Hey les gens ! :D Comment allez-vous?!

Je suis dans une forme monstrueuse ! Entre Noël qui a été haut en couleurs et le nouvel an qui approche, je vais à droite et à gauche pour faire pas mal d'achat et faire pas mal de visites, je suis OUT ! xD Mais je m'amuse, et je me suis aussi vraiment amusé à rédiger ce 14e chapitre rien que pour vous tous mes chers lecteurs d'amour !

Je tiens aussi à dédicacer ce petit chapitre pour toutes ces petites personnes (Subaru-2501, Makichan, Laura-067, Chokella (ma petite étoile
brillante et Chizumi) qui pour moi, sont de très beaux cadeaux de fin d'années :D
Merci à pour tous vos petits commentaires qui m'ont, pour la plupart, beaucoup touchés, je suis vraiment ravies de les lires voire, les relire
à chaque fois, ça me donne du baume au coeur vraiemnt ! Et je remercie Makichan pour son adorable commentaire et son grand courage pour avoir lu
13 chapitres d'un seul coup, c'est vraiment très encourageant pour moi car ça prouve que ma fiction plait, et j'en suis mais totalement
heureuse ! Et merci à Subaru-2501 pour avoir ajouté mon histoire à ses favorites ! :D Je vous souhaite maintenant une bonne lecture à tous et je vous fais de gros bisous !


Taiga:

En arrivant chez Tetsuya, je remarquai que la pièce principale ainsi que la cuisine étaient éclairées. Un voleur? Non, il aurait été plus discret... Ses grands parents, peut-être, pourtant mon ami m'aurait prévenu. Le chien aboya une fois, gentiment, en remuant la queue cela signifiait alors que ce n'était pas un "méchant monsieur"...pensai-je en me moquant intérieurement de moi-même. Devant la porte d'entrée, je me stoppai net lorsqu'un grand blond aux yeux lumineux comme deux ampoules fraîchement vissées, m'ouvrit la porte en m'adressant un sourire idiot. Sourire...qui se ternit vite en un croissant de lune malade. La déception était très facile à deviner.

-Oh... Fit-il d'un air blasé.

-LAISSE MOI ENTRER, IMBÉCILE! Beuglai-je, commençant à perdre patience.

-Hurle encore une fois, et j'appelle les flics... Geignit-il en se mettant sur le côté afin de me laisser entrer. Je fermai la porte derrière moi.

-Oh arrête veux-tu...puis c'était quoi c'te tête, tu t'attendais à qui, hein?! Demandai-je en retirant mes chaussures.

Il renifla.

-Certainement au propriétaire de la maison... Ironisa t-il en grimaçant.

Je fis la moue. En effet, c'était assez logique. La présence du blondinet ne m'étonnait pas plus que ça. Tetsuya m'avait prévenu qu'il passerait la soirée avec nous. Mais ce que j'avais trouvé étrange, c'était qu'il soit chez notre ami, si tôt. Voyant la silhouette du blond disparaître derrière l'encadré de l'arche du salon, je me redressai avec hâte, voulant lui poser la question. Je retirai ma veste, non sans mal puisque cette dernière s'était coincée sur la poignée de la porte d'entée. Je me cassai, magistralement, la margoulette offrant à Kise une occasion sans contraintes de se moquer joyeusement de moi. Rongeant le parquet avec les dents, je vis rouge. La honte surplombait mon dos, me bloquant au sol.

-Bakagami a deux pieds gauches !

-Et il va te faire valser par la fenêtre si tu n'arrêtes pas de rire!

Prenant appui sur le mur, je me relevai et posai ma veste sur le porte manteau. Le blond prit place sur le canapé, en croisant ses jambes comme à son habitude. Je n'étais pas du genre à faire attention aux petites habitudes des gens, mais chez lui ce croisement de jambes était assez flagrant. J'aurai pu aussi, essayer de passer outre sa personne, seulement ses rires moqueurs me rappelaient toujours à l'ordre.

-Arrête de glousser !

-Pardon pardon... hm.

Je commençai à regretter le fait d'avoir consenti à sa présence avec Tetsuya et moi ce soir. Pensant à mon ami, toujours à l'hôpital avec Aomine, j'en profitai pour demander:

-Mais pourquoi es-tu là, Kise?

