J'aurais mieux fait de me faire amputer !

WARNINGS : aucun, mais alors là, rien du tout !

Rating : M

Disclaimer : Je ne possède rien …

A/N : Hey ! J'ai écrit un OS SpaMano pour célébrer le 69ème review ! Il s'appelle « La Période Rouge » ! Allez y jeter un coup d'œil et peut-être y laisser un review, ça illuminerait ma journée !

Putain, je vous jure que quand la journée de dimanche est terminée, je me mets à passer des journées parce que … Bah 14/15 chapitres pour 4 jours c'est du hardcore détaillé !

Je suis vraiment déçue de ce chapitre … Je n'étais pas super motivée à écrire cette semaine ! Mais au moins c'est fait, et le premier secret est révélé … Je me demande combien de personnes l'avait deviné …

Honnêtement, je suis trop crevée pour le relire et corriger … J'ai relu que le tiers et j'ai arrêté pour jouer aux Sims 2.

Chapitre quatorze : J'ai peur de tout faire foirer

Beaucoup de gens se demande sûrement pourquoi je ne laissais pas Antonio m'aimer. Pourquoi je refusais si fort de le voir me faire des promesses …

La réponse était dans mon passé … (comme tout ce qui m'arrive, c'est putain de logique et je ne vois même pas pourquoi j'ai dit ça…) Et je crois que je peux enfin en parler ouvertement sans me mettre à braire comme un gosse … Merde quoi, ça ne date pas d'il y a si longtemps, et à l'époque j'avais l'impression qu'on se foutait de ma gueule en permanence … Laissez-moi vous expliquer.

Une fois actif sexuellement, je pouvais dire que ma vie a pris un tournant à cent-quatre-vingt degrés. Il fallait bien dire que même si ma première fois avait été catastrophique, elle m'avait fait goûter à des choses difficiles à résister, les mâles sont connus pour ça.

Et merde, j'étais un de ces mâles !

Et donc, en dernière année de lycée, j'avais ma petite réputation. Être au cœur des conversations pouvaient être quelque chose d'amusant pour … je sais pas moi, Elizabeta, Gilbert ou Feliks … mais moi …

J'avais horreur de ça …

Bah oui, j'étais Lovino Vargas après tout …

J'entendais des rumeurs à longueur de temps, des choses auxquelles je ne voulais même pas penser. On me traitait de salope dans mon dos, on faisait toujours des allusions salaces à tout bout de champ … Tout ça juste parce que j'étais un être humain exécutant fréquemment l'acte primaire de la reproduction.

Bien sûr, en tant que mec aussi pédé que Magloire, c'était pas vraiment pour la reproduction que je faisais ça …

Il était vrai que j'aimais le sexe (comme tout ce qui n'était pas asexués dans ce monde) mais je ne couchais pas avec n'importe qui … Loin de là …

Je ne couchais avec quelqu'un que lorsque je me sentais prêt à m'ouvrir psychologiquement … Bien sûr, j'avais rien contre une pipe avec un inconnu à partir du moment où il me rendait la pareille … J'avais toujours supposé ça, mais je ne l'avais jamais fait … par respect pour moi-même j'imaginais. Mais si quelqu'un comme … je sais pas moi, David Beckham ou Brad Pitt me propose une fellation ? Je dis oui, monsieur !

Mais je divague …

Comme je disais, je ne couchais pas avec n'importe qui, peu importait les rumeurs.

Il fallait un lien … affectif … Comme avec Benjamin, par exemple …

Benjamin était un gars rencontré peu de temps avant mon entrée à la fac il y avait deux ans … Il était un peu une version de moi en brun aux yeux bleus, peu bavard, timide et grognon … Je pensais qu'on serait parfait ensemble, à se plaindre tout le temps et à se chamailler pour des broutilles tout en sachant que ce n'était que de la rigolade …

Et donc je m'étais ouvert à lui … et il s'était ouvert à moi … Alors on avait couché ensemble, plusieurs fois, dans des endroits multiples … J'étais certains que je tombais amoureux quand un jour …

« Lovino Vargas ? Ouais je le connais, pourquoi ? »

Benjamin était assis sur un banc au parc, je pouvais le reconnaître de dos. Je comptais arriver par derrière et lui donner une tape derrière la tête et l'insulter ou un truc dans le genre, mais l'entendre prononcer mon nom m'a figé.

