Coucou mes amours de lecteurs, vous allez bien ?
On revient à Taiyô pour suivre Natsu et Shikamaru avant d'en apprendre un peu plus sur Bunta et d'assister à un dîner qui devrait vous intéresser^^ Mais avant, réponses aux reviews ;)
Malyss64 : coucou ma genin, merci pour ta review ;) Tout d'abord, toi aussi tu m'as manqué, comme tous mes amours de lecteurs^^ Ravie de t'avoir fait apprécier Sasori parce que je le trouve tellement… aaahhh tellement BM celui-là^^ MDR, pauvre Izumi^^ Bisous
Juiceandcookies : coucou, merci pour ta review ;) Effectivement, pas mal de mystère^^ Tu m'as l'air perspicace, tu devrais avoir de bonnes hypothèses^^ Ravie que le chapitre précédent t'ais plu ;) Pour Temari… Non, je ne dirais rien^^ Ah ah, ça veut dire que je vais aller voir si tu écris ;) Bisous
Enelloges : coucou, merci pour ta review ;) Ravie de te revoir dans mes reviews^^ Ah ah, oui c'est agréable d'enchaîner les chapitres^^ De rien pour l'arbre généalogique, c'était même logique lol. Je comprends tes envies de meurtres violent envers Gaara (et Neji et Hiashi)^^, envoie-moi ton Sasuke lol^^ T'inquiètes pas, Izumi reste sur ses gardes ;) Bisous^^
NDA : un simple commentaire, ne serait-ce qu'un « merci pour ce partage », est une preuve de votre lecture et un moyen de soutenir vos auteurs^^
PARTIE I
Chapitre 12 : Double jeu
Depuis une semaine que Shikamaru était seul avec Natsu à la maison de Bunta, il avait pris note de son plan et s'était montré réceptif à ses avances, malgré ses réticences. A vrai dire, n'étant pas très doué avec les femmes, il prenait ce jeu de rôle comme une sorte d'apprentissage, enregistrant bien comment Natsu se comportait, espérant que cela l'aiderait plus tard à comprendre la gente féminine. Ce n'était pas spécialement sa priorité, mais il comptait bien fonder une famille un jour –il n'y avait pas que du faux dans son profil Sarige. Malheureusement, ses expériences dans le domaine lui faisaient amèrement penser que cette envie de paternité était loin de se réaliser !
Natsu jouait son rôle en forçant sur la naissance d'une amitié entre eux, ce qui était assez crédible de son point de vue. Il en avait profité pour dévoiler certaine ligne de son profil, comme le fait qu'il n'avait aucune nouvelle de sa famille depuis qu'il avait quitté son village natal ou qu'il se sentait bien à vivre dans Taiyô parce qu'au moins, personne n'était à l'espionner.
Il avait d'ailleurs bien insisté sur le fait qu'il n'était jamais resté très longtemps dans la même ville à cause de ses capacités en informatique. Sachant qu'ils étaient sous écoute, il avait mis en avant le fait que son don de hacker ne lui avait pas apporté que du bon et qu'en se trouvant une famille comme les Hyûga, il espérait vivre tranquillement et entouré de gens qui lui ferait confiance.
A cette confidence, Natsu s'était montrée totalement différente de la semaine passée dans la salle de bains. Elle s'était montrée compatissante et compréhensive, lui disant qu'elle était persuadée qu'il avait enfin trouvé sa famille. Shikamaru savait que ce n'était qu'un rôle qu'elle jouait pourtant, elle avait été parfaitement crédible et il n'aurait pas dû suivre ses directives à la lettre, il aurait trouvé ce moment idéal pour engager leur pseudo relation. Mais il préférait se fier au plan de Natsu.
Ils venaient de passer leur soirée à jouer à la Playstation sur la demande de la Hyûga. Elle avait choisi de jouer à « Gran Tourismo », un jeu où elle se débrouillait vraiment bien, ce qui avait amusé Shikamaru. Il n'aurait pas pensé qu'elle puisse manier aussi bien la manette de la console et c'est avec sincérité qu'il l'avait félicité et rit avec elle.