-Eh bien, je ne sais pas si Kurokochi t'a prévenu mais je passe la soirée ici pour...grrr, parler de votre petit séjour!

Son regard était rempli de sous entendus monstrueux, je déglutis.

-Mais pourquoi si tôt, il ne va-

Je ne terminai pas ma phrase, remarquant l'expression soudainement perturbée du blond. La mains devant la bouche, le regard dans le vide, dubitatif mais inquiet...cela semblait grave. J'arquai un sourcil, et l'interpellai:

-Hé...

-POURQUOI QU'IL EST PAS AVEC TOI, KUROKOCHI?! Il me pointa du doigt.

-T'es long à la détente ! Pestai-je, en frappant la main dirigée vers ma personne. Je repris: Il est à l'hôpital, car Aom...-

Kise se leva d'une traite... "qu'est-ce qu'il a, encore...?" me questionnai-je en le voyant sortir son portable et le positionner devant son oreille. Le mal poli, il me coupe pour appeler quelqu'un, sympa. Soudain, le téléphone fixe de Tetsuya se mit à sonner. Instinctivement, je vins décrocher.

-Allô?

-KUROKOCHI, POURQUOI QUE T'ES A L'HÔPITAL ?! Chouïna le blond au bout du fil.

Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase...

-C'est moi, abruti !

Je n'avais rien contre les blonds, mais à ce moment là je trouvai que Kise Ryouta portait très bien sa couleur de cheveux.

-Kagamichi...? Toi aussi t'es à l'hôpital ? T'as fait vite dis moi, car tu-

Il se mangea mon chausson.

-Je suis derrière toi, tu viens d'appeler sur le fixe de Tetsuya !

Je reposai le plus calmement possible pour moi -soit en le claquant- le téléphone sur son plateau et grinçai des dents en reprenant place sur le canapé. Kise me rejoignit en me fixant étrangement. Il semblait avoir perçu quelque chose d'anormal tellement ses yeux étaient ronds par l'incompréhension.

-Qu'as-tu donc, encore...?

-Tetsuya...c'est bien ce que t'as dit! Un sourire idiot illumina son visage.

Fuyant du regard, je me crispai en rougissant. Kise se mit à rire, en disant que mon visage était aussi rouge que mes cheveux. Je ne fis rien. Tellement de gens s'amusaient à me faire cette remarque à chaque fois que je rougissais qu'à force, je n'avais même plus envie de répliquer quoi que ce soit. Ne voulant plus user mes cordes vocales dans des cris incessant, je baissai la tête en reprenant la conversation d'avant...

-T...Kuroko est à l'hôpital car...

Il me coupa.

-Tu peux l'appeler Tetsuya tu sais.

-LA FERME!

En voyant son expression de satisfait, je compris qu'il l'avait fait exprès... "Imbécile que je suis!"

-Donc, pourquoi est-il à l'hôpital? Me poussait-il à reprendre sérieusement.

Je soupirai en me calant confortablement contre le dossier du canapé.

-Aomine s'est blessé, sa mère l'a donc déposé à l'hôpital. Terminai-je enfin, laissant le blond assez perplexe.

Kise s'était mis sur le côté, une jambe pliée sur le canapé en tailleur, et l'autre ballant au bord. Il cherchait à travers mes yeux, une explication plus précise à propose de la situation de son ami. Il semblerait que je sois le premier à lui faire part de cette nouvelle. Peut-être aurait-il mieux valu que Tetsuya le lui dise lui-même. La voix éraillée du titulaire de Kaijou recouvrit le silence qui s'était installé.

-T'as l'air de t'en foutre comme de ta première chaussette...

Bien que la remarque fut idiote, le ton et son sérieux à me dire cela semblaient dérageant. Clignant une fois des yeux, je pris pas la peine de tourner la tête vers lui, le dévisageant uniquement du coin de l'oeil. Tout chez lui indiquait qu'il me faisait un reproche. J'ouvris la bouche pour dire quelque chose mais il ne me laissa pas le temps de sortir le moindre de son de ma gorge.

