Disclaimer: Jk Rowling... blah blah blah.

Note: Peu de choses à dire concernant le chapitre 20 proprement dit, c'est la suite du 19 (sans déconner ?) et il va y avoir du sport (mais moi j'suis tranquille). Par contre, le 21 que j'ai commencé à écrire risque d'être, encore une fois, un peu plus long que prévu parce qu'il raconte la fiesta au Terrier et qu'avec une grande famille comme les Weasley, il ne faut pas s'étonner que ça prenne des lignes et des lignes pour raconter tout ça. Donc, que les fans de Draco qui attendent le clash redhead/ferret ne pestent pas si c'est un peu retardé, tout vient à point à qui sait attendre.

Une autre remarque pour ceux qui attendent qui le rating M montre enfin le bout de son nez, si je tiens bien mon planning (ce qui a été loin d'être le cas depuis le début de cette fic, mais bon, on peut rêver...) c'est pour le chapitre 27... Comment ça, c'est trop long ? Meuh non, ça va passer très vite, vous verrez :)

Merci pour votre patience, fidélité, toussah, and now, ladies and gentlemen, the magnificent RàR !

Réponses aux reviews:

Bubblegum712: Grumpf... tu trouves que je ne publie pas assez vite ? Mais tu veux ma mort toi, c'est ça ? Je me tue à la tâche pour que mes gentilles revieweuses (et revieweurs aussi) aient de quoi lire toutes les semaines et c'est encore trop lent... bouuuuuuuh ! ;) A part ça, oui, Harry est compliqué et l'explication de sa confession à gin ne va pas simplifier les choses mais j'avoue que c'est super drôle d'imaginer à chaque chapitre ce que je pourrais trouver pour perturber encore plus le pauvre balafré... mais je vais me calmer (un jour) c'est promis !Pour Ron et son petit Ronnie, j'ai dit que c'était cliché à mort mais j'avoue que j'ai visualisé la scène et que ça me faisait marrer, j'attendais presque que le petit Ronnie lui réponde, mais le rouquin n'a pas encore de tels pouvoirs magiques :p Je suis contente de savoirque tu es plongée dans le HBP, moi je n'ai pas tenu un seul jour et je l'ai lu le 16 juillet en anglais mais je le lirai certainement un de ces jours en français, rien que pour voir les traductions des noms etc... Relaxe-toi et bonne lecture ! Voilà la suite, 'spèce d'esclavagiste d'auteur de fanfic ! bisous :)

Anacofleb: Toujours ma plus fidèle revieweuse, ça fait plaisir :) Donc, oui, je t'ai bien eue, tu l'avais oublié le pauvre petit Rick mais c'est pas parce que c'est un personnage secondaire qu'il n'a pas droit lui aussi à sa petite scène R ;) Tu as vu comme je fais de Ron un garçon patient et attentif ? je ne suis pas tout à fait sure de respecter le personnage mais ce n'est pas trop grave, c'est juste pour faire pardonner le fait qu'il jure comme un charetier. A part ça, toujours ravie que ça te plaise, j'espère avoir le plaisir de te compter parmi mes premières lectrices encore longtemps ! Bisous !

aminteitha: voui, on s'en fiche de ton âge, tant que tu n'es pas trop perturbée par les scènes de violence insoutenable et de débauche sexuelle de ma fic, ça me va :) Et ne viens pas dire qu'il n'y a pas assez de sexe et de violence, c'est même pas vrai ! Rien que d'imaginer le frère de Dumbledore avec une chèvre, c'est franchement osé et violent, non ? Et oui, encore un chapitre où Harry s'en prend plein la gueule, je sais, on va finir par dire que je suis sadique... N'empêche, moi à la place de Ginny, je serais morte de honte, elle assume quand même pas mal, la petite... Par contre, tu as raison, laisser le pauvre Rick dans cette situation, c'est vache mais il faut toujours qu'il y ait des personnages qui trinquent! Pour la réaction de ginny à la décision de son frère, tu verras ça dans le prochain chapitre mais je ne sais pas si c'est à Ron que Ginny fait le plus peur... A la prochaine aussi, bisous :)

vava cracra: Oula à ta review du chapitre 18 et à ta review du chapitre 19 tu réclames du chaud bouillant... je vais finir par croire que tu te fous de ma belle intrigue amoureusement développée pendant des lignes et des lignes. Hein c'est ça ? et je suis sure que t'as même pas honte :p Le pire, c'est que j'ai hâte qu'on y arrive aussi (même si je suis morte de trouille à l'idée de les écrire) mais c'est cette fichue histoire de suspense dramatique qui m'empêche d'aller plus vite, pfff, c'est mal fait la vie... mais tu as vu, si tu ne jettes pas ton ordi par la fenêtre de frustration d'ici là, c'est programmé pour le chapitre 27 (je sais c'est long, mais disons que j'aime les préliminaires qui duuuuuuuurent...) Patience donc :) Bisous !

nay: Nouveau chapitre excellent magnifique... ça me va tout à fait :p Mais je suis par contre ravie de lire que tu as maintenant de la compassion pour Harry, parce que l'air de rien, moi aussi, j'en ai, je ne suis pas cruelle avec lui par plaisir, je jure ! Donc, non docteur, c'est pas grave du tout :) Bises !

