Allongée dans ce grand lit, Hermione resta endormie trois jours durant et Drago ne la quitta. Jouant avec ses boucles et caressant sa joue sous l'œil du Seigneur des Ténèbres, il refusait de la laisser seule.

- Mon chéri, intervint le deuxième jour Narcissa Malefoy, voudrais-tu que je reste avec elle pendant que tu vas prendre une douche et déjeuner ?

- Merci mère mais je préfère rester avec elle.

- Prend au moins une douche.

- J'en ai pris une tôt ce matin et un elfe m'a apporté à manger.

- Si tu veux mais je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose mon ange.

Observant ce curieux échange, Lord Voldemort assis près de la cheminée et occupé à feuilleter un manuel ancien, repensa à sa tendre Elisabeth. Le jour de son enterrement avait été le pire de tous. Toute vêtue de blanc dans son cercueil, elle demeurait à jamais un ange, détruit par sa propre famille.

Il était revenu au cimetière une semaine plus tard avec un bouquet de roses blanches et depuis, ce rituel ne s'était jamais brisé.

Retournant à sa lecture, il jeta à coup d'œil au couple sur le lit avant de revoir le visage de sa belle Elisabeth. Elles se ressemblaient tellement, il est sûr que si leur fille était née, elle aurait eu cette apparence, ces boucles, ces yeux …

Au terme de ces trois long jours, Hermione ouvrit enfin les yeux. Se relevant, elle sentit une brève douleur dans le bas du dos avant de voir Drago, couché à ses côtés. Plongeant son regard tendrement dans le sien, elle sentit sa main caresser la sienne.

- Est ce que tu te sens mieux ?

- Si on veut…

- As tu faim ?

- Pas vraiment.

- Veux-tu me parler ?

- Je ne sais pas…

Deux larmes ruisselaient sur ses joues pâles.

- Quel jour sommes-nous ? articula-t-elle.

- Nous sommes le 13 décembre mais quel jour de la semaine je suis incapable de te le dire.

- Tu as passé tout ce temps avec moi ?

- Oui.. J'ai eu tellement peur.

Passant ses bras autour de sa taille, elle se colla contre lui. Soudain, un souvenir lui revint et elle se releva brusquement.

- Il faut que je vois Harry.

- Je crains que pour le moment…

- Non, tu ne comprends pas…Il faut que je le prévienne.

- Mais de quoi, petite princesse ?

- J'ai vu…Ronald là-bas, il voulait « m'acheter à Avery ».

- Quoi ! rugit-il.

- Il faut prévenir Harry, je t'en pris…

- Ne bouge pas, mange ce qui va t'être envoyé pendant que je lui envoie une lettre.

Surprise, elle obéit cependant puis se rendormit.

Deux étages plus bas, Drago était occupé à informer son maître de la situation et de ses projets.

- Maître ?

- Oui Drago ?

- Je voudrais garder Hermione ici, un peu plus longtemps.

- Tu n'as donc pas réussi à savoir si elle t'aimait toujours, ironisa-t-il.

- Non, maître.

- De mon point de vue, cela ne pose pas de problème et personnellement je suis convaincu que cette jeune fille t'aime.

- Je l'espère.

- Tu devrais lui acheter un petit cadeau.

- Vous avez raison maître…Mais quoi donc?

- Les femmes sont toutes folles des diamants.

- Vous avez raison maître, il faut que j'aille régler quelques détails avec Severus à propos d'Hermione et de la décision de Dumbledore.

- Bien.

Quelques heures plus tard, Severus Rogue rentrait dans la chambre où se reposait Hermione.

- Bonjour Miss Granger.

- Professeur.

- Vous sentez-vous mieux ?

- Ca va…Il y a Drago.

S'asseyant dans un des fauteuils voltaire en velours vert face au lit, le professeur prit une profonde aspiration avant de regarder son élève.

- Etes-vous au courant du sort qui fut réservé à vos parents ?

- Oui professeur, je sais que je suis orpheline.

- Toutes mes condoléances. Le directeur Dumbledore pense avoir trouvé une solution temporaire.

Hermione s'appuya contre les oreillers et froissa les draps entre ses mains.

- Laquelle ?

- Il m'a nommé tuteur.

- Très bien.

- Avez-vous des conditions ?

- Non.

- Avez-vous besoin de quelque chose ?

- Non monsieur, pouvez-vous me laisser maintenant s'il vous plait ?

Se levant, le professeur Rogue la regarda une dernière fois avant de passer la porte en la refermant délicatement.

