Désolée pour l'attente, je ne comprends pas pourquoi j'ai autant lutté avec ce chapitre! Et en plus, je n'en suis même pas complétement satisfaite ! J'espére qu'il vous plaira quand même... Bonne lecture!


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Il essayait de se concentrer sur la voix de son professeur, vraiment il essayait, mais c'était peine perdue. Tout se mélangeait dans sa tête. Les mots, les sensations, les idées. Le cours, ce cours, la discussion d'hier, ses incertitudes, ses peurs, et le désir. Tout se consumait, l'emportait loin. Depuis le début il avait refusé de se poser des questions, avait voulu juste vivre les choses. Il n'avait aucune idée de ce que son avenir allait être, ne s'était jamais vraiment inquiété de ça auparavant, et il avait refusé de laisser les derniers événements empiéter ça. Mais maintenant...

Il ne restait qu'une semaine. Et les choses avaient tellement changées. Il ne s'agissait pas juste d'une amitié, ou d'une parenthése. Ce qu'il ressentait...

Et ça allait vite. Beaucoup trop vite. Tout, depuis le début. Ils étaient passés de la haine à une trêve indifférente, puis à un compagnonnage d'infortune, et puis l'amitié, la confiance, et puis... Et puis l'amour. Et le désir. Ce désir qui brulait. Cet amour qui transcendait. Il n'avait jamais su ce que c'était que l'amour auparavant. N'avait jamais été enlacé de la sorte. N'avait jamais été porté par des bras, comme il l'était par ceux d'Harry. Et tout allait trop vite, ça donnait le vertige. Pas quand il était avec lui, pas quand il était dans ses bras, qu'ils parlaient, qu'ils riaient, qu'ils se perdaient. Mais maintenant. Maintenant qu'il réfléchissait. Maintenant que la date approchait. Les choses allaient changées à nouveau, et il...

Il n'avait jamais eu de choix à faire. Ils avaient toujours été fait par les autres. Même ayant conscience des choses, il ne s'était jamais impliqué pour autant. N'avait même jamais partagé ses opinions avec qui que ce soit avant... avant lui. Mais maintenant... Ça changeait tellement de choses ! Comment pourraient-ils continuer de se voir comme avant ? Comme si de rien n'était ? Comment pourrait-il...

Et bien sûr Harry comprenait. Probablement qu'il lui pardonnerait. Parce-qu'il savait. Parce-que c'était Harry. Parce-que sa mère... Harry savait. Mais lui ne se pardonnerait pas.

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La boule dans sa gorge faisait mal. Et la morsure dans son ventre. Il tourna son regard vers l'autre côté de la salle. Vers le Griffondor. Leurs regards se croisèrent un instant, et immédiatement, il se sentit un peu mieux, sentit la boule et la morsure perdrent un peu de leur poids. Parce-que Harry était la solution. Harry n'était pas le problème. Et s'il était la solution...

Il connaissait la magie. Il avait grandi avec bien sûr. Mais surtout avait cherché à la connaître, à la comprendre. Face aux croyances de son père, il avait voulu en savoir plus. C'était pourquoi il ne pouvait pas haïr les nés de Moldus. Pas alors que la magie les avait choisi. Ils étaient différents, certes. Ils amenaient des valeurs, des croyances, des idées qui n'appartenaient pas à leur monde, et ça faisait peur. Il mettait leur monde en danger quelque part, c'était vrai. Et ça demandait à être vigilant. Mais c'était Elle qui savait après tout. Qui était-il pour remettre ça en cause ? Et c'était de par ses recherches aussi, qu'il savait qu'être de Sang Pur signifiait quelque chose. Parce-qu'ils percevaient la magie différemment. Avaient accès à des connaissances d'Elle que les autres n'avaient pas. Et il faisait parti de ceux-là. Il avait travaillé à la comprendre mieux, et il ressentait la magie probablement plus que la majorité des élèves de cette école, même que certains de leurs professeurs surement. C'est pourquoi il avait senti la magie entre Harry et lui. Elle avait été là depuis le début. Il l'avait ressenti dès leur première rencontre dans l'alcôve, et elle ne faisait que s'accroitre depuis autour d'eux. Encore plus depuis que d'autres sentiments avaient pris le relais. Et encore plus depuis qu'ils étaient physiquement impliqués.