Il y avait un autre gars à côté de lui. De dos, il paraissait la même taille que Ben.

« Il parait qu'il couche pour pas cher … » a-t-il dit, me faisant serrer les poings. J'avais horreur de cette rumeur. J'étais un garçon honnête, je l'avais toujours été. J'étais peut-être un petit con, mais ce n'était pas une raison pour balancer dans mon dos.

« On peut partager si tu veux … » a continué le type en mettant sa main sur l'épaule de Benjamin. « Je veux bien mettre vingt dollars, je parie qu'il ne vaut pas plus … »

J'ai secoué la tête, prêt à bondir.

« Hors de question » a-répondu Ben, me donnant chaud au cœur et m'aidant à me convaincre que je pouvais sortir de ma cachette parce qu'il me défendrait quoi qu'il puisse arriver.

« Lovino est gratuit, séduit le avec des mots doux et il sera prêt à avaler … »

J'ai senti mon cœur se serrer si fort dans ma poitrine que j'ai cru qu'il allait se fendre en deux. J-Je rêvais pas vrai ? C'était un énorme cauchemar ? J'allais me réveillé avec Feliciano me sautant sur le ventre comme chaque matin ?

J'ai eu envie de me pincé, mais j'étais certain que c'était encore cette conasse de réalité qui aimait me donner une vie de merde.

Comment avait-il osé ? Je lui faisais confiance, j'avais été prêt à vouloir lui dire je t'aime un de ces jours … Et comme à chaque fois que quelque chose comme ça m'arrivait, le gars en question venait me frapper de plein fouet.

Pourquoi je faisais confiance aussi facilement ? La société était pourrie, bien sûr que personne ne m'aimerait jamais …

Et moi qui tombait amoureux beaucoup trop facilement … Mais ça, personne ne devait le savoir … Si ces enfoirés viendraient à connaître cette triste vérité, je serais utilisé, manipulé et rejeté jusqu'au jour final ou je déciderais de m'ouvrir les veines une bonne fois pour toute.

Je n'avais jamais été chanceux en amour …

J'avais eu envie de prendre mon poing et de l'enfoncé dans sa mâchoire. Je voulais entendre craquer ses os, lui faire goûter toute ma rage.

Mais je n'ai rien fait.

Je me souciais trop de lui.

Ou peut-être que c'était un pas assez.

Grand-Père m'avait demandé ce qu'il n'allait pas quand je suis rentré au manoir avec les yeux gonflés d'avoir trop … euh …. Ouais. Je lui ai expliqué qu'un garçon m'avait attaqué, mais que je savais me débrouillé tout seul et que je lui avais mis la raclée de sa vie !

J'ai mis Feliciano au courant. Il était en droit de le savoir puisque je lui confiais toujours tout. Il m'a fallu plusieurs semaines pour m'en remettre. Mais je pense qu'en fait, je ne m'en suis toujours pas remis … Je pense parfois à Ben, à Dimitri, à Pedro, à Maxwell … et à tous ces autres gars en qui j'ai cru …

Je n'ai jamais revu Ben, et je ne cherchais pas à le revoir. Une fois ma confiance perdue, c'était impossible de la récupérer …

Je n'ai jamais revu aucun de mes ex en fait, du moins, aucun de ceux qui m'ont fait pleurer …

Grand-Père m'a une fois avouer qu'il aimait les menacer pour ne plus que « ces grosses brutes qui tourmentent mon petit-fils » ne m'approchent. Je ne savais pas d'où il tenait leurs noms, à moins que Feli ne l'ai aidé (cette grosse balance), mais j'étais heureux qu'il ne savait pas qu'ils n'étaient pas des harceleurs, mais bien mes ex petits-copains.

Son visage d'homophobe se serait tordu de douleur et il les auraient sans doute tous inviter à boire le thé avec moi … en même temps …

Merde, j'étais content qu'il ne savait pas que j'aimais les mecs …

Et maintenant il y avait Antonio …

Cet idiot d'Antonio qui m'avait emmené dans un champ de tomates pour regarder les étoiles, un truc super romantique et qui, même si je ne lui dirais jamais, est certainement la chose la plus mignonne qu'un garçon n'est jamais fait pour moi.