Présentement, il fumait une cigarette dans le jardin, Natsu étant partit se coucher. Il avait eu le temps de réfléchir sur le marché qu'il avait passé avec elle. Bien qu'il avait encore quelques réticences à s'imaginer Bunta se servant de sa fille pour aider son clan à obtenir ce qu'il souhaitait, il avait finalement comprit l'idée de la démarche. De son point de vue, il imaginait qu'en étant attaché à Natsu cela lui donnait une raison valable de rester fidèle aux Hyûga, mais n'étant pas sûr de ses conclusions, il restait septique.
Et puis, ces « ils » qui le surveillaient et avaient confié cette tâche à Natsu, auraient-ils missionné l'une des leurs si celle-ci n'était pas déshonorée ? Il en doutait. Sa colocataire avait sûrement été parfaitement sincère quand elle lui avait parlé dans la salle de bains. Sa gêne du moment et son mal-être à révéler qu'elle avait une dette ne pouvait être qu'un jeu de scène… Et puis, cela collait avec sa soumission et ses cheveux courts.
Pour être totalement franc avec lui-même, il ne doutait pas de Natsu, il avait surtout peur de payer cela de sa vie.
Il écrasa le mégot de sa cigarette et rentra dans la maison, faisant coulisser la baie vitrée derrière lui. Il alla déposer ses chaussures à l'entrée avant de se rendre dans sa chambre, se disant qu'après tout, il avait un marché avec elle, autant le tenir. Il aviserait.
_ Shika, l'appela Natsu alors qu'il venait de dépasser sa porte.
Il se tourna vers elle et la trouva dans l'embrasure de la porte, se mordillant la lèvre. Elle semblait nerveuse, ce qui le fit froncer les sourcils. Il l'interrogea d'un regard et la vit quitter sa chambre pour venir vers lui, remarquant alors qu'elle ne portait qu'une chemise assez longue pour cacher la moitié de ses cuisses.
_ Je… la vit-il hésiter. J'apprécie passer du temps avec toi, et…
Elle lui avait dit qu'au moment où elle lui dirait cela, il devait l'embrasser. Il ne savait pas pourquoi elle avait décidé de faire évoluer les choses une semaine avant ce qu'elle avait prévu mais décida de suivre sa première directive.
_ … merci d'être… toi, enfin… Bonne nuit, ajouta-t-elle, gênée et apeurée par sa future réaction.
Elle se détourna de lui alors il lui attrapa le poignet et la tira contre lui pour l'embrasser, comme elle avait prévu que cela se passerait. Ce fut assez bref et lorsqu'il lâcha ses lèvres, il s'excusa de son geste. Natsu lui sourit avec crispation et engagea le deuxième baiser, l'approfondissant en le tirant dans sa chambre, bien qu'il ne s'attendait pas à cela.
A la base, elle n'avait pas prévu que cela soit si rapide. Cependant, Neji venait de lui envoyer un message en précisant qu'elle était trop lente et qu'il attendait qu'elle passe à la vitesse supérieure. Cela ne lui plaisait pas le moins du monde. Ce n'était pas contre son colocataire, c'était qu'elle n'avait laissé qu'un seul homme poser ses lèvres sur les siennes, alors le baiser qu'elle échangeait avec le hacker, bien que dénué de sentiments, lui donnait une impression de trahison.
Shikamaru fut plus que surprit de la tournure des évènements, se demandant pourquoi elle l'emmenait dans sa chambre en espérant qu'elle continuait bien de jouer son rôle. Non pas que Natsu n'était pas jolie mais il n'avait aucune attirance pour elle et ce baiser qu'ils échangeaient le lui confirmait. Heureusement, quand elle referma la porte derrière eux, elle cessa de l'embrasser et s'éloigna de lui.
_ Désolée, chuchota-t-elle d'une voix tremblante. Je croyais qu'on aurait plus de temps devant nous.
