Chapitre 14 :
Ce chapitre est riche en explications !! :D Enfin, vous allez TOUT comprendre !
Encore un grand merci pour les reviews ainsi que pour celles qui m'ajoutent dans leurs Author/Stories favoris ;) Merci !
Ah oui ! Encore un truc ! :D ( je vous énerves à vous retarder comme ça dans votre lecture, hein ? ) mais... je suis complètement EFFONDREE pour le film qui sortira cet hiver ! ( Qui a dit ' Quel film' ? ) Je voulais savoir si c'est moi qui suis particulièrement capricieuse, perfectionniste, jamais contente ou les acteurs sont TRES mal choisis !? O.o' Bon, ok j'avoue Edward pourrait être pas mal, et Bella… bof quoi ! Mais les AUTRES ! --' La famille Cullen, LA, ça va pas du tout !
Chapitre mystère, qui, je l'espère, vous prendra tous au dépourvu…
Bonne lecture.
Lolly.
Réponses aux reviews :
Titenanou : Eh oui ! Bientôt la fin, bientôt la fin… :S Mais il reste encore quelques chapitres à poster ;) donc ça va encore non ? Contente que tu aie aimé, il était quand même temps qu'elles s'enfuient hein !! On en apprend lus sur la venue d'Aro et Jane dans ce chapitre !! Bonne lecture et merci pour ta review !
Phanis : Folle ? :D probable, oui en effet !! Chouette si la longueur de chapitre te convient ! je dis juste que je trouve ça court parce que il m'était arrivé de faire des chapitre de plus de 7000 mots, donc… :D Voila, voila ! Comment avancent tes projets pour ton livre ? :) A chaque fois je veux te le demander et à chaque fois ça me sort de la tête :S mais cette fois-ci je n'ai pas oublié !! :D ( fière )
Naikyy : Merci beaucoup !! :) Et oui ! J'essaye de garder le tempérament de Bella intact pour ne pas déformer l'histoire ! ;) Merci pour ta review !
Alice Cullen : Oui, je me rapproche doucement de la fin, mais c'est pas pour ce chapitre ni pour le suivant ! ;) Ca te rassure ? Merci pour ta review, elles me font toujours plaisir ! :D Bonne lecture !
Maud : Voila la suite ! :D bonne lecture et merci pour ta review !!
Alison : Effectivement, ici l y aura toutes les réponses aux questions qui turlupinent plus d'une d'entre vous ! ;) Le mot 'Fin' n'apparaitra pas aussi vite, pas de panique ! :) C'est en tout cas pas pour ce chapitre-ci ni pour le suivant, ça te va ? :D Merci pour ta review !!
Pomme-banane : Quelle longue review ! ( se lèche les babines ) Merci !! Hyper trop méga heureuse de voir que ma fic' réponde à tes attentes et continue de te surprendre à chaque fois ! :D ( tape dans ses mains d'un air joyeux ) Chouette ! La venue des Volturis semble avoir plus à pas mal de monde !! (contente) C'est vrai ça… Que lui arrive-t-il à Jacob ? :O Dans le chapitre précédent j'étais trop occupée à décrire le truc des Volturis que je l'ai un peu 'zappé' : Sinon, voila la suite ! ;) Pas trpo du attendre ?
VictOow : Folle ? Toi ? :O Non, je ne pense pas, car… sincèrement J'AI VU PIRE ( mais non, je ne vise personne :D ) heureuse que ça t'ai plu ;)
EetB : Ah ben oui ! :) 'Faut bien donner un peu de répit aux personnages quand même ! :D Sinon, ils seraient déjà tous mort avec moi, si je faisais à chaque fois de long chapitre terrifiants ! ( mouahah ) Merci beaucoup pour ta review !!
O-Lyra-O : Argh ! Tu ne mérites pas de vivre pour un affront pareil ! Je suis choquée, vraiment ! :D Mon POV de Rosalie t'a plu ? :) Cool, j'avais hésité à le mettre ! Oui j'avoue que Bella est assez courageuse ( dans son genre) mais des fois elle est tout bonnement téméraire !! XD Voila la suite, merci pour ta review !
