Coucou!
Merci pour tous vos commentaires! Je suis vraiment contente de voir que l'histoire vous plaît ;-)
Dons nous avions laissé Angélique repartir dans son dortoir, après qu'elle se soit fait soigner par Rogue.
Voici la suite ;-)
Bonne lecture!
Chapitre 14 : Aveux, menaces et propositions.
Le soir-même, dès qu'Angélique eut quitté son bureau, après l'avoir remercié un nombre incalculable de fois, Severus Rogue se rendit chez Dumbledore pour lui parler de la situation abominable de cette petite fille dans son orphelinat moldu.
Il s'en voulait beaucoup car, sachant que monsieur Fiendish la battait, il n'avait rien dit au directeur de Poudlard et n'avait rien fait pour éviter que cela ne se reproduise. Il l'avait laissée retourner à Hardship comme ça, sans alerter personne des conditions épouvantables dans lesquelles elle vivait là-bas.
Certes, elle semblait ne rien vouloir dire à personne mais ce n'était qu'une enfant de douze ans… C'était lui l'adulte et c'était à lui de prendre les décisions dans son intérêt et les mesures nécessaires pour remédier au plus vite à son problème.
Severus arriva bientôt devant la gargouille de pierre qui gardait l'entrée du bureau directorial, lui donna le mot de passe, Sorbet citron (non mais franchement quelle idée !), et frappa énergiquement à la porte en chêne.
Dumbledore le fit entrer et voulut directement le calmer :
« Severus, si vous venez me voir pour me convaincre de renvoyer Harry Potter et Ronald Weasley, sachez que le professeur McGonagall a déjà…
- Je me fiche royalement de Potter et Weasley ! Si vous voulez les récompenser d'avoir fracassé un arbre d'une grande valeur avec une voiture volante, aperçue par pas moins de sept Moldus, allez-y ! Grand bien vous fasse ! le coupa-t-il, énervé.
- Dans ce cas, pour quelle raison venez-vous me voir ? demanda le directeur, étonné.
- Pour vous parler d'Angélique Sparks.
- Ha bon ? Et qu'a donc fait cette petite pour vous mettre dans cet état ?
- Elle n'a rien fait ! Elle est maltraitée dans son orphelinat. Son directeur, un certain monsieur Fiendish, la bat. Elle était couverte d'hématomes et de plaies, tout comme l'an passé. Cet homme lui a interdit de faire ses devoirs en conservant sa malle enfermée dans son armoire tout l'été et il ne l'a pas laissée sortir pour lui permettre d'acheter ses livres pour cette année. Je l'ai soignée et elle m'a remis sa bourse, qui est toujours pleine, et voilà sa liste de fournitures ! » dit-il en montrant les bouts de parchemins recollés patiemment.
Dumbledore examina la bourse et le parchemin, tout en assimilant et en réfléchissant à ce que son professeur de potions venait de lui dire, puis, après quelques minutes, il l'interrogea :
« Vous aviez déjà remarqué qu'elle était battue l'an passé ?
- Oui, le jour où vous m'avez envoyé faire ses achats avec elle sur le Chemin de Traverse.
- Pourquoi n'avoir rien dit ?
- J'étais énervé que vous m'ayez obligé à l'accompagner et elle n'avait rien demandé. Par la suite, lorsque je l'ai soignée après son combat contre le troll à Halloween, elle ne voulait pas que madame Pomfresh et les autres professeurs soient au courant, alors je n'ai rien dit…
- Je vois… répondit-il en réfléchissant.
- Je pensais qu'il n'oserait plus la toucher, sachant qu'elle était une sorcière, mais je me suis trompé… » ajouta Rogue, amer.
Le directeur le fixa quelques instants de ses insondables yeux bleu pâle par-dessus ses lunettes en demi-lunes, les mains jointes devant son visage, avant de demander :
« Pourquoi ne l'avez-vous pas envoyée chez madame Pomfresh cette fois-ci ?
- Je lui ai demandé son avis et elle préférait que ce soit moi qui la soigne.
- Et depuis quand demandez-vous leurs avis à vos élèves et tenez-vous compte de leurs préférences ? » interrogea-t-il avec un sourire en coin.
