Juste quelqu'un à qui parler

Chapitre 14

Auteur : Lovy-San (alias moi)

Genre : Yaoi, OOC, UA, Lemon&Lime, Friendship, Schoolfic et Romance

Disclaimer : Malgré toutes mes revendication, les personnages ne m'appartiennent (toujours) pas...

Mot de l'auteur : Howla les gens ! Je profite de la fin de mon épreuve de BPH (vive le BAC ST2S...) pour poster ce chapitre ! Je vous souhaite une bonne lecture et surtout un gros "Merde !" a tout ceux qui passent le BAC cette année ! Enjoy ! :D


Alarmé par le brusque écart, Envy posa rapidement la main sur le volant pour remettre la voiture dans le droit chemin.

- Redresse ! Tu vas nous tuer ! s'écria-t-il.

S'en fut trop pour le jeune blond qui voulut ralentir mais ne réussit qu'à faire caler le bolide en plein milieux de la petite route de campagne en agitant les mains en l'air, totalement paniqué.

Quand Greed leur avait annoncé qu'il passait la journée de dimanche chez son amant, Envy avait saisit l'occasion pour faire découvrir à Edward les joies de la grillade en plein air, chose que le blondinet n'avait jamais expérimenté. Cependant, l'heure du repas avait été retardé par une légère embrouille entre Greed et son cher et tendre et Envy avait emprunté la vieille Renault 5 de son frère, promettant de ne pas aller trop loin avec.

L'ainé était tellement occupé à essayer de se réconcilier avec son amant qu'il avait totalement oublié que son petit frère n'était pas encore majeur pour prendre la voiture. Mais Envy savait que le risque de se faire contrôler par des policiers sur les petites routes du village perdu étaient nulles et il en avait profité pour apprendre les bases de la conduite à Edward qui n'avait pas eu la chance de passer la conduite accompagnée comme lui.

-Je ne comprends pas ! s'exclama Edward en défaisant sa ceinture de sécurité.

- Mais non, t'étais pas loin, Ed...

- Non, non, non, non, non !

Sans écouter son ami il quitta la voiture, la contourna, ouvrit la portière côté passager et croisa les bras sur son torse en attendant qu'Envy prenne la place du conducteur. Les bras sur sa poitrine, le jeune blond tourna son visage vers la fenêtre en une moue boudeuse.

- Bah, tu peux pas être une tronche dans tout les domaines Edwy...

- M'appelle pas Edwy, grogna ce dernier en soufflant contre la vitre.

- N'empêche qu'il y a un truc où je suis plus doué que toi, rit Envy en démarrant le vieux bolide de son frère.

- Vas-y, remue bien le couteau dans la plaie toi !

- Oh ça va... tu veux pas réessayer ?

Le regard assassin que lui lança son ami suffit à le calmer. Vraiment, c'était pas juste. Lui qui avait toujours tout réussit était très frustré de ne pas comprendre le fonctionnement du boitier de vitesse qui le faisait tout le temps caler. Malgré les conseils avisé d'Envy, Edward préférait rester assit du côté passager. Là au moins, il ne s'embrouillait pas la tête...

- Tu crois que ton frère s'est réconcilié avec son... ami ?

- Petit ami, rectifia Envy. Leur relation est bizarre mais ils sortent ensemble.

- Plus bizarre que ça, je ne pense pas que ça existe.

- Tout les deux sont satisfaits. Donc je pense que c'est pas mal.

Le blond posa sa tête contre la vitre. Et eux, ils étaient satisfaits ? Lui ne l'était pas... Disons qu'il était... troublé ? Oui, très... Edward Elric était quelqu'un qui aimait contrôler les choses. Tout. Son emploi du temps scolaire était calculé à la minute près, toutes ses activités aussi. Avant de prendre une décision, il pesait soigneusement le pour et le contre. Mais là, impossible de prévoir quelque chose. Impossible de réfléchir posément, il était perdu... Parce qu'un sentiment qu'il ne connaissait pas l'envahissait et qu'il craignait les réactions d'Envy.

Le comportement d'Envy était étrange... toujours étrange... Le midi-même, Envy avait dit a Edward qu'il allait rompre avec son copain. L'acte lui avait mit du baume au coeur, bien qu'il se tourmentait encore pour savoir ce qui avait fait changer d'idée son ami. Ami ? Dieu le dirait...