Krystall: Je ne me laisserai jamais de tes longues reviews qui sont vraiment excellentes ! :D Ahaha, je me marre à chaque fois ! Ah ben oui ! O.o' Bella se rebelle… car après tout Bella c'est Bella hein ? :D Donc, dans sa grande générosité, elle tient vrmt à sauver Jacobouneeeet ! Si c'est pas mignon ça ? :D Heureuse de voir que l'apparition soudaine et inattendue d'Aro et Jane t'a plus ;) Je vais faire court, désolée, mais je me dépêche pour pouvoir poster le chapitre aujourd'hui ! :D ( Merci quand même pour tes 2 reviews !! )
Ellora: Merci pour ta review ;) mais je ne réponds pas à ta question ! Pour connaitre la réponse, il faut lire ! :D Bonne lecture !!
Coco-kaukau: Voila la suite ! :D Merci pour la review !
Theriel: Ah oui je sais XD Pour moi ce chapitre est de taille moyenne ! :D Mais en fait, je pense que j'ai des mauvais critères… parce que plusieurs fois j'avais réussi à pondre des chapitres de facile, 7000 mots ! O.o' ( j'en suis encore toute ahurie ) Donc, en comparaison… XD Merci pour ta review !! Bonne lecture !
Simklob: Merci !!
Zelna: Merci pour ta review !! :D Mmmh… Jacob ? Qu'en est-il de celui-là ?
Sosso: 2 reviews ! :D Mais tu continues à me gâter ?? :D ( tu peux continuer tant que tu veux hein XD ) voici la suite :D Ca devrait répondre à quelques une de tes questions !!
!!BellA + EdwarD!!: Merci !! :D voici la suite !
Xx-Edward333-xX : Sarah est toujours aussi détestée à ce que je vois ? :D Je ne peux pas répondre à tes questions, tu dois lire :D
Sarah était couchée sur le sol, recrovillée sur elle-même, baignant dans son propre sang. Même si ses blessures étaient nombreuses et impressionnantes, elle paraissait ne pas en souffrir le moins du monde. Pourtant, elle offrait la scène parfaite du plus terrible des films d'épouvante.
Maintenant que la lumière du jour éclairait la grande pièce par la porte grande ouverte, l'immensité des dégâts me choqua. Tables renversées, chaises brisées, tableaux, cadres et peintures au sol, piano éventré… tout était sens dessus dessous : la belle maison était dévastée.
Pendant que mon regard parcourait l'immensité de dégâts, un faible gémissement se fit entendre. Il ne provenait pas du coin où Sarah se tordait.
Jacob.
Il était là. Sous une montagne de débris de verre et de bois, quelque chose remuait faiblement.
J'enjambai rapidement les restes du beau piano pour me retrouver accroupie près de la tête du jeune indien qui avait repris sa forme humaine.
Les paupières fermées, haletant, il n'en menait pas large. Sarah s'était montrée redoutable et sans pitié.
Pourtant, en observant mieux ses blessures, je pus voir qu'elles étaient en pleine phase de cicatrisation. La profonde entaille qui se trouvait sur son épaule droite quelques minutes auparavant n'était pas qu'une fine cicatrice, ce qui me rassura.
Je poussai un soupir de soulagement, m'asseyais à ses côtés et le regardai tendrement. Il finit par ouvrir péniblement les yeux et à ma vue, un sourire fendit son visage. Il allait mieux que je le pensais.
Si les dires d'Aro étaient exacts, Jacob, Rosalie et moi ne risquions plus rien.
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D'un pas vif et sans plus regarder personne, Aro se dirigea vers Sarah. Son sourire nerveux ne la quittait pas et c'est avec un regard malsain qu'elle vit Aro se rapprocher d'elle tandis qu'une bulle de sang se formait à la commissure de ses lèvres.
Il s'agenouilla à sa hauteur tandis que la vampire blessée s'était un peu redressée afin de faire face à la personne qui se penchait vers elle.
Son grand sourire ne quittait pas son joli minois de poupée et c'est d'une voix à peine contrôlée qu'elle s'adressa à lui :
-Ca fait vraiment longtemps, Aro ! gloussa-t-elle.
-Oui, se contenta de murmurer le Volturis en scrutant son visage ensanglanté. Ca fait longtemps…
-Tu sais que tu m'as manqué ? fit-elle, faussement choquée. Pourquoi n'es-tu pas venu me voir plus tôt ?
Il leva imperceptiblement les yeux au ciel et sans un mot, il se pencha en avant, prit le visage de Sarah en coupe dans ses mains d'albâtre et plongea son regard couleur grenat dans celui doré de la jeune vampire.
Ils restèrent ainsi quelques minutes, immobiles, ne se quittant pas du regard. Sarah affichait une mine étrangement goguenarde – ne se formalisant pas du tout du fait qu'Aro n'avait pas répondu à sa question – tandis que le Volturis, lui, semblait extrêmement grave.
