Une autre fournée de Tranches de villes! Au menu, de l'Histoire, de l'amouuuur et des petits faits en vrac ^^
J'essaierais de trouver d'autres trucs intéressant ou de vous pondre au moins un OS prochainement.
19 janvier 1477
Aurélien avait toujours été indépendant et fort de cœur, ne voulant guère dépendre des autres et ce ne fut donc pas étonnant qu'il réussit à créer un État indépendant au cœur même du Royaume de France. Le Duché de Bourgogne par héritages et mariages s'était incroyablement étendu allant jusqu'en Picardie, Champagne, Pays-Bas bourguignons, Belgique, Germanie, duché de Luxembourg, Alsace, comté de Flandre et Suisse. Dijon était la capitale de ce véritable État, régissant tous ces territoires différents d'une main de maître. Il avait vu défiler tant de grands Seigneurs en sa demeure, Philippe le Hardi, Jean Sans Peur et Philippe III le Bon pour ne citer qu'eux. Des années de faste et de grandeur, la puissance était entre ses mains et cela attirait bien des convoitises, dont la plus grande, celle de la France. Maintes fois Francis avait exigé d'Aurélien qu'ils s'unissent mais il refusait obstinément de le rejoindre.
- La Bourgogne restera libre. Libre de vous, France.
- C'est ce que la guerre décidera, Dijon. Laissons nos champions nous défendre.
Il parlait évidemment de la guerre de Nancy, là où Charles le Téméraire et le Duc de Lorraine, allié à Louis XI se battaient, rependant le sang de leur gens et le leur pour défendre la liberté pour l'un, le désir de puissance pour l'autre. Malheureusement, cette histoire en or, ce périple d'un petit lopin de terre devenu un État riche parmi les Grands s'effondra comme un château de carte le 19 janvier 1477...
- Vous êtes à moi, gens de Bourgogne.
- Nous ne serons jamais Francs à cœur, Monsieur de France. Pour toujours, même à vos pieds, nous serons Burgondes.
L'amour nous lie, le malheur aussi
Élisabeth et Paul avaient une histoire d'amour compliquée, triste et emplie de blessures au cœur depuis plusieurs décennies surtout depuis les dernières années mais... Cela n'avait pas toujours été le cas. Loin de là...
Paysanne, elle travaillait dans les champs, durement, chaque jour. Son voisin et ami Thomas faisait de même, elle se réfugiait régulièrement chez lui quand les temps étaient trop durs, la ville fermée les accueillant, elle et ses gens. Il faisait de même avec La Verrière, tout petit village peinant à subsister. Un jour, un élégant homme, habillé richement de bleu et de noir, monté sur un cheval d'ébène s'était arrêté près d'elle. Le cavalier était descendu, son regard si clair lui avait transpercé l'âme et sa voix l'avait enveloppé d'amour... Il disait s'appeler Paul, ville de Plaisir. Voisin d'elle et amoureux de sa personne depuis qu'il l'avait vu en passant un jour en carrosse. Élisabeth avait rougit, balbutié et nié mais il était venu chaque jour, lui apportant du pain, des fruits et tant d'autres cadeaux de bonne qualité. Après plusieurs mois de cette cour, elle fini par lui céder, sombrant entre ses bras, abandonnée et heureuse... Ils s'étaient aimés dès qu'ils s'étaient vus et il aurait été beau que leur amour soit assez fort pour leur éviter de souffrir...
Elle caressa les courts cheveux noirs ébouriffés de l'homme roulé en boule tout contre son flanc, la joue posée sur sa poitrine généreuse. Elle resserra sa prise sur lui, la gorge serrée et les yeux piquants de larmes. Une énième dispute, une énième tromperie, une énième réconciliation... Un couple, ça ne fait mal que lorsqu'on y tient et eux deux, aussi désordonnés, maladroits furent-ils, étaient très attachés à l'autre. Attaché au point de ne pouvoir laisser l'autre partir, attaché au point de ne pas pouvoir partir...
Viking or not Viking?
Affalé de tout son long sur un transat posé sur la véranda de sa villa au bord des calanques, Tristano profitait du soleil et de ses rayons qui faisaient encore plus brunir sa peau. A ses cotés, Denis avait un peu l'air d'une grande asperge blanche mais le légume en question semblait bien s'amuser à patauger dans l'eau chaude de la Méditerranée. Sûr que ça devait lui changer des eaux froides ou tièdes de là haut. D'ailleurs en parlant de mers et océans...
- Denis, tu devais être vachement sexy avant...
- Eh? Qu'est-ce tu veux dire?
- Sexy barbare du Nord, Viking quoi.
Ohhh, il parlait de ça. Le blond eut un petit rire puis s'approcha de son amant, laissant les gouttes d'eau tomber de son corps à celui du dessous.
- A propos des Vikings, on date leur arrivée vers 799 environ et moi je date de 936. Le règne des barbares du Nord comme tu dis a duré jusqu'en 1015, à peu près. J'étais un enfant durant cette période alors tu peux deviner sans soucis que je n'étais pas comme ma région, à me balader avec une hache et tout le bazar. Au mieux j'avais une épée en bois.
