La suite la suite !
Apparemment, ma crise de jalousie et plutôt bien passée dans les rangs. Ca me rassure ! Ce chapitre compte dans mes préférés !
: Journal des Reviewers :
Eletnhya : J'ai pensé à toi pour tes exams, j'espère que ça t'aura aidée. Pour les «disputes », je suis contente que ce soit arrangé, je trouvais ça dommage. Même si j'étais heureuse d'avoir une avocate comme toi. XD Ravie de constater que tu aimes ce chapitre. C'est vrai que je fais un peu de romance, mais quand ce n'est pas un « vrai moment », je le casse toujours ou je le dilue. En revanche, quand je fais de la romance pure, ça se ressent dans l'écriture car je m'investis encore plus. XD Il me semblait bien aussi qu'Hikaru était un sanguin quand même. C'est bien de savoir que je ne me suis pas complètement plantée ! Cela dit, ne te réjouis pas trop vite, avec moi, quand ils avancent, ils finissent toujours par reculer… XD Kiss et merci !
Mélusine 2 : Rah zut. T-T J'ai carrément inversé les rôles ici. C'est Hikaru qui craint pour son frère, même si celui-ci peut avoir peur, il prend plutôt bien les choses… Sinon, pour le reste de ta critique, je n'ai pas tout saisi… Ca te plait ? lol. Parce que je n'ai pas trop bien compris ce que tu me disais à la fin, mais j'en ai déduis que tu avais à peu près bien aimé ce chapitre. Kiss et merci !
Comme je le disais la dernière fois, ce chapitre fait un peu césure dans cette fic. J'avais envie de faire un chapitre 100 pour 100 humoristique alors, ne vous prenez pas la tête ! XD
Chapitre 14 : Le lac des signes
Dans des studios surchauffés par les spots et par l'agitation du personnel qui s'affairait dans tous les sens, une jeune fille marchait au milieu des photographes, des costumières, des accessoiristes, des maquilleuses et des pigistes débordés. Que faisait-elle ici ? Elle ne se souvenait même pas comment elle était arrivée. Ni même quand. Elle avança encore dans la marée humaine à la recherche d'un visage familier.
- Sanae ? Sanae ! appela-t-elle.
Personne ne répondit à son appel. Cependant, on réagit au son de sa voix. Comme si le fait d'avoir ouvert la bouche l'avait rendue visible, les personnes qui l'entouraient s'arrêtèrent de courir et tournèrent toutes la tête dans sa direction.
- Odette ! Enfin !
- Hein ? « Odette » ? répéta la jeune fille en se désignant de l'index. Mais je…
Elle ne put poursuivre sa phrase que deux assistantes lui avaient pris chacune un bras et l'entraînaient de l'autre côté du studio tout en ignorant les protestations courroucées de leur prisonnière.
- Mais où m'emmenez-vous ? s'exclama-t-elle.
- Vous verrez, Odette.
- « Odette » ? Je m'appelle Sayuri ! Sayuri Suzumura ! Vous me connaissez enfin !
Les femmes ne répondirent pas et enfin, elles laissèrent la jeune fille devant la toile blanche d'un décor pour faire des photos. Un autre groupe de jeunes femmes s'approchèrent d'elle et telle une vague, elles refermèrent leur cercle autour de Sayuri qui n'eut pas la possibilité de s'enfuir. Quelle ne fut pas sa surprise de les voir la déshabiller pour la changer, la maquiller et la coiffer.
- Mais… !
Les habilleuses et maquilleuses s'écartèrent et présentèrent un miroir à leur mannequin qui put s'admirer. C'était une version blanc perle de « Sérénade du Soir » avec une grande ceinture d'argent autour de la taille. Le corset était parsemé de plumes blanches douces et duveteuses qui se retrouvaient aussi sur la jupe de la robe en une pluie légère et tout autour des pans. Même son tour de cou, blanc également, était orné d'une plume poinçonnée d'un petit diamant. Ses cheveux avaient été tressés en une longue natte et une couronne de platine sertie de quelques plumes avait été posée sur sa tête.
De plus en plus perplexe, Sayuri exigea de parler à un responsable. Son vœu fut exaucé lorsque apparut entre les spots s'éclairage un homme exubérant blond décoloré aux mèches rouge vif et habillé d'une chemise à jabot noire assortit à son jean foncé et ses souliers vernis sombres. Enfin un visage familier !
- Monsieur Saitô Warano ! Pourriez-vous m'expliquer ce que signifie tout ceci ?
L'homme détailla la superbe tenue de Sayuri et lui rendit un sourire bienveillant.
- En fait, je me prénomme Von Rothbart, corrigea-t-il avant de se trémousser de plaisir. Kyaaaa ! Odette, tu es ra-vi-ssante dans cette tenue ! Les plumes ne font que rehausser la douceur de ton être !
Sayuri tilta à ce nom. « Von Rothbart » ? Elle le connaissait ! Et Odette aussi !