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Il avait grandi depuis ses onze ans. Il n'était plus cet enfant fier et présomptueux, qui pensait que le monde lui appartenait parce-que son pére lui avait dit que c'était le cas, qu'il valait plus que les autres parce-qu'il était un Malfoy. Il avait appris beaucoup de choses, grâce aux professeurs, mais grâce à ses propres recherches également. Il s'était fait ses propres opinions. Il n'avait rien changé à son comportement bien sûr, sachant qu'il n'avait pas le choix de ses opinions pour autant. Ce n'était pas quelque chose que Lucius Malfoy pouvait comprendre, ni même tolérer. Et ce qui se passait en dehors des murs de l'école ne le concernait pas encore alors. Il s'était intéressé à la magie par soif de savoir, de comprendre. Mais maintenant, devant ce choix qui lui était imposé, maintenant qu'il réfléchissait plus encore aux fondements de cette guerre, il comprenait aussi que si être né de Sang Pur était une chance, c'était aussi une responsabilité.

Il chercha Harry du regard à nouveau. Ce lien entre eux. Il savait que ça voulait dire quelque chose. La magie ne se créait pas sans raison. Et s'il avait une responsabilité par rapport à elle, alors...

Un écran noir se trouva subitement dans son champ de vision, et Draco monta son regard sur l'homme au visage grave qui le fixait, une once d'inquiétude à peine visible dans les yeux de marbre.

- M. Malfoy, je vous demanderais de bien vouloir rester après la classe.

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Il se redressa et remit en place le masque qu'il avait laissé tomber un peu dans ses réflexions, opina de la tête. Il ne regarda plus vers l'autre côté de la salle, même s'il sentait le regard du Griffondor peser sur lui. Un regard inquiet peut-être, interrogatif certainement. Et lui aussi se sentait un peu fébrile bien sûr. Parce-qu'il savait que ce n'était pas son professeur de Potions qui voulait le voir, mais son Parrain. Ami de son père, allié de la Face de Serpent lui aussi.

Mais il avait fait son choix, et cette idée le réconfortait quelque peu. Il ne savait pas plus ce qui allait advenir, était toujours mort de peur face à ce qui allait se passer dans quelques jours. Mais au moins, il se sentait à nouveau sur de lui et déterminé. Parce-qu'il savait vers où il voulait aller. Il s'était mis d'accord avec lui-même, et ça changeait beaucoup de choses...

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- Harry ? Ça va ?

Le chuchotement le sortit de ses pensées, et il tourna la tête vers son meilleur ami.

Il était à moitié affalé sur la table, la tête posée entre ses bras croisés. Ils étaient dans la bibliothèque, et Harry était content d'être entouré de monde mais de pouvoir laisser son esprit s'évader. Hermione lui avait envoyé un regard lourd de reproches bien sur, mais il ne pouvait s'en ficher plus. Et maintenant Ron s'y mettait à nouveau...

- Je suis juste fatigué Ron. Ça va.

- Ce matin tu pétais la forme et tu souriais encore comme un benêt, et là depuis tout à l'heure tu sembles perdu et triste à nouveau. Pourquoi tu ne nous dis pas ce qui se passe ? On peut peut-être t'aider ?

Harry resta silencieux quelques instants. Il avait envie de répondre, et de se taire. Parce-qu'il ne savait pas quoi dire. Ne savait pas exactement ce qui n'allait pas... Ou parce-qu'il ne saurait pas par quoi commencer peut-être ?

- La vie ça craint Ron, répondit-il finalement dans un soupir.

Ron ouvrit la bouche, mais Harry reprit la parole avant de pouvoir entendre son discours positif ou réconfortant, il n'était vraiment pas d'humeur pour ça.