Quelques jours passèrent, Hermione avait l'obligation de rester coucher et Drago passaient le plus de temps possible dans sa chambre. Suite à une journée particulièrement chargé, l'héritier Malfoy approcha de sa belle endormie et la regarda avec tendresse. Alors qu'un silence pesant régnait dans la pièce, elle se mit soudain à froncer les sourcils et à gémir.

- Drago… Drago…

- Chut.

- Non…

- Hermione ?

- Drago !

Se relevant d'un coup, elle haletait alors qu'il tentait de la rassurer.

- Je suis là.

Se collant contre lui, elle le fit basculer et leurs jambes s'entremêlèrent.

- Tu as eu une dure journée ? demanda la jeune fille encore apeurée.

- Oui, mais je suis entièrement à toi maintenant.

- Tu…

- Oui ?

- Qu'est-il arrivé à Avery ?

- Il est mort.

- Je sais mais, je me demandais comment ?

- Comme il le méritait.

- Comment Lord Voldemort m'a-t-il retrouvé ?

- Il se doutait de quelque chose… Et il a accès à nos esprits.

- Oh je comprends.

- Hermione, parle moi s'il te plait.

- Je… Je ne suis pas encore prête.

S'asseyant sur le bord du lit, Drago se prit la tête entre les mains. Respirant un grand coup, il regarda la porte quand il entendit sa belle pleurer.

Se retournant, il la regarda sans comprendre alors qu'elle pleurait à chaudes larmes.

- Je t'en pris pardonne-moi…sanglota-t-elle. Je…J'ai tellement peur que tu partes à nouveau.

- Hermione, arrête de pleurer…

La prenant de nouveau dans ses bras, il la calla contre lui avant de la bercer comme une enfant apeurée.

S'endormant ainsi, il se laissa tomber dans les bras de morphée à ses côtés.

A Poudlard, dans le bureau du directeur, Luna et Albus Dumbledore étaient penchés sur la lettre qu'Harry venaient de leur tendre.

- Voilà qui explique la fugue de Monsieur Weasley.

- Oh Harry, je suis désolée.

- Ce n'est rien Luna. Professeur qu'allons-nous faire ?

- Il faut prévenir le Ministère de la Magie.

- Bien.

- Je vais m'en charger, Monsieur Potter pouvez-vous raccompagner Miss Lovegood dans son dortoir je vous pris ?

- Bien sûr monsieur.

Ouvrant la porte et la laissant passer, il la suivit dans les couloirs puis n'y tenant plus il s'appuya contre un mur.

- Harry ?

- …

- Je suis tellement désolée.

- Ce n'est rien. Je n'ai jamais rien eu dans la vie pas de famille pas d'ami.

- Mais, et moi alors ?

Plongeant dans ses grands yeux gris, il esquissa un sourire et l'enlaça. N'ayant jamais vécu ce genre de situation avant, Luna resta raide puis plaça ses bras autour du corps du garçon.

- Heureusement que tu es là.

- Je serais toujours là pour toi , Harry.

- Tu es tellement…

- Bizarre ? demanda-t-elle timidement.

- Non, merveilleuse.

- Merci Harry, toi aussi tu es…Parfait.

- Luna…

Caressant sa joue froide, il plongea son regard dans le sien avant de sourire.

- Nous ferions bien de rentrer avant que tu n'attrapes froid.

Se réveillant face à la fenêtre dont les grands rideaux en velours vert n'avaient pas été tirés, Hermione referma les yeux et se retourna. Se collant contre le torse chaud du serpentard, elle attrapa sa chemise et passa ses jambes entre les siennes. Dieu seul sait qu'elle avait rêvé de ce moment, lui et elle enlacés dans le manoir Malefoy, comme si c'était une évidence.

- Tu es réveillé ? demanda-t-elle timidement.

- Oui, mais je resterai bien ici jusqu'à la fin des temps.

- Et…

- Et je te retiendrai contre moi jusqu'à la mort.

Collant son front au sien, elle esquissa un petit sourire. Déjà leurs visages se rapprochaient, Hermione sentait son cœur battre la chamade alors qu'elle sentait le souffle de son amant sur sa peau… Quand la porte s'ouvra doucement, Mme Malefoy poussa un petit cri avant de se retourner confuse et les pommettes légèrement rougies. Hermione s'exila dans un coin du lit, se couvrant des couvertures alors que Drago sourit et regarda sa mère d'une manière amusée. Jamais il ne l'avait vu agir ainsi et il se plaisait à se dire que sa mère aimait sans doute Hermione.

- Mère, que puis-je faire pour vous ?