-T'as le culot de m'annoncer, aussi froidement, qu'Aomine est à l'hôpital sans même poursuivre et me dire si sa blessure est grave ou non. J'veux dire, pardon pour mes propos, mais la délicatesse chez toi c'est pas ton fort !

-Hé ! T'as qu'à le demander si tu veux des précisions, je suis pas devin !

Il roula des yeux et s'offusqua.

-Ah...! Sans être devin, je sais pas... t'as pas l'intelligence de me dire ce qu'il a ? C'est ton ami aussi, ou alors j'ai raté des trucs, mais franchement tu m'annonces ça comme si on allait me dire que la neige tombait l'hiver ! Tu-

Avant qu'il ne m'énerve d'avantage, je le repris sur une point.

-Je ne sais pas si je peux dire de nous qu'on soit ami... Désolé.

Kise se tut, prenant une grande inspiration. Il me dévisagea un moment avant de soupirer d'un ton las.

-Bon...c'est quoi le problème? Demanda t-il en se tenant la joue d'une main, le coude en appui sur le canapé.

-Je sais pas, on s'est pris la tête l'aut-

-Je parle de la blessure de Aominechi, vos querelles ne m'intéressent pas. Pour être plus précis, je sais que les sentiments que vous portez, tous les deux, pour Kurokochi en sont la source, non?

Je restai bougon un court instant, puis repris en croisant les bras et fixant mes genoux.

-Il s'est brûlé et a de la fièvre. A ce que j'ai compris, il risque de rester un petit moment alité, mais pour les détails je pense que Tetsuya en dira plus à son retour. Il voulait rester là-bas jusqu'à la fermeture.

-Je vois...

Je le suivis du regard se lever pour ensuite disparaître dans la cuisine. De là-bas, je pus entendre Kise fouiner dans une poche en plastique et dire:

-Aominechi à l'hôpital...il va tomber d'la merde.

Je le rejoignis et m'appuyai contre l'arche de la cuisine.

-Je te l'fais pas dire, même moi ça m'a choqué quand Tetsuya m'a dit ça.

Kise boulota une chips qu'il avait dans un petit sachet, certainement acheté pour la soirée.

-Comment il allait, Kuroko? Il me tendit le paquet. Tiens...

Je me servis une petite poignée que je mis dans le creux d'une main, et piquai avec l'autre.

-Eh bien... tu le connais, dès qu'il s'agit de ses proches plus personne ne compte.

-Aah... ! Tu t'es fait jeter ? Sourit-il en croquant sa chips en laissant paraître toutes ses dents blanches.

-Non, je ne me suis pas fait "jeter". Il m'a proposé de rentrer chez lui, en prenant sur moi mes affaires.

-Il t'a jeté...! Réédita le blond en hochant la tête d'un geste évident.

-Il voulait demander quelque chose à Aomine ! Mais il s'était endormi... tu voulais que je fasse quoi? Dans une telle situation, toi aussi tu serais parti ! Et puis...

J'avalais ma dernière chips de travers, en repensant à ma petite "crise" de jalousie à l'hôpital. Rien d'extravagant, mais tout ce qu'il y a de plus gamin je devais bien l'avouer.

-J'ai fais l'con...

-Pour changer. Il but une verre de thé vert, d'un air blasé.

-Oh arrête! Tu vas pas me dire que tu resterais zen si tu voyais ton gars ou ta copine dorloter une autre personne en t'ignorant royalement ?!

-Hé ! Mais ce que t'as pas l'air de comprendre, c'est que pour ne pas être ignoré, il ne faut justement pas ignorer !

Soit il n'avait pas bu que du thé, soit je n'avais pas la lumière à tous les étages pour bien comprendre ce qu'il venait de me dire.

-Je n'te suis pas là...

-Pour que la personne que tu aimes ne t'ignore pas, comme tu dis... Toi non plus tu ne dois pas l'ignorer.

-Mais je suis loin d'ignorer Tetsuya ! D'accord on sort ensemble que depuis hier, mais avant ça j'ai toujours pris soin de lui et suis resté à ses côtés... je pense être assez proche de lui.

-La question n'est pas si tu es proche de lui ou non, mais plutôt si tu fais attention à ce qu'il ressent quand tu es proche de lui.

