Disclaimer : L'Univers et les personnages d'Harry Potter appartiennent à JKR.

Paring : Draco/Harry

Rappel: Cette histoire est FINIE. Elle compte 1 prologue, 13 chapitres et 1 épilogue !

AVERTISSEMENT : LEMON ! LÀ, MAINTENANT, TOUT DE SUITE.
A RÉSERVER A UN PUBLIQUE AVERTI.

RAR :

Kisis : Qu'est-ce que tu veux, Harry est un adolescent qui doute… c'est débile, cette espèce là ^^ Et puis sincèrement, si tout était allé bien tout de suite, c'aurait été un peu fade, non ? Bon, je ne dis pas que là c'est le Nirvana, mais personnellement je n'aurais pas pu finir si « facilement » x) En tout cas j'espère que tu apprécieras mieux ce chapitre-ci ! Bonne lecture :)

Carotte : Un imbécile, hein ? Je crois que tout le monde a été d'accord là-dessus ! x) Par contre la dépression… pas tout de suite, hein… Enfin, tu vas voir ça ! ^_^ En tout cas profite bien de ce chapitre, parce que c'est le dernier ! :)

Black-Rabe : Hi ! Contente que tu aimes ma façon d'écrire, même si le déroulement de l'histoire ne t'apparaît pas spécialement juste ^^ En fait je crois qu'au vu de ce que j'ai écrit précédemment, cette longueur est mon record ! (Que des OS, et certains très courts… ^^) Mais je tente de « combattre » ça, si l'on peut dire. J'ai quelques idées de fics à chapitre et j'essaye d'être la plus juste possible dans l'évolution de l'histoire à chaque fois ^_^ Et c'est avec des reviews comme ça que je garde le courage qui m'est nécessaire xD En tout cas, je te souhaite une bonne lecture :)

Guest : Effectivement, ça tient grave la route ! xD Je suis flattée que ce chapitre t'ait autant enthousiasmé, en tout cas ! ^_^ Et voilà le 13e (et dernier…) chapitre ! Bonne lecture :)

Et l'éternel remerciement à tous ceux qui m'ont encore ajoutée en favoris/follower ! :D

Enjoy ! ;)

. . .


- 13. La Fin -

Harry n'arrivait pas à fermer l'œil. Il avait un poids dans l'estomac et la gorge nouée. Il avait froid et chaud à la fois. Il ne se sentait vraiment pas bien. Il fit glisser sa main sur ses draps froissés, combien de temps cela faisait-il qu'il n'avait pas passé la nuit ici ? Il ferma les yeux, le visage crispé, la mâchoire contractée. Il n'avait aucune idée de l'heure qu'il était.

Il rouvrit brusquement les yeux. Ils étaient humides, mouillés. Il en aurait crié de rage. Mais il se contenta de se redresser sur son matelas et de passer les mains sur son visage. Il mit les pieds à terre et enfila le pantalon qui trainait là. Sur sa table de nuit il prit sa baguette et incrusta un mot, unique, sur un morceau de parchemin. Désolé. Les larmes aux yeux il le déposa sur la table de chevet de Ronald et passa un pull avant de quitter le dortoir. Il était trop tard pour croiser quelqu'un, il ne prit pas la peine de prendre la carte. A moins qu'il n'eut simplement pas les idées assez claires pour y penser.

Tout le chemin durant il se demanda ce qu'il faisait là. La vision brouillée par les larmes retenues, il ne savait pas si c'était vraiment une bonne idée. D'ailleurs, il était sûr que ce n'en était pas une. C'était le truc le plus stupide qu'il n'eut jamais fait. Bien sûr il avait déjà fait ce même chemin quelques jours auparavant, mais il savait qu'à son arrivée la chambre serait vide. Aujourd'hui…

Il s'arrêta devant la porte fermée d'un mot de passe. Un seul petit mot qu'il connaissait par cœur. Et si Draco l'avait changé ? Et s'il se retrouvait coincé dans ce couloir ? Et si…

-Némésis.

Sa voix était sourde, presque tremblante, mais la porte se déverrouilla. Alors il appuya sur la poignée et poussa doucement le battant. Il referma derrière lui aussi discrètement qu'il put.

-Lumos.

