Bonjour à toutes/tous. Là, c'est le moment où vous allez soit le détester, soit m'adorer. J'avoue flipper un peu de poster ce chap. Il est très long, et dans celui-là plus que les autres je me suis laissé emporter par les émotions des perso. J'ai toujours deux ou trois chapitre d'avance sur ceux que je publie, et celui-ci m'a demandé beaucoup de relecture et paradoxalement, c'est vraiment celui dans lequel j'ai effectué le moins de modifications mais en même temps, je voulais vraiment garder le côté spontané, vous comprendre vite pourquoi. Pour moi c'est un chapitre important, qui avait besoin de cette longueur pour s'exprimer. Et après tout, c'est dans la suite logique de deux derniers.
J'avais oublié de l'écrire mais les paroles viennent de la chanson Elizabeth de Tom Odell. watch?v=5AiPPFesS5Q
Comme d'habitude, merci de continuer à me lire et j'espère vraiiiiiiiiiiment que ce chap vous plaira ! Plus que jamais laissez-moi votre avis, quel qu'il soit ! Bonne lecture et à bientôt !
P.S à ma copine Laura F qui se reconnaitra : j'ai beaucoup pensé à toi en écrivant ceci ! J'espère que tu ne voudras pas ma mort car jt'aime bcp d'amour
Swangranger : Merci encore et toujours ! Moi j'adore tes reviews elles me font toujours sourire ! Je suis contente que la transformation et le patronus t'aient plus ! Merci à toi des bisous à très vite ! et bonne lecture :)
IKNOX3 : Merci beaucoup ta review est adorable ! J'adore poser mes petites énigmes dans les chap, j'aime bien vous laissez avec beaucoup de questions ! Pour son patronus, j'aimerais bien te répondre mais je ne sais pas si ça serait du spoil donc je vais juste te dire que j'adore ta façon de penser ! Pour l'apparence de Drago tu m'as fait trop rigoler avec l'éléphant (tellement fort d'ailleurs que mon copain m'a prise pour une folle). J'adore aussi le caractère de Drago, je ne cesse de le répéter mais c'est vraiment trop cool d'écrire sur ces deux persos. C'est ma première fanfic et je n'aurais pas pu trouver meilleurs protagoniste pour une première fois ! Quant à la lap dance d'Hermione ce serait juste EPIC ! mais… je te laisse découvrir la scène qui à abasourdi ce jeune blondinet ! Bonne lecture et à très vite !
Assise, non, avachie sur un gros canapé en cuir rouge défoncé (sorti de Merlin sait où), les jambes croisés, une couverture sur les genoux elle ne l'avait pas entendu arriver, ses pas étouffé par la musique. Posé sur la couverture, un petit objet noir émettait la musique, accompagné d'une bouteille de ce qui semblait être du Whisky Pur Feu et sa baguette. Elle avait les yeux fermés, ses lèvres chantaient muettement la musique sa tête se balançant de droite à gauche sur le rythme lent. Mais le plus déroutant, c'était qu'elle était habillée d'une robe bleue ciel. La seule autre fois où il l'avait vu en robe, c'était lors de son arrivée au bal de Noêl, accompagnée de Viktor Krum. Une robe avec des petites bretelles très simple, mais très jolie. Une ceinture blanche incorporé à la robe juste dessous la poitrine, faisait ressortir cette dernière dans un petit décolleté brodée de dentelles. Le temps d'une seconde il la trouva très émouvante ainsi, sous la lune, le visage serein, à fredonner du bout des lèvres une musique qu'elle semblait pourtant connaitre par cœur. Puis il s'autorisa à admettre qu'il la trouvait vraiment belle.
Il s'approcha encore plus doucement qu'avant et observa que la bouteille était presque vide. Il espéra qu'elle n'était pas pleine quand elle avait commencé à boire, sinon elle devait être proche du coma à cette heure-ci. Il s'assit à son tour, à sa gauche, assez loin d'elle pour qu'elle ne sente pas le coussin s'affaisser sous lui. Il continua de la regarder, fasciné. Il avait l'impression de regarder une fée, ou une nymphe. Sous la lune, sa peau semblait être aussi porcelaine que la sienne. Il voyait distinctement chaque boucle se dessiner comme il ne l'avait jamais vu le. Il se demanda un instant si elle les avait coiffés, avant de vite remettre les pieds sur terre. Il voyait chacun de ses cils délicatement fermés projeter une petite ombre sur le haut de ses pommettes. Ses lèvres roses, comme si elles étaient maquillées, juraient avec le visage de petite fille qu'elle avait à cet instant. Elle avait l'air d'une poupée. Pas celle des petites filles. Une poupée de porcelaine.
Take what you can, take what you see
Take what you lands and holes and sea
Elizabeth, oh Elizabeth, you're the only one who's never come close.
Elizabeth, oh Elizabeth, you're the only one who's never come close.
You're the only one that has ever come close…
La musique prit fin et elle ouvrit des yeux rouges. Elle les ouvrit encore plus grand (ce qui lui permit de voir à quel point ils étaient injectés de sang) quand elle se rendit compte de la présence du blond. Il se pencha vers elle l'air amusé :
-Pas de problèmes d'alcool, tu disais ? Finalement, tu n'es pas si mauvaise menteuse que ça.
Il se redressa et elle sourit niaisement avant d'arrêter la musique qui commençait à se jouer, puis de le regarder à nouveau. Elle posa maladroitement une main sur son cœur.
-Je t'ai dit la vérité. Dit-elle d'une voix ou perçait son rire. Je ne suis pas alcoolique.
-Ce n'est vraiment pas l'impression que tu donnes.
Elle rigola d'un rire ivre de l'alcool qu'elle avait ingérer avant de se pencher vers lui, l'air le plus mystérieux qu'il n'avait jamais vu sur le visage. Il se demanda pourquoi elle ne semblait pas gêner de sa tenue ou la situation, mais à l'odeur d'alcool qu'elle dégageait, il comprit.
-Oh, mais j'ai une raison assez valable. Dans sa voix il entendait tout le plaisir que lui procurait le fait de lui répondre par une phrase aussi énigmatique et en même temps, quelque chose se brisa dans ses yeux et son cœur se serra à cette vision.
-A oui ? Dit-il plus intrigué par ses pupilles, que par ce qu'elle venait vraiment de dire.
-On est le 19 septembre. Dit-elle dans un murmure, ses yeux se remplissant brusquement de larmes, avant que ces dernières ne coulent sur ses joues.
Sans savoir d'où, il avait l'impression de connaitre cette date. Il chercha au plus profond de sa mémoire à la même vitesse qu'il voyait ruisseler les larmes de la brune, c'est-à-dire très rapidement. Brusquement, il tourna la tête vers les tombes. Et l'information lui sauta aux yeux. Ses parents étaient morts aujourd'hui. Sa gorge se sera automatiquement quand il croisa à nouveau ses yeux. Elle détourna le regard et d'un geste lent saisit la bouteille, dévissa le bouchon et porta le goulot à sa bouche. Mais avant qu'elle n'ait pu avaler une goute, Drago avait posé sa main sur la bouteille pour la baisser doucement. La tête d'Hermione suivit le mouvement, ses yeux pleins de larmes fixant le vide, elle n'avait aucune réaction. Il essaya de retirer doucement l'alcool de sa main et seulement alors elle réagit, et plutôt sauvagement. Elle ramena la bouteille contre sa poitrine, lui griffant les mains au passage.