- Quoi ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Nous ne sommes pas dans le Lac des Cygnes ! Et où est Sanae ?
- Tutututut… l'arrêta Warano avec une moue désolée. Tu es beaucoup trop fermée d'esprit, Odette-chérie. Toujours à vouloir garder Sanae pour toi et à la surprotéger. Il est temps pour toi d'apprendre !
Il claqua dans ses doigts et Sayuri fut enveloppée d'un fantastique coup de vent. Les bras devant les yeux pour se protéger, elle ne vit bientôt plus rien car une nuée de plumes l'entoura et se referma autour d'elle. Elle ferma les yeux en criant de peur alors qu'elle entendait le rire amusé de Warano de l'autre côté. Tout son corps fut traversé par une étrange impression et le vent cessa soudainement de siffler à ses oreilles.
Quand elle ouvrit les yeux, son champ de vision avait changé. Saitô la regardait de haut, les bras croisés sur sa poitrine. Pourquoi le voyait-elle en contre-plongée ? Elle baissa les yeux sur elle.
- Kyaaaah !
Ses mains avaient disparu pour laisser place à deux ailes brillantes d'un blanc immaculé et ses pieds n'étaient plus que deux grossières pattes palmées orangées.
- Qu'est-ce que vous m'avez fait ? s'exclama Sayuri en touchant un bec à la place de sa bouche.
- Aaah ! Tu es aussi choute en cygne ! s'enthousiasma l'homme en se dandinant.
- Je ne veux pas être un cygne !!
- Mais tu le seras pendant le jour et ne reviendra fille que la nuit tant que tu n'apprendras pas à être réceptive aux autres ! Arrive à te faire aimer de quelqu'un et le sort s'annulera !
Et une nouvelle bourrasque de vent emporta le bel oiseau qui fut éjecté aussi sec par la fenêtre du building.
- Hyaaaaaaaaaaaa ! M'aidez ! M'aideeeez ! s'époumona Sayuri qui chutait depuis le trentième étage.
C'était un cauchemar ! Oui, un cauchemar ! Elle était peut-être en train de rêver, mais pas question de se laisser écraser au sol comme une crêpe même si elle ne pouvait pas se faire mal. Elle ne pouvait pas se faire mal, hein ?
De plus en plus paniquée, la jeune fille métamorphosée essaya d'agiter les ailes dans l'espoir de se rétablir et dans un réflexe instinctif presque animal, elle parvint à trouver la parade et d'un coup d'ailes, le cygne remonta en chandelle.
- Fiuuu… Sale tordu ! On ne reviendra plus jamais chez vous ! cria-t-elle à l'adresse du logo « V.R » qui remplaçait le « S.W » qui aurait dû être au sommet de l'immeuble.
Portée par le vent, Sayuri tenta de planer un peu pour reposer ses membres plumés. Tiens, c'était plutôt facile. Mais qu'est-ce qu'elle disait ? Il y avait plus important ! Que venait-il de se passer là, à l'instant ?
- On dirait que je suis dans une version ratée du Lac des Cygnes…
Tout collait par rapport au grand ballet de Tchaïkovski écrit en 1877. Elle était la princesse Odette, transformée en cygne par l'horrible sorcier Von Rothbart. Jour elle était oiseau et nuit, elle était femme jusqu'à ce qu'elle se fasse aimer d'un beau jeune homme. Qu'est-ce que c'était que ce délire ? C'était vraiment idiot !
- Du calme, du calme. Je dois…
Un sifflement fendit les airs. Tchac !
- Ouaaaaaah !
Quelque chose venait de frôler son aile subitement. Pris de court par cet objet non identifié qui venait de siffler à ses oreilles, le cygne perdit de sa concentration et chuta en ligne droite dans un hurlement déchirant. L'animal tomba en tourbillonnant dans les airs et vint s'échouer dans les eaux d'un lac qu'il était en train de survoler sans le savoir.
- En plein dans le mille ! On aura de quoi manger pour demain soir !
Ses deux voix mêlées enthousiastes appartenaient à deux jeunes hommes qui arpentaient les berges du lac armés de leurs arbalètes. Tous deux roux et dotés d'yeux malins d'un joli doré, ils étaient richement parés dans leur habits de soie sauvage bleue, leurs capes voletant dans le vent et leurs chapeaux surmontés d'une plume de faisan.
- Allons voir ce qu'on a pêché… déclara l'un d'eux.
Son arme sur l'épaule, il fit quelques pas dans les eaux lorsqu'une silhouette émergea tout à coup à quelques mètres de lui.
- Ca va pas, non ?! Espèce de fous !
- Quoi ?
Les garçons clignèrent plusieurs fois des yeux, médusés. N'avaient-ils pas eu un cygne sauvage à l'instant ? Alors, qui était cette belle jeune fille à la robe couleur craie qui leur faisait face ? Quelles étranges plumes poudraient sa tenue éclatante sous les reflets de l'astre de la nuit.
