Petit blabla : Bonsoiiir ! Bon, alors, voilà l'avant-dernier chapitre. Oui oui oui. Avant dernier. Ça fait assez bizarre, hein ? Enfin, j'espère que cette fiction continue de vous plaire ! En tout cas, je suis contente d'avoir réussi à poster ce chapitre aujourd'hui parce que je dois avouer que je n'étais pas sûre de réussir à le faire ^^'. M'enfin !
Ah, et j'ai une réponse de review à donner avant de vous laisser lire :3
Nour : Alors d'abord, merci pour ta review, elle m'a fait tellement plaisir ! Je suis contente que tu aies apprécié la première partie, c'était un peu mon petit bébé x3 Pour la seconde partie, oui, c'est ça, Dean est une faucheuse sans le job qui va avec :3 Tant qu'à l'Alaska... cela n'a aucun rapport avec la série, mais tu comprendras au dernier chapitre... En tout cas, encore mille merci pour cette review !
Alors, je vous laisse avec ce chapitre, les persos ne m'appartiennent pas saufs les OCs, et... enjoy (traduction à la fin, btw) !
J+675.
- … On y est, donc.
- Ouais.
Les trois hommes se tenaient serrés, se touchant les uns les autres le plus qu'ils pouvaient alors que devant eux se trouvait un immeuble. Plus précisément, c'était le siège du FPW. For a Purified World. Les trois initiales étaient gravées dans un socle de béton au sommet des vingt-deux étages, dominant quasiment tout le paysage.
- Petit un, dit brusquement Dean. Ils se sont crus dans Avengers ou quoi, avec le design du machin ? Petit deux, « Pour un monde pur » ? Sérieusement ? Il s'est pris pour qui, notre bonhomme, Mr Propre ? Pourtant, il ne me semblait pas chauve, ricana la faucheuse sous le regard à la fois désespéré et amusé de son frère.
L'atmosphère lourde et pesante qui régnait sembla partir en éclat sous la remarque du chasseur, et un fin sourire apparut sur le visage de l'ange qui avait comprit les références. Sans vraiment y faire attention, il entremêla ses doigts à ceux du châtain, et par réflexe, celui-ci colla leurs bras alors qu'il déposait son autre main sur l'épaule de son frère. Sam eut un sourire et vint glisser ses doigts dans la poche arrière du jean de son aîné, et ce fut à ce moment là que les trois hommes remarquèrent les regards de franche haine qui leur étaient adressés.
Les chasseurs avaient vu de tout.
Parfois, lorsqu'ils faisaient les courses pour le bunker, et que Dean prenait Castiel par la taille, il y avait des femmes avec des enfants qui les regardaient avec dégoût avant de s'éloigner comme s'ils étaient des pestiférés. Une fois, ils étaient allés à un bar, et Sam, un peu plus éméché que ses compagnons puisqu'il était le seul humain, avait embrassé à pleine bouche son frère, et, lorsqu'ils étaient sortis de l'établissement, un groupe de jeunes les avaient copieusement insultés (ils avaient toutefois arrêté après s'être pris une raclée de la faucheuse. Castiel n'avait rien dit face à cela, et Sam ne l'avait même pas remarqué). C'était des petites choses qui arrivaient lorsque l'on s'affichait comme gay, et les trois hommes l'assumaient totalement – enfin, Castiel, lui, ne comprenait pas vraiment où était le foutu problème, mais bon, il en avait vu des pires avec l'humanité, alors même si cela le déprimait, il faisait avec.
Enfin, ces réactions, elles étaient motivées par le dégoût, par la peur, l'incompréhension, parfois même par la haine contre ceux qui aiment le même sexe, mais cela n'avait jamais été cette haine-là. Parce que, là, les chasseurs n'étaient pas regardés avec haine pour une question de sexualité, mais juste parce qu'ils aimaient.
Ils auraient pu être trois femmes, deux hommes et une femme, deux femmes et un homme, simplement deux hommes ou deux femmes ou un homme et une femme, ou des transgenres, ils savaient instinctivement que les yeux auraient lancés les mêmes éclairs tout simplement parce qu'ils avaient le culot d'aimer et d'être aimés.