Le murmure lui permit de porter son regard sur le lit occupé. Draco lui tournait le dos, les bras sous l'oreiller. Harry resta là, immobile, incapable de savoir quoi faire. Alors il prit le siège du bureau du Serpentard, le tourna vers le lit et s'assit, genoux repliés sur le torse. Les larmes le submergèrent de nouveau, en silence. Il se sentait… tellement perdu…

.

Draco se sentit tirer du sommeil sans raison apparente. Il fronça les sourcils, yeux clos. On ne se réveillait jamais sans raison. Pas au beau milieu de la nuit. Il ouvrit les yeux et se retourna pour voir son réveil. A peine minuit et demi… Il retint sa respiration, tendit l'oreille. Il était persuadé d'avoir entendu quelque chose. Quelque chose comme… un reniflement ? Prudent, il allongea la main jusqu'à sa table de chevet où il se saisit de sa baguette.

-Lumos…

Il sursauta, tout comme Potter quand la lumière arriva jusqu'à lui. Le temps sembla s'arrêter. Et puis Draco se redressa, se frotta brièvement les yeux.

-Harry ?

-Je…

La voix du Gryffondor se serra, tout comme le cœur de Draco quand il comprit qu'il pleurait. Il se leva et vint vers lui en moins de temps qu'il en aurait fallut pour le dire, puis il le prit dans ses bras. Harry se leva, dans un sursaut d'énergie, pour serrer contre lui le corps chaud du Serpentard. Il pleura encore contre son épaule et Draco ne put que chuchoter des mots réconfortants à son oreille. Il le décolla de lui, prit son visage entre ses mains et posa son front contre le sien.

-Shh… shh…

Harry ne voulait pas ouvrir les yeux et les larmes ne le quittaient pas. Draco ne voulait plus le voir comme ça. Hésitant une seconde, peut-être plus, il prit ses lèvres entre les siennes. Il prit ses lèvres et Harry, désespéré, répondit à son baiser. Ses sanglots redoublèrent alors que Draco glissait sa langue entre ses lèvres et Harry resserra sa prise sur le corps du Serpentard.

Ils étaient affamés l'un de l'autre, ils ne respiraient plus que par intermittence. Draco commença à reculer vers son lit et ils finirent par basculer sur le matelas. Harry se laissa tourner sur le dos sous le poids du Serpentard qui descendit les lèvres dans son cou. Draco passa ses mains sous le pull du rouge et or et fut à peine étonné de ne trouver en dessous que la peau tiède du Gryffondor. Il lui retira son vêtement et fut stoppé avant de pouvoir retrouver la chaire tendre de son cou.

-Attend, Draco ! Je… Je n'ai jamais fais ça… avec un garçon…

Draco remonta une main vers son visage et caressa doucement sa joue du bout des doigts.

-Moi je l'ai fait, une fois… Souffla-t-il. Tu me fais confiance ?

Le regard d'Harry brilla un instant d'incompréhension, sans doute incertain de ce qui allait suivre. Les yeux de Draco toujours dans les siens, sa voix ne perdit pas de sa douceur.

-Tu as confiance en moi ?

Il hocha la tête, doucement, et Draco coula ses mains sur son torse. Il découvrit ses formes, le relief de ses muscles et la texture de sa peau. Harry passa les siennes dans le dos nu du Serpentard et ferma les yeux. Il soupira en sentant Draco pousser des hanches contre les siennes, presque inconsciemment. Il se sentit durcir sous son pantalon de jogging. Draco glissa ses doigts sous l'élastique, tout comme sous celui de son boxer. Il les fit tous deux glisser sur les jambes du Gryffondor qui vit son souffle se faire erratique sous le stress soudain.

-Draco… Geint-il, mal-à-l'aise alors que l'autre découvrait son érection naissance.

-Tu es beau, souffla le Serpentard.

Il fit déplacer ses doigts sur le sexe éveillé et Harry se tortilla sous la sensation. Draco replia sa main sur le membre enflé. Il monta, puis descendit, augmentant doucement la pression. Harry gémit malgré lui et Draco remonta vers ses lèvres pour l'embrasser longuement alors que sa main flattait toujours son sexe.