Lunatanis: Waow le chapitre 18? Chouette, merci ! Pour Gin tu as raison, elle s'est reconstruit une carapace mais il suffirait de peu de choses pour qu'elle vole en éclats. Hermione a du mal à tenir avec le rouquin sexy à sa disposition, dans un sens, je la comprends, mais comme elle est bien élevée, elle évite de se jeter sur lui. Merci beaucoup pour tes remarques sur ma façon d'écrire, c'est vrai que j'ai passé les morceaux de l'histoire plus pénibles à avaler (le récit des agressions, quel truc pénible à écrire, boudiou !) et maintenant je m'amuse bien plus et donc, le style redevient plus léger je crois, même si je ne suis pas toujours convaincue que j'arriverai à retrouver le punch du début, la barque est plus facile à mener. Concernant l'erreur que tu croyais avoir remarqué (héhéhé), je t'ai expliqué que ce n'en était pas une mais je n'en dirai pas plus ici, tu auras des explications à ce sujet lors d'une très prochaine conversation Harry/Hermione. pour le chapitre 19, j'avoue que j'avais oublié que je devais faire un détour par chez les Malfoy, pfff, je sais, c'est honteux et pourtant c'est pas faute d'essayer de suivre mon canevas initial mais j'ai déjà écrit tellement plus que ce que j'avais prévu que je m'y perds un peu. mais j'ai rectifié et le blondinet a enfin fait son entrée dans l'histoire (tadaaaam tambours et trompettes !) Le Snake's Spit, j'en parle dans le chapitre 1 de Luna et moi mais en gros, c'est une espèce de bar/maison de passe de l'Allée des Embrumes. Ron est craquant, je sais je sais, mais il n'est pas à vendre ! Non mais... :p Le match c'est pour tout de suite, vi vi et évidemment, Gin va être géniale ! Bonne lecture, bisous !

Servane: Non, tu n'as pas mal lu, Hermione est toujours vierge... Ca m'étonne d'ailleurs que il n'y ait quequatre reviews sur les 13 pour ce chapitre qui en parlent (dont la tienne) j'étais tellement persuadée qu'on allait m'incendier pour cette "petite" révélation...Je te rassure, il y a bien sûr une explication à ça et tu ne devrais pas tarder à en savoir un peu plus. Ravie que tu apprécies Ginny dans le chapitre 18, j'essaie de rester fidèle à ce qu'en a fait JKR mais comme toi, je la trouve un peu trop solide comme un roc depuis le tome 5 (et particulièrement dans le tome 6). Les Weasley tous de grands pervers ? Moi aussi, j'espère bien ! Et je vais faire tout pour :) Hagrid qui fait de gros bisous baveux à Harry, ça ne te plaît pas comme réconfort ? Mmmh, je vais devoir chercher quelqu'un d'autre alors... peut-être que Snape voudra se dévouer. Merci pour tes commentaires sur les "détails" de l'histoire, j'avoue que j'adore divaguer un peu sur les autres personnages et j'adore Arthur Weasley ! Le chapitre était moins sombre, c'est normal, c'est le w-e, les méchants se reposent... Ron, grand seigneur, oui, tout à fait... tant qu'Hermione reste encore "terre inconnue", il garde ses bonnes manières et son sang froid. Après, je ne promets plus rien... (et on revient sur le laïus "Weasley tous pervers" yeaah !). Pour le chapitre 19, il n'y a pas de raison de t'excuser, le chapitre a quand même mis 15 jous avant d'être publié (mais je me disperse un peu en ce moment) maistes reviews, même si elles sont TRES appréciées n'arrivent jamais trop tard.Moi aussi, j'aime Draco, c'est un personnage très riche (et je ne parle pas de sa fortune personnelle) et j'adore les antagonismes entre lui et le trio, d'ailleurs à ce sujet, je me répète, mais j'adore ce que vous en avez fait dansLe prix de la trahison ! Ron commence à avoir du mal à contrôler ses pulsions, le pauvre, mais je le sens très inhibé par rapport à certaines choses, peut-être à cause de l'image de la mère que lui renvoie Molly et qui fait qu'il y a des endroits "tabous". Dans ma tête, une chambre d'enfant est un endroit "tabou" pour Ron mais c'est certain que ça ne l'aide pas. en fait, plus je développe ma fic, plus je crois que Ron va laisser tomber Hermione pour filer le parfait amour avec Pattenrond, ces deux là sont faits l'un pour l'autre, c'est évident ! En fait, la longueur de mes chapitres tient de mon inspiration (ou non), j'essaie de taper tous les jours au moins un paragraphe à mes fics en cours et quand tout se passe bien, les paragraphes se succèdent donc ça coule tout seul. Mais ce n'est pas vraiment un secret, c'est plus un envie d'écrire qui me démange pour l'instant, donc ça ne durera peut-être pas. Bisous, bon courage pour tes fics !

Faeris: Waouh que de reviews ! Merci :) je suis ravie de lire que l'histoire te plaît. Pour le mariage de Harry et Hermione, il y aura une solution acceptable pour tous, n'aie crainte. Oui, Ron et Hermione forever, je suis tout à fait d'accord ! L'histoire ne va pas s'arrêter de sitôt, j'espère que la suite te plaira. Bises!

Louve 26: Eh non, Harry et Mione ne sont pas prêts pour la prochaine édition de l'Ile de la Tentation (et c'est tant mieux pour eux !). Hermione en coton blanc, je sais, c'est tristoune... mais Ron va reprendre les choses en main, rassure-toi ;) La suite, la suite, la suite: la voilà ! Bises :)

virg05: Rhooo, tu veux mettre le pauvre Harry à l'asile ! Méchante ! mais non, les élèves de Poudlard ne risquent rien, ils ont déjà cour avec Rogue alors... Le match c'est pour tout de suite, oui, oui, c'est juré ! Bonne lecture ;) Bises !