Shikamaru ne pouvait que la distinguer dans la pénombre, il ne voyait donc pas ses yeux brillants de larmes mais l'entendait à son intonation de voix. Il l'écouta lui dire qu'il devait passer la nuit dans sa chambre, s'excusant plusieurs fois. Il en était maintenant certain, elle ne jouait pas son rôle de gaité de cœur. Il décida alors de la rassurer en lui disant que tout allait bien, qu'elle n'avait pas à s'excuser. En la distinguant se détourner de lui pour aller se coucher, il se demanda qui donnait les ordres à Natsu…
Bunta restait impassible devant son Chef, agenouillé en face de lui, la table basse les séparant. Ils étaient à boire un thé tout en discutant. Si au début de son arrivée dans le bureau de Hiashi, Bunta affichait son habituel sourire bienveillant, à présent, son sourire n'était qu'un faux-semblant. Il ruminait de l'intérieur mais n'en montrait absolument rien. Bunta avait une confiance aveugle dans sa capacité à dissimuler ses émotions et en cet instant, cela lui était d'une aide précieuse.
Depuis une semaine, le père de Natsu avait quitté sa maison pour remplir ses responsabilités. Il avait ainsi conseillé à son cousin de faire bien attention quant au recrutement du hacker. Non pas qu'il soupçonnait Sarige de quoi que ce soit, mais il savait que ce recrutement n'était pas passé inaperçu aux yeux des autres clans, ce qui était dangereux.
Comme à son habitude, Hiashi le remercia pour sa sollicitude avant de lui expliquer que le hacker venait de passer le premier test avec brio et qu'il serait bientôt délogé de chez lui. Cette information aurait pu le ravir mais ne connaissant rien du test que son Chef avait fait passer à Sarige, il était resté septique. Il avait rapidement pris connaissance de ce test et par la même occasion, de la mission qu'avait confié Neji à sa fille. C'est pourquoi son sourire était faux.
Que Neji ait imaginé cette mission ne le surprenait pas. Il était néanmoins certain que cela ne pourrait pas racheter la faute de Natsu, sachant que Neji ne cesserait jamais de lui faire payer son erreur. Mais que son Chef et son héritier ne lui en ai pas parlé avant, le déstabilisait autant que cela le mettait en colère. Il savait très bien que sa fille avait fauté, mais de là à la manipuler pour l'humilier et la blesser d'avantage… Il ne cautionnait pas la démarche de l'héritier, ni l'approbation de son Chef.
Il avait déjà accepté beaucoup par rapport à toute cette histoire. Il s'était maîtrisé et avait fait preuve de magnanimité pour que Natsu ne paye pas de sa vie une faute d'adolescence. Cependant, il avait aussi beaucoup perdu dans cette affaire, à commencer par l'amour de sa fille unique. Il n'était pas dupe, il voyait très bien qu'elle lui en voulait et qu'elle doutait de lui. Cela lui était douloureux, très douloureux.
Cette mission imposée à Natsu était d'une mesquinerie sans borne à ses yeux et le fait qu'il n'ait pas été mis dans la confidence remettait en question la confiance qu'il avait gardée de Hiashi. Ceci ne lui plaisait pas le moins du monde, il devait investiguer plus profondément. Il fronça les sourcils en fixant son Chef.
_ Tu n'as pas trouvé approprié de m'avertir Hiashi ? demanda-t-il d'une voix neutre. Dois-je en conclure que je n'ai plus ta confiance ?
_ Bien sûr que si Bunta, voyons. Un simple oubli de ma part et je te prie de m'en excuser, précisa-t-il en inclinant respectueusement la tête.
_ Voilà qui me rassure. J'aurais été attristé du contraire.
_ Tu m'as témoigné ta loyauté à maintes reprises.
Hiashi offrit un sourire sincère à son cousin qui hocha de la tête en gardant son sourire de façade. S'abreuvant d'une longue gorgée de thé, le Chef laissa planer un silence qui impatienta Bunta malgré une attitude calme. Alors que celui-ci portait la tasse à ses lèvres, Hiashi l'informa :
_ Natsu l'a attrapé dans ses filets, reste à savoir si cela suffira, je doute que Sarige soit manipulable pour l'heure.