- Où ma vie craint plus exactement..., continua-t-il d'une voix blasée, mais où on sentait la colère et la détresse sous l'apparente lassitude, et Hermione leva la tête de son livre. Putain, même aimer je ne peux pas le faire tranquillement ! Je suis amoureux pour la première fois, et je ne peux même pas être juste heureux de ça. Je ne peux pas vivre cette relation. Parce-que ce serait trop dangereux. Parce-que l'autre taré risque de détruire ça aussi, comme il a déjà détruit tout le reste. Lui ferait du mal s'il savait... Et c'est... c'est tellement pas juste !

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Il reposa la tête dans ses bras, à peine conscient qu'il venait de parler et de la surprise de ses amis, et repartit dans ses pensées. Vers Draco. Parce-qu'il ne savait pas ce qui s'était passé avec le maitre de Potions et qu'il ne pouvait penser à rien d'autre. Et c'était idiot, ce n'était probablement rien. Snape adorait Draco, et ne chercherait pas à lui faire du mal. Et il était de leur côté en plus. Mais la tension de Draco ce matin... Quelque chose n'allait pas, c'était évident. Il avait paru appréhender l'entretien avec son parrain. Et maintenant il ne pouvait même pas aller le voir. Il ne pouvait pas aller lui demander ce qui se passait. Le réconforter si besoin. Son petit ami avait peut-être des soucis, et il ne pouvait rien faire d'autre que t'attendre... Attendre que la nuit vienne et que les masques tombent. Qu'Harry puisse rejoindre Draco. Parce-que Potter ne pouvait pas s'inquiéter pour Malfoy...

Ce n'était pas comme ça qu'il imaginait une relation amoureuse. Il voulait le voir comme il en avait envie, autant qu'il en avait envie, quand il en avait envie. Lui tenir la main dans les couloirs, se promener avec lui dans le parc de Poudlard, manger avec lui dans la Grande Salle. Mais il ne pouvait rien faire de tout ça. Et non seulement à cause de Voldemort, mais à cause des autres aussi.

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Tout à ses incertitudes, il ne vit pas le regard qu'échangérent Ron et Hermione.

- Tu sais Harry, reprit son meilleur ami. Tu as le droit de vivre aussi. Tu ne peux pas te couper de tout le monde juste à cause de ce qui pourrait arriver et qui n'arrivera peut-être même pas. Il pourrait se passer la même chose avec Hermione et moi, mais ça ne nous empêche pas de vouloir être tes amis. Et je suis sur que Ginie...

- Ron ce n'est pas... Oh laisse tomber !

Harry soupira et se leva, jeta son sac sur son épaule.

- J'ai besoin de prendre l'air un peu, je vous retrouve tout à l'heure.

Ron et Hermione le regardèrent partir, puis Hermione inspira.

- OK, on passe au plan B.

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Harry revenait vers la tour Griffondor, le cœur un peu plus léger que quand il était parti de la bibliothèque. La promenade lui avait fait du bien, et lui avait permis de se remettre les idées en place. Mais pas autant que les deux minutes pendant lesquelles Draco l'avait acculé contre un mur dans une salle déserte, juste le temps de lui voler un baiser, et de lui dire que tout allait bien. Qu'il devait « arrêter de broyer du noir », parce-qu'il « lui filait le cafard avec sa tête de déterré ». Il sourit à nouveau à l'image, aux propos, au souffle de Draco dans son cou, à ses lèvres sur les siennes. OK, la vie, ça craignait peut-être pas toujours. Et oui, sa situation était loin d'être idéale. Mais celle de Draco l'était encore moins. Et ils avaient au moins ça, s'étaient au moins trouvé l'un l'autre. Ils ne pouvaient peut-être pas se promener main dans la main dans les couloirs de Poudlard, mais au moins ils étaient ensemble, vivaient des moments magiques dans l'intimité et le secret de leur alcôve. Et leur relation n'en était que plus forte, plus vraie.