Ce fut là que les trois compagnons réalisèrent à quel point leur cible n'avait pas que retourné quelques êtres humains les uns contre les autres, non, elle avait littéralement transformé chacune des parcelles d'émotions en une haine pure et simple de l'autre.
Et si un soupçon d'horreur et de peine les traversa, ce fut la colère qui fut la plus importante.
Surtout pour l'ange.
Castiel s'était battu pour le genre humain. Depuis toujours, il avait été fasciné par ces singes sans poils, qui avaient évolué lentement mais sûrement. Il y avait eu des hauts et des bas, parfois par leur faute, parfois indépendamment de leur volonté, mais ils avaient toujours voulu s'en sortir en rebondissant pour aller vers un futur plus beau. Oui, Castiel aimait les abeilles, mais définitivement, les humains étaient foutrement spéciaux. Surtout depuis que les deux frères Winchesters étaient nés l'un après l'autre. L'un destiné à être le vaisseau de Michael, l'autre, celui de Lucifer. La créature céleste les avait suivis des yeux, s'émerveillant de leurs forces et de leurs faiblesses, avec parfois du dégoût, parfois de la colère, parfois de la déception. Mais cela avait toujours été intéressant, même s'il ne les regardait que d'en haut.
Puis tout avait changé. He gripped Dean tight and raised him from perdition (1). Il avait découvert les humains en profondeur. Il avait découvert leurs doutes, leurs peines, tout. Castiel en avait été admiratif. Les choses s'étaient ensuite enchaînées, encore et encore, et il avait connu l'amour. Non, en fait, c'était l'Amour. Avec un grand A.
Et maintenant, il était devant ça. Des être humains haineux.
Totalement.
Sans la moindre trace de ce qu'il aimait chez eux. Oui, cela l'agaçait. L'ange fixa chacun des hommes et femmes qui les regardaient fixement et haineusement, avant de se tourner vers Dean pour l'embrasser à pleine bouche. Castiel entendit clairement quelques hoquets de stupeur, accompagnés de quelques cris lorsque Sam se joignit à eux, passant ses mains autour de la taille de son frère afin de tenir les reins de Castiel pour enfouir sa tête dans le cou de la faucheuse pour y déposer des baisers quelque peu… bruyants. Mais les trois compagnons n'en avaient plus rien à faire. Ils étaient ensemble. Tous simplement. Et ils allaient démolir leur môssieur haineux, et rétablir un monde qui pouvait continuer à tourner sur lui-même, encore une fois.
Dean libéra les lèvres de Castiel pour le laisser donner un profond baiser à son petit frère, qui fit stopper de nombreuses respirations, avant que des insultes commencent à fuser. Certaines faisaient plus mal que les autres, mais les trois hommes ne les sentaient pas. Leurs esprits semblaient à nouveau s'être branchés les uns sur les autres, et leur confiance était revenue au triple galop. Sam et Castiel se séparèrent finalement et les trois hommes lancèrent des regards narquois à la ronde, avant de partager un regard. Quand il fallait y aller, il fallait y aller. Faisant fi des gens qui avaient commencer à s'avancer vers eux les yeux foudroyants, ils rentrèrent dans le bâtiment où se trouvaient l'homme à abattre.
Ils n'eurent même pas à demander leur chemin : dans l'immeuble, en face de l'entrée, une seule femme était présente. Sam haussa un sourcil à sa vue, ne pouvant s'empêcher de sourire en ressentant l'amusement de son frère qui transparaissait à travers le lien. Cette femme… et bien, cette femme était tout simplement un putain de cliché.
Elle avait un vieux chignon gris qui tirait ses cheveux et la peau de son visage, des lèvres pincés et de petits yeux glacés, avec des sourcils froncés en une expression désapprobatrice. Elle portait également un tailleur gris – aussi pâle et malade que ses cheveux, droit, avec une jupe qui descendait en dessous des genoux - enfin, la femme avait l'air bloquée des décennies en arrière. Et c'était assez amusant, quand même, pour Sam, parce que bon, il ne s'attendait pas vraiment à ça.
- Veuillez me suivre… messieurs.
Damn. Même la voix de la femme était un cliché. Et Castiel qui les regardait avec interrogation, ne comprenant pas réellement leur amusement. Enfin, il savait pourquoi les deux frères la trouvaient amusante, mais lui, il ne voyait pas en quoi c'était drôle. Mais le bref baiser que déposa Sam sur ses lèvres lui fit oublier ses questions, et il sourit à ses amants. Il ne comprenait certes pas pourquoi c'était drôle, mais toute la tension semblait avoir disparu.