Emma & Danaé: Merciii pour vos toujours si gentilles reviews! Je suis comme vous, je crois que poudlard ne peut faire que du bien à notre pauvre balafré.Et pour la conversation entre Gin et Hermione, elle aura lieu, n'ayez crainte (mais dans le prochain chapitre). Vivement dimanche ? Euh, je suis rentrée un peu tard hier donc c'est plutôt lundi, valaa. Bisous !

Chloé: Les aventures de Freaky Potter, ça en jette comme titre ;) J'étais en effet à deux doigts de prolonger la scène de jalousie d'Harry et de le pousser à être plus violent avec Ginny, mais est-ce vraiment nécessaire de noircir encore plus le trait ? Pas vraiment l'impression, il est déjà assez mal barré comme ça ! Quand j'ai lu ta review, j'avais déjà fini d'écrire le chapitre 19 et j'ai eu un petit stress en me disant que ce n'était pas très bon et qu'il faudrait peut-être que je le retravaille, histoire de garder le niveau... Et puis, je me suis dit que je ne publiais pas une oeuvre appelée à me survivre pendant des siècles et que donc, une fois que ce que j'avais à dire était dit et que je respectais mon schéma de base, il fallait foncer. Donc, je m'excuse par avance si certains chapitres sont moins bons que d'autres, j'en suis consciente quand je me relis mais j'essaie juste de raconter l'histoire que j'ai en tête, si le style est bon, tant mieux... ;) Harry à Poudlard: va-t-on voir Rogue pointer son énorme nez aux pores dilatés ? OF COURSE ! Voilà, merci pour ton soutien (même si je flippe un peu) et bonne lecture ! Bisous :)

Aiglus: Harry te fait presque pitié ? C'est une très bonne nouvelle ! Franchement, je sais que je suis cruelle avec lui et qu'il est ô combien ambigu mais j'ai vraiment envie de le défendre, le Survivant. Marrant, tu es comme moi, soulagé qu'il n'y ait pas eu "consommation" du mariage. J'ai déjà tellement de mal à imaginer Harry avec Hermione (même en admettant que c'est mon postulat de départ) que je ne pouvais pas me mentir au point d'imaginer leur nuit de noces. Hermione est à Ron point barre ! Le match de quidditch, c'est (enfin) pour ce chapitre et les réactions des Weasley, je vais avoir trois chapitres pour les développer... il leur faut bien ça aux rouquins ! Merci de trouver le titre "classe", c'est vrai qu'il donne beaucoup en anglais qu'en français ;) Bisous et bonne lecture !

Et donc, après un trop court w-e aux Pays-Bas (qui s'est fort bien passé, merci), voici la suite:


"Rick!Je te cherchais partout!"

Une tornade rousse portant la robe orange et le bermuda lacé marqués aux insignes des Canons de Chudley venait de traverser en courant le vestiaire réservé aux joueurs. A l'autre bout du vestiaire, attachant méthodiquement toutes les boucles et tous les rivets qui retenaient ses jambières de protection en cuir, un jeune homme brun de taille moyenne mais d'allure athlétique, évitait très manifestement de regarder dans la direction de la voix qui l'appelait.

Ginny Weasley, puisque c'était bien elle la tornade en question, eut vite fait de rejoindre son capitaine qui refusait toujours de lever les yeux.

"S'il-te-plaît… il faut qu'on parle, Rick, tu ne peux pas me faire la tête éternellement!"

Richard Alexander Grubbs, après avoir vérifié la solidité de ses jambières, s'attaqua aux lacets qui fermaient le corset matelassé qu'il portait sous son maillot.

Ses mains étaient devenues moins habiles à présent que sa nouvelle poursuiveuse s'était assise à côté de lui, sa cuisse collée contre la sienne.

Des images de la soirée d'hier lui revenaient en flash tandis qu'il peinait à nouer tous les petits liens qui devaient comprimer au maximum son corset.

Ginny avec ses cheveux détachés pour seul vêtement, ondulante, gémissante, offerte… pour lui, rien que pour lui.

Et puis un cri avant le silence et la raideur précédant le trou noir… "Oh mon Dieu, Harry!"

Harry…

Rick était certain d'avoir bien entendu, Ginny avait beau nié avoir crié, avoir juré qu'il avait rêvé, que c'était sa faute à elle s'il avait été inconscient, que c'était sans doute une manifestation de magie sans baguette, que c'était à cause de son excitation, à lui ou à elle, qu'un des deux devait avoir lancé un sort sans le vouloir...

Des mensonges, rien que des mensonges!

Rick savait qu'il n'était pas assez doué pour lancer de sort sans baguette… Il n'était pas allé à Poudlard justement parce que ses dons en sortilèges étaient vraiment médiocres. A deux doigts d'être un cracmol avait annoncé le médicomage consulté par son père des années auparavant.

Il s'était consacré à son balai, le seul don qu'il semblait réellement posséder, comme si les deux doigts de magie subsistant en lui s'étaient concentrés dans son aptitude à voler.

Il y avait des centres de formation pour les sorciers comme lui, inapte à prononcer une formule magique mais stupéfiant une fois dans les airs. Il avait suivi pendant cinq ans les entraînements de Graham Richardson au centre sportif de Birkenhead.