Et quand il y réfléchissait bien, il préférait cette relation, peut-être atypique, mais qui signifiait quelque chose. Et quelque chose de beau et de grand, qui le dépassait un peu en fait. Plutôt que tous ces autres, qui se promenaient main dans la main dans les couloirs, et qui se proméneraient de la même façon avec d'autres le mois suivant.

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Il était presque l'heure du diner, et Harry se demanda s'il voulait rejoindre les autres à la Tour, ou s'il ne devait pas plutôt les attendre devant les portes de la Grande Salle. Il n'eut pas besoin de se poser plus la question, Ron arrivait vers lui. Tout seul ?

- Où est Hermione ? demanda-t-il quand il fut arrivé à sa hauteur.

- Les filles arrivent...

Les filles. Bien sur après son esclandre de la bibliothèque, il fallait qu'ils aillent chercher Ginie...

- Ecoutes Ron

- Harry, il faut que

Ils avaient parlés en même temps et Harry se tut.

- Je suis parti devant, commença Ron d'une voix incertaine. Parce-que je voulais te prévenir que...

Son meilleur ami se dégonfla comme un ballon de baudruche, et Harry aiguisa son regard sur lui, il redoutait le pire. Ron avait la mine déconfite et réjouie en même temps... C'était pas bon signe...

- Me prévenir de quoi Ron ?

Leurs regards se croisérent, et la notion de culpabilité qu'il lisait dans ses yeux, en même temps que de l'impatience et de l'excitation, l'inquiétérent encore plus. Qu'est-ce qu'ils avaient fait encore ?

- Me prévenir de quoi, Ron ? demanda-t-il plus fortement.

Ron inspira et évita son regard.

- Je... Voilà. Avec Hermione, on s'est dit. Tu paraissais pas bien, et on trouvait ça bête tu vois. Parce-que, rien ne dit que ce que tu redoutes pourrait arriver. Et en attendant, tu vivrais quelque chose de bien pour fois. Et on trouvait vraiment dommage que tu te prives de ça, juste par peur, tu vois. Alors, on s'est dit

- Ron !

Ron bafouillait et devenait de plus en plus rouge et Harry appréhendait de plus en plus, et contenait de plus en plus mal son impatience.

- On s'est dit

- Harry !

Il n'eut que le temps de se tourner vers la voix avant d'être assailli par une tornade rousse, et de sentir un corps contre le sien et des lèvres sur les siennes sans qu'il ne puisse rien y faire. Il resta immobile deux secondes sous le coup de la surprise, et allait tenter de se dégager, quand la tornade fut expulsée de lui de la même maniére qu'elle était arrivée. Il n'eut que le temps de la voir attérrir à grand bruit contre un sofa de l'autre côté du mur.

Il entendit Hermione crier le prénom de son amie et courir vers elle, vers sa droite, tandis que Ron se tournait de l'autre côté vers sa gauche. Il se tourna à son tour, et resta comme pétrifié devant l'image, Draco qui se tenait devant lui, droit et le visage fermé, sa baguette encore en main.

- Mais tu.. Mais t'es malade ! Pourquoi t'as fait ça ?

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Draco, ou plutôt Malfoy présentement, le regarda, et Harry frémit un peu sous les yeux argents qui ne dévoilaient rien.

- Il fallait bien que quelqu'un arrête ce spectacle affligeant pour le reste de l'école. Surtout juste avant le diner.

Harry n'eut pas le temps de répliquer, il aurait été bien incapable de trouver quoi dire de toutes façons, Ron s'avança vers Draco véhément.

- Ouai, ben tu ferais mieux de t'y faire ! Parce-que Ginie est la petite amie d'Harry, alors tu risques de voir ça souvent !

Draco tourna son regard vers lui et leva un sourcil, et Harry sentit la colére prendre le pas sur toutes les autres émotions qui bouillonnaient à l'intérieur de lui.

- Ginie n'est pas ma petite amie Ron !

Le roux parut surpris un instant, puis se radoucit.

- Oui, tu ne lui as pas demandé encore, mais ça semble évident qu'elle n'est pas contre, non ?