Bunta afficha un sourire entendu avant de finir son thé. Cela signifiait que sa fille s'était offerte au hacker et cette information lui prouvait que Natsu espérait gagner sa rédemption avec cette mission, ce dont il doutait. Sa fille ne gagnerait jamais le pardon de Neji, il en était persuadé. Il reposa délicatement la tasse et le questionna :
_ Tu comptes me le confier encore combien de temps ?
_ Une à deux semaines tout au plus. Neji va l'instruire et lorsque Natsu aura rempli sa mission, Sarige sera convié au manoir des domestiques.
Bunta laissa échapper un rire mutin avant d'assurer qu'il serait surprit que sa fille réussisse à remplir correctement une mission. Il ajouta qu'en espérant regagner son rang, elle était sûrement plus motivée. Comme il s'y attendait, cette réflexion fit ricaner Hiashi.
_ En effet, c'est une excellente motivation, Neji progresse.
_ Il ne compte pas la réhabiliter ? questionna Bunta, se montrant choqué et presque apeuré par une réponse positive.
_ Voilà pourquoi tu as toute ma confiance et tout mon respect Bunta, sourit Hiashi. Tu as l'esprit aussi aiguisé qu'un Chef. Evidemment, comme tu l'imagine, Natsu ne sera pas pardonnée en s'offrant une nouvelle fois à un étranger au clan. Neji se montre déjà clément, elle est bien naïve.
Malgré la douleur qui enserra sa poitrine, Bunta rit mesquinement avec son Chef, prouvant qu'il imaginait bien la même chose que lui et que ceci le rassurait. Comme il s'y attendait, sa fille allait de nouveau souffrir. Si au moins il avait un moyen de l'aider mieux que cela…
Hinata hésitait depuis dix minutes à passer cette porte qu'elle avait franchie pour la dernière fois il y a quinze ans. Une partie d'elle était heureuse de pouvoir passer un repas dans le manoir qui avait vu les premières années de sa vie. Mais une autre partie d'elle se sentait oppressée et angoissée par ce repas qui lui demandait d'être une nouvelle fois avec ses parents et surtout, avec Hiashi. De plus, elle ne comprenait pas pourquoi il avait fixé ce repas à ce soir alors qu'Hanabi n'était pas rentrée. Elle aurait voulu que sa sœur soit présente.
_ Ton kimono n'est pas approprié, résonna une voix froide dans son dos qui la fit fermer brièvement les yeux.
_ Il me représente bien pourtant, répliqua-t-elle en lui jetant un coup d'œil.
Elle savait pertinemment pourquoi son frère avait dit cela, son kimono ne portait pas l'emblème des Hyûga, ce qui pouvait être considéré comme une insulte au vu de leurs invités. Elle n'en était pas responsable après tout, personne n'était venu lui apporter le kimono d'Hanabi comme cela avait été le cas au repas précédent. Le regard froid que lui offrit Neji l'aurait bien fait rire, cependant, elle se contenta d'un sourire qu'elle camoufla rapidement.
_ C'est à ton Chef d'en juger, argua-t-il en lui saisissant fermement le bras pour la faire rentrer dans le manoir familial.
Hinata sentit les battements de son cœur accélérer quand elle fut à l'intérieur. C'était nettement plus spacieux que le manoir dans lequel elle vivait, pourtant elle se sentit compressée. Si d'extérieur les deux manoirs étaient identiques, de l'intérieur ils étaient différents. Ils n'accueillaient pas le même nombre de logeant, ce qui donnait plus d'espace à celui du Chef, et n'étaient pas agencés de la même manière.
Hiashi était d'ailleurs face à eux, les bras croisés sur son torse recouvert du kimono traditionnel de son clan, comme d'habitude. Il posa un regard froid sur Hinata qui baissa le sien, ne souhaitant en aucun cas l'affronter. Elle détestait déjà être en sa présence quand ils étaient entourés mais en étant sous son toit, c'était bien plus désagréable.
_ Ton incompétence va au-delà de ce que j'imaginais, clama Hiashi de sa voix autoritaire. Neji, qu'elle se change avec un kimono d'Hanabi.
_ Sauf vot… tenta Hinata quand Neji la tira brusquement par le bras.
_ Je l'emmène père.