Rogue leva les yeux au ciel et soupira, avant de déclarer, exaspéré :
« Peu importe ! Et vous pouvez bien penser ce que vous voulez ! Je n'ai pas besoin de me justifier ! Je suis son directeur de maison ! Je veux juste obtenir votre autorisation pour lui laisser un délai afin qu'elle puisse terminer ses devoirs de vacances et pour me permettre d'aller chercher ses livres et ce qu'il lui manque pour cette année sur le Chemin de Traverse. Et je vous avertis que je vais me rendre à l'orphelinat Hardship pour avoir une discussion avec son tortionnaire de directeur !
- Très bien, Severus, je vais m'arranger avec les autres professeurs, ils comprendront très certainement, et vous pouvez aller faire ses achats quand vous le voudrez. Par contre, j'aimerais que vous vous calmiez un peu avant d'aller voir ce monsieur Fiendish…
- Hum ! Me calmer ! renifla-t-il avec mépris. Il n'était certainement pas calme quand il l'a battue comme plâtre !
- Severus, je comprends et je suis tout aussi choqué que vous mais je ne tiens pas à vous voir envoyé à Azkaban pour le meurtre d'un Moldu. J'ai besoin de vous ici, vous le savez… répondit sereinement Dumbledore.
- Oui, je le sais… répliqua-t-il de mauvaise grâce. Je ne vais pas le tuer…
- Si vous pouviez aussi, dans la mesure du possible, éviter le sortilège Doloris… »
Rogue soupira d'irritation avant de se résigner en se pinçant l'arête du nez :
« D'accord, d'accord ! Mais s'il recommence jamais, je lui ferai regretter d'être venu au monde !
- Très bien, Severus, je comprends parfaitement… » répondit le directeur.
Puis, repensant à la mine attristée de la fillette lorsqu'il lui avait dit qu'il devrait parler de sa maltraitance au directeur et à ses collègues, Rogue demanda à Dumbledore :
« Essayez de ne pas trop en dire aux autres professeurs, si vous le pouvez. Elle ne tient pas du tout à ce que tout le monde soit au courant de sa situation. »
Dumbledore, étonné par tant d'attentions de la part de la terreur des cachots, hocha la tête et lui répondit :
« Je resterai vague sur les raisons pour lesquelles elle n'a pas pu faire ses devoirs…
- Merci. »
Et Rogue tourna les talons et quitta le bureau directorial pour redescendre dans ses cachots.
Le lendemain matin, Angélique reçut un mot du professeur Dumbledore pendant qu'elle déjeunait lui disant qu'elle avait jusqu'au vendredi de la semaine suivante pour terminer et rendre tous ses devoirs à ses professeurs. Elle leva la tête vers la table des professeurs en souriant et fit un léger signe à Dumbledore et à Rogue pour les remercier.
Avant de partir à son tout premier cours de l'année, métamorphose avec le professeur McGonagall, elle rendit à Hermione, en la remerciant de tout cœur, son devoir d'astronomie qu'elle avait recopié la veille après que Rogue eut soigné ses blessures.
Elle était un peu honteuse d'avoir dû montrer encore une fois les traces de violence laissées par monsieur Fiendish sur son corps à son directeur de maison et d'avoir été obligée de lui raconter ce qu'il s'était passé pendant l'été mais elle lui était aussi très reconnaissante de l'avoir soignée, de lui avoir obtenu un délai pour rendre ses devoirs et d'avoir proposé d'aller lui chercher ses livres sur le Chemin de Traverse. Elle ne savait pas pourquoi il faisait tout ça pour elle mais elle lui en était infiniment reconnaissante.
À partir de ce moment, Angélique passa tout son temps libre à rédiger ses devoirs de vacances, parfois aidée de Hermione ou de Daphné, pour les rendre le vendredi sans faute à ses professeurs, qui avaient apparemment accepté la requête de Rogue… Elle se demandait bien ce qu'il leur avait dit précisément à son sujet…
Rogue, quant à lui, profita du premier week-end pour aller chercher les fournitures d'Angélique sur le Chemin de Traverse.
Il se rendit chez Fleury et Bott pour acquérir Le livre des sorts et enchantements (niveau 2) de Miranda Fauconnette ainsi que les sept livres, tout aussi stupides les uns que les autres, de Gilderoy Lockhart, cette espèce de crétin décérébré au brushing d'enfer et aux dents si blanches qu'il ne pouvait s'empêcher de les montrer à tout bout de champ qui avait obtenu le poste de professeur de défense contre les forces du Mal par on ne sait quel miracle…
Dumbledore pouvait se montrer très étrange parfois lors du choix de ses professeurs… Enfin, peut-être que, par chance, celui-là aussi se ferait tuer à la fin de l'année scolaire. Ça ne coûtait rien de l'espérer !