-A… attend… Articula le Gryffondor. Et toi…

Draco reprit ses lèvres un instant pour le faire taire et retira ses doigts avant de se redresser pour retirer son propre boxer.

-Comme ça ? Sourit-il au rouge et or.

Harry hocha la tête, à court de mots, et Draco se recoucha sur ses hanches. Ils gémirent de concert quand leurs érections se frottèrent l'une à l'autre. Harry glissa ses mains sur les fesses de Draco pour connaître ça encore. Il gémit encore et le Serpentard émit un son rauque. Il planta ses dents dans la peau halée du cou du rouge et or qui frissonna de plaisir. Draco descendit sa main jusqu'aux cuisses d'Harry et la caressa en allant vers son intimité. Il s'approcha de son anus et il sentit Harry se tendre.

-Fais-moi confiance… Souffla Draco à son oreille.

Il déplaça son autre main jusqu'à son sexe pour lui permettre de se laisser aller. Harry gémit sous ses caresses et Draco commença à insérer un premier doigt.

-Pousse un peu… Fit-il d'une voix douce.

-De… de quoi ? Réussit à dire Harry difficilement.

-Si tu pousses ça aidera.

-D'a… d'accord…

Draco sentit son doigt s'enfoncer avec plus de facilité et entendit Harry souffler doucement. Il le caressait toujours et descendit une langue tendre sur son torse frémissant. Il entama un léger va et vient de son unique doigt.

-C'est bizarre… Confia Harry, mal-à-l'aise.

-Je sais.

Le Serpentard remonta à son visage et l'embrassa tendrement. Il retira son doigt pour en réinsérer deux. Harry gémit à même ses lèvres, d'inconfort.

-Je vais écarter un peu les doigts, prévint-il doucement. Ça va tirer un peu, mais pour la suite ça va t'aider.

Son regard était doux et rassurant, et Harry se raccrocha à ses yeux. Il hocha la tête, le souffle court. Etrangement il se détendit sous l'attouchement, même s'il enfonça ses ongles dans le dos de Draco quand il sentit ses chaires tirer trop fort. Il releva malgré lui les jambes pour rendre un accès plus simple. Draco lui sentait son désir grandir à chaque seconde qui passait alors qu'il pouvait voir Harry haleter et se tordre sous lui. Il était magnifique. Le vert et argent retira ses doigts et cessa de masturber Harry qui rouvrit les yeux, comme groggy. Draco releva le bassin du Gryffondor et se présenta à son entrée. La respiration d'Harry se fit plus profonde quand il sentit le gland humide de Draco contre son anus.

-Détend-toi, souffla-t-il en s'enfonçant doucement.

Harry grimaça soudain.

-Attend, attend…

-Pousse, comme tout à l'heure.

-O… ok…

Draco reprit son pénis entre ses doigts et entreprit de le détendre alors que lui-même devait se faire violence pour rester aussi lent que possible. Harry était chaud, et étroit, et Draco était le premier à le connaître de cette façon. Il s'enfonça encore, et encore… Il gémit tant les sensations étaient intenses.

-Attend ! L'arrêta soudain Harry. Attend, encore un peu…

Draco eut un tendre sourire et s'approcha de ses lèvres.

-Je suis entré, fit-il avant de l'embrasser.

-Qu… quoi ? Haleta le Gryffondor.

-J'y suis, répéta-t-il.

-Vraiment ? Bafouilla Harry en remuant doucement sous lui. C'est… c'est pas rien… Convint-il finalement.

Draco, sourire aux lèvres, entama un lent va et vient qui les fit gémir tous les deux. Il ne lâcha pas le sexe d'Harry, plus dur encore qu'auparavant. Il appréciait le touché, et plus que ça encore. Il serra plus près de lui le corps de Draco et l'incita à revenir plus profondément en lui. Un cri lui échappa quand le Serpentard toucha un point sensible quelque part au fond. Il encercla ses jambes autour de la taille de Draco. Chaque mouvement lui arrachait un gémissement rauque et le plaisir lui montait à la tête. Le vert et argent augmenta doucement la cadence, désireux de plus de sensations. Il haletait de plaisir, il accéléra encore. Harry émit un cri rauque qui surprit le Serpentard, il se redressa pour le regarder. Le rouge et or avait les yeux fermés, des larmes perlaient à leurs bords, son cœur fit un bond.