-Qu'est-ce que tu fais ? Dit-elle l'air profondément indignée qu'il veuille lui prendre son bien.
-Je crois que c'est à moi de boire un verre en leur nom, tu sembles l'avoir déjà fait, et tu ne t'es pas contenté d'un à ce que je vois.
Elle plissa les yeux, un peu trop d'ailleurs, car elle dû les rouvrir un peu pour mieux le voir. Elle le dévisagea encore quelques secondes, en tanguant, avant de lui tendre la bouteille. Heureusement que cette dernière était presque vide car le mouvement brusque qu'elle avait fait aurait surement renversé une partie du liquide s'il y en avait eu plus. Il la saisit rapidement avant qu'elle ne change d'avis. Elle le fixa, les yeux plissés, la tête tendu en avant jusqu'à ce qu'il boive une gorgé d'alcool après avoir inclinée la tête et la bouteille vers la tombe des parents de la brune. Le Whisky le brûla de l'intérieur, une sensation qu'il avait oubliée. La première gorgée fut horrible, mais à la deuxième, la chaleur qui se rependait en lui était plus agréable. Elle eut un sourire satisfait avant de tende la main vers lui.
-Tu as assez bu Granger.
-Ce n'est pas à toi de juger… Elle se pencha et saisit la bouteille dans un geste gauche qu'il ne put esquiver. De mon état d'ébriété, le jour de mon anniversaire.
Il senti tous ses muscles se tétaniser. Il la regarda fixement, scrutant son visage à la recherche du moindre indice pouvant lui indiquer qu'elle allait exploser de rire, lui dire qu'elle rigolait. Mais de nouveau des larmes coulaient sur les joues de la jeune fille qui but une longue gorgée, avant de grimacer sous le gout. Elle referma la bouteille, et garda les yeux rivé sur ses genoux avant de tout envoyer valser ce qui s'y trouvait sur le canapé à côté d'elle, ne gardant que la couverture. Elle ramena ses genoux contre elle, plongea la tête entre ces derniers et sa poitrine avant d'éclater en sanglot. Paralysé, il ne savait absolument pas comment réagir. Alors encouragé par la chaleur dans son ventre et le malaise qu'il ressentait, il se saisit la bouteille maintenant entre eux et bu deux grandes gorgées à son tour. Il ne retient pas le frisson qui lui parcourut le dos quand l'alcool coula dans on œsophage. Posant la bouteille, la baguette de la brune et son objet moldu à sa droite avec son pull, laissant parler l'alcool qui commençait déjà à agir sur son cerveau, il se rapprocha d'elle jusqu'à ce que leurs épaules se touchent.
-Je crois, que ça ne porte pas vraiment bonheur de pleurer le jour de son anniversaire. Dit-il d'une voix calme en appuyant son épaule contre la sienne pour qu'elle lève la tête.
Elle ne le fit pas, mais elle répondit quand même d'une voix hoquetant de l'alcool et de ses larmes :
-Le bonheur… est un concept qui me fuit… depuis quelques années... Et c'est mérité…
Encore sans réfléchir, il glissa sa main entre la jambe et le buste de la brune pour passer un doigt sous son menton, comme elle l'avait fait avec lui il y déjà plus d'un mois. Il dut forcer pour qu'elle redresse enfin les yeux vers lui, car malgré qu'elle soit ivre, elle avait beaucoup de force. Ses iris étaient rouges des larmes, des grammes d'alcool dans son sang. Ses paupières étaient gonflées et ses joues aussi rouge que ses yeux et ses lèvres. Une bourrasque de vent dégagea son visage de ses cheveux et sa respiration se coupa. Même là, le visage aussi rouge que ses yeux pleins de larmes coulant sur ses lèvres tremblantes il la trouva plus émouvante et attirante que jamais. Il avait vraiment envie de la prendre dans ses bras. Il ne voulait pas qu'elle pleure. Il ne savait pas pourquoi, mais il ne voulait pas. Elle avait l'air tellement fragile en cet instant, il ne l'avait jamais vu comme ça. Son cœur s'accéléra en même temps qu'il se serra. Il crut mourir.
-Parmi toutes les personnes que je connais, Granger, tu es bien celle qui mérite le plus d'être heureuse.
Il sentait que sa tête tournait, plutôt agréablement. Il n'avait pas bu d'alcool depuis… Au moins six ans. Il avait bu trop vite, il n'avait pas grand-chose dans le ventre, il se sentait déjà sous les effets de l'éthanol qui lui donnait un sentiment de détente, presque de béatitude, depuis longtemps oublié.
-Mais tu ne comprends pas… Murmura-t-elle en le regardant avec des yeux presque suppliants.
-Alors explique-moi.
Il attrapa à nouveau la bouteille pour boire une gorgée, il avait l'impression que l'alcool lui faisait du bien, lui libérait l'esprit de ses problèmes. Même s'il était possible que ce soit plutôt l'inverse, l'ivresse lui avait manqué. Cette sensation de liberté, de détente, de laissé aller lui avait manqué. Elle tendit la main mais il lui indiqua d'un signe de tête qu'il ne la laisserait plus boire, et puisqu'elle croisa les bras pour bouder comme une gamine il lui sourit en fixant le coin ses lèvres tremblantes. Elle réussit à saisir l'objet de ses convoitises quand elle remarqua que l'attention du blond était ailleurs, et bu un coup avant de le regarder à nouveau.
-Je n'attire que du malheur à ceux qui m'entourent… Tout le monde fini par mourir à cause de moi… J'aurais dû mourir il y a bien longtemps, ça aurait épargné beaucoup de monde…
-Et bien moi et mon égoïsme, on est heureux que tu ne sois pas morte, sinon je croupirais encore dans cette cellule froide et humide. Sinon ma mère n'aurait pas eu de soutient pour les dernières heures de sa vie.
La brune arrêta de le regarder, comme s'il avait dit quelque chose dont elle avait honte.
-Ta maman ne serait pas morte si je l'avais été avant elle….
-En effet, et elle ne t'aurait rien dis non plus sur mon enlèvement, donc je serais encore dans ma cellule. Dans tous les cas Granger, tu m'as sauvés la vie trop souvent pour que je te dise que toi, tu ne mérites pas d'avoir une vie plus ou moins heureuse.
Elle secoua la tête trop vite, et elle porta une main à son front avec une grimace.
-Je t'ai sauvé la vie, mais tant d'autre l'ont perdu à cause de moi…
Il appuya ses coudes sur ses genoux, joignit ses mains à plat, l'une contre l'autre, l'extrémité de ses doigts au niveau de l'arrête de son nez. Il jeta un regard en coin à la fille avant de regarder devant lui les trois pierres blanches.