Se retournant, elle sourit et lui tendit une pile de vêtements.

- J'ai fait acheter quelques vêtements pour ton…amie. Je pense que cela lui ira. Le médecin a décrété qu'elle pouvait se lever et Severus va passer dans la journée.

- Bien.

- Je retourne dans le salon bleu si tu as besoin de moi, mon chéri.

Alors qu'elle refermait la porte, Drago se tournait vers sa protégée.

- Aurais-tu envie de prendre une douche ?

- Oui.

- Veux-tu que je t'aide ?

- Cela devrait aller.

Glissant ses maigres jambes sur un des côtés du lit, elle s'appuya sur la matelas pour se relever mais à se grande surprise, elle tangua et du se raccrocher à une des colonnes du lit à baldaquins pour ne pas tomber. Arrivant face à elle, Drago glissa ses bras sous son corps et la porta jusqu'au fond de la pièce où se trouvait la salle de bains.

- Tu ne t'ai pas levé depuis une semaine, c'est normal. En plus avec…Enfin, c'est normal.

- Je me sens faible.

- Ne t'en fais pas.

- Quel jours sommes-nous ?

- Le 18 décembre.

- As-tu des nouvelles de Harry ?

- Oui, il va bien et à montrer ma lettre à Dumbledore. Apparemment,Weasley est en fuite.

- Comment a-t-il pu faire une chose aussi cruelle…

- Même si nous connaissons les gens depuis longtemps, nous ne pouvons jamais savoir de quoi ils sont réellement capables.

- Tu dois avoir raison…

- La baignoire est remplie, je vais te chercher à manger, appelle-moi si tu as besoin d'aide.

- D'accord.

Se glissant dans l'eau chaude, elle y resta pendant une bonne heure, se prélassant et examinant son corps qui avait subi tant de dommages. Attrapant une serviette, elle réussit tant bien que mal à sortir de la baignoire puis aller jusqu'au lit où il avait des affaires pour elle. Narcissa Malefoy était une femme de goût et Hermione fut éblouie par ce qu'elle lui avait choisi.

Attrapant des sous-vêtements délicats en soie rose pâle, elle remarqua alors qu'elle avait énormément maigri. Elle passa ensuite une longue robe en coton beige avec un gilet en cachemire crème. Elle avait nettement plus chaud ainsi.

Lorsque Drago entra et la vit, il lui sourit puis posa le plateau d'argent garni sur une table à côté de la cheminée.

- As-tu faim ?

- Bof..

Attrapant un peigne, il la fit asseoir et lui tendit un morceau de pain. Glissant dans ses cheveux l'objet en argent, il défit les nœuds et lui laissa libre.

- C'est bien mieux comme ça.

- Exact.

- Bois un peu de thé.

- Bien.

- Pansy passera dans quelques jours, elle voudrait savoir si tu acceptes de la voir.

- Bien sur, elle me manque, comme…Parvati.

- Je suis désolé pour ton amie.

- Elle avait tellement fait pour moi, et neville…

Attrapant son mouchoir en soie, il essuya ses larmes avant de l'encercler de ses bras protecteurs.

- Je suis là moi.

- Heureusement. Tu m'emmèneras les voir, s'il te plait ?

- Si tu veux mais pas aujourd'hui, il fait –10°C et je ne voudrais pas que tu attrapes froid.

- Il neige ? demanda-t-elle enthousiaste.

- Pas encore mais sûrement dans les prochains jours.

- Ton manoir doit être magnifique sous la neige.

- Les jardins également, je t'y emmènerais.

- Merci.

- Manges un peu de poddrige à la vanille.

- Je n'ai plus faim.

- Si tu en manges, tu auras une surprise lui répondit-il avec un petit air malicieux.

Attrapant sa cuillère, elle piocha une fois, puis deux…Et finit ainsi toute sa coupe.

- Alors, demanda-t-elle enthousiaste, c'est quoi ma surprise.

Rigolant, il s'approcha d'elle alors qu'elle se levait et passa son bras autour de sa taille.

- Allez, on y va.

- C'est..un gâteau ? demanda-t-elle alors qu'ils franchissaient la porte.

- Bien mieux que cela.

Traversant de longs couloirs, ils arrivèrent quelques minutes plus tard devant une grande porte en chêne sombre.

- Ferme les yeux.

- D'accord, tu ne me lâches pas hein ?

- Non, ne t'inquiète pas.

Entendant les portes grincer, Hermione sourit, puis elle sentit sa main dans son dos.

- Avance de quelques pas.

Obéissant, elle sentit alors une odeur familière, poussiéreuse.

