveau pour moi. »
« Désolée. »
« Ca semble si simple pour toi. »
« Parce que j'ai envisagé un « nous » depuis bien plus longtemps que toi. »
« J'étais complètement à la masse hein … »
« Oh c'est ce qui fait ton charme … » dit-elle lascivement avant de s'approcher et de lui déposer un timide et léger baiser sur les lèvres avant de rejoindre le salon.
Emma leva les yeux au ciel avant de rejoindre le petit salon où Regina l'attendait devant l'âtre. Elle s'agenouilla alors à son tour et fixa avec attention et envie la jolie brune dont le feu donnait des reflets donnés à sa chevelure : elle était magnifique, splendide, superbe … Emma manquait de qualificatifs pour décrire une femme comme Regina Mills. D'ailleurs, elle se demandait bien ce qu'elle pouvait lui trouver, elle qui en était si différente.
« Quelque chose te plait ? »
La question sortit Emma de sa contemplation et se rendit compte que Regina ne la regardait même pas, ses yeux comme hypnotisés par les flammes dansantes entre les buches.
« Pa… Pardon ? »
« A quoi penses-tu ? »
« Je … Je me demandais … Ce que tu faisais avec une fille telle que moi. » conclut-elle presque timidement
Regina se tourna vers elle alors « Comment ça ? N'est-ce pas évident ? »
« … »
La jolie brune lui offrit alors un sourire rassurant tout en posant une de ses mains sur les siennes « Emma. Ce qui m'attire en toi est justement cette part qui m'est inconnue, ton exotisme. »
« Mon exotisme ? Genre noix de coco ? »
Regina laissa un petit rire s'échapper d'entre ses lèvres « Si on peut dire. J'aime toutes tes différences. Quel intérêt de se mettre avec quelqu'un qui vous rappelle constamment ce que vous êtes ? Je crois que j'avais besoin de ce petit vent de folie dans ma vie. Et tu es apparue. »
Emma lui sourit « Comme par magie ? » s'amusa-t-elle
« Oui comme par magie. J'ai mis du temps, et il aura fallu aussi que ma fille m'ouvre les yeux … Pour que je me rende compte de ce que j'avais devant les yeux. »
« J'ai été si aveugle que ça … Pourquoi Henry ne me l'a pas dit ?! »
« A ce que j'en sais, il semblerait qu'il ait été aussi aveugle que toi. Peut-être qu'il n'imaginait pas, tout comme toi ou moi, que nous puissions être plus que de simples amies. » Emma lui sourit alors et s'approcha un peu plus, posant une main légère sur sa hanche « A vrai dire … Personne n'aurait cru que la noix de coco serait mon parfum préféré. »
Elles éclatèrent de rire soudain avant que Regina ne l'attrape par le col et ne pose ses lèvres sur les siennes, avant d'approfondir l'échange par une langue voluptueuse et des mains curieuses dont le bout des doigts glissait subrepticement sous la chemise de la belle blonde, frôlant sa peau qu'elle sentait tressaillir sous son épiderme.
Elle sourit contre ses lèvres et fit courir ses mains jusqu'à son dos, les remontant légèrement jusqu'à buter contre le soutien-gorge. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'elle s'écarta des lèvres d'Emma, dont le visage aux yeux clos, n'aspirait qu'à gouter un peu plus sa saveur.