-Toi et moi on est ici parce que nos parents ont donné leur vie pour nous. On a tous les deux tuer, provoquer la mort intentionnellement ou non, on est en guerre. A la différence, que toi, tu as toujours lutté pour le bien, la justice, l'équité, le respect. C'est pour cette raison qu'il y a eu des morts autour de toi, utiles, justifiés, ou non. Dans mon cas, j'ai toujours apprécié dominer les gens. Leur faire mal, soumettre par la violence, l'humiliation, le harcèlement, c'était presque la base mon éducation en plus de tout ce qui fait de moi un « noble ». Les morts autour de moi n'ont été que le fruit de la barbarie qu'on avait entretenu en moi depuis toujours. Le résultat d'année d'apprentissage auprès de mon père. Le jour… où j'ai été marqué… J'ai fait quelque chose, Granger, de si monstrueux, que si quelqu'un mérite de ne jamais connaitre le bonheur ici, c'est bien moi. Aujourd'hui, la guerre n'est pas encore terminée, le combat continu. Et malgré l'alcool et notre relation tout sauf amicale, je peux t'assurer que je pense ceci : toi, Hermione Granger, tu es la personne pour laquelle mourir en vaut le plus la peine.
Elle ne répondit pas, alors il continua sur sa lancée, lui jetant de coup d'œil de temps à autre, le whisky lui déliant la langue sans qu'il ne réfléchisse à la portée de ses dires.
-Pas que je le ferais, mais… Tu as la détermination, la force, le courage, la conviction pour rassembler les gens, et ce n'est pas pour rien que tu y arrives : tu défends quelque chose de juste. Même si la SALE, oui, oui, j'en ai entendu parler. Dit-il en captant du coin de l'œil son regard profondément choqué. Et oui j'en ai beaucoup rigolé, au point d'en avoir des crampes aux abdos. Même si ça n'a pas marché en dehors de chez les Griffondors, avec L'Armée de Dumbledore vous avez fait quelque chose de fou. Outre de réussir à faire ça sous notre nez et celui d'Ombrage pendant des mois vous avez rassemblez des élèves de maisons différentes, de toutes années. Alors que le Ministère détruisait la réputation et la crédibilité de Potter et son entourage tous les jours, vous avez trouvez les mots pour convaincre les gens de vous suivre dans une rébellion contre Ombrage, le Ministère et Voldemort lui-même. Et vous n'aviez que quinze ans ! Depuis tu n'as fait que devenir plus forte et tu as continué de défendre ta cause. Si tu passes autant de temps à pleurer les morts, plutôt que de continuer de te battre pour la raison pour laquelle ils ont perdu la vie, tu ne fais que rendre leur mort plus douloureuse. En dénigrant ta possibilité d'être heureuse, de leur rendre hommage en construisant ce monde meilleur qu'ils voulaient, leur mort devient encore plus insignifiante que tu n'as déjà l'impression qu'elles ne le sont. Tu as raison, peut-être que la vengeance n'est pas le meilleur choix que je puisse faire, mais ma mère a donné sa vie pour moi, pour toi. Et mon père l'a assassiné, autant en lui faisant faire ce Serment qu'en lui jetant un sort. Je ne veux pas que sa mort soit vaine. Toi tu as la possibilité de faire bien plus pour honorer leur mémoire.
« Aujourd'hui tu m'aides à me reconstruire. Même si c'est dur pour moi de l'admettre tu m'aides énormément. T'es peut-être bizarre et incroyablement énervante, mais être ici, te parler, manger, courir, travailler, se chamailler… Tout ça me permet de ne pas rester enfermé dans ma chambre à pleurer et frapper les murs comme je le faisais les premiers jours. Ça me permet de ne pas me tirer d'ici, foncer dans le tas pour aller tuer mon père, et malgré tout, je suis parfaitement conscient qu'en faisant ça, je me condamnerais moi-même. Ma mère à autant donné sa vie en te tendant la main, qu'elle l'a fait pour moi en rompant le Serment. Je ne veux pas que tu pleures tes parents, alors que tu me permets de ne pas pleurer la seule personne qui ne m'ait jamais aimé. Ils ne voudraient pas que tu les pleures aujourd'hui plus que n'importe quel autre jour. Je ne te parle pas d'oublier, tu verseras toujours une larme en y repensant. Mais je ne pense pas que te soûler à mort au-dessus de leur corps, à pleurer soit bon, autant pour toi que pour eux. Aujourd'hui, c'est ton anniversaire, soit le plus beau jour de leur vie. Tu l'as écris toi-même « l'important ce n'est pas le nombre d'années qu'il y a eu dans la vie, c'est la vie qu'il y a eu dans les années. ». Et toi, t'es l'aboutissement de leur vie, le résultat de leur amour. T'as pas le droit de pleurer, enfin si, mais en repensant aux bons souvenirs, pas en t'apitoyant sur ton sort.
Il cligna des yeux quand il s'arrêta de parler, réalisant le lourd silence qu'il y avait maintenant. Il se recula, attrapa la bouteille et but une grande gorgé pour ne pas reprendre la parole. Il ferma les yeux quand il avala le Whisky, et durant la fraction de seconde pendant laquelle il ne voyait rien il senti un poids s'abattre sur lui et le plaquer au fond du canapé. A moitié assise sur lui, elle était en train de le serrer dans ses bras tellement fort qu'il en avait le souffle coupé. Le choc lui avait donné le tournis. Ses idées étaient déjà confuses à cause de l'alcool, mais avec cette fille collée contre lui et le choc qu'avait été le contact, il n'était définitivement plus apte à réfléchir. Pourtant il aurait aimé repenser à ce qu'il venait de dire, car il avait perdu le contrôle de lui-même comme d'habitude, et l'alcool l'avait encore plus ouvert.
Mais quand il senti une larme brûlante tomber sur la peau dénudé de son cou, ses bras se refermèrent autour de petit corps secouer de sanglot silencieux. Il ne saurait dire combien de temps il resta ainsi, à serrer Hermione Granger, la Hermione Granger contre lui. Ses mains osant à peine effleurer sa peau, l'une tenant encore la bouteille d'ailleurs. Comment rassurer, réconforter quelqu'un était quelque chose de totalement inédit et inconnu pour lui. Une fois de plus, il se laissa aller à l'alcool et ses effets, parce que son cerveau n'arrivait pas à penser correctement. Il posa le Whisky à côté de lui avant de vraiment poser ses mains sur elle pour frotter son dos dans un mouvement lent, qu'il voulait doux rassurant, exerçant une pression plus forte quand il sentait les petits doigts de la brune s'enfoncer dans ses omoplates quand un nouveau sanglot la saisissait. Sa peau était douce, trop douce d'ailleurs. L'alcool commençait à engourdir ses sens ? Ou avait-elle vraiment une peau de bébé ?
Au bout d'un moment, il ne saurait dire combien de temps, ses pleurs se calmèrent. Mais elle resta blottie contre lui, resserrant son emprise quand un spasme lui prenait le corps. Il regarda à côté de lui, saisit la couverture avant de la mettre sur elle. Il n'osait plus bouger, à peine respirer. Il sentait sa respiration contre la peau de son cou. De temps à autres une larmes tombait dans le col de sa chemise et lui donnait des frissons.
Elle finit par se redresser, elle enroula la couverture autour de ses épaules avant de s'assoir à côté de lui, et non plus sur lui. Elle posa sa tête sur l'épaule du garçon qui senti ses muscles se tendre. Le whisky l'empêchait de réfléchir alors il profitait juste de ce moment de calme psychologique, sans s'attarder sur l'étrange étreinte qu'il venait d'échanger.