-...hein...?

Ma voix s'affaiblit. Où voulait-il en venir.

-Tu vois, avant que je ne sorte avec Yukio-san, il m'était difficile de l'approcher physiquement car j'étais du genre pataud et un peu trop direct dans mes actions. Avec le temps j'ai décidé de l'observer.

"L'observer?"

J'essayai de faire vraiment un effort pour comprendre, mais je n'arrivai vraiment pas à relier les informations avec mon cas.

-Je vois dans tes yeux de merlan fris que t'es loin de savoir où je vais en venir... je me fais explicite.

-LA FERME! Beuglai-je contre la remarque.

-Si j'ai décidé de l'observer, c'était pour mieux le connaître dans son quotidien.

-Tu veux dire que tu étais loin de lui mais que tu surveillais tous ses faits et gestes, comme un paparazzi?

-Je ne suis pas un stalker, d'accord. Non, j'étais avec lui. Après tout on joue dans la même équipe...

Son regard se fit distant un court instant, puis il repris:

-Mais justement, moi je voulais être proche de lui... Mais la question qui me trottait dans la tête jour et nuit était "comment faire pour qu'il est envie d'être proche de moi?" Car on ne peut pas forcer quelqu'un à faire quelque chose qu'il n'aime pas ou ne veut pas, tu me suis ?

-O-oui...

-Alors j'ai joué cartes sur table. J'ai fait en sorte qu'il me remarque, et j'ai continué à l'observer dans son quotidien pour être capable de répondre à n'importe quelle demande de la part de Yukio... Truc tout simple, il aime être assis près des fenêtres dans un bus de voyage.

J'arquai un sourcil. Kise s'était-il vraiment amusé à observer chaque jour son senpai?

-I-il te l'a dit? J'veux dire, beaucoup de gens aime être assis côté fenêtre.

-A ce stade de réflexion, je me demande si c'est que tu as un gros manque d'intuition ou si tu ne veux tout simplement pas comprendre les gens.

Le blond sortit son téléphone pour fixer l'heure sur l'écran. Il leva les sourcil d'un air agacé puis me demanda à quelle heure se terminait les visites à l'hôpital.

-Vers les 18h, pourquoi?

-Bon, il me reste une heure pour faire fonctionner ton couple correctement, car si tu restes avec une telle mentalité je suis pas certain que vous restiez ensemble très longtemps.

J'ouvris la bouche pour répliquer, mais me tus assez rapidement. Je repensai alors à mon ami, qui me repoussait pour une simple baiser. Peut-être que Kise avait raison, je devais faire plus d'efforts pour comprendre Tetsuya. J'avais beaucoup d'envies... beaucoup de désires et de projets pour Tetsuya et moi mais...

"Si Tetsuya voyait les choses autrement et désirait certaines choses c'était à moi de les remarquer"

-Pour que ton ou ta partenaire veuille rester près de toi, tu dois prendre les devants. Pas tout le temps, mais pour apprendre à vous connaître, l'anticipation ça fait toujours du bien, tu sais.

-Ok...

-En plus t'as de la chance, mon partenaire est un garçon difficile ! Je vais te donner deux trois astuces...

Kise se mit à rire joyeusement en m'invitant à prendre place sur une chaise en face de lui. Je prie vite peur. Mais avant de reprendre la conversation avec le blondinet, j'envoyai un petit texto à mon ami pour qu'il sache que j'étais bien arrivé chez lui.

Tetsuya:

Dans le métro je dus laisser ma place à une petite mamie qui tenait à peine sur ses jambes. Eh bien je peux vous affirmer que rester debout plus de quarante-cinq minutes dans un train, c'est vraiment une torture. D'habitude c'est sur les sièges que je sentais les vibrations des railles, mais là je traversai mon quartier avec exactement la même sensation tellement mes jambes étaient engourdies.

-Enfin mon portail...

Je refermai la porte de fer derrière moi et traînai des pieds tellement mon corps était lourd. Arrivé à la porte d'entrée, je souris d'amusement en entendant parler joyeusement Taiga et Kise. Refermant la porte doucement, je désirai faire une petite surprise en me faisant discret mais mon chien se rua sur moi dans une fête incroyable.