Il régla le coût exorbitant des livres de Lockhart puis se rendit chez l'apothicaire pour reconstituer le stock d'ingrédients de potions d'Angélique et dans une papeterie pour du parchemin et de l'encre. Il fit encore une ou deux courses pour lui-même avant de transplaner dans une ruelle à proximité de l'orphelinat Hardship.
Rogue remonta la rue aux habitations délabrées d'un pas vif et déterminé, ouvrit les grilles rouillées d'un coup de baguette magique et pénétra à l'intérieur de l'établissement de la même façon. Il se rendit directement dans le bureau du directeur, ouvrit la porte et, trouvant la pièce vide, il s'installa et attendit patiemment.
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Quand il rentra de son inspection des chambres de ses pensionnaires, Archibald Fiendish sursauta et referma précipitamment la porte de son bureau.
Le sorcier qui était venu l'an passé pour emmener Angélique faire ses courses pour sa rentrée à l'école de sorcellerie était confortablement installé sur sa chaise, les pieds posés sur son bureau, caressant sa baguette magique du bout des doigts et le fixant intensément de ses deux iris sombres.
« Qu'est-ce que vous faites ici ?! s'exclama-t-il, totalement pris au dépourvu. C'est ma place ! Vous êtes assis sur ma chaise ! ajouta-t-il, indigné.
- Vous m'en voyez navré… répondit Rogue, ironique, de sa voix doucereuse, sans pour autant bouger d'un seul pouce, n'ayant pas la moindre intention de lui rendre sa place.
- Vous n'avez pas répondu à ma question : qu'est-ce que vous faites là ? redemanda Fiendish, contrarié.
- Je voulais vous rendre une petite visite de courtoisie… répliqua Rogue, impassible, de sa voix doucereuse.
- Vous auriez quand même pu prévenir… grommela-t-il.
- Oh, je suis désolé… ironisa-t-il. Vous aviez sans doute d'autres projets ?
- Et bien oui ! Figurez-vous que je suis très occupé, j'ai beaucoup de choses à faire en tant que directeur de cet établissement, expliqua-t-il, en gonflant sa poitrine d'orgueil.
- Des choses comme battre les enfants de cet orphelinat ? demanda Rogue calmement. Ou n'est-ce réservé qu'à miss Sparks ? Peut-être jouit-elle d'un traitement de faveur… Je n'en sais rien après tout…
- Heu… Je ne… » balbutia-t-il en rougissant fortement et en réajustant sa cravate d'un geste nerveux avant de se reprendre et de répliquer : « En effet, vous ne savez rien ! Je ne sais pas ce que cette sale gamine vous a raconté comme mensonge mais c'est totalement faux ! Je ne l'ai jamais frappée ! C'est une affabulatrice de la pire espèce !
- Arrêtez votre cirque ! J'ai vu les traces des coups qu'elle a reçus ! Son corps en était entièrement recouvert ! Vous l'avez massacrée ! » s'écria-t-il en se levant et en s'approchant de Fiendish d'une manière menaçante, le fixant d'un œil plus noir que jamais et serrant les poings.
Le directeur recula instinctivement en voyant le sorcier s'avancer dangereusement près de lui mais il rétorqua néanmoins, concupiscent :
« J'ignorais que vous partagiez un tel degré d'intimité avec elle… »
Aussitôt, Rogue l'empoigna par le col de sa chemise et le plaqua violemment contre le mur, en serrant son col avec force. La tête de Fiendish heurta la paroi et il poussa un juron de douleur, des points blancs dansant devant ses yeux.
« Vous êtes un être abject et répugnant ! affirma Rogue à quelques centimètres de son visage avec une grimace de profond dégoût. Si vous vous avisez jamais de lever encore une seule fois l'une de vos sales pattes sur elle, je vous ferai amèrement regretter le jour où vous êtes né ! Vous me supplierez de vous tuer pour mettre un terme à vos souffrances…
- Vous ne pouvez pas ! Vous ne… tenta de se défendre Fiendish en gesticulant pour se libérer de la poigne de fer du maître des cachots.
- Bien sûr que je peux ! Ne me tentez surtout pas… » menaça-t-il en le repoussant une nouvelle fois contre le mur et lui cognant de nouveau la tête.
Rogue le maintint encore quelques instants dans cette position en le fusillant du regard, son visage à quelques centimètres de celui du gros Moldu rougeaud, puis il le relâcha brusquement et s'éloigna de quelques pas.