-J'suis plutôt bourrée. Dit-elle après un moment, une pointe de tristesse dans la voix.
-J'ai pas bu une goutte d'alcool depuis au moins six ans, a ton avis je suis comment ? Ricana Drago, stupéfait de la transparence dont il faisait preuve malgré la tension que régnait en lui à cause de leur contact.
Elle rigola doucement.
-Est-ce que je peux te poser une question, personnelle ? Dit-elle d'une petite voix.
-Tu peux toujours la poser, mais je ne te garantis pas de répondre.
-Tu as déjà aimé quelqu'un ?
Il était déjà extrêmement tendu à cause du contact qu'il avait avec elle, mais à sa question, il crut que ses muscles allaient se déchirer sous la tension.
-Désolée, je n'aurais…
-J'aime ma mère, la coupa-t-il pour répondre à sa question.
-Je voulais dire…
-Je sais très bien ce que tu voulais dire, Granger. Dit-il agacé qu'elle ne saisisse pas le sens de ses paroles.
-Je devrais arrêter de parler, je te mets mal à l'aise à chaque fois que je dis quelque chose. Elle se redressa pour le regarder dans les yeux. Ses iris brillants de larmes.
Il réfléchit quelques secondes avant de se lever.
-Tu as raison. Dit-il simplement.
-Ah bon ?
-Tu as raison, tu devrais arrêter de parler.
Sur ces mots, il prit soins de cacher chaque sentiment ou émotions qu'il pouvait ressentir, avant de placer un bras dans son dos, et de lui tendre la main de l'autre. Encore assise, elle écarquilla grand les yeux quand elle comprit ce qu'il faisait. Il lui fit le sourire le plus ravageur dont il était capable et avec un regard appuyé, il se pencha encore en avant pour que leur tête soit au même niveau. Il lui saisit lui-même la main tout en lui murmurant :
-Il parait que tu as douté de mes capacités de danseur. Alors met-toi sur tes pieds et ferme-la, il est de tradition de danser le jour de son anniversaire.
Il tira doucement sur son bras et elle se leva sans opposer aucune résistance et la couverture tomba de ses épaules. Il put enfin la voir entière, dans sa robe. Elle lui arrivait au-dessus des genoux et le tissu dont elle était faite semblait incroyablement doux. Elle tombait sur ses hanches parfaitement, et elle avait vraiment l'air d'une fée, avec ce visage d'enfant, ces boucles qui sous la lune semblaient parfaitement dessinées et ce corps qu'il trouvait vraiment parfait. Alcool ou non. Elle avait encore les yeux écarquillés et elle le regardait comme si elle le voyait pour la première fois. Il posa une main sur sa hanche avant de l'attirer vers lui, laissant un espace d'environs dix centimètres entre eux. Elle continuait de le regarder dans les yeux, avec cet air ébahi, et il devient dur pour lui de cacher ses émotions tant il était troublé par ses yeux. Mais il reprit vite contenance quand elle posa sa main sur son épaule et que ses doigts glissèrent dans les siens. L'alcool dans ses veines semblait l'aider à garder un visage neutre, du moins pour le moment. Il fit les premier pas d'une valse et elle le suivit, doucement, dans des mouvements lents et parfaitement synchronisés, comme s'ils avaient toujours dansé ensemble. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle suive les pas aussi bien. Il arrivait à la regarder dans les yeux sans laisser transparaître une seules de ses pensées.
Ces dernières étaient actuellement toutes orientées vers elle, évidemment, bien que l'alcool l'empêchait d'avoir vraiment les idées claires sur la situation. Même sans musique, il trouvait ce moment très doux, intime, et presque romantique. Parce que son cerveau était embrumé par l'alcool, il ne voyait plus les tombes. Il ne voyait qu'elle. Devrait-il se sentir gêné ? Il ne l'était pas. Encore un effet de la boisson ? Ou bien parce que c'était lui qui lui avait proposé de danser. Il ne savait même pas pourquoi il avait fait ça. Lui changer les idées ? Il se demanda où elle avait appris à danser, si comme lui, c'était sa mère qui lui avait appris. Sa main glissant dans son dos et sur ses hanches aux rythmes des pas, lui donnait l'impression d'avoir un contact intime avec elle. Et en même temps, il avait l'impression de faire quelque chose d'interdit. Et Merlin sait combien l'interdit est attirant. Les joues de la brune prirent une tinte sincèrement rouge quand ses deux mains se posèrent de chaque côtés de sa taille pour la soulever du sol et la faire tourner au-dessus de lui. A peine avait-elle retrouvé la Terre sous ses pieds qu'elle baissa la tête pour ne pas le voir, ce qui lui arracha un sourire. Il posa son menton sur le haut de la tête de la brune, et ralenti la cadence de la petite valse déjà bien lente. Il sentait le cœur d'Hermione battre fort contre lui, et il sentait le sien battre aussi rapidement. Il ferma les yeux, ivre d'alcool et de son odeur. Et au moment où il les ferma, il se rendit compte que les dix centimètres qu'il avait instaurés entre eux n'étaient plus.
Maintenant complètement collé l'un à l'autre, une main sur sa hanche, l'autre tenant fermement celle de la brune il la senti poser la tête contre son torse. Il soupira, sans vraiment savoir si c'était de contentement ou d'exaspération. Elle pleurait à nouveau. Alors il lâcha sa main pour la poser dans sa nuque et elle, elle posa la sienne sur le cœur du garçon qui senti ce dernier s'emballer encore plus. Il commençait à avoir chaud. Il la tenait encore plus fort contre lui, et il sentait les spasmes provoqués par ses larmes comme si c'était les siens. Ils ne dansaient plus. Ils étaient justes là debout, immobiles, devant les trois tombes. L'une pleurant, l'autre la rassurant par le premier vrai câlin de sa vie en dehors de ceux fait à sa mère. Il repensa au jour de son réveil. C'était lui qui pleurait dans les bras de cette fille, qui pleurait la mort de sa mère. Et aujourd'hui les rôles étaient inversés, et elle pleurait ses parents, comme il l'avait fait. A l'énorme différence, qu'aujourd'hui, c'était son anniversaire.
Il la serra encore plus fort quand il se demanda ce qu'elle pouvait ressentir. Car à cette pensé il avait eu l'impression que son corps et sa tête lui donnaient la réponse. Il senti son cœur se déchirer en deux comme si les deux parties n'étaient accrochés plus que par quelques morceaux de chaires. Il eut envie de pleurer, de crier, d'hurler, de frapper, de mordre, de griffer, de déchirer, de tuer, de mourir, de faire souffrir les autres. Il avait envie de s'arracher lui-même le cœur. Il se dit que chaque année, le jour de sa naissance passerait toujours après le jour de leur mort et qu'il ne pourrait jamais l'oublier comme un message tous les ans, là pour lui rappeler cet horrible évènement. En fait il avait l'impression de vraiment ressentir ce qu'elle ressentait, comme s'il était entré à nouveau dans sa tête sans y être invité. Il posa ses deux mains sur les épaules de la fille pour la faire reculer et pouvoir la regarder dans les yeux. Mais ces derniers étaient tellement rouges qu'il ne pouvait absolument rien y lire. Mais elle, sembla comprendre la question dans ses yeux.
