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DÉBUT

Sa main dans la mienne, est la seule chose à laquelle je pense en ce moment. Cette main, est la sienne. Celle qui serre dans la sienne, aussi fort dans un geste tendre et quoique légèrement possessif, c'est la mienne. Nous sommes reliés ensemble, grâce à ce point d'ancrage. Je les regarde enlacées dans une seule et même étreinte. Je caresse de mon pouce sa peau si claire, qu'on la croirait presque laiteuse. Je diminue mon allure, le ralentissant par la même occasion. Je lève le regard vers lui, et à mon grand étonnement il me fixe lui aussi. Je vois tous les sentiments qu'il le traverse dans ses pupilles, c'est si étrange de pouvoir lire ce que pense Drago, lui qui a d'habitude toujours le visage si fermé. Il va falloir que je m'y habitue, mais c'est tout de même déroutant. Nous nous arrêtons quelques instants nos mains toujours enlacées. De l'autre, il me caresse le visage, j'en frémis de plaisir, fermant mes yeux quelques secondes, pour ressentir chaque sensation qu'il me procure encore plus intensément.

- Je comprendrais que tu n'es pas encore prête Hermione, me dit-il.

- Je suis prête, je m'inquiète juste pour nous. J'ai peur que tu écoutes ce que diront les autres, et que tu finiras par te laisser convaincre, et que tu me laisseras en plan, que tu...

Ses lèvres fondirent sur les miennes, me coupant le sifflet aussi net. Nos langues ne rentrèrent pas en contact, c'est juste un chaste baisser pour me tranquilliser. Il se détache de moi, pour m'enserrer la taille.

- Rassurée ? Me demande-t-il rigoleur.

- Hum...

Je ne me laisse pas le temps de lui répondre, ayant déjà une réplique préconçue dans ma tête, mais qui doit remédier au fameux French Kiss. Me tenant toujours par la taille, je pose mes mains sur ces joues encerclant son visage, mes doigts jouant à caresser sa peau douceâtre. Je me mets sur la pointe des pieds pour atteindre ce que je recherche ardemment. Je ne le prends pas avec la même délicatesse qu'il l'a fait avec moi quelques secondes plutôt. Nos lèvres s'entrechoquent violemment, dans un baiser plus passionné que le sien, je mordille tellement fort sa lèvre inférieure qu'il en gémit d'un plaisir plus flamboyant que jamais, avec moi.

Excitée, d'être celle qui lui procure un tel désir, j'entrouvre mes lèvres, laissant passer ma langue entre celle-ci, cherchant la sienne pour s'y souder amoureusement. Souhaitant l'embêter un peu plus, je décide de jouer un peu, je me retire, et je descends vers son cou, mes jambes flanchant sous le poids du désir. Rabaissée, par ma petite taille à côté de lui, je glisse mes mains le long de son torse, y collant mon front. Nos souffles entrecoupés par ce baiser des plus enflammé, que nous avons pu échanger dernièrement. Je respire cette odeur de bois, cette odeur d'herbe fraîchement coupée. Son odeur qui me calme, qui me rassure, qui me donne l'impression d'être au bon endroit, avec la bonne personne, au bon moment, à chaque fois que je l'inspire.

- Non, mais je n'y crois pas, couine une petite voix nasilleuse des plus horribles sons derrière mon dos.

Je respire un coup, cette voix me ramène dans la réalité, me rappelant ainsi ou je me trouve, soit dans un couloir de Poudlard, dans les bras de Drago Malefoy. Pendant une seconde, j'avoue que la panique s'empare de moi. Mais les paroles de Drago me reviennent à l'esprit : « Tu es mon âme sœur... J'ai confiance en nous, une grande confiance... Je t'aime plus que tout l'or du monde Hermione... Prête ? ». J'inspire un bon coup, son odeur s'infiltrant au plus profond de mon être. Je suis en sécurité avec lui. Je suis prête. Je m'écarte de Drago et je lui tourne le dos momentanément. Ses mains lâchant ma taille, pour les replacer aussitôt, la minute d'après. Je fais face à cette personne qui qu'elle soit. Puis, pas étonnée pour un sou, bien que sa voix ai été légèrement modifiée par son étonnement, Lavande Brown se tient devant nous, les bras pantelants le long de son corps flasque.