Ce crétin auquel je m'attachais, craignant le moment fatidique où je me ferais briser le cœur une nouvelle fois. Pourquoi c'était si difficile de m'aimer ? J'ai répondu automatiquement à ma propre question. J'étais un salopard qui gueulait tout le temps. Qui voudrait de moi ?

Peut-être Antonio ?

Mes yeux fixaient le plafond étoilé. C'était à couper le souffle … Est-ce qu'il avait choisit cette nuit sans étoile pour me demander de sortir avec lui ? Ou est-ce que c'était dans le moment ?

Tu réfléchis de trop, Lovino ! Il l'a demandé et c'est tout !

Ouais, je pensais de trop à ce genre de conneries … Mais je me posais des tas de question … Comme par exemple, où allions nous comme ça.

On était toujours au milieu d'un champ.

Et il faisait froid aussi …

Et on n'avait pas de moyen de retour immédiat …

Oh, et j'étais en couple maintenant, au cas où vous auriez manquez ça …

Je ne savais pas trop comment je devais me sentir à ce sujet … Genre, je devrais en vouloir à Antonio pour avoir oublié d'éteindre les phares et nous avoir coincé au milieu de nulle part mais … J'étais pas d'humeur à râler.

Je sais, je sais … « Quoi ? Le grand Lovino Vargas pas d'humeur à râler ? La Troisième Guerre Mondiale est sur le point d'éclater ! »

Mais j'étais trop bien pour râler ! Je supposais que ça allait revenir d'ici très peu de temps, genre dix minutes peut-être, mais là, j'avais l'impression de flotter sur un nuage … Antonio était allongé sur le ventre et entre mes jambes, sa tête posée sur mon torse et ses bras autour de ma taille … Mes bras reposaient de chaque côté de mon corps et l'angle dans lesquels ces outils de douleur et de torture étaient pliés donnaient l'impression que j'avais mis mes poings sur mes hanches, comme Superman ou une femme au foyer en colère … Choisissez la description me ressemblant le plus, et celui ou celle choisissant la femme en colère aura droit à mon poing dans la tempe … quand j'aurais récupéré mes bras …

Je ne m'attendais pas à ce qu'Antonio soit du type câlin pour être honnête … C-Ce n'était pas que ça ne me plaisait pas ! C'était juste que je le voyais plutôt comme un gars à dormir en étoile de mer sans se soucier de ce qu'il avait à côté de lui …

Mais en fait il était comme moi … à serrer quelque chose dans son sommeil, que ce soit un bout de couverture, un oreiller ou un doudou (non pas que j'avais un doudou, on avait déjà établi ça, pas vrai ? Et ce coussin en forme de tomate que m'avait offert l'idiot n'était pas du tout un nouveau doudou potentiel !).

J'aurais dû paniquer et râler et crier et me plaindre et … bref, j'aurais dû être Lovino dans ce genre de situation mais …

La vérité c'était qu'Antonio s'était endormi sur moi.

Et tout ce qui avait de gay/féminin en moi me répétait à quel point il était adorable avec son sourire innocent, ses joues rosies et ses petits bruits de sommeil (la ferme, ça existait des bruits de sommeil !).

… ouais …

Je faisais quoi maintenant ?

Je supposais qu'il fallait bien le réveiller ou quelque chose dans le genre … J'allais pas continuer à le regarder pendant longtemps … C'était vrai que je l'observais depuis p-près d'une heure maintenant, mais là n'était pas le point ! Je trouvais juste que l'avoir si près de moi après l'avoir rejeté autant de fois était … étrange, putain … mais d'une bonne façon! J'avais des chatouilles dans l'estomac à chaque fois qu'il bougeait dans son sommeil ou qu'il enfuyait un peu plus sa tête dans ma poitrine, se grattant le nez avec mes vêtements …

Donc j'étais en couple.

J'avais pris ce risque encore une fois.

Et comment ça allait se terminer cette fois ? Il allait me tromper ? Me larguer ? Me harceler ? Me battre ? M'arnaquer ? Vendre mon corps pour de la drogue ? Me manger ?