- C'est vrai. Qu'as-tu fait?
- J'étais normand. Et avec les anglais. Richard Cœur de Lion était chez moi et je l'aimais beaucoup, c'était un grand homme...
- C'est lui qui a fait de toi un guerrier. Guerrier mais pas Viking finalement.
- Oui, désolé de casser le mythe des normands barbares aux drakkars.
Marseille rit puis l'attira à lui pour l'embrasser, Seigneur du Nord ou pas, son Lyons était loin d'être un faible petit village et il était fier d'avoir un homme tel que lui à ses cotés.
Joie enfantine
Édouard surveillait Marnie et Stéphane, enfin surtout lui. Le gamin était plein de vie, à l'image de sa ville en pleine construction et expansion, courant et sautant partout, tout le temps. Armé de son skateboard il dévalait les rampes du skate park, des plus petites au plus hautes et ardues, s'amusant à faire diverses figures. Il souriait en prenant de la vitesse, riait quand il volait dans les airs, retenant d'une main sa planche à roulettes et ne perdait pas sa joie quand les roues en plastiques claquaient sur la surface dure du sol.
La petite blonde à couettes elle, préférait lire à l'ombre mais n'était pas contre un peu de sport non plus si l'envie lui en prenait. Elle était plus posée, plus sage et raisonnable mais gardait néanmoins cette candeur propre à l'enfance, cette détermination de la jeunesse à changer le monde. Lui, Évry, vivait depuis tant de siècles qu'il était risible de l'avoir classé avec les villes nouvelles mais au moins, il pouvait s'occuper de ces enfants qui ne s'entendaient pas forcément avec les villes qui composaient leur agglo.
Sénart revint vers eux et les héla pour qu'ils viennent, souhaitant que Marne-la-Vallée vienne essayer son sport favori. Elle rechigna un peu mais monta sur la planche, le garçon d'une douzaine d'années en profitant pour prendre la main de la demoiselle incognito. L'adulte esquissa un sourire en les voyant faire, qu'est-ce que c'était bon de voir cette joie enfantine, sans soucis, sans horreurs... Ils avaient leurs propres problèmes mais étaient encore capables de les mettre sous clé pour simplement s'amuser. Pour un peu, il leur envierait cette capacité.
- Ed! Tu viens ou on te laisse de ce coté là!
- J'arrive!
Quoique, leur joie était plutôt communicative. Pas difficile de comprendre pourquoi Philippe et Quentin aimaient être avec eux. D'ailleurs réunir la GS bientôt serait une bonne idée.
Pour l'amour du ballon!
Geneviève était assez grande pour une femme, 1,70m quand même, assez en formes, musclée aussi. Très sportive la demoiselle, qui n'avait de demoiselle que l'apparence d'ailleurs vu qu'elle aussi datait de l'ère pré-romaine... Quoiqu'il en soit, avec les années un sport en particulier s'était frayé une place dans son cœur: le football. L'AJAuxerre était d'ailleurs très bien réputé dans la région au sens large du terme. Son concurrent direct étant les Verts de Saint-Étienne. Les autres n'étaient que des rivaux mineurs. Geneviève, appelée Gen' pour aller plus vite, était en ce moment distraite de son sport favori par quelque chose... Ou plutôt quelqu'un. Quelqu'un d'aussi fada qu'elle d'un ballon mais pas le même. Lui, il affectionnait l'ovale. Qui? Clermont-Ferrand. Un jeunot à coté d'elle c'était certain mais il était gentil, mignon... Et sportif! Seulement, Gen' ignorait comment l'aborder... L'émission, sûrement Télé Foot, diffusée par la télévision lui donna une idée: Pour l'amour du ballon.
Le clermontois s'étonna de voir l'auxerroise devant sa porte, un sac sur l'épaule. Son carré plongeant châtain doré était un peu broussailleux et ses yeux gris pétillaient. Qu'allait-elle lui réserver?
Après une partie de foot, à deux, que la belle remporta grâce à sa connaissance du jeu, de sa rapidité et sa précision, suivi une partie de rugby et cette fois, ce fut Clément qui gagna. Déjà, sa stature se prêtait bien à ce jeu, deux mètres et les muscles allant de pair. Évidemment, sa connaissance du sport l'avait aussi aidé.
Plaquée au sol sous l'autre, le ballon ovale déjà derrière les perches, le visage du pro-rugby l'attirait indéniablement malgré la poussière et les brins d'herbe dans ses cheveux blonds clairs, son regard brun était doux quand il se posa sur elle... Gen' déglutit puis leva les mains et rapprocha son camarade pour l'embrasser. L'auvergnat se tendit tout d'abord puis accepta l'invitation de la bourguignonne, lui rendant son baiser affectueusement.
- Pour l'amour du ballon, chuchota-t-elle tout bas, le faisant sourire.
J'espère que TDV ne devient pas trop répétitif... Si vous voulez en savoir plus sur un perso/couple/groupe en particulier faite le moi savoir, je serais ravie de chercher des infos ^^