- T'as un problème Brown ? Lui demandai-je aussitôt, mon ton refusant clairement toute réplique.

- Mais...

Je la fusille du regard, lui faisant clairement comprendre de dégager et de se mêler de ce qui la regarde. Elle nous observe, encore plus ahurie qu'elle l'est habituellement. Puis elle se redonne une contenance en amenant un de ces doigts à une de ses cheveux pour le tortiller plus qu'il ne l'est déjà.

- C'est toi qu'à un problème Granger, Ron ne voulait pas de toi, alors tu t'es rabattu sur quelqu'un d'autre. Mais t'as dû te perdre en chemin, un Serpentard... Traîtresse, crache-t-elle haineuse.

- C'est vrai que si j'avais ressemblé à une espèce d'animal comestible que tu t'étales sur le visage, j'aurai peut-être eu une chance de sortir avec Ron. Mais ce n'est pas le cas, alors dégage Brown, dis-je le plus calmement que je le pouvais, essayant de me maîtriser le plus possible.

- Tu vas me le payer, déclare-t-elle, à sortir avec ce misérable, ça à complètement déteint sur toi ma parole.

Je vais pour m'avancer vers elle, prête à la frapper ou à lui jeter un sort de mon cru pour lui faire ressentir la douleur qu'elle m'implique à chacune de ces paroles. Mais Drago me retient doucement mais fermement par les hanches. Lavande ne demande pas son reste, et se dirige vers le fond du couloir, évitant de passer tout prêt de nous. Vaut mieux pour elle, je pense. Une fois hors de mon champ de vision, Drago se penche sur moi, et m'embrasse doucement le cou, il remonte à mon oreille.

- Je crois bien que c'était flippant... Même avec moi avant, tu ne répondais pas comme cela. Je ne savais pas que tu avais autant de répartie, me murmure-t-il. En effet j'ai dû déteindre énormément sur toi pour sortir de telles paroles, qui sont dignes de moi, ou du plus vil des Serpentards, dit-il en rigolant. Le choixpeau ne se serait-il pas trompé de maison pour une fois par hasard ?

- Elle n'a que ce qu'elle mérite après tout, depuis le temps qu'elle me cherche. Et non, il ne c'est pas trompé, mais ça arrangerait bien des choses en tout cas.

- Hum, beaucoup de choses, me dit-il en me titillant le lobe d'oreille, ce qui ressemblait plus à un grommellement. Une chose est sûre, beaucoup de personnes ne vont pas tarder à savoir ce qu'il se passe entre nous, dit-il plus sérieux, avec cette commère...

- Ils devront bien si faire, car je ne compte pas te quitter de sitôt, dis-je en contemplant le mur face à moi.

- C'est bizarre, moi non plus, dit-il taquin.

Il me fait tourner vers lui, et m'embrasse le front rapidement.

- Allez, le déjeuner est sûrement bien entamé, et je pense qu'après une aussi longue convalescence, tu as sans doute faim, me dit-il en souriant.

Je lui souris en retour, je lui reprends la main, commençant à l'entraîner doucement dans ma marche pour nous mener à la Grande Salle.

- Je pense que se ramener là-bas, main dans la main, est plus qu'explicite pour faire comprendre ce qui se passe, au plus dubitatif, me dit-il songeur.

- C'est nous que ça regarde, puis ceux qui ne sont pas contents, ils ont qu'à détourner leurs yeux et voir ailleurs si ont si trouvent, dis-je goguenarde.

Il s'arrête pour me regarder, ce que je me rends compte qu'une fois que je dois moi aussi me stopper, nos mains étant rattachées l'une à l'autre, et que je le regarde à mon tour.

- Je suis définitivement sûre que tu as été mal placée par le choixpeau. Mais tu sais quoi, me dit-il s'approchant dangereusement de moi, tel un sphinx qui chasse sa proie. J'aime ça et je t'aime toi, Hermione.

Je le regarde, attendrie, comme à chaque fois que je l'entends prononcer mon prénom. Je lui souris, complètement amourachée comme une gamine de douze ans sans la puérilité qui va avec, encore heureux.

- Drago ?

- Hum.

- J'aime quand tu m'appelles par mon prénom et je t'aime aussi au passage, dis-je taquine à mon tour.