J'avais passé chacun de ces scénarios dans ma tête pendant cette heure durant laquelle Antonio s'était endormi … Je devais bien avouer que j'avais du mal à l'imaginer me faire ce genre de chose … Mais tellement de mecs m'avaient trompé, et pour eux aussi j'avais cru qu'ils étaient différents …

Je supposais que mon vierge de petit-copain n'irait pas voir ailleurs, et qu'il ne passerait sûrement pas son temps à essayer de baiser non-plus (ô désespoir pour le jeune adulte en chaleur que j'étais) … Je le connaissais si peu, et pourtant, j'avais le plus gros des coups de cœur que j'avais jamais connu.

S'il me laissait tomber je …

… je …

J'ai fermé les yeux pour ne pas y penser. J'allais devoir prendre le temps d'apprécier cette relation tant qu'elle allait durer … Demain c'était déjà Dimanche, j'appellerais Feliciano pour lui donner la nouvelle (ce bâtard méritait de le savoir quand même, même s'il était le plus vicieux des petits frères) et j'avais promis à Matthew d'aller lui rendre visite parce que ce con en avait besoin …

Et quoi d'autre ?

… il faisait pas si froid en fait.

… je suis bien au chaud …

… et ça sent comme Antonio …

J'ai froncé du nez en sentant quelque chose de froid atterrir sur mon visage. J'ai froncé les sourcils et secoué la tête, avant de sentir à nouveau quelque chose me tomber sur le front. J'ai ouvert les yeux et vu qu'il faisait déjà jour.

MERDE !

Je me suis assis d'un coup, secouant Antonio qui se réveilla en hurlant « la tomate est une drogue ! » (super rêve Antonio …). Il a regardé autour de lui avant de poser son regard sur moi. J'ai vu son visage littéralement s'illuminer comme une guirlande de Noël alors qu'il me souriait.

- Ah, bonjour mon doux Lovino …

J'ai rougis si fort que je n'ai presque pas senti quand une goutte froide est à nouveau tombée, cette fois sur ma joue. Cet Antonio … Moi qui croyait qu'il était grognon le matin … Et là il était le mec le plus parfait du monde ! Quel idiot !

- Crétin ! Il faut qu'on s'en aille d'ici !

Il a placé un bisou furtif sur ma joue avant de se lever et ohputaindemerdeilfaisaitfroid !

- Lovi regarde ! Il neige !

J'ai levé immédiatement les yeux au ciel et remarqua enfin les quelques flocons qui tombaient en dansant.

… est-ce qu'on avait été assez con pour s'endormir à l'extérieur alors qu'il neigeait ?

Je dis oui monsieur !

- Crétin arrête de regarder ces … ces … ces pellicules froides qui nous pourrissent la vie, et vient m'aider à mettre mes chaussures !

Antonio a levé un sourcil.

- Des pellicules froides ? Vraiment ?

- Magne-toi, j'ai froid !

En entendant ma propre voix revenir en écho, j'ai réalisais à quel point j'étais agressif … Je sais que je n'aurais pas dû trop m'en soucier, c'était qui j'étais après tout mais … mais j-je ne voulais pas perdre Antonio … pas si tôt ! Ça ne faisait même pas encore vingt-quatre heures … J'allais pas tout faire foirer de sitôt !

- V-Viens me réchauffer, putain …

J'ai regardé la couverture mouillée où j'étais assis en rougissant comme un dingue. La neige tombait de plus en plus fort et j'espérais rentrer le plus tôt possible ! Antonio m'a regardé en rougissant et en ayant écrit sur son joli petit minois « wouhou Lovi vient de dire un truc mignon ! » et s'il avait entendu mes pensées appelé son visage « joli petit minois » il se serait sans doute évanoui.

Et en un éclair, j'étais dans les bras d'Antonio.

Il avait couru vers moi en mode vwooosh¸ comme si mes désirs étaient des ordres. Je ne m'attendais pas à un câlin honnêtement, je pensais qu'il allait juste m'aider à enfiler mes chaussures qui se remplissaient de neige bordel de merde !

- C'est notre premier réveil en tant que couple, Lovino, ce n'est pas fantastique ?