Quand il retira enfin ses mains blanches comme neige du beau minois de Sarah, il poussa un profond soupir et se tourna vers nous.
-Je vais vous expliquer, dit-il très doucement. La vérité n'est pas celle qui vous a été dite. Sarah vous a menti. Sur tout. Entièrement.
Un silence suivit sa déclaration. Tout le monde fixait Aro avec des yeux ronds, mis à part Jane et Jacob. La petite vampire fluette se tenait dans un coin, regardait autour d'elle d'un air ennuyé, ne prêtant aucune attention à ce qu'il se passait autour d'elle. Complètement blasée. Quand à Jacob, il s'était assis et se massait les côtes avec un air douloureux plaqué sur le visage.
-Raconte-nous, Aro, souffla Rosalie en le regardant.
Aro hocha la tête et reprit la parole :
-J'ai connu, il y a très longtemps, une femme extraordinaire, raconta-t-il. Elle s'appelait Agnès. Au départ, je ne la connaissais que de vue mais à la suite de rencontres répétées dans les rues de Volterra, elle devint mon amie. Son tempérament calme et serein m'avait immédiatement séduit, me rendant vite appréciateur de sa compagnie.
Il s'arrêta, coula un regard vers Sarah qui était toujours assise par terre et continua d'une voix triste :
-Je portais une profonde affection à Agnès, continua-t-il en souriant faiblement. Ce n'était pas de l'amour comme celui que l'on porte à une compagne ou à une amante. Non, c'était plutôt une infinie tendresse. Elle était comme ma petite sœur. Un lien fort nous unissait et elle finit par rapidement apprendre mon secret. C'était inévitable avec elle. Agnès avait toujours eu ce sixième sens qui la rendait si spéciale… Elle avait une vision des choses bien à elle, et d'un seul regard, elle pouvait immédiatement décréter si quelqu'un lui mentait ou lui cachait quelque chose. Elle sentait les choses et ses pressentiments étaient rarement loin de la vérité. Connaissant ma différence, elle l'a accepté sans aucune difficulté… à mon grand étonnement. Elle me témoignait une confiance absolue, persuadée que jamais je ne lui ferai du mal. Pour la première fois, je me sentais accepté.
Il ferma les yeux un instant pour reprendre d'une voix encore plus basse :
-Agnès était quelqu'un de fantastique, murmura-t-il. Vraiment.
Il marqua une courte pause pendant laquelle personne n'osa dire quoi que ce soit. Il finit par continuer son histoire, sa voix étant semblable à un doux murmure :
-Bien plus tard, reprit-il, elle mit au monde une adorable petite fille. Sarah. Belle comme un cœur, toujours joyeuse et amusante, polie et radieuse… elle était l'incarnation même de la petite fille parfaite que toute mère rêve d'avoir. Cette enfant respirait la joie de vivre et rien ne semblait pouvoir effacer sa bonne humeur et son air réjoui, dit-il d'un air nostalgique. Elle avait hérité des beaux traits de sa mère et de sa douceur. Quand à son père, elle ne l'a jamais connu car il n'a jamais été là. Il s'est enfui une fois qu'il eut appris que sa femme était enceinte de lui. Je n'ai pas cherché à remplacer le père qu'elle n'avait jamais eu, mais ma présence était bien réelle dans l'existence de la petite Sarah.
J'observai Rosalie du coin de l'œil, tentant de deviner ce qu'elle pensait de tout ce qu'Aro nous apprenait. Visiblement passionnée par le récit d'Aro, elle ne remarqua pas que je me tournais vers elle.
-Venant d'une famille pauvre, Agnès avait du mal à élever sa fille. Elle travaillait d'arrache-pied pour tenter d'offrir la meilleure vie possible à sa fille chérie. Au départ, elle me cachait ses problèmes financiers, mais j'ai vite remarqué qu'Agnès se tuait à la tâche, conclut-il tristement. Je l'ai aidée à survivre. Je lui ai acheté une petite maison dans un quartier tranquille, et lui ai donné suffisamment d'argent pour qu'elle n'ait plus à se soucier du futur et pour qu'elle puisse couler des jours heureux. L'aider ainsi me faisait plaisir.
Il marqua une courte pause, observa notre réaction et poursuivit :
-Et puis, les années ont passées et Sarah a grandi pour devenir une magnifique et resplendissante jeune femme, fit-il avec un sourire attendri. Proche de sa mère, aimante de son entourage, généreuse et attentionnée, elle était le rayon de soleil qui illuminait nos vies. On peut dire que même en grandissant, elle avait gardé tous les traits de caractères qu'elle portait si bien.