Il me sourit satisfait. Je l'embrasse avec volupté, mais je me stoppe aussi vite que ce baiser a commencé. Et je le tire un peu pour le faire avancer, nous continuons notre marche qui a été stoppée plusieurs fois depuis que nous sommes sorties de l'infirmerie. Nous sommes à quelques pas de la Grande Salle, descendant les marches qui nous y amèneraient bientôt. Personne ne se trouve devant les portes, ce qui veut certainement dire que tout le monde ou presque est déjà dans la salle, attablée prête à manger. Arrivés, devant celle-ci, Drago me lâche la main, pour m'enserrer par la taille, et se baisser jusqu'à mon visage, il descend vers mon oreille, jouant avec une boucle de mes cheveux au passage.

- Hermione, me murmure-t-il, quoiqu'il se passe dans les heures à venir, rappelle toi tout ce que l'ont s'est dit dernièrement.

Je prends sa main tout en m'écartant de lui, son odeur commence à m'enivrer et ce n'est pas trop le moment, sinon cela risquerait un laisser-aller de ma part. Je le rassure d'un sourire. Les portes s'ouvrent, et Luna Lovegood y apparaît. Elle nous regarde dans les yeux, baisse la tête sur nos mains enlacées, puis elle revient à nos yeux et nous sourit rêveusement, comme si elle n'était pas le moins du monde étonnée. Puis elle nous passe devant, nous laissant le passage pour rejoindre le déjeuner.

- Toujours aussi bizarre cette fille, souffle Drago.

Je ne me donne même pas la peine de lui répondre. Je prête plus attention à la Grande Salle, le même brouhaha continuel résonnait contre les murs, le raclement des ustensiles contre les couvercles, et s'est incessantes conversations qui fusaient dans tous les sens, toutes tables confondues. Je me focalise sur la table des Professeurs, croisant le regard du professeur Rogue, dédaigneux. Puis celui du Directeur Dumbledore, m'observant par-dessus ses lunettes en demi-lune avec un regard pétillant qui se voulait sûrement rassurant. Je lui souris en coin, mais quelque chose avait changé dans l'air, je m'en suis rendu compte, quand la première remarque fusa.

- Alors c'est vrai, ils sont ensemble, proclame quelqu'un.

Je ne cherche même à savoir qui c'est, sachant dore et déjà, que nous allons devoir nous y habituer le plus rapidement possible. Mais ce silence est toute fois troublant pour cette pièce qui est d'habitude toujours bruyante, c'en est même déroutant. Je sens une pression dans ma main. Drago. Je caresse le dos de sa main en retour, pour le rassurer encore une fois, mais en me rassurant moi aussi au passage. Un geste qui veut dire : « Oui, tous va bien, ne t'inquiète pas. ». Nous avançons ensemble, comme un seul homme, guidés, chacun par les pas de l'autre. Puis la rumeur gronde, forte, puissante, aussi dévastatrice qu'un ouragan, balayant tous sur son passage.

Des sons inhumains en sortant à chaque salve qu'elle crache. Du mépris, du rejet, de la rage, de la révulsion, de l'aversion, de l'abomination, du dégoût, de la honte pour les maisons qui doivent supporter ce fardeau, comme une tare auquel il faut remédier avant qu'il soit trop tard. Mais il est déjà trop tard, s'ils savaient tous autant qu'ils sont. Drago me lâche la main, pour me laisser prendre place à ma table, j'en fais le tour, pour être face à lui pour manger, m'assoyant donc près de la table des professeurs pour être le plus loin des autres. Je souris à Drago et il fait de même que moi, à la table de sa maison, se plaçant contre le mur.

Je sens les regards posés sur moi, mais je n'y prête pas la moindre attention. Me servant et mangeant comme si de rien n'était. Être l'amie d'Harry Potter depuis mon entrée à Poudlard m'a un peu habituée à ce genre de situation. Comme en quatrième année, ou ils croyaient tous que je sortais avec Harry à cause de l'article de cette peste de Rita Skeeter. Je mange tranquillement, comme si ça ne m'atteignait pas, ou que cela ne me concernait pas du tout. Je regarde Drago, qui m'observe aussi en retour. Il me sourit, ce que je lui rends en retour, plus éclatant, je m'en contre fiche de se que disent les autres. C'est simple, je me bouche les oreilles mentalement. De toute façon, ça fuse dans tous les sens, ce qui fait que je ne comprends pas un strict mot, mais je sais quel est le sujet principal qui en ressort sans écouter forcément, moi et Drago. C'est qu'il n'y a rien de plus croustillant à raconter en ce moment pour eux. C'est sûr que ça change de la guerre qui se prépare à l'extérieur, on est en quelque sorte leur nouveau sujet de loisir maintenant. Mais une couleur flamboyante s'assoit face à moi, bouchant ma vue, ne me permettant plus de voir l'objet de mes pensées, qui fait tambouriner mon cœur à cent à l'heure par la même occasion.