Ma tête était enfuie dans son épaule et je pouvais sentir qu'il avait bien sué pendant la nuit … Merde, moi aussi sûrement … Mais l'odeur d'Antonio était loin de me déplaire, au contraire … J'ai fermé les yeux et reniflé discrètement. Je ne voulais pas qu'il me vois comme ça … En tant qu'handicapé des bras, j'étais déjà assez dépendant de lui … mais il tirait parfaitement les ficelles de mon c-cœur …

- Si on ne rentre pas immédiatement, ai-je commencé en gardant ma voix de trembler, on ne se réveillera plus jamais l'un à côté de l'autre parce qu'on va mourir de froid, putain !

- Oh, tu as peut-être raison … Je ferais mieux de t'aider à enfiler tes chaussures, n'est-ce pas … mon cœur ?

PAN !

Mort.

I-I-Il m'a vraiment appelé « mon cœur » ? Pour de vrai ? Je n'avais plus aucune réponse alors qu'il glissait mon pied dans ma chaussure. Ça allait si vite, merde ! J'aurais dû le voir venir avec Antonio … Il avait toujours eut les plus stupides des surnoms à me donner … et maintenant il allait pouvoir m'en donner autant qu'il voulait, aussi ridicule et adorable et à vomir les uns que les autres !

Une fois mes pieds chaussés (et trempés putain, mes pompes étaient foutues !) Antonio a enfilé ses propres godasses (pas vraiment les siennes en fait, c'étaient celles de Gilbert) et reboutonné son pantalon (pourquoi il avait déboutonné son pantalon, déjà ? Ça datait d'hier ?). Je me suis levé et Antonio a attrapé toutes les couvertures d'un coup, mettant les coussins à l'intérieur, et j'ai pu voir à quel point elles étaient humides.

Si avec ça je ne choppais pas la crève, j'étais une bouteille d'Actimel sur pieds. J'ai suivi Antonio jusqu'à sa voiture, et l'ai regardé valser avec ce qu'il avait dans les mains alors qu'il essayait d'ouvrir le coffre sans poser les couvertures sur le sol maintenant recouvert d'une fine couche de neige, que j'aimais aussi appeler « instrument des premiers cassages de gueules ».

Une fois que tout fut rangé, il m'a ouvert la porte, m'a installé m'a embrasser le front, a mis ma ceinture, m'a embrassé la joue, a fermé la porte, a grimpé à son tour, m'a embrassé le nez, a fermé sa porte, m'a embrassé les lèvres, a mis sa ceinture et a introduit la clef dans le contact.

- Mais garde tes lèvres pour toi, crétin ! Si cette voiture ne démarre pas je te donne à manger à des poules !

Je rougissais comme jamais. Merde, il était très affectueux … Je m'y étais un peu attendu mais …

- Ahahaha~! D'accord, Lovi ! Mais pas de problème, elle va démarrer !

Et comme de fait, lorsqu'il tourna la clef, la voiture démarra après un classique « to to to vroum ! », qui était le bruit que faisait une voiture en démarrant, ne posez pas de questions !

- Q-Quoi, mais … comment ?!

J'étais sans voix. Son vieux tacot gris qui puait la clope n'avait pas l'air d'être le genre de véhicule capable d'auto-remplir sa batterie … Il s'est mis à rouler, son CD de chanson jouant « Staying Alive », et m'a lancé un regard incertain avant de se retourner complètement et d'enclencher la marche arrière pour quitter le chemin de terre.

- En fait tu vois … j'ai réalisé que les phares s'éteignent toujours par sécurité, pas parce qu'il n'y a plus de batterie ! Ahahaha~! C'est pas fou ça ?!

Dans un cartoon, ma mâchoire aurait touché le sol.

- TU TE FOUS DE MOI ! J'AI FAILLI CHOPPER LA PNEUMONIE LÀ DEHORS ! J'AURAIS PU MOURIR DE FROID, PUTAIN !

- Mais on est toujours en vie ! m'a gentiment fait remarqué Antonio alors que nous étions à nouveau sur la route principale.

Ah ha ha ha Stayin' Alive, Stayin' Alive~

Oh cette putain de chanson ! J'étais pas d'humeur ! J'aurais croisé mes bras si j'aurais pu, mais je pouvais pas, alors je l'ai pas fait. Chiotte !