Hinata ragea intérieurement, grimaçant parce que son frère pressait fortement sur son bras. Après avoir traversé le couloir, Neji ouvrit la porte de la chambre de leur cadette et la fit entrer en première. S'adossant à la porte close, il croisa les bras sur son torse et lui ordonna de se changer au plus vite. Soupirant, Hinata prit un des kimonos officiels de sa sœur dans l'immense armoire et regarda son aîné.
_ J'ai le droit à un peu d'intimité ? demanda-t-elle agressivement.
Neji resta quelques secondes à la fixer avec colère, n'appréciant pas son insolence. Puis il respira profondément avant de lui tourner le dos. Hinata hésita puis se changea tout en clamant que si elle avait un kimono officiel dans son armoire se serait plus simple. Neji gardait le silence. Il ne pouvait la contredire sur ce point. Il s'était promis de lui faire payer son affront, mais ce n'était pas le bon moment, c'est pourquoi il se montrait comme à son habitude : froid.
Une fois habillée, Hinata s'attarda une minute sur la décoration de la chambre d'Hanabi : sobre, comme tout dans ce manoir. Néanmoins, une vieille peluche -représentant un lapin habillé en costume de magicien- était confortablement posée sur le lit, ce qui la fit tendrement sourire. Neji la pressa, la faisant lever les yeux au ciel avant qu'elle ne s'avance jusqu'à la porte où elle précisa qu'elle était prête. Son frère vérifia d'un regard et l'entraîna de force dans la salle principale.
. . .
Lorsque Fuki arriva dans la salle principale, apprêtée d'un kimono traditionnel, Hiashi la toisa d'un regard neutre. La maîtresse du clan restait droite, attendant les ordres de son époux avec patience. Hiashi avait toujours trouvé que son épouse était une femme digne de lui, de par sa beauté et sa prestance. Il regrettait qu'Hanabi n'ait pas hérité du physique de sa mère, ce qu'Hinata avait, il ne pouvait le nier, bien que cela le révoltait. Il la briefa sur ce qu'il attendait de ce repas, la faisant acquiescer respectueusement.
_ Bien. Ta fille est arrivée, précisa-t-il en fixant ses yeux nacrés. J'espère qu'elle sera plus digne que la dernière fois.
Fuki acquiesça de nouveau alors que son époux se retirait dans son bureau pour s'occuper des derniers détails. La maîtresse du clan soupira discrètement avant de poser les yeux sur la table dressée par les domestiques. Un tendre sourire anima ses lèvres peintes en rouge carmin. Elle était heureuse : ses aînés allaient se retrouver ensemble sous ce toit. Elle bifurqua le regard en entendant leurs pas se rapprocher.
Hinata se stabilisa en voyant sa mère lui sourire. Elle la regarda s'avancer vers elle pour venir lui caresser la joue du revers de la main, ne perdant pas son sourire. Neji les regardait furtivement, retardant le moment où il devrait leur dire de se tenir convenablement. Si sa mère souhaitait un instant de relâchement, il ne pouvait que lui accorder.
_ Neji-sama, interpella une des servantes. Vos invités sont arrivés.
L'héritier la remercia d'un hochement de tête avant de regarder sa mère et sa sœur qui se tenaient convenablement. Il sourit à la seule femme qui méritait son respect à ses yeux avant de lui demander d'aller avertir Hiashi. Fuki s'éclipsa, laissant ses enfants seuls. Neji posa les yeux sur Hinata qui ne le regardait pas.
_ La fiancée doit accueillir sa famille, dit-il avec neutralité après une dizaine de secondes.
Hinata resta immobile un instant avant d'obéir. Elle trouvait cela complètement idiot comme idée. Elle ne voyait pas pourquoi elle devait ouvrir l'entrée à une maison qui n'était même pas la sienne. C'était comme les absurdités qu'on lui imposait pour son mariage, elle refusait de donner la main à Hiashi, elle ne voulait rien de lui, il n'était rien pour elle.