-Oui, oui ! Niigo, s'il te plait laisse moi passer je vais te marcher dessus... J'essayai avec la plus grande attention de ne pas faire mal au chien. Mais ce fut moi qui percutai quelqu'un.

Heureusement, avant que ma tête percute le porte manteau je fus rattrapé par deux bras chauds et accueilli par un tendre sourire.

-Bon retour chez toi... Me susurra Taiga.

-Je...je...

Je fus agréablement surpris, oui.

-Je suis là~! Chantonna gaiement Kise-kun en poussant mon tendre rouquin, afin de me serrer dans ses bras.

Le blond me fit autant le fête que mon chien, si je puis dire...

Après ces chaleureuses embrassades, nous partîmes tous dans la cuisine ou mes deux amis avaient déjà bien entamé un paquet de chips et une bouteille de thé vert.

-Eh bien je vois qu'on ne m'a pas attendu pour casser la croûte ! Je pris mon chien dans les bras et me laissa emporter par Taiga qui me tint sur ses genoux. Tu veux une chips ? Lui demandai-je en passant un bras autour de ses épaules.

Il croqua dans la chips en me remerciant. Je souris. Je posai mes yeux sur Kise qui se leva soudainement.

-Je t'emprunte tes toilettes. Il se mit à trottiner. L'envie est grande ! Rit-il.

-Avec tout ce qu'il a bu lui aussi... Se moquait Taiga en embrassant ma joue.

-Tu colles ! Me plaignis-je en essuyant ma joue.

Je fixai sa bouche.

"Mon premier baiser..."

J'avais décidé de ne plus y penser. C'était dur, mais quand je voyais mon ami si chaleureux et souriant je ne désirai qu'une chose... le voir éternellement bien à mes côtés. Évitant toute bêtise de ma part à propos du baiser, je lui fis tout de même part de l'état d'Aomine à ma sortie de l'hôpital.

-Demain, en rentrant des cours je vais retourner voir Aomine-kun.

-D'accord... Fit-il doucement en plongeant son regard sérieux dans le mien. Voudras-tu que je vienne?

-Je ne t'oblige pas, Taiga... mais comme je ne resterai pas longtemps et que tu vas passer une bonne partie de la semaine chez moi ! Ris-je en essuyant les quelques miettes de chips autour de sa bouche. Je serai ravi que tu sois avec moi, j'en ai mare de faire les trajets en métro tout seul.

-Ouais... ! Se réjouissait mon ami en croquant dans la chips que je venais placer entre mes dents.

Je sentis mes joues rosir tout doucement. Je vins jouer avec ses doigts, puis les entrelaçai avec les miens en le laissant croquer de plus en plus dans ma chips.

"Si c'est Kagami que tu choisis, alors j'accepte ton choix." En sentant mon cœur battre si fort à travers cet élan de tendresse avec mon rouquin, je bénis le ciel de me sentir si serein pour une fois. Peut-être que les mots d'Aomine me touchèrent bien plus que je ne le croyais déjà ? Son approbation... à me laisser aimer Taiga, m'avait-il permis de prendre confiance en moi ? Au fond de moi, je pense avoir toujours sur qu'entre Aomine-kun et moi il y avait un lien... qui nous unissait d'une telle façon, que l'ambiguïté ébranla mon esprit. Mais maintenant, après avoir discuter avec lui. Je me sentais comme...apaisé.

"Quelque chose s'est ouvert en moi"

Mais j'ignorai encore, quoi.

Ma chips était presque entièrement croquée. Il ne restait qu'une simple miette. Taiga et moi n'avions absolument pas détourné notre propre regard de l'un l'autre. Nos lèvres étaient proches...

"Mon premier baiser"

Je me remémorai la douceur d'un tel contact. Et je voulais tant savoir si... Oui je me demandai si j'allai retrouver cette même douceur au contact des lèvres de mon ami. J'allai savoir, je le poussai à prendre le reste de la chips. Je frôlai mon nez contre le sien et appuyai la miette contre sa lèvre supérieure. Il rougit. Et alors qu'il entrouvrait la bouche, Kise nous surpris en faisant une entrée des plus bruyante.