On avait une heure de route, et j'étais pas d'humeur à parler (vous voyez, j'étais revenu à moi-même en me réveillant) alors je laissais Antonio faire la conversation alors qu'il m'expliquait comment il avait dû faire la lessive de son frère une fois et qu'il avait tout teint en noir pour lui faire une blague et que donc Afonso avait dû se balader habillé comme un gothique pendant tout un temps et comment c'était hilarant …

Mais ce genre de récit amène souvent à une réponse alors j'avais expliqué comment une fois j'avais recouvert les jouets de Feli de super glue instantanée et les avais lancé au plafond … Sa peluche de Chipeur le Renard était toujours collée au-dessus de son lit.

Et en moins de deux, on était en face des dortoirs. J'attendais qu'il sorte pour m'ouvrir la porte, mais au lieu de ça, il s'est tourné vers moi l'air paniqué.

- Oh, j'ai oublié de te dire, Lovi ! Je dois aller à l'hôpital !

- Quoi ? Pourquoi ?! Quand ?! C'est rien de grave au moins ?!

Pas le SIDA, pas le SIDA, par pitié pas le SIDA !

- Ce n'est pas pour moi, ne t'inquiète pas ! J'ai un ami dans le coma à l'hôpital de la ville, tous les Dimanches avec Gilbert on va lui rendre visite ! Ça fait un an maintenant, mais il commence tout doucement à revenir à lui !

- O-Oh …

Au moins ce n'était pas le SIDA … Et maintenant je savais où ce foutu albinos passait ses dimanches … et dire qu'il ne voulait jamais m'en parler … Je savais que cela ne me regardait pas, mais ce n'était pas une raison pour garder ça comme un putain de secret d'état !

Antonio a sorti son téléphone de sa poche et a soupiré en souriant.

- J'appelle Gilbert pour qu'il vienne !

Alors qu'il composait le numéro, il m'a expliqué que ce serait certainement ennuyeux pour moi d'aller voir un ami à lui que je ne connaissais même pas.

- Ça sonne occupé … Tu veux bien aller chercher Gil pour moi ? J'attends dans la voiture …

J'ai hoché la tête en boudant un peu qu'il ne veuille pas m'accompagner jusqu'à mon dortoir, et puis j'ai vu son grand sourire … alors j'ai rougi parce que putain, comment était-il possible d'être aussi joyeux tout le temps, bordel …

Il a appuyé sur le truc pour détacher ma ceinture et est sorti de la voiture pour m'ouvrir la porte. Avant que je ne puisse sortir, il a posé une douce main sur ma joue et m'a dit :

- Tes médicaments son sur ta table de nuit … Je reviens vers vingt heure …

Je me suis levé d'un coup, manquant de peu de lui donner un coup de boule dans son menton déjà ravagé. I-Il n'allais quand même pas me laisser tout seul jusqu'à ce soir ?! Je ne parlais pas du fait qu'il était mon p-petit-ami, m-mais qui allait s'occuper de moi, maintenant ?

- Tu peux pas me laisser seul, crétin ! C-comment je me … douche ou mange ?! E-E-Et il faut bien que je change de vêtement, que j'aille à la toilette !

Parce que là je crevais d'envie, et c'était probablement la première chose que je ferais en arrivant dans ma chambre …

- Tu peux toujours demander à Matthew ! a fait Antonio en posant ses deux mains sur mes épaules. Il sera plus que ravi de t'aider !

- Mais je vais quand même pas le laisser me laver !

Antonio a levé les yeux au ciel.

- C'est pas comme si personne ne t'avais jamais vu nu …

J'ai pali puis J'ai vu rouge immédiatement. Il me prenait pour quoi au juste ? C'était quoi ce genre de remarque, putain !?

- Tu me traites de salope, c'est ça ?

I-Il avait aussi entendu des rumeurs ? C'était pour ça qu'il était après moi ? Il cherchait un moyen pas cher de se faire dépuceler pour pas cher ? … J'ai senti ma poitrine se serrer à l'idée. Pas encore … Pas Antonio …

- Q-Quoi ? Non Lovi, c'est pas ce que je voulais dire ! Je n'oserai jamais !