Attendant sa cadette, Neji entendit ses parents revenir avant de l'entourer, juste avant qu'Hinata ne revienne avec sa future belle-famille. Il croisa immédiatement le regard d'un noir intense de Madara Uchiha, déglutissant. Il baissa le regard, ce qu'il n'acceptait que devant son père, avant d'entendre les deux Chefs de clan se saluer poliment. Relevant les yeux, il vit son homologue le fixer, affichant un sourire qui ressemblait à de la satisfaction.
_ Fuki-sama, ravi de vous revoir. Neji, héritier du clan Hyûga, dit-il avec une pointe de curiosité dans la voix en se tenant face à lui.
_ Je suis honoré de vous revoir, Madara-sama.
Neji serrait sa mâchoire en s'inclinant respectueusement, énervé que l'allié de son père lui manque ouvertement de respect, c'est pour cela qu'il avait appuyé sur le manquement de son aîné. Madara ignora volontairement l'héritier pour laisser sa famille l'imiter en saluant leurs hôtes. Mikoto fut la première à lui emboiter le pas, suivit de près par son mari et son fils.
Itachi avait retenu un rictus quand son grand-père avait salué Neji, il attaquait avec tellement de subtilité, il était admiratif. Bien qu'étant, tout comme son grand-père, de l'avis que l'héritier Hyûga était un petit prétentieux arrogant qui méritait une bonne raclée, il décida de se montrer amical. Il le salua donc avec respect avant que le chef Hyûga n'excuse l'absence de sa benjamine et ne les invite à prendre place, lâchant la main de son épouse.
Hinata se retrouvait entre son frère et son fiancé, face à sa future belle-famille, le couple Hyûga étant chacun en bout de table. Elle n'était pas à l'aise, nerveuse, frottant ses doigts contre son kimono. Elle cessa en sentant la main d'Itachi recouvrir la sienne, la rassurant. Il se doutait qu'elle avait perçu la provocation de Madara, ce qui devait l'inquiéter, d'où sa nervosité.
Elle ne lui parlait jamais de son frère, tout comme de ses parents. S'il ignorait pourquoi elle avait autant de rancœur envers Fuki et Hiashi, il avait une très nette idée du pourquoi concernant Neji. Il y a quelques jours -après sa conversation avec son grand-père-, il l'avait vu avec la marque d'une claque, les yeux rougis et un faux sourire. Il s'était promis de régler cela et ce repas était l'occasion parfaite. Il était quelque peu déçu qu'Hanabi ne soit pas présente, Hinata parlait souvent de sa sœur.
Alors que les plats étaient servis, Madara engagea la conversation avec Hiashi, mêlant Fugaku mais ignorant Neji qui lui faisait face. Celui-ci restait humble, bien qu'intérieurement il bouillonnait de colère. Il détestait les Uchiha. Ce clan n'avait causé que des problèmes depuis la mort du Damiyo Ôtsutsuki. Ce n'était que des vantards, imbu d'eux-mêmes et fourbes, croyant avoir un droit égal aux Hyûga de par leur sang. Ils ne méritaient pas leur ascendance, ne reflétant la noblesse que de par leur nom. Oh oui, Neji les détestait.
A l'autre bout de la table, Fuki s'excusa au nom des femmes qui l'entouraient, auprès de son futur gendre pour n'être que de piètre compagnie, ce qu'Itachi accueillit en la contredisant poliment, assurant qu'il était ravi d'être à leurs côtés. Mikoto fut fière de l'éloquence de son fils, il était le digne héritier que méritait son clan, amoureux de surcroît. Elle sourit tendrement en l'entendant argumenter.
_ La discussion des femmes est aussi enrichissante que celle des hommes.
Fuki lui offrit un sourire maternel qu'elle bifurqua sur sa fille quelques secondes avant que Mikoto ne lui demande des nouvelles d'Hanabi. Ce fut donc sous une ambiance nettement plus légère et chaleureuse qu'Itachi se mêla aux femmes. Tout le long du repas, il prit soin d'Hinata et amusa les maîtresses de clan, conscient que Neji leur accordait quelques regards. Il lui montrait comment devait se comporter un homme qui donne un tant soit peu de valeur à la gente féminine.