- Tu peux m'expliquer ce qui se passe là Hermione ? M'interroge-t-elle. Je n'ai pas rêvé, t'as débarquée dans la Grande Salle, main dans la main avec Malefoy, Drago Malefoy, de Serpentard !

Ginny, ma seule vraie amie que j'ai, que j'avais maintenant. Ron ! Harry ! Ça fuse d'un coup dans mon cerveau, oui je les avais oubliés momentanément, j'ai le droit. Ces comme si je me réveillai après un magnifique rêve. Je la regarde, pas apeurée le moins du monde, mais légèrement soucieuse. Ce qu'elle semble comprendre.

- Non, ils ne sont pas là, je te rassure, et je crois qu'une chance pour toi, car je ne donnerai pas chère de ta peau là, me répond-elle. Bon, tu m'expliques, ou je dois deviner ? Demande-t-elle.

- Bonjour Ginny, ça va et toi ? Demandai-je sur un ton penaud.

- Hermione n'évite pas le sujet, c'est vraiment trop gros, si tout ce que j'entends est vrai. Alors, toi et Drago... ?

- S'il te plaît Ginny, on peut se retrouver dans ma chambre ce soir, disons pour 20h30, je t'expliquerai tous, promis.

- Une pyjama partie toutes les deux ? D'accord, mais à mon avis ça ne sera pas de la rigolade, il y aura de grosse discussion, t'y écharpera pas, s'exclame-t-elle.

- D'accord, dis-je en capitulant, c'est la moindre des choses que je puisse faire. Je dois y aller mais promis ce soir, je t'expliquerai tous.

- T'as intérêt, sinon ce soir, il risque d'avoir des chauves-souris par dizaine à planer dans tout Poudlard, dit-elle moqueuse, mais sérieuse à la fois.

- Merci Ginny, je dois y aller mais à ce soir, promis.

Je ne lui laisse pas le temps de répliquer, ayant fini de manger, je me lève, ne prêtant pas la moindre attention une fois encore aux autres, Drago fit de même. Il me rejoint, me reprenant la main d'un air légèrement possessif que j'adore chez lui, cela prouve encore une fois qu'il tient sincèrement à moi.

- Qu'est ce qu'elle voulait ? Me demande-t-il.

- Savoir ce qu'il se passe, je dois la rejoindre ce soir, pour expliquer. Cela ne t'embête pas dit ? C'est la seule vraie amie que j'ai ou qu'il me reste, tous du moins j'espère.

- Non, c'est bon, je te fais confiance.

Je sais déjà qu'il tient à moi, vraiment, mais là comme il le dit, c'est une grande confiance en moi qu'il là. Si incroyable que cela puisse être. Ce qu'on n'avait pas remarqués c'est que quelques personnes nous suivaient. Nous nous en rendîmes compte qu'à quelques mètres plus loin, après être sorti dehors, dans l'immense Parc de Poudlard, la température étant correcte avec une bonne veste.

- Alors comme ça, t'es allé chercher dans la basse-cour pour une histoire de coucherie Drago. J'espère que tu prends ton pied au moins, crache une voix haineuse derrière nous.

Drago se retourne, faisant face à huit Serpentards déchaînés contre nous. Il se positionne devant moi, pour me protéger de ces gens immondes. Comment faisait-il pour les supporter à longueur de journée ? Je me place un peu sur le côté pour mieux reconnaître nos futurs bourreaux, car je suis sûre qu'ils n'attendaient qu'un geste ou une parole de travers pour nous attaquer. Millicent Bulstrode, Grégory Goyle, Vincent Crabbe, Pansy Parkinson, qui faisaient partir de la Brigade Inquisitoriale l'année dernière, ainsi que Harper, Urquhart et Vaisey, des nouveaux membres de l'équipe de Quidditch de Serpentard, pour en avoir entendu parler par Ron avant qu'il sorte avec sa copine. Puis Blaise Zabini qui était situé à au moins dix bons mètres derrière eux.