- Mais tu le penses pas vrai ?

Le ton était monté vite … Beaucoup trop vite … C'était de ma faute sûrement … Il paraissait que je n'avais aucune patience … C'était donc comme ça que ça allait se terminer ? Sur une dispute après même pas une journée ensemble ? C'était tellement mon style que j'ai laissé échapper un rire ironique. J'y avais cru pas, vrai ? Et maintenant il allait me dire que tout ça n'était qu'une erreur et qu'on allait devoir se séparer …

Merde, Lovino, c'était encore un voyage à Emo-Town, ou quoi ?

Mais je ne voyais pas pourquoi il voudrait encore de moi en voyant à quel point j'étais abusif comme petit-copain … J'étais le pire du monde ! Qui voudrait de moi, vraiment ?

J'ai secoué la tête et je l'ai poussé sur le côté pour me mettre à courir en direction de mon dortoir. Je n'ai pas pu aller bien loin par contre, parce que quelqu'un m'a attrapé par le col, m'étranglant presque. Je me suis retourné, prêt à hurler.

- Lâche-moi, andoui-

Et je fus interrompu par ses lèvres. Appelez-moi un idiot, mais je ne l'avais vraiment pas vu venir celle-là. Sa langue caressait doucement mes lèvres, attendant patiemment que je les écarte pour qu'il puisse me faire goûter au plaisir d'être embrassé avec énormément de passion. J'ai ouvert la bouche et j'ai frémit en sentant son muscle chaud et humide s'y glisser avec gentillesse et force. J'ai répondu au baiser, sans comprendre pourquoi c'était arrivé.

Antonio m'a ensuite embrassé le front avant de placer ses deux mains chaudes sur mes joues gelées.

- Jamais je ne penserais du mal de toi, Lovino … Mon Lovino …

J'ai rougi en voyant ses yeux qui paraissaient si sincères. Merde … Il était le petit-ami parfait, pas vrai ? Celui qui s'excusait à chaque fois et qui ferait tout pour me rendre heureux … Comme Dimitri … Mais Dimitri s'était juste servi de moi …

Antonio ne …

Antonio ne me ferait jamais ça … Il fallait que j'arrive à me glisser cette idée dans la tête … Parce que s'il m'abandonnait je …

- Continue d'appeler l'albinos, je vais le chercher.

Je me suis retourné, quittant la chaleur des paumes d'Antonio. Je me suis mis à marcher en faisant attention à ne pas glisser, et rapidement, la porte entre-ouverte de ma chambre était dans mon champs de vision.

J'ai accéléré le pas quand la porte s'est refermée d'un coup. J'ai froncé les sourcils, parce que Gilbert ne fermait jamais la porte … Et j'ai placé mon oreille contre le bois trop fin pour voir s'il y avait des gens à l'intérieur.

Je savais que ce n'était pas très poli mais je voulais pas tomber sur Gilbert en train de baiser, peu importait avec qui il était.

Ce que j'ai entendu était bien différent de ce que mon imagination débordante aurait bien pu inventer.

- C'est deux-cent dollars Alfred ! C'est ce que tu me dois !

Comme il n'y avait pas de réponse, je me suis dit qu'il était simplement au téléphone (ah bah c'était pour ça que ça sonnait occupé !) et m'apprêtait à entrer, le plâtre déjà sur la poignée et l'oreille toujours contre la porte, comme le ninja sournois que j'étais.

- Comment ça je suis trop cher ?! C'est deux nuits que tu me dois ! Et quatre pipes ! Mec je te fais un cadeau là ! Mon mac est sensé récupérer l'argent aujourd'hui et j'ai un trou de deux-cent dollars parce qu'un con refuse de payer !

… pardon ?

J'avais bien entendu ? Je rêvais ou quoi ? C'était bien la voix de Gilbert, mon meilleur ami sans doute, mon colocataire … discutant avec Alfred, le frère de mon autre meilleur ami, au sujet de …

… c'était bien de l-la p-p-prostitution, pas vrai ?

Gilbert Beilschmidt se prostituait ?!

- Bien sûr ! Fait ça Alfred ! Et dis-lui bien que c'est pour te payer une pute, ça fera plaisir à ton frère !