Sayuri remarqua à l'index accusateur qu'elle pointait en direction de ses chasseurs qu'elle avait recouvré forme humaine et elle leva les yeux au ciel. Il fait nuit noire et la lune était haute, entourée de milliers d'étoiles. Von Rothbart n'avait pas menti. Elle baissa la tête et remarqua enfin qui étaient ses interlocuteurs. Les jumeaux !
Ceux-ci la dévisagèrent avec méfiance.
- Qui êtes-vous ? demandèrent-ils, les sourcils froncés. Où est notre cygne ?
- Réfléchissez un peu ! C'était moi, le cygne ! Vous croyez vraiment que je me serai baignée toute habillée ?
Les jumeaux se concertèrent du regard. Canal « Devil Twins » bienvenue, restez avec nous pour une nouvelle sale idée !
- Une fille qui se transforme en cygne ? commença le garçon qui avait les genoux dans l'eau.
- Ouvrons-la ! On trouvera peut-être quelque chose d'amusant dans ses entrailles ! proposa son frère en la mettant en joue.
Sayuri s'écroula. Ils étaient aussi facétieux que dans sa réalité !
- Personne n'ouvrira personne ! Je suis une humaine, pas un gibier !
Les garçons soupirèrent de déception. Ils n'auraient pas de quoi agrémenter le buffet pour le bal de leur majorité, le lendemain soir. Dire que leur mère la reine avait convié tout un tas de jeunes filles pour qu'ils puissent trouver une épouse. Ils devraient se contenter des plats de leurs grands chefs gastronomiques.
Ils relevèrent le menton vers leur étrange visiteuse.
- Tu es dans le parc de notre palais, fille-cygne. Si tu ne veux pas être arrêtée, dis-nous qui tu es.
- Je suis… euh… Sayuri.
Non, vraiment. Elle préférait Sayuri à Odette. Le jeune homme qui était dans l'eau lui tendit la main et l'invita à remonter sur la berge. La jeune fille accepta et regagna la rive quand elle sentit quelque chose couler de son bras. Une vilaine coupure striait sa peau dans un fin filet écarlate, produit de la flèche qui l'avait touchée. Tandis que le premier prince s'occupait de bander son bras d'un bout d'étoffe de son habit, ils se présentèrent à Sayuri :
- Je suis le prince Siegfried, dit le garçon qui l'avait aidée.
- Et moi, c'est Kaoru.
Gros silence où Sayuri fixait Kaoru avec de grands yeux hallucinés.
- C'est quoi ce prénom qui fait vraiment tâche ?
- Ah ! Elle est facile, celle-là ! s'emporta Kaoru en croisant les bras sur sa poitrine. Ce n'est pas de ma faute ! Tu n'avais qu'à rêver d'un ballet où il y avait deux princes !
- Ca n'existe pas à ma connaissance ! répliqua la jeune fille avant de se parer d'un sourire sardonique. Mais c'est vrai, j'aurais pu prendre Casse-Noisette, tu aurais fait son frère « Casse-Pieds » !
Le prince Siegfried coupa court à l'algarade qui se préparait et ordonna à Sayuri de lui raconter son histoire. Cette dernière conta ce qui s'était produit ainsi que la malédiction qui l'enchaînait puis implora l'aide des jumeaux pour la sortir de ce mauvais pas.
- Je t'en prie Hika… Euh… Siegfried! C'est dans le script de l'histoire du Lac des Cygnes! Tu dois me délivrer de mon sort en…
Elle s'interrompit. Normalement, Il devait la délivrer en lui déclarant son amour et en l'épousant, mais ce n'était pas encore gagné. Siegfried et Kaoru se consultèrent du regard puis tournèrent le dos, l'arbalète sur l'épaule.
- Non.
- Pardon ?! s'étrangla la jeune fille. Ce n'est pas dans le script, ça !
- Ca ne nous plait pas ! répliquèrent les princes qui s'éloignaient. Nous n'avons aucune envie d'aider une fille à l'étroitesse d'esprit que tu es. Débrouille-toi ! Cela dit, si ça te chante, tu peux toujours venir à notre party demain soir. Et n'oublie pas le cadeau, c'est pour nos 18 ans !
Elle écumait de rage. Ils étaient aussi égocentriques et profiteurs que les originaux ! Et c'était à eux –et surtout à Hikaru- de l'aider à ne plus être étroite d'esprit ! Après tout, c'était Siegfried, le promis d'Odette chez Tchaïkovski ! Sayuri serra le poing. Tant pis. Elle ne pourrait pas compter sur eux pour le moment. Elle allait devoir trouver autre chose.
Mais d'abord, elle devait retrouver Sanae et s'assurer qu'elle allait bien. Faire cela alors qu'elle rêvait, c'était vraiment stupide, mais elle s'inquièterait toujours pour sa cadette.
Ainsi, Sayuri se fabriqua un lit de mousse trouvée dans les bois environnants et s'étendit, épiée par la lune. Fatiguée par tous ces rebondissement, la jeune fille s'endormit bientôt, bercée par les remous de l'eau sous le vent.