Ce fut, en fait, assez détendus qu'ils suivirent la femme qui faisait des pas rapides et secs faisant claquer ses minuscules talons sur le sol – cliché, encore. Elle avança vers l'ascenseur et la porte s'ouvrit sans qu'elle ne fasse quelque chose, et cette fois-ci, Dean dut se mordre la lèvre pour se retenir de rire.
Mais lorsqu'ils rentrèrent dans l'ascenseur, la femme releva le nez en se détournant d'eux après les avoir regardés avec… dédain, dégoût, et, sans oublier, haine, la même haine que les gens au-dehors. Ceci ramena immédiatement les trois hommes sur terre, qui échangèrent un regard plus sérieux.
La machine était déjà lancée, et à chaque étage qui s'affichait, les chasseurs avaient l'impression de faire un pas de plus vers la possible fin de l'humanité. Aussi, lorsque un carillon se fit entendre et que la porte s'ouvrit, ils restèrent une fraction de secondes supplémentaire dans l'ascenseur, partageant un regard qui disait je vous aime et je ne pourrais pas survivre sans vous.
Mais la femme avec les talons coupa leur moment en sortant de l'appareil, et les trois hommes la suivirent. Ils passèrent à travers d'interminables couloirs aseptisés, et Sam, étrangement, fut le premier à sentir son cœur se serrer d'une manière qui n'était définitivement pas naturelle. C'était comme si quelque chose compressait son muscle cardiaque, une douleur sourde, dérangeante, qui lui donnait envie de s'arracher le cœur.
« Sam ? Demanda Dean avec inquiétude. »
Le cadet eut un moment d'incompréhension en le regardant, avant d'avoir un léger sourire crispé, répondant à Dean sans bouger les lèvres.
« Tout va bien, c'est juste que… je ne sais pas, j'ai l'impression de… non, je ne sais pas, j'ai juste mal... »
Entendant cela, Castiel se rapprocha légèrement de ses amants, pour poser avec inquiétude une main sur le cœur de Sam, tout en continuant à suivre la femme. Lentement, il diffusa sa grâce dans le corps de l'humain, la laissant glisser sous son tee-shirt puis sous sa peau. Au début, le cadet ne sentit pas vraiment l'effet, mais quelques secondes plus tard, son souffle se fit moins mécanique, son sourire moins crispé, et il offrit un regard soulagé à l'ange et à son frère.
« Merci, Angel. »
Un sourire tendre apparu sur le visage de la créature céleste, et il put, comme Dean, clairement entendre le cœur de Sam avoir un soubresaut. Les joues de l'humain se colorèrent légèrement alors qu'il lâchait un grognement inintelligible, un peu mal à l'aise. Castiel garda quelques instants sa main sur la poitrine de son amant avant de la laisser glisser sur son torse, et il quitta avec regret son corps pour se retourner vers la femme qui s'était arrêtée devant une grande porte.
En elle-même, la porte n'avait pas vraiment quelque chose d'extravagant, mais il y avait ce quelque chose qui montrait clairement que derrière se trouvait le big boss. Elle était juste un peu plus propre, la poignée, un peu plus rutilante, et il y avait un paillasson noir devant, mais qui ne semblait pas vraiment fait pour s'essuyer les pieds, plutôt pour indiquer que seuls les gens assez importants pour avoir les chaussures propres pouvaient entrer.
Mais visiblement, la femme, contrairement aux trois hommes – et encore que, Dean avait, finalement, assisté à plus de réceptions que ses amants, même Castiel dans sa longue vie d'ange – ne se posait visiblement pas la moindre question ; ou du moins, elle devait sans doute exécuter des ordres sans se poser la moindre question. Elle ouvrit donc la porte après avoir frappé trois coups sur la porte, le premier fort, long, avec ensuite deux petits coups serrés.
Cependant, lorsque la porte s'ouvrit, ce fut cette fois Castiel qui porta une main à son cœur en même temps que les deux frères se tournaient vers lui.