-Je te fais mal ? S'empressa-t-il de demander, inquiet.

-T'… Haleta Harry. T'arrête pas !

-T'es sûr ?

-O… ouais ! C'est… c'est trop bon…

Le cœur de Draco s'emballa le temps d'un instant, et puis il reprit ses coups de reins, aussi profonds que possible. Il reprit le sexe de son amant et le masturba au rythme de la pénétration. Harry se cambra sous lui et il accéléra. Bientôt son amant jouit entre ses doigts et Draco sentit ses chaires se resserrer autour de son sexe en mouvement. Il accéléra encore, puis se déversa à son tour dans son corps avec un gémissement rauque. Ses forces le lâchèrent et il lui fallut un effort presque surhumain pour ne pas s'effondrer sur Harry. Il se retira doucement pour ensuite rouler à ses côtés. Ils étaient essoufflés, mais légers. Draco retrouvait lentement ses esprits, les brumes du plaisir se dissipaient doucement. Il aurait pu rester là sur ce lit pour toujours. Il sentit une main venir caresser son torse, légère. Il tourna la tête vers Harry qui le regardait tendrement.

-Comment… Commença le Gryffondor, doux sourire aux lèvres. Comment est-ce que j'ai pu penser une seule seconde… que je pouvais me passer de toi…

Draco leva une main jusqu'à son visage et caressa sa joue. Il se redressa pour mieux venir l'embrasser. Ses bras glissèrent le long de son corps pour aller enserrer sa taille et Harry ne put s'empêcher de faire de même. Ils entremêlèrent leurs jambes et finirent par s'endormir ainsi, comme en sécurité dans les bras l'un de l'autre.

.

Draco n'ouvrit pas tout de suite les yeux quand son réveil se déclencha. Ce qui s'était passé la veille était si surréaliste qu'il avait peur qu'en se réveillant tout ne disparaisse en fumée. Il avait l'impression étrange que rien n'était cohérent. Harry, assis près de son lit au beau milieu de la nuit, se repentissent du refus qu'il lui avait donné… Mais tout contre son corps il y avait la douce chaleur que devait avoir celui d'un être cher, alors il battit des paupières.

Harry était là. Il était bien là. Et il le regardait avec une telle intensité… Jamais Draco n'avait vu de regard si sincère. Il y avait quelque chose dans ses yeux, quelque chose de profondément touchant. Harry semblait heureux, mais aussi incertain… presque bouleversé. Il ouvrit doucement la bouche pour parler mais rien ne sembla vouloir en sortir. Draco pria pour qu'il ne regrette rien. Après cette nuit, il ne pourrait plus si facilement tirer un trait sur tout ce qui se bousculait dans sa tête. Harry leva une main vers son visage et replaça une mèche blonde. Il tremblait un peu.

-Je t'aime… Murmura-t-il comme le plus lourd des secrets.

Un temps passa. Une éternité… Une éternité pendant laquelle Draco sentit son cœur s'emballer dans sa poitrine et son sang réchauffer son corps tiède. Il prit Harry dans ses bras, il le serra contre lui et le laissa se perdre dans son cou. Puis il embrassa sa tempe.

-Moi aussi Harry, moi aussi je t'aime, lui promit-il tel une délivrance.

Le Gryffondor eut un rire étouffé de sanglots. Soulagé, moins perdu peut-être. Draco embrassa sa joue, puis sa mâchoire. Il alla se nicher dans le creux de son cou. Jamais ses mots ne lui avaient semblé si justes. Comme si enfin il trouvait comment nommer cette boule de chaleur dans le fond de son estomac. Comme si maintenant qu'il les avait dit, plus rien n'avait d'importance. Rien excepté le parfum d'Harry et sa chaleur tout contre lui. Ils restèrent ainsi un temps qui lui parut durer une éternité. Une bien trop courte éternité. Et puis le Rouge et Or remua entre ses bras et se dégagea doucement, étouffant un petit rire quand Draco protesta.

-Il faut que je prenne une douche… Souffla-t-il.