Il en était sorti un an plus tôt que tous les autres stagiaires, en partie à cause de son incroyable capacité à anticiper toutes les tactiques de jeu mais surtout parce qu'après être sorti simultanément avec la moitié des joueuses des Harpies de l'équipe de Holyhead voisine du camp de formation, il était urgent qu'il prenne le large.

Bien qu'il n'ait pas à l'époque les 17 ans obligatoires pour jouer en professionnel, les Canons de Chudley avaient été heureux de pouvoir bénéficier de l'impatience du jeune homme à mettre de la distance entre les Harpies et lui.

Après avoir joué sa première saison comme attrapeur, il avait vite montré que le jeu collectif était plus son rayon et était devenu dès sa deuxième saison le poursuiveur vedette de l'équipe de Chudley.

Sa troisième saison l'avait désigné comme meilleur joueur de la ligue professionnelle de quidditch britannique et lui avait valu ses galons de capitaine.

C'est au cours de sa quatrième saison que Ginny Weasley était entrée dans l'équipe réserviste des Canons.

Le couronnement de sa cinquième saison n'avait pas été, selon lui, les places gagnées par les Canons au classement national mais plutôt le fait qu'après un an de drague acharnée, Ginny Weasley avait enfin cédé à ses avances.

Et depuis les quatre mois que durait leur liaison, Richie Magic Grubbs avait la sensation d'être le plus chanceux des hommes. Même si Ginny préférait garder leur relation secrète et même s'il avait eu du mal à comprendre l'individualisme de sa si fougueuse compagne, il savait que rien au monde ne l'avait préparé au bonheur d'être aimé par une fille pareille.

Et rien n'avait troublé sa félicité jusqu'à présent, la clandestinité de leur liaison rendant même leurs étreintes encore plus intenses et sauvages.

Tout était parfait jusqu'à hier…

Et maintenant, il y avait ce "Oh mon Dieu, Harry!" qui venait tout gâcher!

Ce Harry, il savait qui il était, il n'était pas stupide! Même si Ginny était restée très vague sur sa jeunesse à Poudlard, il avait quand même lu la gazette à l'époque du tournoi des Trois sorciers, en partie parce qu'il voulait savoir comment se débrouillait Viktor Krum contre qui il rêvait de jouer.

Harry Potter… le tombeur du Mage Noir, l'Elu, le Survivant… Il avait lu tous les récits à propos du garçon à la cicatrice en se passionnant pour ses aventures, un peu comme il dévorait les livres de Lockart, simplement friand d'une bonne histoire.

Potter était proche des Weasley, racontait un article de Sorcière Hebdo, il avait même été ami avec le plus jeune frère de Gin, il n'y avait donc rien d'étonnant que la jolie poursuiveuse soit une intime de Potter. Mais ce que Ginny avait toujours refusé de lui dire, c'était jusqu'à quel point ils avaient été intimes.

C'était un des nombreux sujets auxquels la jeune fille ne donnait pas de réponses. Elle lui avait confié un jour qu'elle avait vécu deux vies, la première avait pris fin le jour où elle était entrée comme réserviste chez les Canons et il n'avait plus rien à en dire. La deuxième lui serait consacrée…

Et Rick s'était surpris à vouloir la croire et à accepter ses zones d'ombre sans poser de questions.

Mais il était conscient tout au fond de lui que la première vie de Gin appartiendrait toujours à un autre. Si cet autre était Potter, il ne fallait pas se duper, il ne faisait pas le poids!

"Rick, c'est stupide! Tu vas devoir donner tes instructions à l'équipe dans quelques minutes… Je ne peux pas jouer si tu refuses de me parler."

Oh non, il n'était pas de taille à se mesurer à un type comme Potter, il en était bien conscient. Mais, jusqu'à preuve du contraire, c'était lui que Ginny suppliait en ce moment même. Lui, pas Potter!

Pour la première fois depuis qu'elle était venue s'asseoir à ses côtés, Richard Grubbs jeta un œil à la jeune poursuiveuse dont il était en peu de temps tombé amoureux.

"Gin… tu me maintiens que tu n'as rien d'autre à me dire à propos d'hier soir?"

La rousse balaya d'un geste les longues mèches qu'elle n'avait pas encore pris le temps de tresser et appuya sa main contre la joue de son capitaine.

"Il n'y a rien, Rick… Rien qui soit important pour toi, ou pour moi, fais-moi confiance."

Le jeune homme plongea ses yeux sombres dans ceux de Ginny, reflet de son âme disait-on…

Dans les yeux bruns de Ginny Weasley, il y lisait de la crainte mais surtout de la détermination. Il voulait avoir confiance en elle.

"D'accord Gin…" Il vérifia une dernière fois son corset avant d'enfiler son maillot et la robe flottante coordonnée. "Va rejoindre l'équipe. Je vais vérifier la composition des Crécelles et je viens vous faire mon petit discours."

Ginny hocha la tête et se redressa pour regagner la salle de repos où les autres répondaient sans doute déjà aux questions du journaliste du Q.Q.Q (le Quotidien de Qualité sur le Quidditch) mais avant qu'elle n'ait eu le temps de quitter la pièce, Rick la rattrapa par le bras et la rapprocha doucement de lui.

"Je t'aime. Je me fous de savoir ce qui s'est passé hier soir si tu m'aimes aussi."

La jeune fille détourna la tête pour aller lover son front au creux du cou de son amant.

"Oui, je t'aime aussi, Rick…"

Grubbs lui embrassa furtivement le front avant de se détacher d'elle.

"File, ma belle, j'arrive tout de suite pour le sermon!"