-Me demande pas comment, mais j'ai entendu la question que tu te posais dans ma tête. J'ai voulu te donner la réponse et apparemment sa à marcher. Murmura-t-elle en baissant les yeux comme si elle avait honte.
Encouragé par l'alcool et les larmes qu'il voyait sur ses joues, il prit son visage dans ses mains pour la faire relever la tête. Il ne savait pas quoi lui dire, il ne voulait juste pas qu'elle baisse la tête. Et quand elle le regarda, il perdit toute notion du temps. Sa tête tournait doucement, il se sentait bien. Il n'avait pas envie de penser. Alors il lui sourit. Sans aucune intention caché, juste un sourire pour lui dire qu'il avait eu sa réponse, et qu'il… qu'il quoi ? Comprenait ? Surement pas. Compatissait ? La soutenait ? Il ne savait pas trop, il avait un peu les idées confuses. Mais surtout il voulait lui faire savoir combien le fait qu'elle n'ait pas hésité une seconde à lui confier quelque chose d'aussi personnel le touchait. Il se rendait compte brusquement, et bizarrement, sans vraiment en être gêné ou en avoir honte, que personne en dehors d'elle ne lui avais jamais fait confiance, ne s'était confié à lui. Et ceci ne concernait pas uniquement ce qu'il venait de se produite. Mais également tout ce qu'ils avaient pu se dire depuis qu'il était ici. Elle ne lui avait jamais rien caché, même si elle restait très mystérieuse, elle lui avait confié énormément de chose, prenant le risque qu'il s'en serve contre elle.
Et quand il lui sourit, du sourire le plus sincère qu'il n'avait jamais fait, quelque chose s'alluma dans les yeux de la brune. Tenant toujours son visage dans ses mains, il la sentait exercer une pression contre ses paumes. Et peut-être à cause de l'alcool, ou Merlin sait quelles autres raisons, il ne recula pas quand elle approcha son visage du sien. En vérité, toute son attention était focalisée sur les yeux de la brune. Il était fasciné par la quantité d'émotions qui se dégageait d'elle. Il avait beau avoir découvert de nombreuses émotions depuis qu'il vivait ici, à cet instant, il lisait dans ses yeux tellement de chose qu'elle devait regrouper à elle seule tous les sentiments possibles. Leurs lèvres finirent par entrer en contact. Mais aucun des deux ne bougea. Il était tétanisé. Il avait vu la chose arriver au ralenti, comme un choc inévitable. Mais ce qu'il ressentait à cet instant, il n'avait pas de mot pour l'expliquer tant ça lui était inconnu, à part qu'une étrange et douce chaleur se répandait en lui et que des fourmillements naissaient dans son ventre. Ils ne s'embrassaient même pas, parce qu'elle semblait aussi tétanisée que lui, mais il se sentait plus vivant qu'il ne l'avait jamais été grâce à ce contact. Comme s'il n'avait jamais su ce qu'était vraiment la vie avant ce moment. Elle ferma les yeux quand une larme coula sur la joue, sans pour autant reculer.
Il ne sut jamais si c'était l'alcool, le fait qu'il n'avait pas embrassé de fille depuis… ses seize ans, ou une vrai envie, mais les mains toujours sur son visage, il l'attira totalement contre lui et l'embrassa. Comme si à travers ce geste il voulait lui transmettre la force dont elle avait tant besoin. Parce que quand elle posé ses lèvres sur les siennes, il avait compris qu'en vérité, la seule et unique raison de ses larmes était la culpabilité. Elle se tenait pour responsable de la mort de ses parents et de sa propre mère. Qu'elle voyait le jour de sa venue au monde comme un jour maudis. Elle se voyait comme une erreur.
A son tour, elle posa ses mains dans le cou du garçon, ses pouces sur ses joues, pour lui rendre son baisé, malgré les larmes perlant de ses yeux clos. Il passa un bras autour de sa taille pour la maintenir fermement, car il la sentait se laisser totalement tomber contre lui. Sa tête tournait, son cœur battait plus vite qu'il ne l'avait jamais fait et les battements résonnaient dans sa tête. Il ne savait pas si c'était l'alcool ou le fait qu'il était en train de l'embrasser, et en vérité, il s'en fichait éperdument. Il n'essayait même pas de penser, il sentait juste les lèvres d'Hermione, bouger avec tendresse contre les siennes et ses pouces caresser ses joues. Il ne se concentrait que là-dessus, sur toute les sensations qu'elle réveillait en lui. C'était fort, puissant, explosif. Tellement unique et inédit qu'il n'avait aucun mot pour l'expliquer. C'était mieux que tout ce qu'il n'avait jamais connu. Tout ce qu'il avait vécu lui paraissaient fade à côté de la foule d'émotions qu'il ressentait à ce moment-là. La chaleur agréable qu'il avait ressentie prenait de plus en plus d'ampleur. Et quand il comprit que cette dernière se transformait en désir il mit fin à leur baisé. Il avait trop peur que son corps le trahisse. Que sa masculinité ne se réveille comme dans la cellule, le tout premier jour. Il garda une main sur sa joue avant de poser son front contre le sien. Elle pleurait encore. Sa tête tournait. Beaucoup.
Il ne savait pas ce qu'il devait penser. L'alcool semblait avoir fait disparaître Malefoy et Drago, ou peut-être avaient-ils enfin fusionné, dans tous les cas, aucune petite voix ne le soufflait ce qu'il était censé penser ou ressentir. Il avait apprécié l'embrasser, c'était indéniable et il n'essayait même pas de se convaincre du contraire. Mais est-ce que c'était bien ? Ou justement mal ? Avait-il bien fait ? C'est elle qui avait posé ses lèvres contre les siennes, elle n'était clairement pas contre. Il ne savait pas si elle avait attendu qu'il fasse le premier pas, ou elle s'était arrêté parce qu'elle avait réalisé qu'elle n'en avait plus envie. Mais pourquoi avait-elle répondu à son baisé dans ce cas ? Il soupira car son cerveau alcoolisé n'arrivait pas à réfléchir correctement. Son cœur battait encore rapidement et elle était encore collée contre lui. Elle ouvrit les yeux pour le regarder.
Entre ses larmes, il vit qu'elle allait parler, alors il prit la parole en premier.
-Joyeux anniversaire Hermione. C'était la première fois qu'il l'appelait par son prénom sans qu'il soit suivit de son nom de famille et son cœur s'emballa de plus belle.
Ses paupières tremblaient quand elle ferma les yeux. Elle essuya son visage du bout des doigts et le regarda à nouveau. Elle l'embrassa sur la joue et quand elle décolla ses lèvres elle murmura :
-Merci, Drago…
Maintenant la situation était extrêmement gênante. Il ne savait absolument pas quoi faire et ses pensées étaient trop brumeuses pour qu'il ne puisse prendre une décision. Alors quand elle se retourna vers le canapé, il commença à partir. Mais elle lui attrapa la main. Il n'osait pas la regarder mais quand il entendit sa voix de petite fille effrayée lui dire :
-S'il te plaît, reste.
Il se retourna. Les yeux à nouveau remplis de larmes elle tirait sur son bras.
Assis l'un à côté de l'autre, aucun des deux ne parlaient. Ils finirent la bouteille et quand il avala la dernière gorgée, elle lui dit d'une petite voix :
-Tu sais très bien danser.