Elle se réveilla le lendemain, transformée en cygne comme l'avait prédit Von Rothbart. Sayuri releva la tête de son aile et se leva en agitant un peu les ailes engourdies. Elle regarda vers l'immense palais qui s'élevait par delà les cimes des arbres.
- Le bal de la majorité des princes, hein ? C'est ma seule chance.
Après quelques décollages infructueux, le bel oiseau réussit à s'envoler et s'éleva bien vite pour quitter le domaine royal. Si son rêve se calquait correctement à sa réalité, son domicile devait se trouver au même endroit. Hélas pour elle parce que la résidence des Suzumura se situait à une soixantaine de kilomètres au moins de celle des Hitachiin, Sayuri mit presque la journée pour se rendre chez elle. D'autant plus qu'elle n'avait pas l'endurance des oiseaux.
Ce fut donc en fin d'après-midi que la princesse Odette aperçut enfin les tourelles de son palais entre les nuages. Elle amorça la descente quand un détail l'interpella :
- Et l'atterrissage ? Noooooooooooooon !
Bien que dans un rêve, elle ne réussirait jamais à se poser comme une fleur ! Les vitres du palais devenaient de plus en plus grandes dans son champ de vision et elle était incapable de freiner. Consciente de ce qui l'attendait, Sayuri ferma les yeux, battit des ailes comme elle le put et finit par se heurter violemment contre le fronton de pierre d'une fenêtre et retomba sur le balcon, sonnée.
Quand elle retrouva ses esprits, elle était allongée sur un lit à baldaquin, toujours en cygne. Elle papillonna un peu des paupières avec un terrible mal de crâne et entrevit un visage dans le brouillard.
- Tu te sens mieux, petit cygne ?
Sayuri ouvrit les yeux en grands et reconnut ceux qui la détaillaient avec beaucoup d'attention.
- Sanae !
Et le volatile, tout heureux, bondit sur ses pattes puis sur la jeune fille qui poussa un cri de peur. Sanae portait la même tenue que son infortunée grande sœur sans les plumes et ses cheveux étaient aussi tressés dans une jolie natte blond miel. Un peu effrayée, elle prit à bout de bras le cygne qui s'agitait :
- Petite sœur ! Je suis si contente de te voir !
- « Petite sœur » ? Odette ? C'est vraiment toi ?
- Bien… euh… sûr – mais appelle-moi Sayuri plutôt- ! C'est Von Rothbart qui m'a jetée un mauvais sort !
- Prouve-le.
- Tu aimes toujours Kaoru ? Réjouis-toi, je l'ai vu et c'est un vrai diable comme son frère !
La jeune fille rougit effroyablement et relâcha l'animal, convaincue qu'il s'agissait bel et bien de sa sœur aînée. Inquiète de cette nouvelle, elle lui demanda de lui raconter pourquoi elle était en cygne, ce que Sayuri fit, de sa transformation jusqu'à son arrivée ici.
- Tu dois m'aider, Sanae ! Ces deux idiots ne veulent… !
- Non, Odette.
Sayuri se tut en voyant sa sœur s'approcher d'elle avec une étrange lueur dans les yeux. Elle comprit trop tard et Sanae la prit pour la jeter dans une grande cage dorée qui trônait dans un coin de la chambre.
- Quoi ? Sanae ! Que fais-tu ?
La jeune fille ne lui répondit pas et une tornade de vent souffla dans la pièce. Une colonne noire entoura soudainement Sanae et quand elle se dissipa, le cœur de Sayuri s'arrêta. La robe blanche de sa jumelle était devenue d'un noir d'encre décorée de plumes sombres sur le corset, la jupe et les pans. Un tour de cou noir brillait d'une pierre sombre qui poinçonnait une plume noire et la même couronne de plumes noires cerclait son front. Ce n'était pas possible !
- Non ! Sanae ! Le cygne noir ! C'est toi, Odile ?! s'horrifia le cygne, pétrifié.
- Il n'y a pas de raison pour que je n'aille pas à la party. Je veux voir Kaoru, déclara sa jumelle noire avec un sourire satisfait. Ils ne feront pas la différence. Bonne soirée, Odette !
Sur ce, un tourbillon de plumes obscures l'enveloppa et elle disparut en abandonnant Sayuri complètement dépitée. Pourquoi n'avait-elle pas prévu cela ? Dans le ballet original, le sorcier Von Rothbart présentait au prince Siegfried sa fille, Odile, qui était le parfait sosie de la princesse Odette. Qui d'autre que sa propre jumelle aurait pu endosser meilleur rôle dans cette histoire ?
- Grrr ! Non ! Hors de question que je te laisse toute seule avec un garçon et encore moins avec Kaoru Hitachiin, Sanae !
L'espoir naquit quand elle vit le soir pointer par la fenêtre. La nuit tomberait bientôt et elle redeviendrait humaine ! Encore un peu de patience !