- Tu peux ouvrir les yeux, lui murmura-t-il à l'oreille.

Ouvrant ses yeux, elle ne put retenir un hoquet de stupeur. Des bibliothèques débordantes de livres par dizaines s'étendaient face à elle.

- Oh mon Dieu…

- Est-ce que cela te plait ?

- Oh..Oui ! C'est magnifique !

- Je savais que cette pièce te plairait. Viens, je vais te faire visiter !

Chaque rangée était déterminée par un thème, magique évidemment, et comportée plusieurs catégories.

- Veux-tu en ramener quelques uns dans ta chambre ?

- Oh, je peux ? demanda-t-elle avec espoir.

- Bien sur.

Passant ses doigts sur les reliures, elle les regarda avec avidité avant de se stopper sur un épais livre vert à écriture argenté.

- Tu es certaine de vouloir lire celui-ci ? demanda-t-il en haussant les sourcils.

- Oui, cela m'a toujours intrigué.

- Je ne m'attendais pas à cela.

- Est-ce que je peux le lire, s'il te plait ?

- Evidement.

Attrapant sa taille, il enfouie sa tête dans son épaule avant de lui caresser lentement son dos.

- Pourquoi avoir choisi ce livre ?

- Parce que je veux connaître tes idéologies.

Rigolant, il passa sa main dans ses boucles.

- Quoi ? demanda-t-elle timidement.

- Je n'arrive pas à croire qu'Hermione Granger va lire « La vie de Salazar Serpentard » !

- Je lis ce que je veux monsieur Malefoy.

- Je n'en doute pas…

La prenant dans ses bras, ils repartirent avec le sourire vers la chambre d'Hermione.

Dans le cottage des Parkinson, vide de tous parents, Fred et Pansy passaient un agréable moment ensemble.

- Tu es sure que tes parents ne vont pas arriver ?

- Non, mon cœur.

Allongé sur le grand lit en chêne rouge, il la tenait fermement contre lui.

- Je t'aime Pansy.

- Je t'aime Fred.

Glissant ses lèvres sur les siennes, il la fit basculer sur lui.

- Qu'est ce qui ne va pas ?

- Je m'inquiète pour Hermione...

- Ne t'en fais pas, elle va mieux. On ira la voir, bientôt.

- J'ai eu tellement peur qu'elle meurt.

- Ne pleure pas ma princesse.

- Fred…

Attrapant son visage, il l'embrassa encore une fois avant de la coller fermement à lui.

- Quand est-ce qu'on..Enfin tu vois.

Se redressant, elle le regarda en souriant.

- Qu'est ce que tu veux dire ?

- Je me demandais quand est-ce qu'on pourrait…passer une nuit ensemble ?

- J'aimerais tellement.

- Mais ?

- Mes parents seront là toute la semaine.

- Et si tu venais chez moi ?

- Et tes frères ? Et tes parents ?

- Ils ne diront rien ! Je t'en prie, dis oui ! Je n'aime pas te savoir ici, tu n'es pas autant en sécurité qu'avec moi…

- Oh Fred…

Se glissant de nouveau sur lui, elle passa ses bras autour de son cou.

- Est-ce que tu pourras porter ton ensemble violet s'il te plait ? Celui avec les petits nœuds blancs ?

Se redressant de nouveau, elle pencha la tête de côté.

- Comment connais-tu cet ensemble ?

- Et bien, un jour tu te changeais dans les toilettes de Mimi Geignarde et je t'ai vu dans ce magnifique petit ensemble.

- Mais c'était il y a deux ans.

- Oh oui, je m'en souviens encore répondit-il avec un large sourire et en fermant les yeux d'extase.

- J'y crois pas !

- Tu étais tellement sexy dedans.

Se mordant la lèvre, elle retira son polo bleu marine.

- Et celui-ci tu l'aimes bien ?

- Mon dieu…

- Pose tes mains…s'il te plait.

Obéissant, il fit glisser ses paumes sur sa peau douce de ses hanches à sa poitrine.

- Pansy… Je ne peux pas..

- Je ne te plais pas ? demanda-t-elle faiblement.

- Si, mais je ne pourrais pas tenir face à ton corps, je ne pourrais pas m'arrêter.

- Quand est-ce qu'on se retrouve ?

- Je t'enverrai une lettre mon amour.

- Non, je ne peux pas attendre.

Tirant sur son pull en tricot fait main, elle lui retira avant de glisser ses mains jusqu'à sa braguette.

- Pansy..

- Chut..

- Non, Pansy..

- Je veux tellement te faire plaisir.