Il en était là dans ses réflexions quand il sentit son téléphone vibrer dans sa poche. Curieux, il le prit dans sa main et leva un sourcil. Depuis quand est-ce que Roy l'appelait ? Le brun avait pour habitude de lui envoyer des SMS avec un orthographe qui lui faisait frôler l'infarctus. Intrigué, il décrocha.

- PUTAIN J'ARRIVE PAS A JOINDRE ENVY VOUS ÊTES OU ? cria le brun d'une voix cassée.

Le blond éloigna l'appareil de son oreille alors qu'Envy tournait la tête vers lui, curieux. Ce dernier articula avec c'est lèvres un "c'est qui ?" auquel le blond répondit de la même façon que c'était le brun qui l'appelait. La façon dont son ami roula des yeux signifiait que Roy avait du le harceler jusqu'au point ou l'autre ne lui répondait plus.

Exaspéré d'avance à écouter le brun hurler que sa vie en dépendait, il articula un rapide "je dis quoi ?". Envy haussa inutilement les épaules, laissant le pauvre Edward en proie à la crise d'hystérie. Et comme toujours quand Roy harcelait Edward, Envy lui dictait les réponses sous forme de grands gestes.

- Ah mais il a encore perdu son téléphone. Ne crie pas, je t'entends. Oui je comprends que c'est urgent. Non, il est pas la. Oui, son téléphone est éteint. Je viens de te dire qu'il ne sait pas où il est

A côté de lui, Envy avait arrêté le bolide en plein milieux de la petite route de campagne. Il arrivait souvent que son ami brun le harcèle comme ça. Généralement, le sujet tournait autour d'Havoc et Envy en avait tellement mare qu'il éteignait son téléphone. Au final, la situation était aussi ennuyeuse vu qu'il se mettait à dicter muettement un gros mensonge que répétait Edward...

- Arrête de crier, je t'écoute. Roy... PUTAIN ARRÊTE DE CRIER ! Non je te mens pas. Bon dis-moi ce qu'il y a... quoi ? T'as pas... T'AS FAIS QUOI ?

Envy fronça les sourcils, Edward semblait vraiment en colère mais avant qu'il n'ai put demander quoi que ce soit, le blond commença à sortir tout un chapelet de noms d'oiseaux totalement incohérents. Quand le brun voulut tendre la main pour prendre le portable, son ami raccrocha rageusement et jeta l'objet sur la banquette arrière. Il fulminait.

- Ed ? Qu'est-ce qu'il a encore ce teubé ?

- Jean l'a plaqué.

- Hein ? Mais pourquoi ?

- Parce que ce con s'est fait sa meilleure amie !

- Ah.

Le silence retomba dans la petite Renault 5. Envy était soufflé et Edward carrément désemparé. Comment ce con avait-il put faire ça ? Mais il aimait Jean non ? Alors pourquoi être allé ailleurs ? De plus, de part sa petite erreur, le jeune blond avait put voir qu'apparament tout se passait bien dans leurs activités donc ça ne pouvait pas être parce que Jean se refusait à lui...

Un frisson le parcourut alors qu'il posait son regard sur Envy. Et si c'était pareil pour lui ? Après tout, Envy et Roy étaient de très bons amis et approuvaient leurs décisions. Si Envy allait voir ailleurs ? C'était vraiment trop cruel.

- Ed ça va ?

Il sentit une main sur sa joue. Merde, il pleurait encore... Le blond détourna la tête.

- C'est le rhume des foins.

- On est a la campagne. Y a pas de platane ici.

- Je vais bien. On rentre ? Je commence à avoir faim.

- Pourquoi tu pleure ? Demanda Envy.

- En plus j'adore les brochettes de poulet... continua le blond alors que sa voix se cassait comme l'émotion lui étranglait la gorge.

S'en fut assez pour Envy. Sans qu'il le comprenne, son estomac se serrait à la vision d'Edward qui papillonnait des cils contre la vitre pour empêcher ses larmes de couler. Il connaissait les moindres actions du blond pour les avoir reproduites maintes fois, quand il refusait de pleurer devant son père. Un soupir s'échappant de ses lèvres, il défit sa ceinture de sécurité et tenta de s'approcher du blond pour le prendre dans ses bras quand le blond ouvrit la porte et sortit précipitamment.