Il se racla légèrement la gorge et reprit :
-D'année en année, sa beauté ne faisait que croitre et elle suscitait une grande admiration aux yeux des habitants de Volterra. J'étais fier de voir la personne qu'elle était devenue. Droite et honnête, loyale et généreuse, Sarah était devenue une bien belle jeune femme, fit-il, amusé. Mon cœur froid se gonflait de fierté à chaque fois que je la voyais. Tous les jours, je m'émerveillais de voir combien elle ressemblait de plus en plus à sa mère.
Ladite Sarah était pour le moment, assise à même le sol et laissait échapper de temps à autre de petits rires hystériques, n'écoutant que d'une oreille ce que racontait Aro. J'avais du mal à croire que la personne que nous décrivait le vieux vampire se trouvait maintenant en face de moi. L'image qu'elle donnait aujourd'hui donnait un contraste saisissait avec ce qu'elle semblait être dans sa jeunesse.
-Et ensuite ? demandai-je, avide de savoir.
-Connue dans le petit quartier où elle résidait avec sa mère, Sarah a eu tôt fait de se trouver grand nombre de soupirants, reprit-il. Elles les regardaient se pavaner devant elle en souriant sans jamais manifester d'intérêt envers eux. Plus idiots les uns que les autres…, maugréa-t-il. Tous sans exception. Je détestais ces gamins prétentieux qui se croyaient si forts et si séduisants. Mais, étrangement, elle n'était jamais intéressé par aucun d'entre eux. A croire qu'elle l'avait attendu jusqu'à ce jour.
-Attendu qui ? demandai-je, étonnée.
Aro secoua la tête d'un air désolé, ne répondit pas à ma question et continua :
-Je venais souvent les voir, autant que possible. Elles étaient toujours ravies de mes visites et moi, j'aimais les voir sourire. Caius et Marcus ne comprenait pas ce que je pouvais apprécier en la compagnie d'humains, mais elles m'étaient extrêmement précieuses. J'y tenais comme à la prunelle de mes yeux. Elles étaient la chose la plus importante de mon univers. C'était comme si je tournais en orbite autour d'elle. Elles m'étaient vitales.
Rosalie hocha la tête d'un air compréhensif et l'encouragea à continuer :
-Et puis, un jour, c'est arrivé, souffla-t-il en plissant les yeux. Ce que je craignais le plus au monde s'est produit. L'univers sûr et stable dans lequel vivaient Sarah et Agnès s'est effondré. Brusquement.
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-Un beau jour, Maria, une de leur voisines, est venue me trouver en toute hâte. Elle venait me dire qu'un incendie s'était déclaré. Chez Agnès.
Je sentis l'horreur se peindre sur mes traits.
-La femme n'eut pas le temps de partir que je me ruais déjà dans les rues, courant comme un fou jusqu'à leur maison, ne me souciant pas du regard des passants qui étaient complètement sous le choc de me voir courir à une telle vitesse.
Un silence suivit sa réplique tandis qu'un triste sourire sans joie étira ses lèvres fines.
-La petite maison où elles vivaient était en flammes, dit-il d'une voix douloureuse. Je vis bientôt que d'énormes volutes de fumées noire s'élevaient dans le ciel, que des nuages de cendres explosaient, que les langues de feu léchaient les murs noircis et que les poutres s'effondraient, détruisant tout sur leur passage… Les voisins s'étaient rassemblés autour de la maisonnette et faisaient tout leur possible pour éteindre le feu qui ravageait la jolie habitation. Sans un regard pour personne, je me précipitai dans l'enfer brûlant dans lequel se trouvait Sarah et sa mère, ne pensant pas une seconde que je risquais moi aussi ma vie.
Un profond soupir passa ses lèvres.
-Et ? l'encourageai-je.
-Tant bien que mal, je réussis à faire sortir Sarah de la maison en flammes. Je m'apprêtai à retourner dans le brasier pour aller chercher Agnès quand je sus que c'était trop tard. Couchée sur le sol, coincée sous un meuble, pâle et inerte… Agnès venait de mourir sous mes yeux.
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Je sentis ma gorge se serrer imperceptiblement. Le chagrin d'Aro était palpable et d'une telle immensité que j'en ressentais moi aussi les effets.