Rick contempla un instant la silhouette féline de la jeune poursuiveuse qui atteignait la porte du vestiaire mais, sans doute distrait par le balancement de ses hanches, il n'aperçut pas le rapide mouvement de sa main écrasant sur sa joue une larme orpheline.

Hermione avait insisté pour m'offrir un épouvantable couvre-chef vendu à la boutique officielle des Canons. Il était composé d'un énorme boulet de canon en laine brodé des C oranges entrelacés de l'équipe de Chudley et d'une visière transparente orange.

J'avais protesté, j'avais juré atrocement à l'en faire rougir, j'avais même menacé de lui jeter un sort si elle insistait mais elle avait tenu bon, prétextant qu'un vrai supporter comme moi devait faire honneur à son équipe favorite.

Devant ses jolis yeux noisette et son sourire pétillant, j'avais cédé, à la condition expresse que je ne sois pas obligé de le porter pendant tout le match.

Elle avait plissé le nez et froncé les sourcils, semblant très fort réfléchir à ce qu'elle devait répondre à mon opposition, puis, décochant un clin d'œil à la vendeuse, elle avait claqué sa main contre ma paume en disant "Tope-la".

J'avais fait moi aussi claquer ma main, puis avait tendu les trois plus grands t-shirts oranges que j'avais déniché dans l'aubette à la vendeuse toujours hilare.

En rejoignant à petit trot, pour éviter les supporters du camp adversaire, l'espace réservé au boire et au manger qui correspondait en gros à un tiers de la plaine à l'extérieur du stade, j'avais la fâcheuse impression, avec mon boulet de canon sur la tête, d'être une espèce de champignon pas vraiment comestible, malade d'avoir poussé trop vite.

Je me sentais un poil ridicule mais Hermione éclatait de rire à chaque fois qu'elle levait les yeux vers moi, c'est-à-dire, toutes les trente secondes. C'était agréable de l'entendre rire, j'acceptai donc de porter son cadeau jusqu'à ce qu'on rejoigne ma tribu, à la promesse non négociable que je m'en débarrasse avant que mes frères ne me voient avec.

En évoquant mes frères, j'avais bien perçu un subtil mouvement d'arrêt chez Hermione, mais elle savait qu'il était bien trop tard pour faire demi-tour et que, comme le disait le proverbe: "Quand la potion est tirée, il faut la boire!"

Il était convenu avec mon père que nous nous attendions tous au comptoir des Compagnons du Gai Canon, le débit de boissons réservé aux amis des Canons de Chudley.

Arrivé au chapiteau de la buvette, je reconnus sans peine une paire de tignasses du même roux que le mien parlant haut et fort à la barmaid portant un minuscule tablier aux couleurs des Canons.

Je m'empressai de cacher mon chapeau avec le reste de mes achats et posai ma main sur l'épaule d'Hermione avant d'avancer en direction de mes satanés frères.

"Hey, mon cher jumeau, dis-moi que ma vue me joue des tours! Ce n'est pas notre vénéré petit frère que je vois en si charmante compagnie…"

"George, mon vieux…"

"D'une heure seulement, estimé cadet, d'une heure seulement…"

"Certes, estimable aîné, certes… Je crois que tu as tout à fait raison, c'est notre petit Ronnie!"

"Avec une fille, Fred, avec une fille!"

"Et pas n'importe quelle fille, George! Notre Ronnie nous amène Hermione…"

"OH, la ferme vous deux!"

"Hélas, mon brave jumeau, trois fois hélas… Notre petit frère ne sait toujours pas se tenir en compagnie…"

"Même si la compagnie est charmante!"

"Charmante, comme tu dis, mon bon Fred, véritablement charmante!"

Il n'avait suffit à mes frères que quelques compliments même pas subtils pour que je remarque le soulagement sur le visage d'Hermione.

Maudits branleurs!

"Ronnie, nous pensions nous cacher avant ton arrivée…"

"…parce que, avec notre nouveau statut, on doit surveiller nos fréquentations, tu comprends."

"Mais, tu nous as offert mieux que le soleil aujourd'hui!"

"…qui tape pourtant bien fort, cher George, tu devrais te mettre un peu à l'ombre."

"Tu dis vrai, Fred, tu dis vrai. Il ne faudrait pas que j'abîme ce qui fait notre succès!"

"Tout à fait, mon jumeau, tout à fait… et Merlin sait que notre succès est immense."

"Immense!"

"Immense!"

"Stop! Le spectacle est fini, les gars… On dit bonjour à Ron et à Hermione et on fait de la place à son grand frère!"

"BILL! Notre honoré…"

"…honorable…"

"… et illustre…"

"…frangin!"

"La paix vous deux, j'ai dit!"

"D'accord!"

"Compris!"

Même après toutes ces années, j'étais bluffé par le pouvoir que Bill détenait sur mes frères. Ils le craignaient même presque plus que Charlie, qui pourtant était le plus balaise et le plus taciturne de nous tous.

J'avais toujours un pincement de jalousie quand je contemplais le profil énergique de notre aîné, son sourire toujours charmeur, ses dents éternellement blanches, ses cheveux longs et sa boucle d'oreille qui lui donnait le côté frondeur mais viril qui avaient fait fondre bien des filles avant Fleur, son actuelle fiancée avec qui il se plaisait à jouer aux ruptures/retrouvailles au risque de rendre ma mère chèvre.

Ca m'énervait à présent de voir Hermione décerner à Bill le sourire radieux que je ne croyais réservé qu'à moi…

"Hermione, mes frères sont des andouilles mais je dois reconnaître qu'ils ont raison, tu es vraiment ravissante!"