- Ginie n'est pas et ne sera pas ma petite amie, Ron !

- Mais Harry c'est ridicule, répondit aussitôt son bientôt ex-meilleur ami s'il continuait à être aussi bouché, oubliant la présence de Malfoy et de quelques spectateurs autour d'eux. Elle est amoureuse de toi depuis toujours, et tu nous as dit que tu étais amoureux d'elle, alors pourquoi

- J'ai dit que j'étais amoureux Ron ! Je n'ai jamais dit que c'était de Ginie. Il me semble d'ailleurs avoir dit plus d'une fois que ce n'était pas Ginie !

Il entendit un petit cri aigüe sur sa droite et repéra Ginie qu'Hermione tenait dans ses bras.

- Le Survivant serait amoureux... Intéressant...

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Harry se tourna vers sa gauche à nouveau, où Draco l'observait. Ses yeux pétillaient, et il bataillait visiblement pour ne pas laisser apparaître son sourire, ne laissant filtrer qu'une moue sarcastique. Harry rougit. Ce n'était pas comme ça qu'il prévoyait de dévoiler ses sentiments à son petit ami...

- Oui, et alors ? Ça te pose un problème ?

Le ton était beaucoup moins vindicatif qu'il ne l'aurait voulu, et son cœur battait la chamade maintenant, les reniflements de Ginie à peine audible, Ron, Hermione et les autres plus que des points dans son champs de vision. Seule la réponse de Draco comptait.

- Un problème, non ! Je suis ravi de savoir que notre Sauveur connaît les affres de la passion. Ça me donnera un peu de grain à moudre... Non pasnene que j'en ai vraiment besoin de toute façon. Et je vous souhaite beaucoup de bonheurs, à toi et à la personne assez suicidaire pour répondre à tes sentiments. Après tout, qui pourrait ne pas aimer notre Héros national, n'est-ce pas ?

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Harry sentit sa gorge se serrer et ils échangèrent un regard. Dieu qu'il était dur de faire semblant en pareille circonstance. Parce que Draco, sous des dehors sarcastiques, venait bien de dire qu'il partageait les mêmes sentiments, n'est-ce pas ?

Il n'eut pas le temps de réfléchir plus cependant, et c'était tant mieux d'un côté, ce n'était pas le moment de se perdre en conjectures, Ginie se tenait devant lui, elle avait l'air en colère et désepérée.

- Tu mens ! Je sais que tu mens ! Tu veux me protéger Harry, mais tu n'as pas besoin ! Je suis une grande fille, je sais prendre soin de moi ! Je sais que tu partages mes sentiments, et on pourrait être bien tous les deux, si tu voulais nous laisser une chance...

Elle s'était approchée, et il l'écarta doucement.

- Ginie. Je suis désolé. Je suis amoureux, mais de quelqu'un d'autre... Je t'aime, comme une petite sœur, et j'espère qu'on restera ami, mais...

Les traits de la jeune fille rousse s'étaient défaits au fur et à mesure qu'il parlait. Elle regarda autour d'elle, vit les visages, certains gênés, certains avides, certains moqueurs. Elle hoqueta et s'enfuit en courant vers la tour Griffondor suivie d'Hermione.

Les spectateurs se dissipèrent peu à peu sous les invectives de Ron, rouge de confusion, et de honte peut-être. Harry détourna les yeux des escaliers vers où Ginie était partie, et plongea à nouveau dans ceux de Draco, qui finit par reprendre sa route vers la Grande Salle à son tour.

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Son cœur battait fort. À cause de ce qui venait de se passer bien sur. Il n'aimait pas se montrer en spectacle comme ça, et il avait fait du mal à la sœur de son meilleur ami, en public en plus. Mais surtout, les propos de Draco...

Il lui avait déjà soufflé ces mots une fois. Mais c'était dans l'exaltation du moment et il n'en avait plus jamais reparlé depuis...

Il regarda vers le couloir où Draco avait disparu. Il n'avait jamais été plus impatient que le temps passe, que ce soit la nuit à nouveau.

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