-Agnès était… quelqu'un de terriblement attachant, souffla-t-il d'une voix rauque. Elle ne portait jamais de jugements sur les personnes qu'elle rencontrait... C'était quelqu'un de sage. Je n'ai jamais réussi à me consoler complètement de sa mort. J'aurais du savoir que toute bonne chose avait immanquablement une fin, aussi horrible soit-elle.
Il garda le silence quelques secondes pour continuer en un murmure :
-C'est à la suite de ça que ma peau est ainsi, expliqua-t-il. Fine, fragilisée, ravagée. A cause du feu.
Jacob, qui s'était tenu tranquille jusque là, commença à s'agiter et laissa échapper un profond soupir, signe que cette histoire de 'sangsues' commençait vraiment à l'ennuyer. Aro lui adressa un sourire indulgent et continua :
-Sarah vous a dit qu'elle avait été ma compagne et mon amante. Il n'en est rien. Evidemment. Je l'ai toujours considérée comme ma fille… et après tout c'est un peu le cas. Caius, Marcus et moi sommes ses créateurs. C'est d'ailleurs grâce à ça qu'elle possède autant de dons.
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- Après le terrible incendie, j'ai ramené Sarah chez moi, grièvement blessée. Je voulais lui apporter les meilleurs soins, mais d'après son état, elle n'allait sans doute pas s'en sortir. Elle avait respiré beaucoup de fumée, sa peau était brulée et elle sombrait peu à peu dans l'inconscience.
- Et c'est là que vous l'avez transformée ! m'exclamai-je, comprenant soudain.
- Refusant de la voir partir avec sa mère… je l'ai bel et bien transformée, confirma Aro. C'était un acte égoïste. J'aurais du la laisser mourir, c'était dans l'ordre naturel des choses. Sarah était destructible... la mort était inévitable pour elle. Mais pour ne pas perdre à nouveau une des personnes les plus importantes à mes yeux... j'ai agis. Après sa transformation, Sarah a vécu avec moi ainsi qu'avec tous les autre Volturis. Etrangement, elle semblait ne pas souffrir de la condition d'immortelle. Malgré la peine qu'elle avait ressentie à la mort de sa mère, elle restait telle qu'elle était, même si ses triats étaient un peu plus graves qu'avant.
Le vieux Volturis se tourna un peu vers Sarah qui lui offrit son plus beau sourire. Avec un soupir résigné, il continua son récit :
-Un jour, les autres Volturis et moi avons donné une grande réception regroupant les vampires les plus influents de cette époque, fit-il en serrant les poings. Elle l'a rencontré, et je pense que c'est là que tout a changé.
-Qui ? murmurai-je.
-Vampire issu d'une bonne famille, jeune et doté d'une grande beauté lui aussi, il a rapidement séduit Sarah : Elle est tombée immédiatement sous son charme, et ça en a été de même pour lui. Son nom était Alessandro.
Sarah laissa échapper un petit cri de surprise à l'entente du nom, comme si elle se souvenait de quelque chose et leva un regard interrogateur vers Aro. Muet, il secoua la tête d'un air navré et se retourna vers nous :
-Bien vite, les fiançailles eurent lieu, deux semaines seulement après leur rencontre, raconta-t-il. Moi qui me réjouissait de cette union – d'une part parce que ça ne faisait qu'augmenter mon pouvoir et que de l'autre Sarah retrouvait un peu sa joie de vivre – je me suis vite rendu compte que la relation qu'elle avait Alessandro n'était pas saine. Mais, d'un autre côté, je n'avais jamais vu Sarah aussi épanouie qu'en sa présence. Elle rayonnait, souffla-t-il. Tellement que ça en devenait presque aveuglant pour les autres… Ils formaient un beau couple, soupira-t-il. L'ange brun et l'angle blond. Mais qui aurait pu se douter que derrière ce masque de gendre parfait qu'affichait sans cesse Alessandro se cachait en réalité une personnalité malsaine ? Sûrement pas moi.
Il tourna un regard meurtri vers la jolie Sarah qui s'était remise à gazouiller joyeusement, le regard fixé au sol, n'écoutant plus rien du tout.
-Leur relation était passionnelle, poursuivit Aro d'une voix lente. Charnelle même. L'un ne pouvait vivre sans l'autre. C'était… le genre de relation qui va de la haine à l'amour. Un jour, ils se haïssaient et ne pouvaient rester plus de cinq secondes dans la même pièce sans se hurler dessus, et l'autre ils s'adoraient et ne pouvaient pas se séparer, même pour l'espace d'une minute.