Le Serpentard le laissa alors docilement couler de ses bras. Il vit Harry quitter ses draps après cette première nuit d'amour et il ne put s'empêcher de s'imaginer dans un de ces films romantiques à l'eau de rose qu'il ne pouvait pas supporter. Cela le fit sourire. Harry était nu, son regard glissa jusqu'à son fessier et il se mordit la lèvre inférieure, contemplatif. Quand la porte de ma salle de bain se referma sur lui, Draco inspira profondément et se recala contre les oreillers. Il se sentait bien. Il ferma les yeux. Le son lointain de l'eau coulant dans la douche parvenait jusqu'à ses oreilles, relaxant.

Il imagina le Gryffondor dans une action si… normale, et il eut chaud au cœur. Pas seulement le fait de l'imaginer entièrement nu sous sa douche, dégoulinant d'eau et de mousse. Mais surtout le voir comme une personne entière, vivante, simple, aussi près de lui. Il avait enfin découvert le côté humain de Potter. Et il lui plaisait bien, ce côté-là. Il le rendait un peu fragile, un peu vulnérable… carrément plus sensuel. Il repensa à sa chaleur tout contre lui, à ses baisers mouillés. Et puis, il devait bien l'avouer… Harry était en ce moment même entièrement nu sous sa douche, dégoulinant d'eau et de mousse.

La porte se rouvrit et il fit de même avec ses yeux. Harry lui apparut tellement beau… Ses lunettes étaient embuées par la chaleur qui se dégageait toujours de son corps fraichement sorti de sous le jet brûlant. Elles étaient, avec la serviette qu'il avait enroulée à ses hanches, les seules à le vêtir. Draco se leva et marcha vers lui. Il le prit dans ses bras. Il sentit Harry refermer les siens dans son dos et sourire tout contre lui.

-Qu'est-ce que tu fais ? S'amusa-t-il.

-Je t'aime.

Draco embrassa son cou et Harry eut un rire léger. Comme il aimait l'entendre rire… Il sentit une de ses mains remonter dans ses cheveux, puis le souffle d'Harry contre son oreille.

-Moi aussi je t'aime.

Il se décolla de lui pour le voir et eut un doux sourire. Et puis il l'embrassa. Il se sentit bête, dans un sens. Il avait l'impression d'être… heureux pour rien. Comme si… comme si chaque seconde de sa vie lui paraissait plus sucrée. Absurde. Les secondes ne pouvaient pas être sucrées. Mais la langue de Potter caressait si tendrement la sienne qu'il se prit à sourire contre ses lèvres. Le temps pouvait bien avoir le goût qu'il voulait.

-Tu devrais te laver, toi aussi, finit par dire Harry en se reculant.

Draco haussant un sourcil et prit un air faussement indisposé.

-Tu insinues que je suis sale, c'est ça ? Fit-il de sa voix la plus aristocrate.

-T'es con, pouffa son petit ami.

Son petit ami… Il eut un sourire tendre. Il embrassa sa bouche du bout des lèvres et se rendit à la salle d'eau. Harry défit la serviette de ses hanches pour se frotter les cheveux. Il ouvrit l'armoire de Draco et sourit quand il vit que certaines de ses affaires étaient toujours là. Il prit un uniforme propre, un caleçon et des chaussettes. Il aimait l'idée de faire ça ici, alors que Draco prenait sa douche dans la pièce d'à côté. Ça avait quelque chose de presque… banal. Sa vie ne l'avait pas été assez. Il appréciait chaque instant normal de son existence. Se brosser les dents le matin était chaque fois une intense expérience. Un étouffa un rire en se passant la langue sur les dents. Il exagérait peut-être un peu. Mais se sentir vivant était un cadeau formidable du destin. Il se laissa tomber sur le matelas. Les horreurs étaient loin derrière eux, maintenant. C'était comme si rien ne s'étaient jamais passé. Comme s'ils avaient toujours été heureux… Un poids s'abattit soudain sur lui et le coupa dans le fil de ses pensées devenues mélancoliques.

-Draco !

Le Serpentard embrassait son cou, le parsemant de baisers papillons. Harry tourna la tête pour embrasser ses cheveux et roula pour échanger leurs places. Il l'embrassa. Sur la bouche. Il l'aimait bien cette idée-là, aussi.

-Debout ! Décida-t-il en se levant.

-T'as faim ? Demanda doucement Draco en se redressant sur les coudes.