Défaisant les boutons de sa jupe, elle la retira et continua à l'embrasser dans le cou.

- Non..

Continuant ses baisers sur son torse, elle commença à défaire les boutons du jean de son petit ami.

- Pansy non !

Se relevant, elle s'entoura de ses bras.

- Mais je croyais que…

- Pansy, je veux coucher avec toi mais..Tu n'es pas comme les autres, je veux prendre mon temps. Allez, viens dans mes bras !

Rigolant, elle se glissa de nouveau à ses côtés et se laissa bercer jusqu'au départ de Fred.

Dans le salon principal du Manoir Malefoy, Severus Rogue attendait sa petite protégée. Au fond de lui-même, il s'était rendu compter qu'il avait toujours admiré cette jeune étudiante pleine de connaissances.

- Bonjour professeur.

- Miss Granger.

- Vous vouliez me voir ?

- Oui, il y a certaine chose à régler.

- Comme ?

- Souhaitez-vous retourner à Poudlard après les vacances ?

- Bien sûr, Monsieur.

- Qu'allez-vous faire de la maison de vos parents ?

- Je… Je pense que je vais aller quelques affaires et que je ferrais appel à un agent pour la vendre.

- Je peux en contacter pour vous si vous le souhaitez.

- Je ne pense pas que je suis encore prête pour ça….

- Je comprends.

- Avez-vous besoin de quoique ce soit ?

- Non, merci.

- Bien dans ce cas, je vais vous laisser.

Assise dans un canapé crème face à la cheminée, Hermione resta à contempler l'âtre pendant vingt minutes.

- Comment cela s'est passé ? demanda Drago en s'asseyant à ses côtés.

- J'ai perdu un bébé…

Se tournant vers elle, il remarqua ses yeux dans le vide.

- Hermione ?

- Tout est de ma faute.

- Non, ce n'est pas de ta faute, la rassura-t-il.

- Si, j'aurais du te le dire.

- Ce n'est pas grave, ça appartient au passé, il faut avancer maintenant.

- Je ne peux pas..

- Si, tu peux et je vais t'aider.

- Est-ce que tu m'as aimé ?

- Oui. Et toi, m'as-tu aimé ?

- Je pense oui. J'ai cru mourir quand tu es parti.

- Je pensais tout le temps à toi, si j'avais su que tu étais enceinte…

- Tout est de ma faute.

La mère de Drago, Narcissa, s'approcha lentement du canapé.

- Drago, que se passe-t-il ?

- Je crois…Qu'elle fait une sorte de crise.

- Oh, Miss Granger ?

- Tout est de ma faute…

- Je pense qu'elle n'arrive pas à faire le deuil, mon chéri.

- Comment puis-je l'aider ?

- Je ne sais pas, la réunion va commencer, tu devrais la ramener en haut.

- Bien mère.

Attrapant le petit corps, il la porta jusqu'à son lit et la borda jusqu'à ce que le sommeil l'emporte.

Une fois de retour en bas, il se dirigea vers la grande salle où Lord Voldemort et ses mangemorts siégeaient.

- Drago, viens donc t'asseoir à mes côtés.

Obéissant, il prit le siège à sa droite et se forma un masque de froideur.

- Comment va ta protégée ?

- Bien maître.

- Très bien, Lucius des informations du ministère ?

- Bien sûr maître, ils ont peur, ils veulent protéger le monde moldu comme le nôtre et n'arrivent pas à choisir, répondit-il avec un rire méprisant.

- Nous attaquerons dans les prochains jours. Et à propos de Potter ?

- Il est bien trop affecté par le sort de Miss Granger, il ne sort plus de Poudlard répondit Rogue.

- Cette jeune fille met décidement tout le monde en émoi… Rodolphus, Rabastan comment se déroule votre observation devant le QG de l'ordre du Phoenix ?

- Pas très bien maître…

- Ah oui, et pourquoi ? rugit-il.

- Personne ne rode autour…

- Etrange.

Pendant une heure encore, des projets furent annoncés, des victimes planifiées, des lieux stratégiques choisis etc, si bien que lorsque Drago remonta voir sa douce il était plus de deux heures du matin.

Alors qu'il ouvrait la porte, il vit que le lit était vide.

- Hermione ?

- Oui ?

S'avançant, il la retrouva recroquevillée dans un des coins de la pièce.

- Un cauchemar ?

- Oui…

- Viens, je vais te recoucher.

Se levant, elle se colla contre lui et ne le lâcha plus. Arrivant au lit, il se coucha près d'elle et s'endormit en l'entourant de ses bras protecteurs.