« Cas ? Demanda Dean. »
« Je… je vais bien, c'est juste que… toute… toute cette haine, c'est… »
« Oui, Angel. »
Sam posa une main tendre dans le bas du dos de l'ange, et son frère posa une des siennes sur l'épaule vêtue du trench-coat. Une brusque vague de tendresse les parcourut, et Castiel ne put retenir un léger soupir de soulagement, s'appuyant imperceptiblement sur ses amants, avant qu'ils rentrent dans la pièce.
C'était une salle de réunion, basique, simple. Le genre de salle dans lequel Dick Roman aurait pu se trouver, sauf que cette fois-ci, il n'y avait pas de Leviathans, simplement un homme qui sentait la haine, qui respirait la haine, qui était la haine.
Ralf Creig était un homme plutôt petit, peut-être cinq centimètres de moins que Castiel, mais, dans un costume trois pièces sûrement hors de prix, il avait tout de même énormément de prestance. Enfin, pour Dean, qui en avait connu, il pouvait dire que ce n'était définitivement pas de la prestance qu'il avait. Non, c'était simplement la haine qui irradiait chacun des pores de sa peau qui le rendait légèrement impressionnant.
Mais.
Mais, Ralf Creig, leader du FPW, était seul. Puissant, mais seul. Castiel, Dean, et Sam étaient ensemble. Envers et contre tout. Ils prirent brutalement conscience de cela, et une douce chaleur les remplit, chassant toute trace des sentiments négatifs qui avaient pénétré dans l'organisme de Castiel et Sam.
- Bon, alors, comment ça se passe ? Demanda Dean en posant s'appuyant sur l'épaule de l'ange du coude, déposant sa joue dans sa main. Non, parce que bon, t'es pas notre premier grand méchant. On te pète la gueule et on rentre chez nous ?
- Dean Winchester, n'est ce pas ? Demanda froidement l'homme en souriant d'un air détestable.
- Yep, c'est moi.
- Tu es définitivement encore plus faible que ce que j'ai entendu dire. Toujours à te cacher derrière des sarcasmes et un faux sourire. Et tu arrives à tromper tes compagnons ? Décidément, votre lien ne doit pas être si puissant que cela. Vous êtes sûr que c'est de vous dont je dois avoir peur ?
Creig ricana en rentrant ses mains dans ses poches après avoir passé des doigts fins et secs dans des cheveux tout aussi secs et droits.
- J'ai anéanti le Paradis en deux minutes et quatorze secondes. Les Enfers m'ont demandé un peu plus de temps, c'était plus… désordonné. Mais vous ? Cela va se faire en deux coups trois mouvements !
La colère commençait à envahir fermement Castiel, et cela s'était accentué lorsque l'homme avait parlé de ses frères et sœurs. Il avait anéanti les anges, ceux avec qui il avait passé la majeure partie de sa très longue vie, et l'endroit qui avait été sa maison, qui, d'une certaine manière, la resterait toujours au fond de sa grâce, même si désormais, maison rimait avec Winchesters. Le contact de Dean était comme un point de chaleur qui donna une vague d'amour à la créature céleste, et il sourit simplement.
- Vraiment ? Demanda-t-il tranquillement. Je ne crois pas. Après tout, tu as peut-être détruit le Paradis, mais tu ne l'as pas anéanti. Je suis toujours un ange, et tant que la grâce d'un seul ange est vivante, le Paradis existera. Tu as déjà échoué.
La voix de Castiel claqua simplement dans la pièce, puissante et ferme, attirant un frisson au cadet. Sans réellement s'en rendre compte, l'ange avait laissé sa véritable voix percer à travers celle de son véhicule, et la grâce qui avait fait vibrer ses cordes vocales semblait être entrée en résonance avec celle qui reposait au creux de l'âme de Sam.
Ses deux compagnons ressentirent instantanément l'amour qui pulsa dans les veines de l'humain, et visiblement, l'homme également, puisqu'il afficha une grimace de dégoût.
- Regardez-vous, lança-t-il. Tellement pathétiques, à graviter les uns autour des autres. Incapables de vous en sortir seuls. Totalement dépendants les uns des autres. Pourtant, vous en avez fait des erreurs. Et elles sont toujours là, hun ? Je peux les voir d'ici, à miner en permanence les bases de la faible confiance qu'il y a entre vous. Parce que qu'elle est faible, n'est-ce pas ? Tellement faible, c'est pitoyable…
Creig éclata d'un rire glacé qui refroidit instantanément l'atmosphère déjà glaciale, et fit un vague geste de la main.