Hinata se détendit en présence de Mikoto, Itachi et Fuki, faisant peu à peu abstraction des autres occupants de la pièce. La discussion des Uchiha était agréable et Mikoto lui apparue comme son fiancé la lui avait décrite : une femme cultivée, souriante, amicale et vivante. D'ailleurs Mikoto incitait Fuki à être plus ouverte, ce qu'Hinata découvrait avec plaisir. Elle vit alors sa mère rire sincèrement, discuter ouvertement –elle avait d'ailleurs une excellente culture- et lui offrir de nombreux regards tendres. Elle les lui rendit avec timidité.
Puis, le regard emplit de curiosité, Mikoto lança un sujet qui mit Hinata mal à l'aise :
_ Comment Itachi vous a-t-il volé votre premier baiser, racontez-moi Hinata ?
Rougissante, Hinata se rappela celui-ci, se souvenant que c'était elle qui l'avait initié. Gênée, elle garda le silence sous le regard avide de Mikoto et intrigué de Fuki. Ce fut Itachi, après s'être raclé la gorge, qui raconta une version améliorée de ce premier baiser. Il ne cacha pas qu'Hinata l'eut initié, mais tut le fait qu'il en avait découvert une face cachée de lui-même.
_ Serais-tu timide mon fils pour que ta fiancée soit la voleuse de l'histoire ? questionna Mikoto avec taquinerie, faisant un clin d'œil à sa future fille.
Le regard d'Itachi se perdit une seconde sur la nappe avant qu'il n'avoue une certaine timidité. Voulant détourner les regards de son fiancé –ce que le concerné devina-, Hinata prit Mikoto à revers en lui quémandant de raconter son premier baiser et comment Fugaku s'y était pris. La Uchiha se prêta joyeusement au jeu et conta cela avec un regard emplit d'affection. Hinata l'écoutait avec un sourire aux lèvres qui disparut lorsque Mikoto interrogea Fuki de la même façon.
Celle-ci regarda alors son mari à l'autre bout de la table et sourit d'une manière qui força Hinata à suivre son regard. Hiashi discutait amicalement avec Fugaku et Madara, souriant poliment. Il intercepta le regard de Fuki et lui rendit son sourire, faisant froncer les sourcils de leur fille. Hiashi semblait tellement sincère, comment faisait-il ? Hinata reporta son regard sur sa mère quand celle-ci commença son récit :
_ Il m'a emmené voir les carpes Koï du Lac de Taiyô, en fin de journée. Nous avons regardé le coucher du soleil en discutant de tout et de rien. Puis, les étoiles ont emplit le ciel et il s'est ouvert à moi, m'a révélé ses secrets et m'a dit être tombé amoureux de moi.
_ C'est tellement romantique, commenta Mikoto, faisant sourire le couple fiancé et la maîtresse Hyûga.
_ Qu'avez-vous dit mère ? demanda Hinata, voulant connaître la suite.
_ J'étais incapable de parler, avoua Fuki d'un rire discret. Je savais être promise au futur Chef Hyûga mais bien loin de me douter qu'une telle affection puisse naître. Devant mon silence, il a baissé son regard avant de déclarer qu'il allait me raccompagner. Je me suis sentie déçue alors, avant qu'il ne reparte, m'ayant laissée devant chez moi, je lui ai avoué mes sentiments à son égard.
_ Qu'a-t-il fait ? s'impatienta Mikoto, amusant sous cape son fils.
_ Il m'a demandé l'autorisation de m'embrasser et je le lui ai donné.
Le sourire que Fuki afficha perdit Hinata qui riva son regard sur Hiashi. Comment un homme aussi austère et détestable avait pu être celui si avenant et aimant que sa mère aimait avec, visiblement, sincérité et profondeur ? Elle ne comprenait pas.
A la fin du repas, les femmes se firent servir un thé alors que les hommes se retirèrent dans le salon pour boire un digestif. Fugaku se permit d'embrasser la joue de sa femme avant de la laisser, imité avec plaisir par son fils et le Chef Hyûga, une image qui intrigua Hinata. Les femmes leurs offrir un sourire et ils s'enfermèrent dans la pièce.
15/09/2018
Prochain chapitre : « Rencontre officieuse » le 01/10/2018