Il haussa les épaules d'un air fataliste.
-Les disputes étaient régulières et ô combien violentes, se souvint-il. Dans leurs excès de rage, ils semblaient vouloir se détruire, se déchirer, se faire le plus de mal possible… C'en était presque effrayant. Il n'était pas rare que je doive les séparer, souffla-t-il avec une mine désolée. Même si ces fréquentes mésententes étaient agressives au possible, personne ne s'en inquiétait outre mesure car tout le monde savait bien que ces disputes ressemblaient de très près à des preuves d'amour, fit-il avec un rictus. C'était le signe de la normalité dans leur couple.
J'étais stupéfaite par ce que nous racontait Aro. Jamais je ne m'étais douté que ce que m'avais raconté Sarah aurait ou être faux. D'une main distraite, je continuai à caresser les longs cheveux de Jacob en gardant mon regard rivé sur le vieux vampire.
-Mais après la paix revenait, entrainant avec elle les réconciliations qui étaient aussi de ce genre-là, souffla-t-il. Violentes… A bien y réfléchir, il n'y avait aucune douceur dans leur relation… Ils cherchaient tous deux une relation fusionnelle. Leur amour était passionné, dans leur couple il fallait se donner corps et âme ou alors pas du tout… La tiédeur n'était pas acceptée, dit-il d'un ton soudainement dur.
-Et après ? demanda doucement Rosalie, buvant les paroles d'Aro.
-Après, … les jours ont passés et leur idylle s'est poursuivie, répondit-il. Elle, était folle de lui, à tel point qu'elle en était dépendante. Et lui, il devait sans doute bien s'amuser de son état, grogna-t-il rageusement. Tous ses faits et gestes étaient régentés par son amant qui usait et abusait de l'amour qu'elle lui portait. Bien sûr, au début elle ne se laissait pas faire… et je pense que c'est ce qui plaisait à Alessandro d'une certaine manière. Et puis, les choses en entrainant une autre, Sarah a fini par s'assagir, et obéissait ou acquiesçait docilement à tout ce que pouvait lui dire Alessandro. Il était devenu comme une drogue pour elle. Son maitre. Bien sûr, les affronts étaient toujours présents, mais elle abandonnait vite, même quand elle était dans son droit, soupira-t-il, vaincu.
Il marqua un temps d'arrêt.
-A cause de ça, elle a souffert. Enormément et elle n'arrivait pourtant pas à lui en vouloir. Il pouvait la prendre et la jeter tout aussi vite. Une contrariété et voila qu'elle était pointée du doigt… comme une malpropre. Aveuglée par l'amour et craignant de le perdre, elle ne disait rien et se laissait faire. Elle pensait qu'elle était heureuse, elle devait sûrement l'être quand Alessandro était d'humeur clémente, mais sa vie n'avait plus rien d'une belle histoire d'amour. Faiblesse, pensez-vous… mais que sait-on de la vie quand on est aussi jeune ?
Rosalie et moi buvions la moindre des paroles d'Aro, stupéfaites d'apprendre le passé intriguant de Sarah. Il était bien différent de celui qu'elle nous avait raconté.
-Alessandro n'était… jamais en accord avec le monde. Ni avec lui-même, d'ailleurs. Il changeait radicalement d'avis du jour au lendemain que ce soit pour des broutilles ou pour des choses mille fois plus importantes. La vie pouvait être blanche et devenir noire dans la seconde d'après.
-Et Sarah ? demandai-je.
-Elle subissait les continuelles sautes d'humeurs de son amant sans broncher. Ne dit-on pas que l'amour est aveugle ? finit-il avec un sourire désabusé.
-Oui, mais quand même… bougonnai-je.
-Et puis un jour, les disputes se sont brusquement faites plus espacées, pour ne plus jamais refaire surface, reprit Aro, imperturbable. Je n'ai jamais su pourquoi mais je pense que c'est à partir du moment où Alessandro a cessé d'aimer Sarah.
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-Ca a été un coup dur pour elle, continua le vieil homme. Il l'a détruite. Je me souviens encore maintenant des torrents de 'larmes' qu'elle avait versées sur mon épaule durant cette nuit-là et pendant toutes les autres. La jeune femme pleine de vie qu'elle était n'était plus qu'une triste épave. Une ombre continuelle secouée de sanglots. En une nuit, elle avait perdu son premier et unique amour, résuma-t-il. Evaporé.
-Mais l'avait-il seulement aimé un jour ? raillai-je.