-Je te l'avais dit. Dit-il sans la regarder, gêné. Non pas par son compliment, mais par ce que la danse avait fini par provoquer.
Elle posa sa tête sur son épaule en rigolant. Avec horreur il la vit commencer à décrire des petits cercles du doigt par-dessus sa chemise. Sur son avant-bras. Sur la Marque. Il saisit son poignet, peut-être un peu trop brusquement car elle grimaça.
-Pas là.
Il ne savait pas quoi dire d'autre. Elle baissa les yeux.
-Ça te fait mal ?
-Non, plus maintenant. S'entendit-il répondre.
Saloperie d'alcool et ses retours de flammes.
-Elle ne partira jamais ?
-Non.
Putain mais qu'il se taise ! Il n'aurait jamais dû finir cette bouteille ! Elle le regarda enfin.
-La mienne non plus.
Il sut tout de suite à quoi elle faisait allusion. L'alcool parla à sa place :
-Je peux voir ?
Assommez-le ! Merlin faites qu'elle refuse, qu'elle dise non ! Qu'elle le claque, l'insulte ! Il ne voulait plus la voir, c'était juste de la curiosité et l'alcool l'avait fait parler trop vite ! Cette cicatrice symbolisait pour lui presque autant de chose que la sienne. Elle remonta sa manche et lui tendit son bras. Son cœur se serra tellement fort qu'il crut qu'il allait s'autodétruire. Sous la lune, la cicatrice semblait briller tant elle était claire. Et pourtant, Hermione était loin d'avoir la peau bronzée. « Sang de Bourbe ». Ces mots lui laissaient un gout amer dans la bouche. Il les avait pourtant tellement utilisés contre elle. Il passa un doigt sur le relief épais d'au moins trois millimètres des lettres gravés dans sa peau. Merlin devait vraiment le détester pour qu'elle le laisse faire ça. Ils eurent un frisson en même temps et quand leurs yeux se croisèrent, il retira son doigt.
-Ça te fait mal ? Demanda-t-il à son tour.
-A chaque fois que quelqu'un prononce ce mot en ma présence.
Il ferma les yeux. Sa tante lui avait laissé bien plus qu'une cicatrice. Il avait tourné les yeux ce jour-là, il ne l'avait même pas vu ou entendu jeter un sort de magie noire sur la plaie qu'elle venait de faire. Bellatrix était pourtant une véritable sadique, il aurait pu s'en douter. Il avait envie de lui demander pardon. Pardon, pour tellement de chose… Mais même ivre, il ne pouvait pas. Il n'y arrivait pas.
-Et moi, est-ce que je peux voir ?
Il ouvrit les yeux. Il ne vit dans les siens, qu'une curiosité enfantine, tellement innocente que toutes ses barrières s'écroulèrent. Même si l'alcool devait jouer un rôle non négligeable, il le laissa faire quand elle remonta sa manche même s'il n'avait pas répondu. Il ferma les yeux quand elle posa ses doigts dessus. Avec tellement de délicatesse qu'il en eu le souffle coupé. Sa peau l'électrisait. Elle dessinait le tatouage du bout des doigts.
-Drago ?
-Hum.
Il eut un frisson quand elle prononça son prénom, il ne voulait pas la voir, pas elle, mais la Marque. Alors il n'ouvrit pas les yeux.
-Est-ce que tu aimerais ne plus l'avoir ?
Il garda les yeux fermés pour réfléchir. A chaque fois qu'il l'a voyait, il voulait s'en débarrasser. Mais maintenant qu'on lui posait la question, le mot « oui » n'arrivait pas à sortir. Peut-être parce que malgré tout, elle faisait partie de lui, elle lui rappelait qui il n'était plus. D'une voix pas très assurée il répondit :
-Je ne sais pas.
Elle retira sa main et il ouvrit les yeux quand elle redescendit sa manche.
-Moi je ne m'imagine plus sans. C'est une partie de ma vie que je ne veux pas oublier et… C'est ce que je suis de toute façon. Une Shmf…
Il avait posé sa main sur sa bouche d'un geste maladroit pour ne pas qu'elle le dise. Il ne voulait pas qu'elle est mal et il ne voulait pas l'entendre de sa bouche.
-Non, tu es Hermione Granger. Sorcière née de parents moldu, dans lesquels coule le même sang Griffondor qu'elle.
Il voulut retirer sa main, mais elle posa la sienne dessus et la fit glisser jusqu'à sa joue.
-Je sais pas si c'est l'alcool, ou si tu le penses vraiment, mais sache que j'apprécie tout ce que tu me dis, bien plus que tu ne pourrais te l'imaginer.
-Les deux.
Non, mais quand même, il n'était pas ivre au point de dire chacune de ses pensées ? Si ? Merlin, faites que non. Six ans sans boire quand même… il s'en était déjà pris pas mal des cuites, il aurait dû savoir qu'il fallait y aller lentement… Il en était à combien ? Dix ? Onze ? Douze grosses gorgées ? Putain, il ne savait même pas. Il ne se rappelait même pas.
-A partir de maintenant tu ne me poses plus de questions.
-Pourquoi ça ? Dit-elle en plissant le nez et les yeux.
-Parce que je suis ivre et je ne veux pas que tu profites de la situation.
Elle explosa de rire et il ne put s'empêcher de sourire.
-Drago ?
-Ça c'est une question.
Elle soupira en levant les yeux au ciel, malgré le sourire sur ses lèvres.
-Mais oui, quoi ? Ajouta le blond en levant à son tour les yeux vers les étoiles.
-Merci. Tu t'es comporté comme un véritable ami ce soir, merci, merci…
Il la regardait avec insistance. Le seul souvenir de la soirée qui n'était pas trouble pour l'instant, c'était leur baiser, et pour lui, ce moment ne pouvait pas vraiment être qualifié d'amical. Comme la première fois qu'elle lui avait dit merci, lors de leur engueulade (ce qui était assez contradictoire), ces mots lui réchauffèrent le cœur, déjà bouillonnant de Whisky Pur Feu.
-Granger, je…
-Tu veux pas m'appeler Hermione ?
MERLIN MERCI ! Finalement il veillait sur lui ! Si elle ne lui avait pas coupé la parole, il lui aurait demandé pardon. Il le savait, quand il avait ouvert la bouche, il l'avait su. Tellement reconnaissant qu'elle l'ait empêché de faire une telle erreur, il répondit d'une voix qu'il trouva stupide :
-Si ça te fais plaisir, c'est ton anniversaire.
Elle se tendit mais elle lui adressa malgré tout un petit sourire victorieux. Elle posa ses deux mains sur ses joues.
-J'ai chaud.
-Moi aussi, s'entendit-il répondre en s'enfonçant profondément dans le canapé, dans l'espoir que ce dernier éponge un peu de l'alcool qu'il avait dans le sang.
-J'ai pas envie de dormir, ajouta la brune en retirant ses mains et fronçant les sourcils.