Harry se retourna vers lui, sourire amusé aux lèvres. Après tout le temps qu'ils avaient passé ensemble, il n'aurait même pas dû avoir à demander pour en être sûr.

-Bien sûr que j'ai faim ! Rit-il.

Et puis quelque chose dans les yeux du Serpentard fit tarir son rire. Son regard était tendre, mais il y avait comme un fond de sincère soulagement, et les restes d'une sourde inquiétude. Il repensa alors à son manque d'appétit de ces derniers jours.

-Oh.

Et il se sentit gêné.

-T'avais remarqué ? Tenta-t-il.

-Bien sûr.

Le ton était doux, le sourire aussi. Harry revint jusqu'au bord du lit et se pencha vers son visage où il embrassa chastement ses lèvres.

-Eh bah tu vois, fit-il avec un clin d'œil. Ça va.

Il prit soudain ses mains et le tira hors du lit.

-Alors debout ! Répéta-t-il.

Et Draco, amusé et rassuré, s'habilla prestement à son tour.

.

-Tu ne manges rien ?

Les couloirs avaient été quasiment déserts. Les quelques élèves qu'ils avaient croisé n'avaient pas eu l'air de s'étonner de les voir ensemble. Mais en même temps, ça avait été le cas pendant plus d'une semaine. Ils ne devaient plus faire attention. La Grande Salle non plus, n'était pas des plus remplies. Les amis de Draco n'étaient pas encore arrivés, ils s'étaient donc tous les deux assis à la table des Gryffondor. Le fait que les amis d'Harry n'avaient pas été là non plus avait grandement aidé à cette décision. Harry s'était presque jeté sur la nourriture. Ça faisait décidément trop longtemps qu'il n'avait pas correctement mangé. Draco sourit doucement.

-Je prendrai un café avec eux quand ils arriveront, fit-il avec un signe de tête vers sa propre table.

Harry releva les yeux dans cette direction. Et puis il balaya la pièce du regard avant d'afficher une moue tout à fait adorable du point de vue du garçon assis à ses côtés.

-Tu me rappelles pourquoi on est en avance à ce point ? Demanda-t-il alors.

-J'avais mis mon réveil à l'heure pour aller réveiller Blaise.

Le garçon se retourna vers lui et ils se regardèrent un instant en silence.

-Il se sera bien levé tout seul, ajouta-t-il dans un haussement d'épaule.

-Il ne va pas être trop déçu ? S'enquit Harry en bon Gryffondor.

La question fit sourire Draco. Il était vraiment trop mignon…

-Il n'était pas au courant, répondit-il.

Le ventre d'Harry se rappela alors à lui et il se remit à manger sa brioche, comme rassuré. Draco ne se lassait pas de le regarder. Il y avait quelque chose d'innocent dans chacun de ses gestes. Dans chacun de ses traits. Jusque dans ses cheveux indisciplinables et son uniforme un peu froissé. Il ne se rendit même pas compte qu'il s'était arrêté de manger.

-Je me sens observé.

Il sourit, une fois de plus. Il avait l'impression de ne faire que ça.

-Tu l'es.

Il le vit sourire un peu, lui aussi, un peu gêné. Il porta son bol à ses lèvres et Draco continua de le regarder. Il découvrait tous ces petits détails auxquels on ne faisait habituellement pas attention. Et il tombait un peu plus amoureux encore.

-Tu es beau, souffla-t-il.

Quelques élèves arrivaient enfin. Certains étaient des Gryffondor, mais aucun ne s'assit près d'eux. Draco ne devait pas y être pour rien. Il n'y faisait même pas attention. Il se sentait encore plus stupidement heureux qu'à son réveil.

-Je me sens niais, Potter, t'as pas idée.

Il le vit sourire contre son bol, de ce sourire presque retenu qui faisait remonter ses pommettes. Il reposa son bol et se tourna pour le regarder.

-Peut-être que tu l'es, s'amusa-t-il.

Draco sourit en se passant la langue sur les lèvres. Sur celles d'Harry il y avait une fine ligne de cacao. Il passa doucement le pouce sur la trace sucrée et le Gryffondor le laissa faire. Ils se sourirent, encore. Niais était un euphémisme. Le regard du Serpentard fut attiré par quelques silhouettes familières à l'entrée de la salle et son sourire se fana, comme sa main se baissa.