Hélas. A la nuit tombée, Sayuri attendit encore et encore mais aucune transformation ne s'opéra. Elle gardait ses ailes et ses pieds palmés. Pourquoi ne redevenait-elle pas fille ? A peine se posa-t-elle la question que les paroles de Von Rothbart lui revinrent en mémoire :
« - Tu seras cygne pendant le jour et ne reviendra fille que la nuit tant que tu n'apprendras pas à être réceptive aux autres ! »
Tout s'expliquait. Elle était tellement obnubilée par Sanae et l'envie d'égorger Kaoru s'il la touchait qu'elle se condamnait elle-même à renforcer son mauvais sort qui l'emprisonnait. Mais qu'à cela ne tienne ! Ce n'était pas un manteau de plumes et des pattes palmées qui l'empêcherait d'aller chercher sa sœur !
Armée de tout son courage et de sa détermination, Sayuri s'élança de tout son poids contre les parois de la cage qui tangua violemment. Elle recommença l'opération et au bout de la troisième fois, la cage tomba du rebord de la table et la petite porte dorée s'ouvrit sous le choc. De nouveau libre, le cygne s'envola par la fenêtre.
Dopée par la colère et peut-être un peu aussi grâce au caractère fantastique de ce monde, notre princesse Odette atteignit le palais des jumeaux Hitachiin assez rapidement. Des carrosses venus du monde entier se pressaient aux portes du château et nombreuses jeunes filles toutes plus jolies et gracieuses les unes que les autres en descendaient pour y entrer.
En quelques coups d'ailes, Sayuri s'approcha des vitres qui donnaient sur la salle de bal et jeta un coup d'œil à l'intérieur. Une longue tablée couverte de cadeaux comblait un coin de la pièce tandis que le restant de l'espace était bondé de monde, entre les princesses qui se présentaient aux deux princes assis sur leurs trônes et les serviteurs qui circulaient avec leurs plateaux de petits fours.
- Tu sembles t'ennuyer, mon frère…
- Hum ? Oh non, Kaoru, je songeais…
Le jeune homme détailla son aîné du coin de l'œil et ne tarda pas à deviner l'objet de ses pensées.
- La jeune fille cygne ?
- Oui, à défaut d'avoir attrapé un cygne sauvage, on avait eu une fille hystérique.
Alors que les deux garçons étaient renversés sur leur royal siège, morts de rire, le cygne sauvage en question bouillait tellement de rage qu'il avait bientôt atteint la cuisson parfaite. Sales gosses ! Ils lui payeraient cet affront et cette insulte !
Les jeunes filles défilèrent ainsi face à eux pour se présenter, mais aucune ne retint particulièrement leur attention. De plus en plus nerveuse, Sayuri guettait le moindre signe de sa jumelle lorsqu'un domestique qui ressemblait fortement à Monsieur Sakurai, le vieux majordome des frères Hitachiin, réclama le silence en tapant sa canne au sol.
- Majestés, une dernière jeune fille souhaiterait se joindre à la party.
- Chic ! Un cadeau en plus ! Qu'elle entre ! ordonnèrent les princes, ravis.
La porte s'ouvrit et l'assemblée se tut aussitôt en découvrant la visiteuse. La clarté de sa peau et de ses cheveux éclatait comme un diamant parmi la noirceur des habits qu'elle portait en accordance parfaite avec le noir de ses grands yeux.
- Sanae ! s'exclama le cygne.
Sayuri tenta de se faire entendre en frappant du bec contre la vitre, mais avec la musique qui résonnait encore couvrit le bruit et personne ne la remarqua.
Etonnés par cette visite qu'ils n'attendaient pas, Siegfried et Kaoru se levèrent de leur trône.
- Toi… murmura l'aîné en s'approchant d'elle. Tu es donc venue ?
- Bien entendu, prince Siegfried. Je n'aurais manqué la fête de votre majorité et de celle de votre frère pour rien au monde. Veuillez accepter cet humble présent…
Odile claqua des doigts et un majordome s'avança vers ses souverains pour lui tendre un petit papier. Les garçons se penchèrent dessus puis étouffèrent un cri de surprise, les yeux presque larmoyants de bonheur :
- Un coupon-cadeau pour acheter 23 000 yens de ce qu'on veut dans un konbini de prolétaires ?!
Si elle n'avait pas eu à agiter les ailes pour faire du sur-place, Sayuri s'en serait écroulée. Qu'est-ce que c'était que ce cadeau ?! Ces deux-là étaient des riches ! Ils n'allaient tout de même pas acc…
- Ton cadeau nous honore, dit Siegfried en prenant la main de la belle princesse en noir. M'accorderais-tu cette danse ?
- Ah… euh… En fait, altesse, ne vous vexez pas, mais j'aurais préféré…
Mais Odile ne put aller au bon de sa phrase qu'il l'entraînait déjà au milieu de la piste de danse pour engager une longue valse. Déçue de ne pas avoir pu choisir le jeune homme de ses pensées, l'infortunée cavalière du prince ne put qu'adresser un regard navré à Kaoru, resté en retrait.