Il ne put se retenir de rigoler. Elle avait dit ça comme une gamine qu'on enverrait au lit. Alors qu'il n'y avait aucun raison. Il savait que c'était l'alcool qui avait parlé. Et que c'était ce même alcool qui le faisait rigoler. Il en avait des crampes aux joues, car maintenant elle semblait outrée et elle avait l'air de ne pas comprendre la raison de son hilarité, ce qui redoubla son fou rire. Quand il se calma, il réalisa que jamais il n'avait rigolé comme ça. Il se rappelait du fou rire qu'il avait eu quand Weasley avait craché des limaces, et autre situation humiliantes impliquant d'autres élèves. Mais là, il n'y avait aucune moquerie. Il l'avait juste trouvé, tellement mignonne, sérieuse, convaincante, déterminé et pourtant tellement à côté de la plaque qu'il n'avait pas pu s'empêcher de rigoler. Il se demanda si c'était ça, avoir des amis. Pouvoir rigoler d'eux sans que ce soit dans le but de les blesser.
-Gran… Hermione… Il rigolait encore, et les chatouilles qu'il ressenti dans le ventre quand il dit son prénom l'empêchèrent de parler correctement. Tu es… assez grande pour choisir… quand tu vas dormir, je ne… t'ai jamais dit que tu devais aller te coucher !
Il réussit à se contenir, bien que son corps était secoué des rires coincés dans sa gorge. Elle le regardait en souriant. Quand il fût de nouveau calme, elle sorti une petite boite rectangulaire de sa poche.
-Je peux… ? Demanda-t-elle d'une petite voix.
Il ne savait pas du tout de quoi elle parlait.
-Tu peux quoi ?
-Fumer.
Il écarquilla les yeux.
-Tu fumes ?!
-Un jour par an.
Il comprit qu'aujourd'hui, elle s'autorisait tous les excès. Etait-ce pour ça qu'elle l'avait embrassé ? Et il hocha la tête, soudainement mal à l'aise. Quand elle alluma le bâton pendu au bout de ses lèvres, il senti une odeur étrange. Il connaissait pourtant l'odeur du tabac.
-C'est quoi cette odeur ? Dit-il en plissant le nez.
-Cannabis.
-Quoi ?
Elle tourna la tête vers lui les yeux brillants et l'air désolée.
-Pour certain moldu c'est une drogue douce, pour d'autre c'est une drogue comme les autres.
-Je te demande pardon ? Dit-il incrédule.
-Les effets sont proches de ceux de l'alcool, continua la brune, tu rigoles, tu es détendu, tu ne penses pas trop, ou alors à des trucs futiles. Et c'est ce dont j'ai besoin un jour comme celui-ci pour le pas finir noyée dans le lac.
Il ne savait pas quoi dire, il ne savait pas plus quoi penser. L'alcool n'aidant en rien.
-Tu sais fumer ? Tu veux ? Dit-elle en lui tendant son bâton fumant.
Il savait fumer mais il n'avait jamais vraiment apprécié ça. Seulement, emporté par l'alcool et la curiosité, il lui prit des mains. Il le porta à ses lèvres et tira dessus en bloquant la fumée dans sa gorge. Il le retira de ses lèvres, inspira à nouveau et il senti la fumée descendre dans ses poumons. Il expira l'air de ses bronches, laissant une fumée blanche s'échapper de sa bouche. Il recommença deux fois ce manège et lui rendit le bâton. Il avait un gout étrange dans la bouche. Pas mauvais, mais bizarre, un gout… d'herbe ? Après quelques minutes à essayer de se retenir il finit par parler :
-Ca a le gout de l'herbe.
-Parce que t'en a déjà mangé ? Demanda-t-elle en explosant de rire.
Et à sa surprise, il rigola à son tour.
-Fais gaffe, il se pourrait que ça t'arrive prochainement, dit-il toujours en rigolant.
Putain, qu'est-ce qui lui arrivait ? C'était ça l'effet de sa drogue ? Ajouté à l'alcool, il avait l'impression que ses abdos allaient finir par rompre tant il avait mal. Quand ils s'arrêtèrent de rire, elle lui tendit à nouveau le bâton. Il refusa, sa tête tournait déjà suffisamment et il ne voulait pas augmenter les risques de perte de contrôle de la parole.
-Je pense que ça ira pour moi.
Elle rigola à nouveau avant de prendre une bouffée de fumée, tout en le regardant dans les yeux. Quand elle recracha la fumée, elle explosa de rire encore plus fort et lui ne put se retenir aussi, même s'il ne savait pas pourquoi ils rigolaient.
-Je suis désolée, je pense à des trucs débiles et je me fais rire moi-même. Fini-t-elle par articuler entre ses rires.
-Comme quoi ? Questionna-t-il une fois qu'il ne rigolait plus.
-Ne m'en veux pas, mais j'ai pensé à quand Maugrey, enfin le faux Maugrey, t'avais métamorphosé en fouine.
Il la regarda de travers, c'était vraiment un souvenir très humiliant pour lui.
-C'est vrai que c'est à mourir de rire. Dit-il un peu froidement.
-Oh ça va, t'es pas le seul à t'être retrouvé animal contre ton gré !
-C'est-à-dire ? Questionna Drago, soudainement très intéressé par ce qu'elle venait de dire.
Elle rigola à nouveau, tira sur son bâton et se laissa tomber sur le dossier.
-En seconde année, on pensait que tu pouvais être l'héritier de Serpentard. Alors j'ai fabriqué du polynectard, dans les toilettes de Mimi, pour qu'on puisse aller t'interroger. Harry et Ron on prit un cheveu de Crabbe et Goyle. Je sais pas si tu te rappel, mais au club de duel, je m'étais battu… à mains nues… avec Bulstrode. J'ai trouvé sur ma robe, ce que je prenais pour l'un de ses cheveux et je l'ai utilisé. Il s'est avéré que c'était un poil de chat, et non l'un de ses cheveux. Et le polynectard est réservé aux métamorphoses humaines. J'ai passé plusieurs jours à l'infirmerie à cracher des boules de poils ! Expliqua la brune en rigolant. Crois-moi, j'en rigolais pas du tout avant.
-Quoi ? S'écria Drago en se redressant pour mieux la regarder. Excuse-moi ?
Elle fronça les sourcils :
-Qu'est-ce que tu n'as pas compris ?
-Non mais sérieux vous avez un véritable problème avec l'autorité vous trois ! Je pensais que tu étais celle qui tempérait le groupe ! Pas celle qui fabriquerait les potions illégalement pour infiltrer une salle commune !
-J'étais loin d'être d'accord pour transgresser le règlement ! S'écria-t-elle indignée, en se redressant à son tour pour mieux regarder le blond. Mais des vies étaient en jeu et si tu étais derrière tout ça, on devait t'arrêter ! Et puis je n'aurais pas vraiment été à l'aise de boire une potion d'un tel niveau fabriqué par quelqu'un d'autre que moi.
Il lui sourit avec provocation.
-Héritier de Serpentard alors ? C'est vrai que j'avais toutes les dispositions pour, je suis le meilleur Serpentard que la maison ait connu après Salazar lui-même. Dit-il le plus naturellement du monde.
-Mouais. Dit-elle perplexe.
-Mouais ?
-Manque tout de même le Fourchelangue ! Elle émit un petit sifflement strident et il sursauta.
-C'était quoi ça ?
-Le seul mot de Fourchelangue que je connais ! Dit-elle fière d'elle en tirant une nouvelle bouffée de fumée.
-Et ça veut dire ?
-Aucune idée !