-Je vais y aller, Harry, dit-il doucement.

-Mais tes potes ne sont toujours pas là… Avança Harry, incertain alors.

-Peut-être, mais les tiens si.

Le regard d'Harry se ternit.

-Oh.

Il se retourna pour les voir à son tour, puis fit de nouveau revenir ses yeux sur le garçon assis près de lui, plus pour longtemps.

-Désolé, Draco, souffla-t-il.

-Je suppose qu'on ne s'embrasse pas.

Il y avait comme de la résignation dans sa voix, la gorge d'Harry se serra.

-Désolé…

Draco se leva et ancra une dernière fois ses yeux aux siens.

-Je t'aime, murmura-t-il.

Et Harry sourit doucement. Draco passa derrière lui et évita de se confronter aux regards des amis du Rouge et Or qui arrivaient tout juste. Harry n'avait pas besoin de supporter une dispute, et Draco n'avait de toute façon pas la force d'être violent devant lui. Il passa donc sans un regard pour eux.

-Eh, Malfoy !

Mais Weasley n'avait pas l'air de cet avis et Draco se tendit au même moment qu'Harry, toujours à table. Il se retourna, désinvolte et détaché. Mais le visage du rouquin ne ressemblait pas à celui d'un mec particulièrement énervé. Il avait juste l'air… incertain et… tiraillé entre deux camps. Même ses amis Finnigan, Thomas et Granger avaient l'air étonné de le voir comme ça.

-Pourquoi tu resterais pas un peu plus longtemps ?

Un ange passa. Peut-être deux. Et puis Draco se détendit, imperceptiblement. Il tourna la tête vers sa table où personne ne l'attendait encore, puis de nouveau il posa ses yeux sur les Rouge et Or. Il se mordit la lèvre, un peu.

-Ok… Accepta-t-il.

Et Weasley ne s'assit seulement qu'à cet instant. Les autres n'ajoutèrent rien, apparemment Ron savait quelque chose qu'ils ignoraient. Draco reprit sa place près d'Harry, mais il vit bien que sa présence faisait planer une gêne autour de la table.

-Faites comme si je n'étais pas là, dit-il alors.

Harry sourit discrètement et prit sa main sous la table, juste sur le banc entre eux. Les Gryffondor mirent quelques minutes, mais parvinrent à faire abstraction de lui. Draco ne remarqua pas le sourire de Granger lorsqu'elle eut finalement comprit la situation, ni la perplexité dans les yeux des autres. Il n'avait dans la tête qu'Harry et rien d'autre. Il gagna ainsi cinq, ou peut-être dix minutes supplémentaires à l'observer en silence, sa main dans la sienne. Mais ses amis n'étaient pas du genre en retard, et ils finirent par passer la porte de la même façon que les Rouge et Or un peu plus tôt.

-Ils sont là, dit-il doucement alors.

-Oh.

Harry sembla déçu. Il caressa le dos de sa main de son pouce.

-On se revoit en cours, continua le Gryffondor.

-Bien sûr, répondit Draco de la tendresse plein la voix.

Il se leva et passa sa main sur son épaule, qu'il pressa doucement. Il ne le vit pas, mais il sut qu'Harry souriait. Il fut à la table des Serpentard au moment où ses amis s'installaient. Il s'assit près de Blaise alors que Théo le saluait presque machinalement en se servant un café. Il fit un vague signe de tête à Pansy qui lui sourit en réponse.

-Et tu ne l'as même pas embrassé ?

Blaise, lui, ne le salua pas. Draco fut légèrement décontenancé par cette entrée en matière. Il ouvrit la bouche pour répondre, hésita quelques secondes.

-Pardon ? Réussit-il finalement à articuler.

Blaise haussa un sourcil amusé.

-T'as passé la nuit avec lui, pas vrai ?

Draco déglutit. Il déglutit même difficilement. Quoi, il était si transparent que c'était inscrit sur son visage ? Blaise était bien trop confiant, il n'aimait pas ça.

-…Non.

Mais il n'était pas vraiment convainquant et Blaise, portant son bol à son visage, continua d'un air détaché.