- Combien de fois vous êtes vous trahis les uns les autres, déjà ? Quatre fois ? Cinq fois ? Non, bien plus… C'est tellement dégoûtant, et -
- La ferme ! Claqua brutalement Sam. Comment peux-tu oser mettre le moindre mot sur notre lien ? Tu n'as pas la moindre idée de ce que nous ressentons les uns pour les autres.
- Et c'est toi qui dis cela, Samuel Winchester ? Toi qui as trahi ton frère et l'ange le premier en allant coucher avec une vulgaire démone. Ruby, il me semble. Tu aimais la voir te tordre dans tes bras, sentir son sang se répandre dans ta bouche et dans ta gorge alors que tu la prenais violemment, pendant que ton frère… oui, Dean, tu étais en train d'agoniser encore et encore en Enfer, espérant que ton petit frère, ton cadet te sauve de là. Mais il n'est pas venu, il n'est jamais venu, et tu as craqué, perdant les pédales, parce que, après tout, Samuel ne tenait pas assez à toi pour te sortir de là…
- Serais-tu en train de tenter de nous monter les uns contre les autres ? Demanda soudainement Castiel, interrompant l'homme comme si de rien était. Non, parce que, cela ne peut pas marcher.
L'ange fronça les sourcils, avant d'ajouter, hésitant :
- Parfois, il faudrait mieux fermer son… claque-merde ?
Le langage soudainement vulgaire laissa un blanc, avant que Dean éclate de rire. Un grand sourire éclaira le visage de Sam, et sans vraiment s'en rendre compte, les deux Winchesters se rapprochèrent encore un peu plus de lui, et désormais, le contact physique qui les reliait était vibrant de puissance renouvelée. Pendant quelques instants, les trois hommes avaient eu l'impression que quelque chose tentait de les séparer, de ronger sournoisement tout ce qui les reliait.
Seulement, en une seule phrase, Castiel venait de les ressouder, ramenant des souvenirs en flash-back dans leurs esprits. Les longues soirées qu'ils avaient passées à regarder des films, à apprendre à l'ange les rudiments de la vie humaine, même si, à cette époque, il y avait encore la gêne, le malaise et tous les non-dits qui pourrissaient leur relation comme si c'était de la moisissure qui se développe sur un fromage.
Mais il y avait eu, après, les quelques soirées où cette fois, ils étaient tous les trois, serrés les uns contre les autres, à passer sans réellement y penser leurs doigts sur la peau des autres. Où ils déposaient de légers baisers contre les cous ou les mâchoires.
- C'est donc tout ce que tu as dans le ventre ? Finit par ricaner Dean.
- Je dois dire que je m'attendais à mieux, sourit à son tour Sam.
La grâce de Castiel dans leur corps vibra tendrement, et l'homme leur lança un regard noir en serrant les poings.
- Je vais vous anéantir, siffla-t-il entre ses dents. Vous ne pouvez rien faire contre moi. Je suis invincible. Ni vos anges ni vos démons n'ont réussi à m'infliger la moindre blessure, alors ce n'est pas vous, trois… abominations, qui vont réussir à me détruire.
Le regard glacial que Creig leur envoya aurait pu les faire frissonner si la chaleur commune qu'ils dégageaient ne les réchauffait pas à ce point. Sam songea un instant que c'était décidément un foutu truc de Bisounours, mais hé, ce n'est pas comme si cela le gênait, au final.
L'air de rien, Castiel sortit son Angel Blade avec un claquement d'acier, et les yeux de l'homme se posèrent dessus alors qu'un sourire en coin faisait son apparition sur son visage. Il bougea légèrement, ramenant une main derrière son dos pour en récupérer un revolver.
- Passons aux choses sérieuses, hun ? Qui est-ce qui veut tenter sa chance en premier ?
Les trois compagnons n'eurent même pas besoin de se concerter pour se jeter d'un même ensemble sur Ralf Creig.
(1) : He gripped Dean tight and raised him from perdition / Il a fermement agrippé Dean et l'a sauvé de la perdition.