-Aussi étonnant que celui puisse paraitre, oui je le pense, répondit-il posément.
-Et donc il l'a quittée ? dis-je d'une voix blanche.
-Oh non ! s'exclama Aro, visiblement surpris par ma question. La vie qu'il menait à Volterra était bien trop confortable pour qu'il l'abandonne aussi facilement. Il est évident que fréquenter la fille des Volturis comportait certains avantages… siffla-t-il.
-Mais elle, sachant qu'il ne l'aimait plus, aurait bien pu partir aussi, non ? demandai-je, un peu perdue.
-Elle était bien trop faible pour faire une chose pareille, Bella ! murmura-t-il. Elle préférait ne pas voir le fait qu'il ne tenait pas plus à elle qu'à un vulgaire objet. Elle le savait, mais ne voulait pas l'admettre. Triste tentative pour se protéger.
-Pourquoi Sarah n'a-t-elle pas persuadé Alessandro qu'il l'aimait encore ? demandai-je, intriguée. Elle en avait pourtant les moyens !
Un mince sourire étira les lèvres d'Aro.
-Tout simplement parce que Sarah savait que ce n'était pas la meilleure manière pour le retenir, expliqua-t-il. Et elle s'en serait voulu énormément, ayant l'impression de tricher.
-Elle ne sait pas priver de le faire pour Edward ! ripostai-je.
-C'est vrai, admit le vieil homme. C'est vrai… Seule depuis trop longtemps, elle s'est accrochée à la dernière solution. Ce qui manquait par-dessus tout à Sarah, c'était l'amour d'un homme et c'est le hasard qui a voulu qu'elle tombe sur ton jeune ami, dit-il en montrant Jacob d'un signe de la main. Elle a réussi à en apprendre assez pour deviner qu'Edward ressemblait étrangement fort à Alessandro.
-Que s'est-t-il passé ensuite ? demanda Rosalie. Avec Alessandro.
-Ce petit manège ridicule a continué. Aucuns d'entre eux ne lâchait prise. L'un pour le confort et le luxe et l'autre pour la sécurité et l'amour. Et puis, il est mort, souffla-t-il. C'est là que je pense que tout a dérapé dans la tête de Sarah. Ca l'a anéantie.
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Il ferma les yeux un instant, tandis que ladite Sarah était assise sur le sol en train de marmonner d'étranges paroles. Elle semblait se parler à elle-même.
-Le choc de la mort d'Alessandro a été trop brutal pour elle, conclut-il. Elle était si fragile, si jeune. Elle s'est éloignée de moi, chuchota-t-il. Lentement mais sûrement. Pour ne plus jamais revenir. A l'époque quand elle est venue m'annoncer son départ, prétextant qu'elle ne supportait plus de vivre une minute de plus dans cette ville qui lui rappelait trop de souvenirs, j'étais loin de m'imaginer que c'était la dernière fois que je la voyais.
-Qu'est-ce qui a provoqué la mort d'Alessandro ? demandai-je, blanche comme un linge.
-Un pari a mal tourné avec un de ses amis d'enfance, répondit-il, presque indifférent, une dispute a commencé. Alessandro n'en est pas sorti vivant. C'était assez courant à l'époque.
Rosalie et moi fixions Aro, ébahies. Il ne parut rien remarquer.
-Folle de douleur, elle s'est enfuie, ne me laissant rien d'autre qu'un vague « Merci pour tout, Aro », murmura-t-il, malheureux. Je n'avais aucune idée d'où elle pouvait se trouver, et puis j'ai fini par accepter son choix. J'ai donc arrêté les recherches. Enfin… pas complètement. Je me suis toujours arrangé pour que quelqu'un la suive et veille sur elle, fit-il, déconfit. Sans qu'elle ne se doute de rien, bien entendu. C'est grâce à cette surveillance que je suis arrivé jusqu'ici.
Un faible grognement retentit, venant du coin où s'était allongé Jacob. Personne n'y prêta attention.
-C'est là que j'ai vu que Sarah n'allait vraiment pas bien, dit-il, coupable. Les pouvoirs qu'elle avait acquis en devenant vampire ont pris possession d'elle, à tel point qu'elle s'est persuadée qu'Edward était son fiancé et qu'elle a oublié la personne d'Alessandro. Elle s'est imaginé une vie, et elle a fini par y croire dur comme fer, parce qu'elle s'en était persuadée. Elle n'a jamais connu Edward et ne l'a jamais aimé non plus. Elle a projeté l'amour qu'elle portait à Alessandro sur Edward. Simplement. Elle pensait sans doute qu'en agissant ainsi, elle aurait moins mal. Le comportement étrange qu'elle a eut avec Jacob était aussi du à ça. Sarah ne contrôle plus rien depuis des années maintenant… C'est sous une impulsion soudaine qu'elle s'est jetée sur lui, même si quelques minutes après elle a complètement nié les faits. Simplement parce qu'elle ne s'en souvenait plus. Elle avait déjà oublié.