Gnah gnah gnah…

Je sentais mon sang faire de gros bouillons dans mes veines et mes oreilles chauffer.

Bill se pencha vers Hermione qui en quelques minutes avait échappé à la pression de ma main et s'était retrouvée ceinturée par Fred et George, puis il déposa légèrement un baiser sur sa joue.

Je l'entendis chuchoter à l'oreille de mon amie: "Papa nous a dit que tu viendrais avec Ron… Il ne faut plus rester aussi longtemps sans nous voir, Mignonne."

Oh putain, Mignonne? J'avais bien entendu Mignonne?

Mais j'allais lui démolir le portrait moi, à la gravure de mode!

J'allais l'éparpiller façon puzzle à tel point que Fleur ne reconnaîtrait plus son PooOoovre chairiii.

Et il osait me sourire après ça, l'enfoiré! Il fixait ses petits yeux de traître sur ma face rougissante de sombre abruti!

"Fred, George, offrez donc un verre à Hermione, j'ai un mot à dire à ce cher Ronald…"

Les jumeaux passèrent chacun un bras autour des épaules d'Hermione et la poussèrent en direction du comptoir.

Je restai seul avec Bill, coincé entre le piquet du chapiteau et le torse musclé de mon grand frère.

"Ron, ce que tu fais est très bien, je suis très fier de toi et les parents aussi, mais je dois te prévenir que Gin n'a pas été enchantée du tout hier soir quand papa lui a dit que tu avais demandé une place pour Hermione… Prépare-toi à ce qu'elle te pende une gueule pas possible…"

J'évitai de croiser le regard de mon frère. "Ok… C'est tout?"

Il appuya son bras contre le mien et me poussa un peu plus loin jusqu'à ce que je sois hors de la vue de mon amie.

"Hermione ne pose pas de problèmes, nous savons qu'elle souffre aussi de l'éloignement avec la famille. Mais les parents ont eu assez de mal à accepter que tu sois parti à cause d'elle sans qu'il n'en reste une petite rancœur. Papa étant papa, il ne dira rien, mais sois gentil avec maman aujourd'hui… Compris Ronnie?"

"Oui, compris."

J'allais me dégager pour rejoindre Hermione et le duo infernal quand je sentis la main de Bill se refermer une fois encore sur mon bras.

"Petit frère, je t'aime mais tu me fais peur…"

"Peur, pourquoi?" lui demandai-je avec surprise.

"Parce que tu te comportes avec cette femme comme si elle était ta propriété privée… Elle ne l'est pas, fais gaffe à toi, je ne voudrais pas te voir décamper à nouveau…"

Je poussai un petit soupir offensé. "Bordel, arrêtez tous de croire que je vais me briser en mille morceaux. Hermione est mon amie, un point c'est tout!"

Bill se racla la gorge et haussa un sourcil amusé. "Une amie? Pourtant tout à l'heure, j'ai cru que tu allais m'écorcher la peau du visage, simplement parce que je disais bonjour à ton amie. Si tu veux être un bon Auror, Ron, tu vas devoir apprendre à mieux dissimuler tes émotions."

Je donnai un coup de pied dans un tabouret devant moi. "Ok, peut-être un peu plus qu'une amie… Mais si tu la touches, je t'assure que grand frère ou pas, je te réduis en miettes." grondai-je entre mes dents.

"Ne me tente pas, Ronnie… Attendons que Charlie soit de retour pour lancer le combat de coqs, ce sera plus amusant!" me lança-t-il en m'ébouriffant les cheveux.

J'allais essayer à mon tour de décoiffer sa chevelure structurée quand George vint se pousser entre nous deux.

"Les frangins, papa vient d'arriver, il faut qu'on entre dans le stade tout de suite, Percy a perdu Neville Londubat!"

Nous nous faufilâmes entre les sorciers qui formaient des files déjà plus ou moins imbibées au comptoir. Papa était en grande conversation avec Hermione tandis que Fred examinait la foule à l'aide de ses multiplettes dans l'espoir de retrouver les deux égarés.

"P'pa!" saluai-je mon père en lui tapotant le dos.

"Oh bonjour, Fils. Je disais à Hermione que c'est vraiment une très belle journée et qu'il fallait absolument qu'elle nous accompagne au Terrier après le match!"

Je regardai mon amie me jeter des regards désespérés en formant un non muet entre ses lèvres.

J'aurais peut-être dû l'avertir avant que maman avait prévu une petite fiesta après le match… Il semblait qu'il n'y aurait pas qu'avec Ginny que j'aurais des problèmes aujourd'hui.

Nous avions quitté les Compagnons du Gai Canon pour nous mêler aux sorciers qui prenaient la direction des gradins.

"Je ne comprends pas comment Londubat a pu transplaner à l'intérieur du stade! Je croyais qu'il y avait des protections placées partout aux alentours du terrain."

Tout le monde se retourna vers Fred qui fixait un point au loin avec les multiplettes.

Bill lui prit l'appareil des mains et le pointa à son tour vers l'endroit que Fred venait de désigner.

"Oh Merlin, tu as raison, c'est lui! Et il a transplané en plein milieu des places réservées aux supporters des Crécelles! Si j'étais à sa place, j'enlèverais vite cette écharpe et je cacherais ce fanion, il va se faire étriper!"

Chacun à notre tour, nous jetâmes un œil dans les multiplettes pour voir un Neville en fâcheuse posture.