-Aah ! Bah mes aïeux on se sent mieux ! Uh ?

J'avais lâché la chips par surprise et elle s'était glissée dans la cavité buccale de mon grand rouquin, qui était en train de s'étouffer.

-Hhuuurg !

-Hurg ? Fit le blond.

-IL S'ÉTOUFFE ! Paniquai-je en secouant les mains.

Kise-kun s'approcha de nous, et tapa plusieurs fois dans le dos de mon ami qui changeait légèrement de couleur. Je lui servis un verre de thé et lui donna. Il but le contenu d'une traite. La chips semblait être bien passée après ça, il soupira de soulagement en mettant sa main sur sa poitrine.

-Eh beh... un peu de plus et tu allais tenir compagnie à Aominechi !

-Ahem, ah... hm, c'est super drôle dis-moi ! Ironisa Taiga en me reprenant sur ses genoux. Moi qui pensais que tu étais tombé dans l'trou ! Reprit-il en souriant jaune.

-Les trous, j'les bouche ! Se moqua Kise-kun en reprenant place sur une chaise.

-T'es nul... Pouffai-je en fuyant du regard.

-T'es sûr que c'était du thé dans ton verre ? Fit mon ami en serrant ma taille.

-Tu as bu la même chose, pourquoi?

-Alors arrête de dire des conneries ! Rit Taiga. Le blond se mit à rire à son tour et répliqua.

-Mais je t'em-

-Hep hep, ça suffit vous deux, sinon c'est chacun dans un coin.

La soirée repris de bon train. J'étais vraiment content que Kise-kun ce soit joint à nous, après tant d'évènements dans un même après-midi, rire un peu me fit du bien. Nous passâmes la soirée à mous goinfrer de cochonneries que notre ami avait acheté en chemin et à discuter du séjour qui attisait tant la curiosité du blond. Vers vingt et une heure trente, Kise déclara qu'il était tant pour lui de rentrer chez lui. Je lui proposai de le raccompagner jusqu'à la gare, mais déclina mon offre en m'informant qu'il voulait simplement emprunter mon téléphone fixe afin d'appeler un taxi.

-Bien sûr, attend je vais l'appeler pour toi.

-Je te remercie.

En allant dans l'entrée, je pris le téléphone et remarquai que le blond en question avait déjà appelé chez moi.

-Tu as essayé de me joindre, Kise-kun? Questionnai-je en composant le numéro d'un taxi.

-Ah euh... laisse tomber, une erreur.

-Une belle erreur !Entendis-je rire mon rouquin.

Je roulai des yeux en souriant, les laissant dans leur délire. Après avoir appeler un chauffeur, je revins voir mes amis.

-Il a dit qu'il viendrai dans moins de dix minutes, il ne se trouvait pas loin.

-Je vais débarrasser tout mon foutoir alors. Il ajouta le geste à la parole et commença à jeter les ordures dessus la table.

Taiga fit de même, en papillonnant un peu des yeux. Pour lui aussi, la journée avait du être fatigante. Entre la déception de ne pas avoir passé le séjour comme il souhaitait, et s'être ensuite retrouvé un peu "seul" à l'hôpital, il était temps qu'une nouvelle semaine commence. Et pour qu'il puisse se détendre, j'espérai sincèrement que passer une semaine chez moi, en tête à tête lui...non, nous serait bénéfique.

-J'ai vu ton sac dans le salon, tu peux aller poser tes affaires dans la chambre si tu veux, je vais faire réchauffer une soupe instantané.

-Ah ouais, j'ai faim et les chips ne m'ont pas calées des masses... soufflait-il en fermant les yeux avec envie pour la soupe.

-Héhé, aller va. Tu te souviens où elle est ?

-Ouais t'inquiète ! M'assura t-il en montant les escaliers.

Kise-kun se permit d'ajouter:

-La chambre de son partenaire, ça ne s'oublie pas tu sais.

-Il est que toi, tu as une mémoire d'éléphant pour ça !

Après avoir tout nettoyé, mon ami blond s'appuya sur le bord du plan de travail pendant que je faisais réchauffer la soupe. Il regarda autour de nous, se pinça les lèvres puis brisa le petit silence d'une voix bien plus sérieuse qu'en début de soirée.