Fiendish tomba lourdement sur son gros derrière en poussant un nouveau juron puis il se releva péniblement en frottant le bas de son dos endolori par sa chute, sans quitter le sorcier des yeux : il avait bien trop peur qu'il ne l'attaque ou qu'il ne lui jette un sort sans prévenir.
« Cet été, je passerai vous rendre visite, à miss Sparks et à vous, et si jamais je vois un seul hématome sur son corps, la moindre trace de coup sur sa peau, je vous le ferai amèrement regretter. Je viendrai sans prévenir, à n'importe quel moment, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit… Ai-je été suffisamment clair pour vous ? décréta Rogue, inflexible.
- Je pense que oui… » répondit Fiendish, résigné.
Rogue se dirigea alors vers la sortie et le menaça une dernière fois avant de partir :
« Une seule égratignure, le moindre bleu… »
Et il referma la porte.
Severus retourna à Poudlard et, une fois dans ses appartements, il se servit un grand verre de whisky Pur Feu pour essayer de se calmer les nerfs.
Il avait bien failli étrangler ce sale type ! Non content de battre cette fillette comme un forcené, il fallait que, en plus, il fasse des allusions tordues à son sujet ! Il ne savait pas comment il s'était retenu de lui fracasser la mâchoire…
Toujours debout devant la desserte de son salon, il avala une grande gorgée du liquide ambré qui lui réchauffa aussitôt la langue, le palais et la gorge. Quel gros Moldu répugnant ! Heureusement pour lui qu'il avait promis à Dumbledore de ne pas utiliser le Doloris ! Il avait été terriblement tenté de rompre sa promesse…
Néanmoins, il n'y était pas allé de main morte avec lui, il semblait l'avoir bien effrayé. Il espérait de tout cœur que ça soit suffisant pour l'empêcher de faire à nouveau du mal à Angélique… Sinon le sortilège Doloris et la torture n'avaient aucun secret pour lui…
Alors qu'il réfléchissait en dégustant son whisky Pur Feu, il entendit quelques coups frappés à sa porte. Il vida son verre d'un trait, le reposa sur la desserte et partit ouvrir vivement la porte. Il vit alors Angélique, qui avait légèrement sursauté à la brusque ouverture de la porte, plantée devant lui.
« Pardonnez-moi, professeur, je ne voulais pas vous déranger, s'excusa-t-elle en pensant l'avoir interrompu dans quelque chose.
- Vous ne me dérangez pas, miss Sparks, répondit-il en s'adoucissant directement. Que voulez-vous ?
- Je vous ai vu rentrer au château par la fenêtre de la bibliothèque et je me demandais si vous aviez été chercher mes livres et mon matériel.
- Oui, je les ai, miss. Entrez un instant », proposa-t-il en s'écartant de son chemin.
La jeune fille sourit et le suivit jusqu'au salon où il avait déposé toutes ses affaires.
« Tenez. Tout est là, déclara-t-il en désignant la pile de livres, les ingrédients pour les potions, l'encre et le parchemin. Il reste un peu d'argent dans la bourse pour vous offrir des friandises ou ce qui vous fait plaisir, ajouta-t-il.
- Merci beaucoup, professeur, et merci pour le délai supplémentaire.
- De rien, miss. »
La petite Serpentard hésita un peu avant de demander :
« Heu… Qu'avez-vous dit aux autres professeurs ?
- Je n'ai rien dit, miss. J'ai juste parlé de votre situation au professeur Dumbledore et il n'a pas jugé utile d'en informer les autres professeurs, répondit Rogue.
- Merci… répondit-elle, soulagée.
- Encore une fois, de rien, miss Sparks.
- Bon… Je vais retourner à la bibliothèque pour faire mes devoirs.
- Excellente idée. Quand vous les aurez tous rendus, vous viendrez me voir dans mon bureau. Disons samedi à dix heures ? proposa-t-il, sans rien dire de plus.
- D'accord ! répondit Angélique, enthousiaste. Au revoir, professeur, et merci ! »
Rogue secoua la tête en l'entendant le remercier une fois de plus, la raccompagna jusqu'à la porte et referma derrière elle.
Il avait hâte d'être à samedi…
Merci d'avoir lu! J'espère que ça vous a plu ;-)
Je vous ai intrigués?^^ Lisez la suite pour savoir ce que Rogue compte faire samedi ;-)
A la prochaine!