… il était sérieux là ? Merde, putain ! Pauvre Matthew ! Il choisissait vraiment le pire des gars pour tomber amoureux … Pfff comme si je pouvais parler avec ma longue liste d'ex-amants … C'était pas une chanson de Taylor Swift ça ?

With a long list of ex lovers

Si, c'était bien du Taylor Swift …

- C'était du sarcasme, crétin ! Je t'ai déjà dit de ne pas en parler à Matthew ! Et si tu le fais, il y aura des représailles …

La voix de Gilbert m'a fait réaliser que c'était le mauvais moment pour penser à Taylor Swift.

- Exactement ! Et emprunte cinq dollars à tous tes amis, ce soir à dix-heure en face de la poste je dois donner l'argent. T'as plutôt intérêt à être là avec les deux-cent dollars, sinon je te donne en pâture à mon boss. Pigé ? Au revoir !

La porte s'est ouverte d'un coup, Gilbert a cligné des yeux en me voyant là, le plâtre toujours levé parce qu'il était resté sur la clinche. J'espérais qu'il n'avait pas remarqué que j'avais écouté à la porte ! Ce serait la honte ! Et ce n'était pas mes affaires du tout ! J'ai eu peur qu'il ne m'engueule mais …

- Lovino ! T'es de retour ! J'ai eu les boules quand t'es pas revenu hier soir ! C'est pas ton genre de coucher avec n'importe qui, surtout pas les bras dans le plâtre !

… mais je faisais face au Gilbert habituel, chiant, collant et lourd.

- A-Antonio t'attend dans la voiture.

- Huh ? Il est déjà dix heure ? J'ai pas vu le t- … ooooh, tu l'appelles par son prénom maintenant ? Ça explique le suçon que t'as au cou !

- QUOI ?!

ET BOUM, LE COUP DE PLÂTRE QUE JE ME SUIS FOUTU DANS LA NUQUE !

Fatality !

Gilbert a explosé de rire, quel bruit agaçant ! J'aurais mieux fait de me faire amputer ! J'ai donné un putain de coup de boule dans le torse de l'albinos qui en a eu le souffle coupé.

- Bon j'y vais s'il m'attend ! Oh et Lovino.

- Quoi ? ai-je dis en râlant.

J'ai vu son regard s'assombrir alors qu'il serrait les poings. Pendant qu'il me fixait les sourcils froncés, j'ai eu l'impression qu'il savait que j'avais entendu la conversation qu'il avait eu au téléphone quelques minutes auparavant.

- Si tu fouilles encore dans mes tiroirs, ça ira mal …

Sur ce il a quitté la pièce, laissant la porte ouverte.

Et bien merde.

Mon meilleur ami se prostituait.

Je devais en parler à Matthew ou pas ?

Et j'avais toujours autant envie d'aller à la toilette, putain !

Ce dimanche commençait à merveille !

A/N : Premier secret révélé ! Et quoi maintenant ? Mais que va-t-il se passer ?!

Et si vous osez me dire que ça sort de nulle part, relisez cette histoire parce qu'avec TOUS les foreshadowings et les indices que je mets partout … (foreshadowing c'est quand un évènement mineur est un reflet d'un évènement majeur. ex : accident de voiture pas important mentionné au début d'une histoire avant la mort d'un autre personnage dans un accident de voiture à la fin de l'histoire).

Cette histoire est truffée de foreshadowing et d'indices ! Genre, chaque chapitre en a ! Comme ça quoi que je fasse avec l'histoire ça reste logique et probable !

Et oui, j'ai commencé à mettre des indices dès le deuxième chapitre parce que je n'avais aucune idée de ce que j'allais faire de cette fanfic …

Je viens de voir que mon Word a un truc qui s'appelle « Salutations japonaises » dans la section insertion, c'est juste moi au tout le monde à ça ?

近日中にお目にかかって申し上げます。

Ça écrit des phrases en japonais … Mais je ne comprends rien !

Sur ce, bonne journée/nuit/après-midi à vous !

REVIEWS !

J'AIME LES REVIEWS !

QUI AVAIT-DEVINER LE SECRET DE GILBERT ?