-Aomine... comment était-il?

Je levai le nez quelques secondes de la casserole, et examina le visage de mon ami. Comprenant qu'il parlait de tout autre chose que de sa blessure, je pris une difficile inspiration et reposa mon attention sur la soupe.

-Il m'a dit... qu'il acceptait mon choix.

-Kagami?

Je hochai la tête, affirmant les dires.

-Je vois... vaut mieux ça qu'une crise de jalousie mais vous resterez amis?

-Et pourquoi voudrais-tu qu'on ne le soit plus ?

-Je sais pas, ça me ferait bizarre moi. Apprendre que mon meilleur ami m'aime et le rejeter... Je veux dire.

-Je n'ai pas rejeté mon meilleur ami, puisque c'est toi. Ensuite Aomine-kun restera toujours aussi important à mes yeux et il le sait. Je pense même que cette expérience ne nous rendra que plus forts à vouloir renouer notre amitié.

-C'est beau ce que tu dis...

-Arrête, Kise-kun, là ça devient gên-

Les sanglots de mon ami me stoppèrent net, me surprenant grandement. Il me serra dans ses bras, les yeux comiquement larmoyant et le nez... dégoulinant légèrement.

-Je suis vraiment ton meilleur ami, mon Kurokochi ?! Huh ?

-B-bah...ça me semblait évident...nan ? Rougis-je de gêne de demander une telle chose, et de savoir que j'avais fait pleurer Kise.

-KUROKOCHI~!

Les pleures de mon ami blond percèrent mes tympans. Heureusement pour eux, le taxi arriva pour ramener Kise-kun chez lui.

-Je t'aime mon ami ! Baragouina ce dernier en montant dans le taxi.

-Oui...! Moi aussi...! Fis-je en essayant de ne pas rire -mais ce fut dure- en faisant un petit signe de main à mon ami qui s'éloignait au loin dans le véhicule.

"Merci d'être là, Kise-kun", pensai-je en souriant affectueusement.

Je rentrai chez moi. Au même moment, j'entendis Taiga descendre les escaliers.

-Manger? Qu'il me sourit de toutes ces dents blanches.

-Oui, manger mon chéri.

Il se mit derrière moi, m'attrapa les hanches et me suivait à la fil indienne.

-J'ai posé mes cours sur ton bureau, je ne savais pas où les mettre. M'avertissait-il en prenant un bol de soupe.

-T'en fais pas, au moins demain matin tu sais où ils seront. Par contre, pas question d'oublier de faire ses devoirs Taiga. L'examen des secondes se passe quelques jours avant Noël, donc dans moins de six jours.

-Oui... Soupira t-il en embrassant ma joue. Il prit place à table et me demanda: Tes grands parents...ils rentrent pour les vacances ?

-Je pense, oui. Je n'ai jamais passé un seul Noël sans eux, même si des fois ils revenaient le jour même de Noël. Ris-je.

-Mais, ils partent si souvent ?

-Assez oui, genre là ça fait trois semaines qu'ils font le tour du japon afin de visiter certaines sources thermales.

-Sérieux ? Mais ça ne te dérange pas d'être seul ?

Je pris une gorgée de ma soupe, un peu étira un petit sourire en fixant mon chien qui dormait à mes pieds.

-Je ne suis pas seul, Niigo est là et puis... étant donné que je suis plongé dans mes révisions, en ce moment je n'ai pas le temps de me sentir seul. Et puis toi aussi, tu es seul chez toi mais tu ne t'en plains jamais.

-Eh bien, mon père rentre presque chaque week-end. Et pendant les vacances je retourne aux USA avec lui pour y retrouver ma mère. Je sais quand et où je reverrai mes proches, mais pour toi c'est assez difficile de poser une date, nan?

-C'est vrai... mais tu vois cette semaine. Je me levai de ma chaise pour me positionner derrière mon cher rouquin et lui enlacer le coup. Il jeta sa tête en arrière en souriant, je repris: Je suis bien heureux que mes grands parents soient en voyage, car je peux passer une petite semaine tranquille rien qu'avec toi. Et je suis certain de ne pas me sentir seul, du tout !