- Ed ! S'exclama Envy, énervé de sa réaction. Tu fais quoi là ?

Alors que le blond enjambait le fossé du bord de la route et passait sous les barbelés du champs voisin, Envy constata à quel point cette tête de mule pouvait être triste.

- Je vais pisser...

- Dans un champs ?

Aucune réponse. Râlant intérieurement, le brun soupira de découragement en suivant le blond. Il tenta plusieurs fois de l'appeler mais aucune réponse ne lui parvint comme le blond progressait péniblement dans les blés, la tête baissée surement pour cacher ses larmes.

Le coeur d'Envy se serra inexplicablement et, agacé du comportement enfantin du blond, il courut sur ses pas et lui sauta dessus, le plaquant au sol de tous son poids. Soufflé par la violence du coup, le blond tomba face contre terre, sa chute amortie par les plants de blé qui plièrent sous son poids.

- Je t'ai fait mal ? S'enquit Envy.

Il allait le buter... 5... 4... 3... 2... 1...

- Espèce de connard ! Tu me saute dessus comme un sauvage en me plaquant avec tes quatre-vingt-dix kilos ! Alors OUI tu m'a fait mal, CONNAAAAAAAAAAAARD !

Un silence pesant suivit l'écho de la voix du blond qui se propagea dans la campagne vide. Haletant, le visage dans les tiges de blé, les larmes d'Edward se mêlèrent aux trace de terres qui maculaient ses joues.

- Ça va mieux, t'es calmé ? demanda la voix calme d'Envy alors qu'il se mettait à califourchon sur le dos du blond.

- Va te faire foutre... lui répondit une voix étouffée.

Exaspéré par les réactions du blond, Envy se leva en silence et fit mine de s'en aller. Immédiatement, le blond leva sa tête et se redressa.

- Tu vas où, là ?

- J'me casse.

Réponse, courte, simple, brève. Envy, quoi...

- Attends ! Putain me laisse pas ! T'as pas intérêt à m'abandonner, sale con !

Mais le brun continuait de s'éloigner jusqu'à la voiture. Il n'allait quand même pas partir ? Non, il ne pouvait pas l'abandonner dans le champs quand même ! Cependant, Envy disparut de son champs de vision. Le coeur d'Edward commença à battre fort. Il n'allait pas partir ? Non, il blaguait forcément... Mais il ne blaguait pas. De là ou il était, Edward entendit la portière claquer et le moteur démarrer.

Le coeur battant à tout rompre dans sa poitrine, l'adolescent se leva d'un bon et courut vers la voiture, trébuchant au passage.

- Envy attends !

Le moteur tournait toujours mais il était sur que le brun était capable de partir sans lui. Passant avec empressement sous les barbelés, le blond sauta au dessus du fossé.

- Putain Envy me laisse pas ! Gros con, je t'ai-

- Je pensais pas que tu te laisserais prendre...

Edward se figea près de la voiture. La voix venait de... derrière lui ? Il se tourna lentement et faillit s'évanouir en voyant Envy, assit dans l'herbe de l'autre côté de la voiture en train de jouer avec un brin d'herbe. Mais alors... Le jeune se tourna a nouveau et regarda la voiture. Le siège du conducteur était vide, le moteur tournait pour rien. Il s'était fait roulé... La colère monta instantanément en lui.

- Putain de gros con je vais te tuer !

Envy sourit. C'était vraiment trop drôle comment il avait le don de faire passer le jeune des larmes à la colère. Il était presque sur qu'avec un peu d'entrainement il pourrait un jour tester toutes les réactions du blond.

- Pardon, mais il me semblait que tu disais quelque chose d'intéressant... ?

Ed se figea, son doigt agresseur le pointant alors qu'il était fou de rage. Sa bouche s'ouvrit, se ferma, se rouvrit et un son se bloqua dans sa gorge. Merde ! Il avait été sur le point de dire à Envy qu'il l'aimait ? Oh non tout mais pas ça... Déjà que la veille il lui avait demandé s'il l'aimait... D'ailleurs, cet enfoiré n'avait rien répondu ! Il l'avait embrassé. Mais pourquoi ? Pour le faire taire ?