Ils échangèrent un regard et explosèrent de rire en même temps. Elle posa sa tête à nouveau sur l'épaule du garçon qui encore une fois senti tout son corps se tendre.
-Mais comment tu as fait pour fabriquer cette potion ? On ne l'apprend même pas durant les 7 années de collège, c'est en études supérieures !
-J'ai… volé les ingrédients dans la réserve de Rogue et j'ai pris le livre de la recette dans la réserve… Elle s'emblait beaucoup moins fière d'elle quand elle lui répondit, ce qui lui déclencha un énième rire chez le garçon malgré la tension qui régnait en lui.
-Toi ? Voler Rogue ? Il rigola de plus belle. Merlin, je n'aurais jamais crus ça possible ! Et quel est le professeur assez stupide pour te donner l'autorisation de consulter ce livre de la réserve ?
-Lockhart… Marmonna-t-elle l'air encore plus honteuse.
-J'aurais dû m'en douter, avec les yeux doux que tu lui faisais en cours, il n'allait pas te le refuser !
-Je ne lui faisais pas les yeux doux ! S'écria-t-elle en retirant sa tête de son épaule
-D'ailleurs, tu t'es senti comment quand tu as su que c'était un imposteur ? Ricana Drago.
Elle voulut lui donner un coup de poing dans l'épaule, mais il saisit sa main avant.
-Tu l'as aussi mal prit que ça ?
Elle lui tira la langue. Il lui sourit sournoisement. Après quelques minutes de silence, une question lui revient en mémoire :
-Tu as parlé de faux Maugrey tout à l'heure.
-Oui, et ?
-Ben explique toi !
Tout en finissant de fumer, elle se lança dans l'explication de l'imposture Barty Croupton Jr. Il était totalement abasourdit. Il n'avait pas envie d'y croire, comme à chaque fois qu'elle lui disait quelque chose en fait, et pourtant, malgré les grammes d'alcool dans son sang, il savait qu'elle disait vrai.
-Sérieux ? Il était dans la loge avec nous ?!
-Oui, tu ne te rappels pas de l'elfe de maison qui était seul ? Elle disait réserver une place pour son maitre Croupton, mais il n'est jamais venu tu t'en souviens ? Et bien c'est parce que son fils était sous une cape d'invisibilité et c'est là qu'il a volé la baguette d'Harry. Avec laquelle il a produit la Marque de Ténèbres dans le ciel, qui a foutu la trouille à tous les mangemorts un peu trop ivre qui se sont crus 13 ans plus tôt.
Il papillonna des yeux. Il se rappelait avoir croisé le trio ce soir-là. Il était seul, il savait que son père faisait partie des mangemorts qui brûlaient les tantes, torturaient les moldu responsables du camping et autre atrocités faite le jour de cette Coupe du Monde de Quidditch. Et il se rappelait aussi très bien de la panique de son père, qui était venu le récupérer en catastrophe, lui disant qu'ils rentraient au manoir sur le champ. Et après toutes ces années, il venait de comprendre, que son père n'avait pas eu peur des responsables du ministère. Non. Son père avait eu peur de la Marque. Il avait été effrayé qu'un de ses compatriotes ait osé lancer ce sort. Son père était, déjà à l'époque, un lâche. Il se souvenait aussi, avoir menacé le trio. Particulièrement elle d'ailleurs. Il se souvenait leur avoir dit que si l'un des mangemorts tombait sur elle, son sort serait pire que celui de la famille de moldus propriétaire du lieu (qui à ce moment-là étaient suspendu à trois mètres du sol par les pieds et tournaient sur eux même en hurlant les femmes nues, bien sûr). Soudainement très mal à l'aise de ce souvenir, il n'osait plus la regarder.
-C'est ce jour-là que j'ai décidé de mettre en place la S.A.L.E !
Il lui demanda une explication, heureux d'orienter ses pensées sur autre chose. Elle lui raconta le comportement de Barty Croupton envers son elfe quand il l'avait découverte en possession d'une baguette après avoir désobéi à ses ordres en quittant leur tante. Elle expliqua que l'elfe, prénommé Winky, était en vérité derrière un buisson avec Barty Croupton Jr, et que les deux avait été stupéfixé à leur place quand les hommes du ministère les avaient trouvé. Mais que l'homme, encore sous sa cape d'invisibilité, n'avait pas été vu, ils n'avaient trouvés que l'elfe et la baguette. Seul Barty Croupton, savait vraiment que son elfe était innocente, qu'elle n'avait fait que suivre son maître qui s'était enfui de la tante. Elle lui expliqua que Croupton avait renvoyé son elfe et que même si à ce moment-là elle ne savait pas encore toute la vérité, elle avait été révoltée. Car pour elle, Winky avait quitté la tante parce qu'elle avait eu peur des mangemorts, et elle savait aussi qu'elle n'avait pas pu lancer le sort, elle ne pouvait pas le connaitre et les elfes ne se servent pas de baguettes.
Ils partirent dans un débat étrange sur la condition des elfes. Drago soutenait le fait qu'ils aimaient servir les hommes. Hermione le contrecarrait en lui disant que c'était le résultat d'année de lavage de cerveau. Il lui expliqua que depuis toujours il en était ainsi. Elle lui répliqua qu'il y avait bien eu un commencement. Peut-être à cause de l'alcool, de la drogue, de la fatigue ou les trois, mais ils en vinrent presque aux mains. Et il ne se souvenait plus si c'était lui, ou elle qui commença, mais la conversation déboucha sur la différence entre les sorciers nés moldus, les sangs mêlés et les sangs purs. Elle avait rallumé ces cigarettes aux cannabis, peut-être pour se calmer. En tout cas, quand elle lui tendit, il ne refusa pas.
-Mais bien sûr qu'il y a une différence putain, Hermione (il ne frissonnait plus quand il disait son prénom maintenant), la magie est forcément différente, plus puissante, quand elle est dans la famille depuis des générations !
-Non mais je rêve j'ai jamais vu quelqu'un d'aussi têtu ! S'emporta la brune en lui crachant la fumée au visage. Si la magie est une énergie, elle est différente d'une sorcier à un autre, peu importe les origines ! Selon moi c'est une question de génétique ! Quand certains gènes sont « complet » on va dire, la magie prend forme. Les gènes vont par paires identiques. Si l'un des deux est défaillant, alors il n'y a pas la magie. Si deux moldus ont un gène correct, l'autre non, quand ils ont un enfant, celui-ci peut hériter des deux « bons » gènes. Alors forcément quand deux parents sorciers ont des enfants, ils ont plus de chance de transmettre leur magie. Mais je pense qu'à la base, le premier sorcier, est né de moldu. Sinon, il ne pourrait pas y avoir de Cracmol dans les familles de Sangs-Purs. Quand dans tes gènes, il y a ceux de tes ancêtres. Et ils peuvent sauter des générations avant de ressortir. Par exemple, ma cousine à les yeux bleus alors que ses parents non, c'est ma grand-mère qui a les yeux bleus.
Elle avait eu le dernier mot et fatigué de sa tirade, la brune s'était endormie en quelques minutes sur lui. Il n'avait pas osé bouger, alors il avait fini par s'endormir aussi. Sur le canapé, serrer l'un contre l'autre pour se tenir chaud, la couverture sur eux. La bouteille vide à leurs pieds.