Hermione fusilla du regard Fred et George qui s'amusaient à repasser en boucle le passage où Neville se faisait détricoter son écharpe par une sorcière en maillot vert de deux fois son poids.

"Mais on ne peut pas le laisser ainsi? Il faut faire quelque chose!" insistait mon amie.

"Il n'y a rien à faire pour l'instant, nos places sont à l'opposé, les sorciers de la sécurité ne nous laisseraient jamais passer." répondit mon père en soupirant.

"Où est Percy?" demandai-je à mon père.

"Il est déjà dans le stade, il était aller voir à l'intérieur où se trouvait Neville."

"Mais comment savait-il qu'il était perdu?"

"Ils étaient sensés venir de Sainte Mangouste ensemble mais Neville a disparu avant que le portoloin ne s'active. Percy était certain de l'avoir entendu crier Chudley avant de disparaître."

"Sainte Mangouste? Qu'est-ce notre cher Wistily faisait à Sainte Mangouste, P'pa?" lança George.

Mais notre père ne répondit pas. Les barrières qui donnaient accès aux gradins venaient de s'ouvrir et c'était à nouveau la ruée pour occuper les meilleures places sur les bancs des supporters des Canons.

Bill fut le premier à remarquer Percy et tout le monde le suivit pour le rejoindre.

Fred et George se moquèrent de la tenue austère de notre frère qui avait simplement accroché une cocarde au revers de la robe qu'il portait au Ministère et insistèrent pour colorer les montures de ses lunettes en orange.

Hermione récupéra les lunettes de Percy des mains de George et vint s'installer à ses côtés pour lui parler d'un dossier du Département de contrôle et régulation des créatures magiques.

Mais ils furent obligés d'interrompre leur conversation quelques instants plus tard quand un sorcier à la voix amplifiée par le Sonorus annonça le début du match.

Puisque les Canons n'avaient pas de mascotte dans leur équipe, il avait été décidé que la mascotte des Crécelles, un farfadet assez ronchon, ne ferait de numéro qu'en cas de victoire, ce qui l'avait rendu encore plus ronchon.

Après les quelques messages publicitaires chantés par un trio de jeunes sorcières blondes, le commentateur déclara qu'on allait accueillir l'équipe des Crécelles de Kenmare, en provenance de la verte Irlande.

A cela, les supporters des Canons, moi y compris, poussèrent des cris d'oiseaux en battant grossièrement des avant-bras tandis que les supporters des Crécelles brandissaient leurs harpes en se tapant le poing contre le torse.

Sur le terrain, vêtus de vert de la tête aux pieds, l'équipe des Crécelles faisait son entrée.

En utilisant les multiplettes de Fred, je pouvais lire les noms des joueurs en même temps que le commentateur les claironnait.

Bodicea Cormack, poursuiveuse, Vincent O'Grady, poursuiveur, Martin Cormack, poursuiveur, Lucille Mc Keegan, batteuse, Peter Kiley, batteur, William O'Keefe, gardien et enfin Ulysses Joyce, attrapeur ET capitaine.

A l'énoncé de ses vedettes les gradins réservés aux Irlandais résonnèrent d'une grande clameur provenant des harpes des supporters.

Le commentateur dut menacer d'ajourner la rencontre pour que la musique se calme enfin.

L'impatience grondait dans nos rangs et ce fut un vrai délire de cris de joie quand il annonça enfin que l'équipe des Canons pénétrait sur le terrain.

Je n'avais jamais été aussi fier de soutenir les Canons qu'aujourd'hui! La moitié du stade scandait le nom des joueurs, devançant même le commentateur.

THOMAS SULLIVAN, GARDIEN, STEPHEN Mc CAULEY, BATTEUR, JOHNNY BURREL, BATTEUR, MATILDA JENKINS, ATTRAPEUSE, JOAN HILLWOOD, POURSUIVEUSE, ASHLEY SIMMONS, POURSUIVEUSE…

Il y eu un grand silence dans les rangs orangés quand ma sœur vint se poser sur le terrain à côté de Joan Hillwood.

Tous les regards se fixèrent sur la mince silhouette de Ginny balayée par la tresse serrée de ses cheveux roux, puis toutes les têtes se tournèrent vers la tribune où le commentateur se racla la gorge avant de reprendre son annonce.

"ON ME DIT A L'INSTANT QUE MADAME SIMMONS NE JOUERA PAS AUJOURD'HUI CAR ELLE ATTEND UN HEUREUX EVENEMENT. ALORS, FELICITONS MADAME SIMMONS ET ACCUEILLONS SA RAVISSANTE REMPLACANTE, LA DEJA TRES POPULAIRE GINEVRA WEASLEY, POURSUIVEUSE!"

Tous mes frères, mon père et moi-même poussâmes des hurlements d'exultation en lançant en l'air nos cocardes et nos écharpes et en jetant un coup d'œil à ma gauche, je fus heureux de constater qu'Hermione battait des mains en poussant des petits cris de joie.

Autour de nous, la liesse redoubla mais ce n'était pas pour saluer le premier match de ma petite sœur.

Richie Magic Grubbs venait d'apparaître sur le terrain.

Le stade entier poussait des acclamations de triomphe, ce qui n'était pas étonnant du côté des Canons mais l'était beaucoup plus venant des Crécelles.

Il faut dire que le bonhomme avait du succès et du talent, c'était sur ses seules épaules que reposait la remontée spectaculaire des Canons dans le classement national, passant de l'avant dernière place à la 6e, en un an, puis grappillant les points pour se stabiliser à une excellente 4e place depuis le début de l'année.