De son côté, Sayuri devenait folle. Après Kaoru, il fallait que ce soit Hikaru qui pose les yeux sur sa sœur ? Là, c'en était trop ! Le cygne s'éloigna à tire d'ailes pour tenter de trouver une ouverture, pénétrer dans le palais et aller crever les yeux de ce séducteur avant de ramener vite fait bien fait sa cadette à la maison. Hélas, elle se heurta à des fenêtres, des portails et des meurtrières tous fermés et elle ne put passer par la cheminée car elle était trop étroite pour elle. Rageur et déçu, l'oiseau retourna à son précédent poste d'observation alors que la valse du prince Siegfried et de Sanae s'achevait.
- Je ne te reconnais plus, avoua le jeune homme en plongeant le regard dans les yeux panthère de sa partenaire. Je me suis trompé à ton sujet.
Et il se tourna vers les convives, sa main dans celle de Sanae.
- Réjouissez-vous tous ! Car ce soir, je suis amoureux ! Et je compte épouser dès demain la princesse Sayuri !
- Pardon ?! s'offusqua sa nouvelle fiancée.
- Quoi ?! surenchérit l'autre prince. Eh oh, Siegfried ! Et toutes nos promesses ?! On s'était promis de rester ens… !
- Kaoru, cette piètre parodie est déjà très compliquée alors évite d'en rajouter.
Sayuri n'en revenait pas. Cet idiot d'Hikaru était aussi myope pour les distinguer l'une de l'autre comme dans la vraie vie ! Elle se promit de faire quelque chose lorsqu'elle reviendrait à elle, mais un étrange battement de cœur lui arracha une douleur aiguë.
- Aah… grimaça l'oiseau, pris de vertige. Qu'est-ce qui m'arrive ?
Elle n'eût pas à chercher loin. Elle avait pour tâche de se faire aimer du prince Siegfried et au lieu de cela, il allait épouser sa sœur jumelle. Elle écarquilla les yeux d'horreur. Elle connaissait déjà la fin du ballet. Siegfried épousait Odile et condamnait par la même occasion Odette à rester à jamais un cygne ou à la mort. Non. Ca ne pouvait pas se terminer comme ça.
Ses ailes devenaient de plus en plus lourdes et sa vue se brouilla. Incapable de résister plus longtemps, le cygne ferma les yeux et retomba, quelque part dans les buissons des jardins, sans connaissance.
Le lendemain, le chant enjoué d'un rossignol tira lentement Sayuri de son sommeil. Malgré le mal de crâne qui lui martelait la tête, elle ouvrit les yeux sur un soleil déjà haut dans le ciel. Elle était encore vivante ? Elle devait avoir un sursis jusqu'aux noces.
- Je dois… empêcher… ce mariage… articula-t-elle pour s'aider à se relever.
Elle agita un peu les ailes pour vérifier qu'elle ne s'en était pas cassée une lors de sa chute et constata avec bonheur qu'elle n'avait rien. Elle passa la tête par-dessus le buisson dans lequel elle avait atterri et trouva de nombreux domestiques qui s'affairaient et courraient partout, des décorations dans les mains.
- Vite, vite ! pressait une servante portant des bouquets de fleurs.
- La cérémonie est dans moins d'une heure ! ajoutait un majordome avec un rouleau de ruban blanc.
Le cœur de Sayuri s'emballa. Une heure ? Elle ne devait pas perdre de temps. Sans plus attendre, elle s'envola vers les tourelles pointues du palais et plana jusqu'au balcon d'une chambre tapissée de rose. Elle cogna du bec contre la vitre de la fenêtre. Une ombre apparut à l'intérieur et laissa entrevoir la silhouette d'une jeune fille magnifiquement parée.
- Odette ? s'étonna Odile en ouvrant la fenêtre.
- Sanae ! Tu ne dois pas l'épouser ! ordonna tout de suite le cygne en entrant.
La jeune fille baissa la tête, l'air triste. Elle était si jolie dans sa longue robe de mariée blanche cousue de perles de nacre et à l'interminable traîne vaporeuse. Sa larme brilla derrière le grand voile transparent accroché à ses cheveux.
- Oh, Odette ! pleura la fiancée en se laissant asseoir devant sa coiffeuse. J'aurais préféré épouser Kaoru ! Je ne voulais pas que tout ceci arrive !
Sayuri eut mal pour elle. Sanae ne serait jamais heureuse avec un garçon qu'elle n'aimait pas. Elle était trop fleur bleue. Et puis, elle le savait, son cœur était à Kaoru et uniquement à lui. L'oiseau vint se poser près d'elle et frotta affectueusement sa tête contre la joue humide de la jeune fille éplorée.
- Ne t'inquiète pas. Je ferai tout pour empêcher cela. Aie confiance en moi.