-J'ai croisé McKillan ce matin, c'était pas ton tour de ronde.

Draco ne répondit pas tout de suite, comme s'il essayait de se remettre dans le contexte. Et puis aussi pour trouver quelque chose d'intelligent à dire

-Oh. Ça.

Il pouvait faire bien mieux. Il tenta de mettre des mots sur ses pensées, et tenta de rendre le résultat logique et compréhensible.

-C'était… pas du tout… prémédité.

Blaise reposa son bol et se retourna vers lui, sourire satisfait aux lèvres.

-Donc t'as passé la nuit avec lui.

-Non !

Blaise releva son deuxième sourcil, plus amusé encore. Draco se servit un café et se cacha presque le visage dans son bol.

-Bon, peut-être un peu… Marmonna-t-il.

-Un peu… ? Répéta son ami, septique. Vous avez couché ?

Draco passa à deux doigts de l'étouffement par caféine.

-Blaise ! S'indigna-t-il. Et puis pourquoi tu dis ça, en plus ?

-Oh je t'en prie, Dray ! Tu n'aurais pas eu honte de le dire, si vous aviez dormi.

Draco plissa les yeux et se retourna vers lui.

-Je n'ai pas honte de lui, articula-t-il clairement.

Le ton presque menaçant n'eut aucun effet sur Blaise, mais ça lui fit tout de même du bien de le dire. Pourtant les yeux de son ami étaient toujours animés de cette lueur d'amusement et il roula des yeux, légèrement exaspéré.

-Quoi, encore ?

-Donc vous avez couché, conclut le Black.

Draco voulut répondre, mais de un il ne savait pas quoi dire, et puis en plus Blaise lui coupa la parole.

-Arrête de vouloir te justifier, mon pote. C'est pas grave ! C'est même plutôt une bonne chose que tu sois amoureux.

Le préfet ne releva même pas le dernier terme employé, après tout il l'était. Même si Blaise n'était pas sensé le savoir. Il fit glisser son regard sur la table d'en face, pensif.

-Ce que je disais seulement, reprit ledit Blaise. C'est qu'étant donnée la nuit passée, t'aurais au moins pu l'embrasser avant de venir nous rejoindre.

Draco hochait lentement la tête, imprimant doucement ses mots. Blaise se demanda un instant s'il ne l'avait pas perdu. Et puis avant qu'il ne puisse ajouter quelque chose, il le vit se lever du banc avec précipitation et retourner avec une hâte à peine camouflée à la table des Gryffondor. Quand Harry le vit venir, il ne comprit pas tout de suite le pourquoi de ce revirement. En fait, il continua de ne pas comprendre jusqu'au bout, ou presque. Même lorsqu'il prit son visage entre ses mains et qu'il l'embrassa de toute sa tendresse, il ne comprit pas vraiment ce qu'il se passa. Il se contenta de se lever de son banc pour répondre de toute son âme à la caresse, les mains dans ses cheveux. A la table des Serpentard, Blaise affichait un petit sourire satisfait, à celle des Gryffondor Ron n'était pas loin de ça. Quand il se recula, Draco posa sa main contre la joue d'Harry.

-Je ne pouvais pas partir comme ça… Dit-il seulement avant de déposer une dernière fois chastement ses lèvres sur les siennes puis retourner près de ses amis, le cœur plus léger.

Harry se rassit doucement, des fourmis dans l'estomac. Ses amis à lui le regardaient sans rien dire. Il leur offrit un sourire contrit et puis se replongea dans son bol, le cœur battant la chamade. Il releva les yeux vers la table d'en face par-dessus son bol. Il se sentit infiniment amoureux. C'était peut-être con, peut-être même que c'était le truc le plus niais auquel il eut jamais pensé, mais… Si on le laissait choisir, il ne changerait rien à cette histoire.

A la table des professeurs, Albus Dumbledore esquissa un sourire malin.

FIN.
(Si on veut...)


Et TADAAA ! Maintenant, je vais me cacher. (Je déteeeste les fins T-T)

Vos avis m'intéressent !

Evidemment je dis "Fin", mais n'oubliez pas qu'il y a un épilogue ! Je le posterai donc vendredi prochain, le 15/30/13 )

Chip. (Qui vous aime tous très fort.)