Un silence pesant suivit son explication. Explication qui signifiait qu'Edward n'avait jamais été fiancé à une autre et qu'il m'aimait !
-Ici se termine l'histoire de Sarah. La suite, vous la connaissez, souffla-t-il.
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J'hochai légèrement la tête, encore abasourdie, tentant d'assimiler tout ce qu'Aro venait de nous raconter. Sa version des faits différait complètement de celle de Sarah, et il n'était pas compliqué de deviner quel récit était le bon.
Sarah qui ne semblait pas avoir écouté du tout le discours enflammée d'Aro, s'anima soudain sans prévenir et se remit sur ses jambes avec une facilité déconcertante. Tous les regards convergèrent vers elle – même celui de Jane – et elle nous adressa à tous un petit sourire victorieux.
Elle s'approcha légèrement d'Aro d'une démarche parfaitement stable. Aucuns tremblements ni chancèlements ne venait la surprendre. C'est avec une aisance particulière qu'elle s'appuya au mur derrière elle.
-Et maintenant, Aro ? roucoula-t-elle. Tu m'aides à ramener Edward ? Ou bien, tu préfères te joindre à l'ennemi et te retourner contre moi ?
Son expression était clairement moqueuse.
-Edward ne rentrera pas avec toi, Sarah, chuchota-t-il en la regardant de ses yeux bordeaux.
Elle éclata d'un rire cruel qui n'avait rien de joyeux.
-Ah oui ? railla-t-elle. J'en doute fort 'papa' !
-Ce que t'as fait endurer Jane ne t'a donc pas suffit ? soupira-t-il. Moi qui pensais que ça t'arrêterait, je me suis bien trompé. Tu es encore plus obstinée qu'avant.
-Jane ? renifla-t-elle d'un air dédaigneux. 'Connais pas. Ta nouvelle petite amie ?
Elle lui adressa un sourire éblouissant.
-Non, Sarah, fit-il en levant les yeux au ciel.
- Oh ! Tant pis alors ! ria-t-elle. Moi qui croyais que tu avais enfin réussi à te trouver quelqu'un... Mais bon... Tiens, Bella ? fit-elle, étonnée. Toujours en vie à ce que je vois ? Il va falloir remédier à ça !
Sans attendre ma réponse, elle fondit sur moi, prenant de cours tout le monde, m'adressa un sourire carnassier et planta violement ses canines pointues dans la chair tendre de mon cou.
C'était la fin. J'entendis juste le cri déchirant de Rosalie et Jacob. Rien d'autre.
Ma dernière pensée fut pour l'homme aux cheveux cuivrés et aux yeux topaze, celui que j'aimais. C'est d'ailleurs lui que je vis se ruer vers moi avec une mine horrifiée, repoussant tout sur son passage, exactement une seconde après la morsure.
Hasard ?
Peut-être.
Tout ce que je ressentais pour le moment, c'était l'emprise des mains glaciales de Sarah sur ma gorge. C'était tout.
Alors ? Vous ne vous y attendiez pas hein ? :D La morsure…
J'entends déjà vos cris offusqués me demandant pourquoi je me délectais de vous faire souffrir en vous coupant le chapitre ici… Aaaah ( soupir) et bien, je ne sais pas en fait :) tout ce que je sais c'est que ça m'amuse beaucoup !
Bref, oui je sais je coupe juste après la morsure fatale de Sarah, mais… tout le monde ferait ça à ma place, non ? ;) sinon, j'espère que la VRAIE histoire de Sarah n'a pas été trop longue à lire et qu'elle ne vous a pas ennuyé !! ;)
Comment avez-vous trouvé l'histoire tragique d'Agnès ? :D C'est mignon non, comment Aro s'était attaché à elles, faibles humaines ?
Voila ! J'attends vos impressions, je voulais faire fort avec ce chapitre, révéler plein de choses que personne n'aurait jamais deviné ! ;) donc j'espère vraiment que ça vous a plu, mais maintenant… la suite au prochain chapitre !
