31 mars - 16h28- 1995,

Belle Hermione,

Sais-tu ce qu'on appelle un problème ?
Pour moi c'est quand ton jumeau comprend que tu aimes la meilleure amie de votre petit frère.
Ouais, "Argh".

Aujourd'hui n'aurait put être qu'une journée normale mais "aujourd'hui" a décidé que ce n'était pas très drôle d'être une journée normale.

J'entendais notre cher Rogue national pester contre les Gryffondors sans vraiment l'écouter.
La nuit avait été courte cette fois encore. Je pensais trop à toi pour pouvoir m'endormir.

Bref, il a finit par nous dire d'ouvrir nos manuel pages 562-563. Aujourd'hui on travaillait sur l'Amortentia.
George et moi on s'était regardés avec un sourire. Les potions on gère même si Roguinounet a une certaine passion pour nous saquer. Je pense que tu t'en doutes non ?
Comment croyais-tu qu'on fabriques de si belles farces ?
Haha.

A la fin de l'heure je sentais les brumes entêtantes de la potion sans même me pencher.
C'était l'odeur du Terrier, celle des vieux parchemins et des vieux livres, et celle de lavande.
Ton odeur et celle de ma famille.
Les deux choses les plus importantes pour moi en somme.
Je n'ai pas réagi. J'ai fait comme si de rien pour que personne ne voit.

Rogue avait grimacé quand George et moi lui avions tendu notre potion. Mauvaise note assurée !

Mais je m'en fichait. Personne ne peut tromper l'Amortentia. Alors je pensais avec certitude : "C'est définitivement sur que je t'aime comme un fou."
J'en étais à la fois soulagé et paniqué. Il n'y a que toi pour me faire ça !

Si j'avais été plus attentif ce midi j'aurais vu George te chuchoter une question et je t'aurais vu lui répondre. Mais j'étais trop perdu dans mes pensées pour voir quoi que ce soit.

Cette après-midi mon jumeau et moi nous n'avions pas cours -Flitwick étant malade-. George a absolument insisté pour qu'on monte dans le dortoir -il voulait récupéré un pull.
Pourtant, quand il a fermé la porte, il s'est retourné lentement vers moi et sans prévenir m'a plaqué sur mon lit.
Après un long four-rire nous nous étions assis sur le bord et il m'avait regardé avec une expression que je ne lui avait jamais vu. Il m'a jaugé du regard comme si il cherchait comment commencer.
Il a finit par prendre la parole :

"-Lavande.

-Quoi ?

-Ce matin. L'Amortentia. Lavande. Parfum d'Hermione.

-Je... Heu... Tu sais que les phrases comporte des verbes." il m'a jeté le regard de "ne change pas de sujet".

"-Tu peux l'avouer à ton jumeau préféré tu sais." On s'est regardés dans les yeux durant de longues minutes mais il a finit par gagner. George gagne toujours à nos batailles de regards. C'est lassant à la longue.

En bref, vaincu, j'ai finit par hocher la tête alors qu'il poussait un cri de victoire. J'ai quand même cru bon d'ajouter :

"- L'odeur du Terrier, des vieux bouquins et la lavande. L'odeur d'Hermione.

-L'odeur du Terrier, du produit pour balai et l'orange. L'odeur d'Angelina." on s'est sourit. Je ne sais pas pour lui mais moi, j'étais extrêmement gêné et mes oreilles devant prendre la couleur de mon écharpe : rouge.
A première vu le visage de George semblait garder une couleur normale.

" -Au fait comment as-tu sut pour la lavande ?

-Facile. J'ai demandé à Hermione son parfum ce midi. Je me doutais depuis quelque temps que ce n'était pas que la meilleure amie de Ron pour toi. Ta tête m'a donné la réponse. J'aurais dut te prendre en photo !

-Ca va ! Ca va ! Rigole pas... " son rire redoubla d'intensité et il en pleura même. Sympa le frangin.
Nous n'en n'avons pas plus parler. Ni de toi. Ni d'Angelina.
J'en suis plutôt content.

Je ne sais pas pourquoi mais je préfère ne pas en parler. Même à mon jumeau. C'est comme si garder mes sentiments c'était te garder toi.
C'est peut-être idiot mais je ne peux m'en empêcher.
J'ai l'impression que parler de toi te ferait t'estomper comme un mirage...

Je me suis caché dans la bibliothèque avant que tu n'arrives. Mrs Pince m'a regardé bizarrement, comme à chaque fois que je mets les pieds dans sa tanière... J'y pense ! La fin de tes cours est pour bientôt d'ailleurs non ?

Et toi ? Que sentirais-tu face à l'Amortentia ? Je n'arrête pas d'y penser et cette question tourne en boucle.
Je veux ton bonheur et pourtant t'imaginer dans les bras d'un autre m'est insupportable.

Ce n'est pas si simple d'aimer la meilleure amie de son frère en secret, sans que même elle ne le sache.

Mais j'assume.
Et j'irais même jusqu'à dire que j'aime, t'aimer.

A toi,
Fred.