Alors qu'Envy se demandait si Edward allait continuer sa danse d'ouvrage de bouche en mode poisson, il put constater que ce dernier était en train de rougir violemment. Pendant que le rouge de la honte teintait son visage, effaçant sa tristesse et sa colère, le blond se tourna comme un soldat, la main posée sur sa bouche et décida de retourner dans son champ se faire petit... tout petit... microscopique...

Mais c'était sans compter sur les bras qui enlacèrent ses hanches et plaqua son dos contre le torse de son ami. Il entendit Envy murmurer quelque chose qu'il ne comprit pas. La seule chose qu'il percevait était les battements de son propre coeur qui résonnaient dans ses oreilles et les souffle léger d'Envy contre son cou.

Le blond n'osait pas se retourner. Il avait besoin de parler à Envy. Il voulait que la situation soit claire et ainsi sortir de son brouillard. Il posa alors la question ultime. Celle qui ne demandait qu'une réponse. Son estomac se noua comme il sentait Envy resserrer ses bras autour de lui et ses lèvres frôler son cou. Il sentit les lèvres former le simple mot, la simple syllabe, réponse positive qui déclencha un immense soulagement dans son coeur.

- Oui, fut tout ce que répondit Envy avant de chercher les lèvres d'Edward.

Le baiser, simple, scella leur promesse de rester ensemble et de continuer à se découvrir mutuellement. Enfin, la situation était éclaircie pour Edward et il pouvait se laisser aller. De son côté, rien ne changeait pour Envy ; pour lui, la situation était évidente depuis le début. Il savait que le petit blond avait une place spéciale pour lui. Il ne voulait que lui, corps et âme. Il s'en foutait de son ex, c'était que pour le sexe.

En Edward il avait vu plus qu'un ami. Un confident, la seule personne à le connaitre aussi bien que Roy mais pour qui il ressentait quelque chose de plus profond que de l'amitié. Il ne savait pas si c'était de l'amour. Mais pour lui, c'était ce qui s'en rapprochait le plus et il espérait que le temps qu'ils passeraient ensemble ne ferait que consolider leur relation et développer leurs sentiments.

En attendant, il avait répondu "oui" à la question du blond parce qu'il ne pensais pas mentir et que ne rien répondre a cause du doute aurait éloigné Edward définitivement de lui. Lla réaction du blond lui avait mit du baume au coeur, c'était comme s'il venait de découvrir de nouveaux sentiments, une nouvelle douceur dont il voulait tout connaitre. Avec un sourire en coin, il se dit que découvrir le blond allait être bien amusant, connaissant son caractère enflammé.

Envy ne résista pas à la tentation de découvrir à nouveau la peau du blond. Alors que ses mains dérivaient, il laissa sa langue entamer un doux ballet avec celle de son petit ami. Oui, cette fois-ci, c'était le bon mot...

La musique The Devil's Den de Skrillex brisa le silence et Envy quitta à contre-coeur les lèvres rosies du blond pour répondre à son téléphone. La sonnerie personnalisée indiqua que c'était son frère qui l'appelait.

- Ouais ? Ah enfin... Ben on arrive... Dans dix minute ouais, on est pas loin. A toute.

Il rangea le téléphone dans la poche arrière de son jeans et tendit la main à Edward.

- Allez, tes brochettes de poulet t'attendent.

L'eau à la bouche, le blond remonta dans la voiture, ravivé par la pensée d'un bon barbecue bien mérité. Finalement, il semblerait que ce week end dans la famille d'Envy était le meilleur qu'il ai eut pour le moment. Le soir, Gracia l'aiderais à faire sa valise pour retourner à l'internat. Le dimanche passait bien vite... Hier matin il découvrait de nouvelles sensations contre le corps d'Envy, et là il était en route à un barbecue dans une vieille voiture avec son nouveau petit ami (l'appellation était étrange, mais il trouvait qu'elle sonnait bien). Tout était comme dans un rêve et au fond et il espérait ne pas se réveiller...


Allez, je progresse ! 2768 mots pour ce chapitre ! J'espère qu'il vous a plus ;)

J'aime le happy-end de chapitre :3

Allez, je fais une pause les amis en attendant d'écrire la suite ^^

Bon BAC aux Terminales ^^