« Il faut que tu saches. » lui murmura-t-elle
« Hm ? »
« Je ne couche jamais avant le 5ième rendez-vous. »
A ces mots, Emma ouvrit grand les yeux et la fixa « Qu… Quoi ? 5ième ? Mais … »
« Mais pour toi, je ferais une exception, et n'attendrais que le 3ième. » sourit malicieusement Regina
« Hm … 3ième ? Si on compte les 2 que nous avons déjà eu, ça veut dire que notre prochain rencard … »
« Nuh nuh. Rendez-vous officiels en tant que couple, et pas amies. »
« Mais c'est une éternité ! »
Regina haussa un sourcil « Voyez-vous cela. Emma Swan serait-elle impatiente ? »
Prise en faute, Emma fit une moue boudeuse « C'est juste que … »
« Emma … Quand le temps sera le bon, il viendra en temps voulu. Pour l'heure, prenons les choses dans l'ordre. »
« Oui c'est vrai. Alors … Plus de câlins ? » minauda Emma
Regina lui sourit en lui caressant le visage « Nous pouvons toujours mais … En gardant une certaine retenue. »
« Autant dire que ça sera un supplice, voire littéralement une torture. »
Pour toute réponse, Regina se pencha sur elle et l'embrassa tendrement « Une douce torture. Pour le bien de tous. Bruler les étapes ne serait pas pour le mieux. »
« Je sais. »
« Nous pouvons flirter, débuter ainsi et voir où cela nous mène. Il ne sert à rien de bruler les étapes, je suis là et je ne compte pas m'envoler, ni toi non plus d'ailleurs. »
« Exact. »
« Alors ne voyons pas d'urgence ici et profitons. »
« Là maintenant, j'ai envie de profiter de tes lèvres … »
Regina sourit alors face à l'immaturité parfois de la jolie blonde et ne pu s'empêcher de déposer des dizaines de légers baisers sur son visage, n'oubliant évidemment pas ses lèvres « Il se fait tard. »
« Tu as raison. Au fait … Merci pour Noel. »
« Pourquoi cela ? »
« Vous n'étiez pas obligées de nous inviter. »
« Non sens. Noel est une fête de famille. » lança naturellement Regina, ce qui gonfla le cœur d'Emma
« Sérieusement, je ne sais pas comment j'ai fais pour passer à coté de toi si longtemps ! » dit-elle en lui prenant le visage entre ses mains et en l'embrassant chastement
« Il est tard … » soupira Regina, sentant que si les lèvres d'Emma touchaient une fois de plus les siennes, elle ne répondrait plus de rien
« Je sais. Je vais chercher Henry. »
Elles se levèrent alors puis montèrent à l'étage où elles trouvèrent les enfants endormis : Evelyn sur son lit et Henry au pied de celui-ci, un livre sur ses jambes en tailleur. Les 2 jeunes femmes se sourirent alors « Je peux pas le laisser comme ça … »
« Si tu ne veux pas faire de route, je peux vous offrir le gite et le couvert. »
« C'est gentil mais … »
« La chambre d'amis est juste à coté. » la coupa Regina en lui montrant effectivement une porte juste à coté de la chambre de la jeune fille.
Emma se mordit légèrement la lèvre avant de soupirer « Ok. »
La jolie blonde essaya de transporter son fils, mais au vu de son poids et sa taille, elle laissa tomber et préféra le secouer légèrement « Henry … Hey Henry, lève-toi chéri … »
Et tel un zombie, les yeux à peine ouverts, il se leva, soutenu par sa mère qui le guida vers la chambre où il s'écroula sur le lit. Il ne lui fallu pas 30secondes avant de replonger dans un profond sommeil, durant lequel elle lui enleva chaussures et pull.
« Bien, si tu as besoin de quoique se soit. »
« Merci. A demain. »
« Bonne nuit. »
Regina lui sourit et referma la porte avant qu'Emma ne se déshabille pour ne se laisser qu'une culotte et son débardeur, avant de se glisser sous les draps, rejoignant bientôt son fils au pays de Morphée.