-Tetsuya... Souffla t-il en caressant mes cheveux. On va se coucher ? Me proposa t-il chaudement.

-Oui...mais avant ça.

Je pris mon bol de soupe en main, et me positionnai devant les escaliers.

-Si tu as fini ta soupe, monte te laver tu pues la chips !

Il me fit une moue comiquement énervé et se leva de sa chaise. Après avoir poser son bol dans l'évier il agrippa mes épaules pour embrasser avec force mon front.

-Maintenant toi aussi tu pues la chips ! Il me fit un clin d'oeil et se précipita à l'étage.

L'enfoiré, il avait raison je puais la chips. Repensant à ce qu'il venait de se passer, je ne pus retenir mon rire et je partis laver nos bols sales.

Plus tard, je pris à mon tour ma douche et revenait dans ma chambre en pyjama, une serviette dans les cheveux. Taiga préparait son sac de cours et me dévisagea un peut perplexe en me voyant entrer.

-Quoi ? Fis-je nonchalamment. J'ai mis mon T-shirt à l'envers ? Demandai-je en regarde si effectivement le vêtement était bien mis.

-T'es cheveux sont juste incroyables, que ce soit au réveil ou après la douche.

Je rougis.

-Fout la paix à mes cheveux rebelles de la vie, veux-tu ! Je me dirigeai vers mon lit, pour allumer ma table de chevet.

Mon ami alla éteindre la lumière principale ainsi que celle du couloir et se mit à trottiner pour me sauter dessus et embrasser mon cou.

-Hé... ! Ris-je. Je me sèche.

Taiga s'assit au bord du lit en écartant, juste ce qu'il fallait, ses jambes et m'enlaça la taille. Ses mains étaient toujours aussi brûlantes, et me faisait frémir. J'étais si frileux que je voulais me laisser fondre entre ses mains, qui se caressaient mes bras de haut en bas en malaxant mes muscles. Je laissai tomber ma serviette. Posant mes mains sur ses épaules, je sentis une chaleur s'emparer de mon esprit et de mes joues qui rougirent. M'attirant vers lui, je me mis à genoux sur mon lit, au dessus de ses cuisses. Il était toujours assis sur le lit, et maintenant que nous étions à la même hauteur, il put recommencer son suçon. Il y allait plus doucement que ce matin... je ne sentis pas que ses dents, mais aussi la souplesse de ses lèvres.

"C'est bien plus agréable comme ça..." pensai-je, en glissant une main dans ses cheveux afin d'inciter mon ami à ne pas s'arrêter.

Taiga me dit soudainement:

-Je ne ferai rien qui te déplaise... dis moi stop, quand je touche un endroit que tu ne veux pas que j'aille explorer pour le moment.

J'écarquillai les yeux, en rougit de plus belle en trouvant ses paroles vraiment rassurantes. Rien que pour ça, je me sentais entièrement disponible à lui faire confiance. Il reprit d'une voix basse et rauque:

-Par contre...j'aimerai bien terminer ce qu'on avait commencer à l'hôpital et avec la petit chips.

Mon ami m'allongea doucement dans mon lit, soulevant les couvertures pour les mettre sur nos corps. Et alors que mon esprit commençait à être totalement embrumé par la fatigue et la tendre chaleur de ce doux moment, Taiga se mit au dessus de moi et me fixa d'un regard fiévreux. Ses joues étaient certainement aussi rouges que les miennes, mais il semblait moins perturbé. D'un simple geste il éteignit ma lampe de chevet.

Mais j'avais déjà fermé les yeux, sentant au même moment une chaude pression alourdir mes lèvres. Notre baiser était loin de ressemblait à celui que j'avais eu de la part d'Aomine-kun. Mais cette fine humidité sur ma bouche me rendait tout chose, et poussa ma respiration à s'accélérer tout comme les battements de mon cœur.

Je fus rassuré en sentant, que dans la poitrine de mon compagnon, le même ramdam chamboulait les battements de son cœur plein de vie influant une chaleur intense à travers son corps qui réchauffait le mien.

Juste pour cette chaleur, je priai pour que le soleil ne se lève jamais.

A suivre...