- Répète pour voir Urquhart ? Demande dangereusement Drago.

- T'as très bien entendu Malefoy, à moins que de traîner avec une Sang-de-Bourbe t'a mis le cerveau à l'envers, et t'as rendu sourd par la même occasion, crache Harper.

À c'est paroles, je sens le dos de Drago se contracter de plus en plus fort, chaque mot asséné l'énervant encore plus que la seconde d'avant. Je vois son bras se diriger vers sa poche, sa baguette. Je lui caresse doucement le dos pour le calmer au mieux que je peux, et bizarrement ça l'air de le détendre, ce qui m'étonne plus qu'un peu. Jusqu'où s'étend mon influence sur lui ? Un geste, une parole et il abdique. Mais ne ferai-je pas pareil moi aussi ? En me remémorant encore une fois les paroles de Drago : « ... en effet j'ai dû déteindre énormément sur toi pour sortir des paroles comme ça, qui sont dignes de moi, ou du plus vil des Serpentards... ». Est-ce que ce qui caractérise les Serpentards aurait vraiment déteint sur moi ? Est-ce que ce qui caractérise aussi les Gryffondors, aurait influencé Drago à force d'être avec moi ? Il faut croire, car je suis sûre que si je l'avais touché au début de notre rapprochement, physique, il ne se serait pas calmé pour un sou.

Enfin Hermione, ce n'est pas le moment de penser à ça ! Huit Serpentards nous font face, bien que ce Zabini pour l'avoir vue dans le compartiment de Slugorn à la rentrée reste toujours en retrait bizarrement. Mais une neuvième personne que je ne reconnais pas étant trop loin, nous rejoint. Maigre comme un filet, les cheveux bruns, il s'avance vers nous, le pas rapide. Je le reconnais, il est avec moi, pour les cours avancés de Potions cette année, Nott, Théodore Nott, nous partageons la même paillasse pour ce cours en commun. Je n'ai jamais su quoi penser de lui, il ne parle pas beaucoup voir pas du tout, en faites, que quand c'est vraiment nécessaire. J'avais cru comprendre qu'il était du genre solitaire, sans trop se mêler aux autres dans sa maison.

- On est juste venu te passer un message du maître, se résigne à dévoiler Parkinson. On ne cherche pas la bagarre, si c'est ce que tu crois. Il n'est pas encore au courant pour... ton incartade, peut-être seras-tu pardonné si tu lui demandes gentiment. Il veut que tu sois prêt pour l'initiation, se fichant de savoir si je suis là à écouter. Sinon, tu risques de rencontrer un ou deux problèmes.

- C'est une menace ? Demande Drago, auquel ces mots l'avaient rendu directement frigide.

- Prends-le comme tu veux, mais je te conseille de vite revenir à la raison, avant que ça paraisse trop suspect et que tes excuses ne passeront plus, dit Vaisey.

- Je n'ai rien à me faire pardonner, et surtout pas à lui. Alors vos menaces, je n'en ai rien à faire, déclare Drago.

- Tu seras plus vite puni que tu ne le penses Drago pour c'est paroles, n'oublie pas à qui tu parles. Tu n'es plus rien, ton père est mort dans la crasse, ta mère est dingo, ton nom ne veut plus rien dire, il ne vaut plus rien, il est sale aux yeux de tous les autres. Tu peux te rattraper, tu n'as qu'une chance, pourquoi ne pas la saisir ? Demande Goyle.

- Je n'ai pas de compte à vous rendre que je sache, allez gâcher votre salive ailleurs. Et toi depuis quand t'a un cerveau Goyle ? Vous ne m'inspirer aucune crainte avec ce que vous êtes, sept demi-Mangemorts face à moi, et ? Qu'est ce que vous attendez pour attaquer ? Êtes-vous aussi forts, que vous le laissez entendre ? J'en doute vraiment.

- Le maître te punira de sa main, pour ta traîtrise, soit en sûre, à ta place j'y réfléchirai à deux fois. T'as mère est peut-être barge, mais il sera t'atteindre quoique tu dises.