Le lendemain, ce fut Henry qui fut surpris de se trouver dans une chambre qui lui était inconnue, et encore plus quand il découvrit sa mère profondément endormie. Il se leva alors discrètement et sorti de la pièce pour sentir une douce odeur sucrée envahir ses narines. Guidé par ces effluves, il descendit jusqu'à la cuisine pour y découvrir une Regina matinale, enroulée dans un peignoir en satin « Bonjour Henry. »
« Bonjour. Pourquoi … Pourquoi je me suis réveillé ici ? » lança-t-il, encore passablement endormi
« Ta mère était fatiguée et toi, visiblement endormi. Nous avons décidé de vous faire dormir ici pour profiter de votre nuit. »
Sans savoir pourquoi, ce fait le ravit. Il s'approcha alors « Qu'est-ce que c'est ? »
« Œufs brouillés et bacon. Des pancakes sont faits aussi. »
« Woah. On a ce genre de petits déjeuners que les week-ends ! » dit-il enthousiaste
« Et bien je suis ravie de pouvoir satisfaire ton estomac ce matin. » Henry lui sourit avant de la fixer « Quoi ? »
« Rien… C'est juste que … Je suis heureux que ma mère et vous soyez ensemble. »
Regina répondit à son sourire par un plus chaleureux aussi « Si tu veux que l'on entretienne de bons rapports tous les deux, je ne te demanderais qu'une chose. »
« Laquelle ? »
« Que tu me tutoies. J'ai l'impression d'être une de ces marâtres que l'on peut voir dans les contes de fées. »
Henry rit alors en imaginant la scène avant de remercier la jeune femme quand cette dernière lui servit une part d'omelette et une tranche de bacon grillée. Puis elle lui servit un verre de jus d'orange. Henry était aux anges « Vous …pardon, tu aimes vraiment ma mère ? »
La question fut abrupte mais Regina s'attendait un jour à ce qu'elle évoque le sujet avec le petit garçon. Car du haut de ses 13 ans, même s'il semblait intelligent et mature, il n'en restait pas moins qu'il était un fils avant tout, qui aimait profondément sa mère et qui la protègerait coute que coute. Elle soupira alors et s'accouda au plan de travail « Oui. J'aime profondément ta mère. Je tiens à elle, et à toi aussi. Même si ce n'est pas mon rôle premier, sache que je tiens aussi beaucoup à toi, et votre bien être à tous les 2. Nos vies peuvent être compliquées parfois, mais je te promets de toujours faire ce qu'il faut pour que vous soyez heureux. »
Rassuré, Henry quitta son assiette pour faire le tour du plan de travail, avant d'enlacer la jeune femme qui, surprise, se figea tout d'abord, avant de se relaxer et de le prendre à son tour dans ses bras « Je crois que ça peut marcher tous ensemble, comme une famille je veux dire. »
Regina sourit « Je le crois aussi. »
Puis Henry se dégagea avant de se retrouver son assiette. Ce n'est qu'une dizaine de minutes plus tard qu'Evelyn montra le bout de son nez, à peine surprise de voir Henry ici aussi tôt. Après quelques tendresses auprès de sa mère, elle vint s'asseoir aux cotés d'Henry et c'est dans un certain calme que chacun déjeuna sous le regard attendri de Regina.
Quand Emma ouvrit les yeux, pour une fraction de seconde, elle se demanda où elle était. Puis son esprit remit les pièces du puzzle ensemble : sa soirée avec Regina et les enfants, les câlins près de la cheminée et … Henry endormi dans la chambre d'Evelyn. Ca y est ! Elle se souvenait. Elle tourna alors sa tête sur le coté pour ne voir qu'un espace et un oreiller vide.
Elle se redressa alors et s'habilla promptement. Au contraire de son fils, ce n'est pas l'odeur sucré qui l'attira, mais les rires cristallins qui s'échappaient du rez-de-chaussée. Elle descendit discrètement jusqu'à la cuisine et passa un regard dans la pièce et ce qu'elle y vit lui gonfla le cœur si fort qu'elle pensait s'envoler et que ses pieds quittent le sol : Regina semblait s'amuser avec les 2 ados en concoctant un gâteau. Chacun avait de la farine sur le visage et les mains pleines de pate à gâteau. Voir henry rire à gorge déployée lui emplissait le cœur de multiples papillons gravitant autour d'elle.