Après avoir demandé à sa sœur de garder l'espoir, Sayuri quitta la chambre et s'envola de nouveau sur le balcon. Elle avait une idée. Dans tout ce monde, même imaginaire, une seule personne pourrait convaincre le prince Siegfried de ne pas se marier, et Sayuri fut bien contente qu'elle existe dans cette version du Lac des Cygnes : le frère de Siegfried, Kaoru !
Le cygne analysa chacune des fenêtres dans l'espoir de trouver celle du frère cadet du futur marié et ses efforts furent récompensés lorsqu'elle entrevit la silhouette aux cheveux roux qui boudait, prostrée sur son lit. Comme elle l'avait fait chez Sanae, Sayuri se posa sur le balcon et tapa du bec contre les carreaux. Intrigué par ce petit bruit, le prince Kaoru se leva et ouvrit la fenêtre.
- Un cygne ? s'étonna-t-il.
- C'est moi, Sayuri ! dit l'oiseau agacé en entrant. La fille que Siegfried veut épouser est ma jumelle ! Tu dois empêcher ton frère de se marier, Kaoru !
Le jeune homme fronça les sourcils et pesta de mauvaise humeur. Si cela avait été aussi simple ! Mais son aîné était fermement décidé à épouser sa promise, que cela lui plaise ou pas. Si Siegfried était heureux, il supposa qu'il l'était aussi. Mais le cygne ne l'entendait pas de cette oreille :
- Non, non, non ! Sanae ne doit pas épouser ton frère parce que… ! Euh…
- Quoi ? Parle, pressa le garçon, interpellé par son interruption.
- Parce que… Oh, et puis zut ! Nous ne sommes pas dans la réalité, je peux le dire. Parce que ma sœur est amoureuse de toi depuis longtemps déjà. Et je préfère, même si ça me coûte de dire ça, qu'elle t'épouse toi qu'elle aime plutôt qu'un autre qu'elle n'aime pas.
Kaoru rougit à cette révélation, ce qui étonna beaucoup son interlocutrice. Attendez une petite minute. Tous les personnages qu'elle croisait provenaient de son subconscient qui s'approvisionnait dans ses souvenirs, non ? Alors, s'il rougissait, cela signifiait-il qu'il aimait bien aussi Sanae ? Pour de vrai ?
- Ouuuh, toi, mon p'tit bonhomme, je vais vraiment te surveiller après ça ! menaça Sayuri en le pointant du bout de l'aile. Mais en attendant, il faut arrêter ton frère !
- Je ne peux pas, même si je le veux ! Siegfried et moi, nous nous sommes violemment disputés hier soir et il m'a enfermé dans notre chambre. Je ne peux même pas assister à la noce. Et pire encore, il a gardé le coupon pour lui…
Silence.
- Je me demande vraiment ce qu'elle te trouve… BON ! D'accord, je vais me débrouiller toute seule !
Seule avec sa détermination, Sayuri abandonna Kaoru à ses regrets et sa tristesse et s'envola de la chambre, direction la cérémonie de mariage ! Notre oiseau blanc fit de tour du palais au son des cloches qui tintaient le début des réjouissances. Elle devait se hâter ! Mais où était l'église ?
Enfin, elle trouva le dernier cortège d'invités qui arrivait en retard pour lui indiquer le chemin. La grande salle du palais ! De quelques nouveaux battements d'ailes, le cygne blanc se posa sur le rebord d'une fenêtre. Le prince Siegfried était déjà face à l'autel avec sa triste fiancée qui se retenait de pleurer à ses côtés. Un peu déstabilisé, le prêtre de la cérémonie dont le rôle avait été endossé par son propre père, Kenichi Suzumura, la jeune fille sentit une nouvelle douleur dans la poitrine. Si le prince épousait Odile, elle aurait droit à la version tragique finale du ballet de Tchaïkovski.
- Pourquoi pleures-tu, mon aimée ? demanda Siegfried qui avait entendu les sanglots silencieux de sa fiancée.
- Oh… Ce ne sont que des larmes de joie, altesse… murmura tristement Sanae alors qu'une nouvelle larme roulait sur sa joue.
Le jeune homme fut quelque peu étonné de la voir ainsi mais n'ajouta rien et se tourna vers le prêtre afin de commencer la cérémonie.
Les psaumes et autres extraits bibliques se succédaient et Sayuri se sentait de plus en plus faible. Elle devait tenir le coup ! L'ecclésiastique allait à présent bientôt lier à jamais les deux jeunes gens, il ne fallait pas faiblir. Elle n'avait pas le choix. Faute de pouvoir l'annuler, elle pouvait au moins tenter de le retarder un pour gagner du temps.
Dans l'effort de la dernière chance, le cygne se recula un peu de la fenêtre, les forces vacillantes.