- Va cracher ton venin ailleurs Pansy, tu veux ?

Je sens dans l'air toute la tension qui se dégage de chacun d'eux, mise à part, Zabini et Nott, qui étaient toujours en arrière, ne voulant sans doute pas s'en mêler. Alors je ne vois pas pourquoi ils sont ici dans ces cas-là.

- Allons-nous en, il verra bien par lui-même, crache Parkinson.

- D'habitude, c'est le chien qui suit le maître, et non l'inverse, alors t'est parole ne vaut rien à mes yeux, dit Drago dans un dernier souffle.

Elle lui tourne le dos, dans un dernier regard haineux, les autres la suivant à leurs tours. Drago attend quelques secondes, jusqu'à temps qu'ils soient tous retournés aux portes du château. Mais Nott et Zabini étaient toujours là. Je me place à côté de lui, enserrant sa main dans la mienne.

- Je ne comprends pas pourquoi, ils n'ont pas attaqué, dis-je.

- Hermione, le principal caractère d'un vrai Serpentard est la lâcheté, puis c'est vrai que c'est bizarre, ils doivent préparer quelque chose. Et pas en bien, murmure-t-il. Ça va toi ?

- C'est moi qui devrais te le demander, je m'attendais à pire, quatre fois pire, de leurs parts.

- Hum, je devrais peut-être en parler à...

Mais quelqu'un toussa pour couper court à sa phrase, même si je savais qu'il pensait à Dumbledore ou plutôt Rogue, ça serait plus sensé de sa part. Zabini et Nott rentrèrent dans mon champ de vision, à l'instant même.

- Ce n'est pas qu'on voudrait vous déranger, mais Drago, tu sais que tu devrais te méfier tous de même, dit Zabini suspicieux.

- Je sais, je me méfie aussi. Alors comment c'était l'entrée ? Demande-t-il sur un ton plus chaleureux.

Je le regarde étonnée, sourire en coin plaqué sur ses lèvres. De quoi il parle là ? Quelle entrée ? Je regarde Zabini et Nott, complètement effarée. Je croise le regard de Nott, qui affiche un sourire malicieux, l'air d'être au courant d'une chose importante que j'ignorai. Puis regardant Zabini, il commence à rigoler doucement. Je ne comprends pas là, je regarde à nouveau Drago, l'interrogation prenant sûrement la majeure partie de mes iris.

- J'ai loupé quelques choses ou quoi là Drago ? Demandai-je, ce qui fit doubler les rires de Zabini et Nott commençant à le rejoindre.

- Je vais t'expliquer, je te rappelle que t'as dormi pendant plus de deux jours, alors en effet, t'as loupée deux, trois trucs, me souffle-t-il à l'oreille d'un ton taquin.

- Oui, deux, trois trucs, déclare Nott, rejoignant plus franchement le rire de Zabini cette fois-ci.

Il doit avoir l'ouïe super fine vue que Drago me la murmurer à l'oreille et qu'il se trouve à un bon mètre de nous. Je me détache de lui quelques secondes, toujours son sourire en coin de lèvres. Zabini et Nott, à quelques pas auprès de nous, rigolant à gorge déployée. J'en oublierai presque ce qui s'est passé avec les autres Serpentards quelques minutes plutôt, presque. Médusée, je les observe tour à tour, attendant que Drago daigne enfin m'expliquer ce qui se passe, il sait très bien que cela m'irrite de ne pas savoir. Ce dont il se rend compte, et profite pleinement. J'ai l'énorme impression de faire partit d'une farce que j'ignorai l'existence jusque-là.

- Allez, on rentre, je vais te raconter ce qui s'est passé quand toi tu dormais tranquillement à l'infirmerie, puis il se mit à rire, rejoignant Zabini et Nott.

Je lui donne un coup dans l'abdomen, énervée mais non méchamment. Ce qui ne fit que renforcer son rire. Boudant légèrement, il me rassure d'une pression sur ma taille qu'il entoure automatiquement, comme un geste protecteur.


Coucou !

Et oui, voila un bon moment que je n'ai pas postée et pourtant dieu c'est que cette histoire est terminée depuis des années...

Mais bon, quoi vous dire mis à part que je suis navrée de mon absence. Je ne vais pas vous faire de promesse mais je vais essayer d'être plus régulière.

3lle.