Quand elle décida de se montrer, la jovialité ne quitta ni les enfants, ni Regina qui accueillit l'arrivée de la jolie blonde par un immense sourire chaleureux « Tiens donc. Qui nous fait le plaisir de montrer enfin sa frimousse. »
« Bonjour. » Emma fit des clins d'œil aux enfants avant de se poster devant Regina et de tapoter de son index le bout du nez enfariné de la belle brune « Cuisine ? »
Regina lâcha un hoquet amusé « En quelque sorte oui. »
« On fait des crêpes ! » lança Henry
« Oh voyez-vous ça … Des crêpes huh … Je pourrais gouter ? »
« Evidemment. »
« En attendant, j'aimerais gouter à autre chose … » lança timidement Emma en enlaça Regina et initiant un mouvement pour embrasser la jeune femme. Mais elle fut coupée dans son élan par des « Erkkk » d'Evelyn et Henry. Regina, amusée, lui sourit avant qu'Emma n'hausse un sourcil « Quoi ? »
« Bon, je vais me doucher moi ! » lança Evelyn
« Ouais et moi … Je vais t'attendre dans la voiture. »
Enfin seules, les jeunes femmes purent se laisser aller à quelques gestes tendres « Je comprends pas pourquoi ils sont dégoutés … C'est tellement bon de t'embrasser. » s'amusa Emma
« Oui j'imagine. Alors tu repars ? »
« Faut que je me douche. »
« Tu peux la prendre ici. »
« Et que je me change. »
« Je peux te donner des affaires. »
« Et qu'Henry fasse de même. »
« Ah oui … »
« Dommage que tu n'es pas eu un garçon aussi, ça aurait réglé la chose. »
Regina lui sourit avant de remettre une mèche de cheveux derrière l'oreille de la jolie blonde « Tu reviens ? »
« Tu veux ? »
« J'ai fais des crêpes. »
« Elles peuvent se garder. »
« J'ai envie que tu reviennes aujourd'hui. »
Emma l'embrassa sur la joue « Ah oui ? »
« Oui »
Puis ses baisers cascadèrent sur l'arête de sa mâchoire, puis dans son cou, avant qu'elle ne joue mutinement avec le lobe de l'oreille de Regina, du bout de sa langue. Quand elle entendit un discret soupir, elle sourit avant d'accompagner son geste de mains plus curieuses et tendres. Ses mains glissèrent doucement de ses hanches pour attraper les fesses rebondies de Regina qui sursauta de surprise en sentant une pression, amenant son corps contre le sien.
« Emma … » grommela Regina
« Regina … »
« Henry t'attend dans la voiture. »
Emma grogna de frustration avant de s'écarter « C'est pas juste. »
« Lave-toi et revient pour déjeuner. »
« Dis-moi que tu ne veux plus que je quitte cette maison, et je déménage de suite pour vivre ici. »
« Ne sois pas si impatiente. De plus, nous avons beaucoup de choses à faire. »
« A oui ? »
« Noel est dans 2 jours Emma, et j'ai besoin de préparer au moins les repas. »
« Ce que tu es prévoyante. »
« Ne te moque pas. Tu m'en reparleras quand tu gouteras ma dinde à l'orange. »
« Tu sais que je peux partager aussi et faire le dessert ? »
« Oh mais je compte bien te faire participer … Y compris pour le dessert. »
Au double sens de la phrase, le visage d'Emma tourna rouge pivoine. Elle détourna le regard « Hm oui bon … Euh … On … Je vais y aller, Henry m'attends. »
Devant la gêne palpable de la jeune femme, Regina s'amusa. Elle l'embrassa rapidement sur la joue avant de lui donner une tape sur les fesses pour la pousser vers la sortie « Allez, file ! A tout à l'heure. »
Emma lui envoya un clin d'œil tout en lui tirant la langue avant de s'éclipser et de laisser une Regina rêveuse. Oui les choses semblaient aller pour le mieux. Si Regina s'était une seconde doutée de la tempête qui allait gronder sous peu sous son toit, elle aurait profiter d'Emma sans la lâcher une seule seconde.
Et tout démarra par une simple sonnerie de téléphone …
TBC
Next : un quotidien qui s'installe, une neige capricieuse, une visite inattendue, un stress naissant, des explications nécessaires ... Dans le prochain épisode !