- Et vous, Prince Siegfried, acceptez-vous de prendre pour épouse la princesse Sayuri ici présente, de l'honorer et de la chérir dans la joie et le malheur, pour le meilleur et pour le pire jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
- Oui, je…
Cliing ! Un énorme fracas de verre brisé éclata aux oreilles de l'assemblée qui se souleva d'un sursaut effrayé.
- Non, tu ne la veux pas ! cria une voix.
La vitre de la plus haute fenêtre avait volé en éclat et une forme gracieuse blanche avait pénétré la grande salle. Le prince leva la tête vers l'oiseau blanc qui volait dans les hauts plafonds quand tout à coup, celui-ci perdit de l'altitude pour s'effondrer en plein milieu de l'allée. Alors que sa fiancée avait étouffé un cri d'horreur, le prince remonta le chemin tracé de pétales de roses blanches et y découvrit un cygne majestueux blessé étendu. Les perles de sang qui coulaient de ses écorchures de verre salissait la blancheur de son plumage de craie mais ne le rendaient pas moins beau.
- Un cygne ? s'étonnaient les convives en voyant l'animal.
- Pas n'importe quel cygne… corrigea le jeune homme en s'agenouillant.
Il redressa un peu l'oiseau en lui soutenant la tête et baissa les yeux sur ce morceau de soie qui lui entourait une aile. Il le reconnut aussitôt.
- Sayuri ?
Le cygne entrouvrit faiblement les paupières.
- Je ne laisse pas ma sœur unique à n'importe qui… souffla-t-elle d'une voix faible avant de le regarder. Et puis… je ne pense pas que tu aurais vécu heureux… avec quelqu'un qui ne t'aime pas d'amour…
Le jeune homme cligna des yeux de surprise. Il ouvrit la bouche pour lui répondre mais une lumière étrange s'émana du corps de Sayuri jusqu'à devenir aveuglante. Les invités reculèrent, effrayés par un tel phénomène, et assistèrent avec Siegfried à la transformation du cygne en jeune fille. Ses blessures avaient aussi miraculeusement disparu.
Sayuri ouvrit les paupières et regarda longuement ses mains redevenues humaines.
- Qu'est-ce que… ? Pourquoi me suis-je retransformée ?
- Parce que tu as brisé le sort.
La jeune fille tourna la tête vers le prince qui lui souriait et accepta la main qu'il lui tendait pour l'aider à se relever. Il se laissa aller à la contempler de nouveau. Elle ressemblait à un ange aux ailes éparpillées en milliers de plumes.
- Tu as risqué ta vie pour venir m'empêcher de commettre une erreur et par la suite d'être malheureux, lui dit-il en lui prenant les mains. Tu as donc prouvé que tu pouvais ouvrir ton cœur à quelqu'un d'autre que ta sœur.
Déjà bien rouge, Sayuri baissa les yeux. Ce n'était même pas la réalité, tout ça. Pourquoi se sentait-elle aussi troublée ? Sa gêne monta d'un cran lorsqu'il lui offrit un magnifique sourire, à la fois enjôleur et moqueur.
- Je suis sûr qu'il est bon à se faire aimer de toi, Sayuri…
Et le voilà qu'il se penchait vers elle ! Eh ? Oh ! Mais… Pourquoi il fermait les yeux, maintenant ?!
- Ah… Ah… A… !!!
¤¤¤
- Dites, de quoi peut-elle rêver pour être aussi agitée ?
- Je ne sais pas, Hikaru. Après avoir reçu cette lettre, ma sœur s'est excitée toute seule pendant une heure, folle de joie. Voilà où ça l'a menée, elle s'est assoupie de fatigue…
- Ah ! Regardez ! Elle ouvre la bouche, on dirait qu'elle va dire quelque chose dans son sommeil…
Dans la main d'une jeune fille endormie dans la balancelle de la terrasse, une lettre frappée de l'insigne d'une grande école était étroitement serrée:
« A l'attention de Mademoiselle Sayuri Suzumura.
Mademoiselle,
Vous vous êtes présentée le 8 août pour les essais du spectacle que notre école de danse organise chaque année et nous vous remercions de votre participation.
Le jury a été touché par votre interprétation et a le grand plaisir de vous proposer le rôle d'Odette dans notre ballet de cette année, le Lac des Cygnes. Vos professeurs seront à votre disposition afin de vous aider au mieux dans votre préparation.
En espérant avoir l'honneur de vous admirer très bientôt, veuillez agréer, Mademoiselle, l'expression de mes sentiments distingués.
Akiko Hijitsu
Directrice »
Mdr. J'adore ce chapitre parce que c'est le seul qui me permette de faire n'importe quoi avec les caractères. Du OOC franc et voulu, ça fait du bien parfois. XD
Je m'excuse aux fans de ce ballet qui, depuis écriture, m'a donné envie d'aller le voir pour de vrai. XD
Sachez en tout cas que cette histoire de ballet va faire un remue ménage pas croyable. (et puis, ce chapitre ne s'appelle-t-il pas "Le Lac des Signes"? Hé hé! XD)
Prochain chapitre : on prend ses distances !