Même si la composition de l'équipe rajeunie des Canons était très méritoire, le dynamisme de leur capitaine avait fait la différence.

La foule hurlait son nom et de très jeunes sorcières soulevaient leurs robes au passage de Grubbs qui gratifiait le stade d'un petit vol de chauffe.

Un nouveau coup d'œil à ma gauche me fit rougir de plaisir en capturant un regard furtif d'Hermione dans ma direction.

Ca ressemblait tout doucement au plus beau jour de ma vie!

Mais l'arbitre venait à son tour de se poser dans le cercle où était placée la boîte contenant les différentes balles du jeu.

A son coup de sifflet, un sorcier en sortit le souafle qu'il lança au capitaine des Crécelles qui avait remporté le tirage au sort.

Ulysses Joyce n'étant pas poursuiveur, il fit une passe courte à la sœur Cormack qui s'éleva dans le ciel en tenant contre elle la balle de cuir.

Ce qui déclencha le deuxième coup de sifflet de l'arbitre qui libéra les cognards et marqua réellement le début de la rencontre.

Les deux équipes avaient déjà pris une fameuse hauteur quand au troisième coup de sifflet ce fut enfin au tour du vif d'or d'être délivré.

La partie devint très vite inégale. Le duo de poursuiveurs que constituait Grubbs et Gin se passait sans arrêt le souafle sans vraiment laisser la possibilité aux Crécelles de prendre possession du ballon.

Les poursuiveurs irlandais avaient beau couvrir tout le terrain en formant de grande diagonale d'un côté à l'autre de buts, on aurait dit qu'ils volaient toujours un dixième de seconde moins vite que les poursuiveurs des Canons.

Gin m'épatait tout particulièrement, elle choisissait des trajectoires risquées pour tromper la vigilance du gardien vert qu'elle effectuait avec une vitesse époustouflante, même pour son Comète 520.

Au bout d'une demi-heure de jeu, les Canons menaient 110 à 30. L'équipe avait non seulement de bons poursuiveurs mais aussi un gardien très attentif, ce qui n'était pas vraiment un exploit puisque le souafle venait rarement jusqu'à ses buts.

Chez les Crécelles, Ulysses Joyce, le capitaine, dépensait beaucoup d'énergie à incendier ses partenaires d'ordres et de contre-ordres pour essayer tant bien que mal de trouver une stratégie qui déroute les Canons.

La batteuse des Crécelles était la seule à continuer de renvoyer les cognards sans tenir compte des instructions de son capitaine. Son acharnement fini même par payer quand elle réussit à mettre K.O la poursuiveuse des Canons qui parvint tout juste à diriger son balai vers le rectangle au sol avant de tomber dans les pommes.

Devant l'incident, les supporters entonnèrent l'hymne des Canons pour saluer la rentrée aux vestiaires de leur joueuse.

Voyant que la subtilité n'avait pas payé, Joyce, le capitaine des Crécelles, désigna à ses batteurs la prochaine cible à abattre: Rick Grubbs.

Entretemps, les Canons avaient tenté de contrer leur handicap en bombardant littéralement les buts adverses mais le gardien semblait avoir un regain d'énergie et couvrait les trois cercles avec ténacité.

Au bout d'une heure de poursuite obstinée, le score était de 190 pour les Canons à 120 pour les Crécelles.

L'épuisement commençait à se faire sentir chez les Canons et les Crécelles se sentaient prêts enfin à récolter les fruits de leur travail de sape.

La situation sembla tourner définitivement à l'avantage des Crécelles quand Grubbs se ramassa simultanément les deux cognards en pleine poitrine.

Il suffoquait visiblement mais malgré les coups de sifflet et les signes de l'arbitre, il refusait de regagner le sol.

C'est à ce moment là que j'aperçus Ulysses Joyce filer comme une flèche dans le sillage d'un petit point étincelant. Il avait aperçu le vif d'or.

Les Canons n'avaient pas assez de points d'avance pour espérer remporter le match, c'était fichu!

Mais avant que Joyce n'arrive à rattraper le vif d'or, je remarquai au loin le tournant que Gin venait de prendre sur son étonnant balai.

Elle laissa tomber le souafle qu'elle tenait alors en main et fonça dans la direction opposée de celle de Joyce.

L'attrapeur irlandais ne vit pas directement arriver sur lui la silhouette crispée de ma sœur.

Effectuant un parfait looping, Ginny parvint à se mettre à la hauteur de Joyce qui, certainement surpris de la voir si proche, fit très légèrement dévier son balai.

Le changement de direction avait beau être léger, il fut tout à fait suffisant pour que Gin ait le temps de rejoindre le vif d'or et de refermer sur la petite balle ailée la main de la victoire.

L'arbitre balança le coup de sifflet final et les deux équipes atterrirent dans le grand rectangle sous les acclamations des supporters oranges et les huées des Irlandais.

Sur le terrain, ma petite sœur avait été soulevée du sol par les membres valides de son équipe et serrait fortement dans sa main droite le vif d'or toujours frétillant tandis qu'elle appuyait contre sa poitrine le balai que je finis enfin par reconnaître.

C'était un Eclair de feu, c'était le balai d'Harry!

Valaa, j'avais dit update dimanche ou lundi, c'est encore lundi pour une vingtaine de minutes donc je suis dans les temps !

Prochaine update: "La Mission de Ronald Weasley"

En attendant, allez lire "Le prix de la trahison" de Servane et Magystra, c'est excellent !

Bises à tous!