My gosh.
Je suis sensée bosser comme une malade ma bio pour demain, je connais pas du tout mon cours, et c'est donc pour ça… que je me retrouve à poster du HP sur le net.
Je me sens mal.
Deux choses à dire :
- Le blog maksstories. skyrock. com a été mis à jour
- Je posterai bien plus souvent que le journal de Poppy mais sur un autre compte : MandM's, ou un truc du style, je sais plus. Le nom de la fic est « Thé, Cupcakes et plus si affinités », et je l'écris à 4 mains avec Menthe Sauvage.
Je dis ça non pas pour me faire de la pub (fin si un p'tit peu quand même), mais surtout et avant tout pour que vous compreniez bien que je ne suis pas encore morte et réduite en bouillie par la prépa.
Mots-clé : pas encore.
Bonne lecture !
Samedi 18 septembre 1971
7h03
J'ai passé la pire nuit de ma vie.
Ca a commencé à trois heures du matin. J'entendais des petits tapotements sur la vitre de ma chambre, mais je me suis dit que ça devait être le vent.
L'insistance des tapotements m'a laissé penser que c'était peut-être un oiseau qui essayait de se suicider en se cognant dessus, mais n'étant pas particulièrement fan des animaux, ça ne m'a pas perturbée.
Par contre, quand un immense « CLANG ! » a résonné dans ma chambre et que ma vitre a explosé, je me suis dit qu'à moins que ce ne soit un hippogriffe suicidaire, il y avait quelque chose de pas net qui se tramait.
J'avais raison. Tu sais qui c'était, cher journal ? C'était Patrick.
- Non mais vous êtes pas bien, vous ? ai-je chuchoté très fort à travers la fenêtre – il était en contrebas, avec un bouquet de fleurs dans les mains. Vous avez vu l'heure ?
- Non, a-t-il répondu. J'ai mis du temps à me décider à venir, c'est pour ça.
- Vous auriez mieux fait de vous décider à vous coucher.
- Je ne peux pas ! Vous m'empêcher de dormir !
J'ai été un peu déboussolée.
- …je ronfle si fort que ça ?
- Non ! Je pense à vous et cela me maintient éveillé !
J'ai été rassurée dans un premier temps – ouf, je ne ronfle pas – puis choquée.
- A moi ? Vous pensez à moi ? Mais vous êtes fou !
- Non, juste fou amoureux.
Mécaniquement, j'ai listé dans ma tête toutes les potions susceptibles de le débarrasser de cette maladie, puis je me suis rendu compte que ce n'était pas d'une maladie qu'il parlait… mais de moi.
- C'est pas de l'amour, Flew, c'est de l'obsession. Retournez vous coucher.
- Je peux monter chez vous ?
- Non !
- J'ai voulu vous réveiller délicatement en envoyant des petits cailloux contre votre fenêtre, mais comme vous ne veniez pas, j'ai envoyé ce rocher…
- Vous allez me rembourser la fenêtre, Flew. Vous connaissez le prix des fenêtres ?
- … et maintenant que vous êtes là, je vais pouvoir vous chanter une sérénade.
Il a dégainé une guitare et s'est mis à couiner comme un porc à l'agonie. C'était tellement horrible, je suis tout de suite partie de la chambre.
Et donc j'ai croisé dans le couloir Dodo en short de sport, couvert de sueur.
Vision d'horreur bis.
- Poppy ! s'est-il exclamé. Vous venez faire votre footing ?
- Tout à fait Albus, mais pour une fois je pensais le faire à l'intérieur du château, il commence à faire froid dehors, me suis-je entendu répondre.
- Aucun problème ! Pensez à prévenir Argus, je l'ai croisé une fois en tenue de sport et il a eu le choc de sa vie. Apparemment, il ne s'attendait pas à croiser qui que ce soit faisant du sport à une telle heure, a-t-il ajouté comme si c'était un comportement étrange de la part du concierge.
J'aurais plutôt tendance à penser qu'il ne s'attendait pas à croiser Dodo en short au beau milieu de la nuit.
- J'y penserai, Albus. Bonne nuit !
J'ai trottiné jusqu'aux Cuisines – les elfes se débrouilleraient sans doute pour m'aménager un lit quelque part – et puis il s'est passé quelque chose de très étrange. J'ai foncé dans… le vide.
Oui, oui, dans le vide. Il m'est rentré dedans, il y a eu un bruit de chute, et deux voix se sont élevées de nulle part :
- Tu pourrais faire attention à l'endroit où tu mets les pieds, vieux !
- Tu crois que c'est facile de se balader à deux là-dessous ? Je te signale que c'est la première fois que j'utilise ma cape avec quelqu'un !
- Chut !
Et les voix se sont tues.
Je suis lentement retournée à ma chambre en espérant que cette brève hallucination n'était due qu'à un manque de sommeil.
De retour à l'Infirmerie, les dernières notes sortaient de la guitare de Flew.
- Alors, Poppy ? Ca vous a plu ? a dit la voix de Flew en contrebas de la fenêtre.
- Moui, ai-je mollement répondu.
- Tenez, c'est pour vous, a-t-il ajouté.
Un bouquet de fleurs m'a brusquement foncé dans la figure.
- Placez-le dans un vase, ou bien elles mourront très vite !
- Je m'en occupe tout de suite, ai-je répliqué en enfonçant les fleurs dans ma poubelle. Voilà. Elles sont très bien là où elles sont.
- Bonne nuit, Poppy !
- A vous aussi, Flew.
J'ai fermé les rideaux et ai essayé de me rendormir.
Allez dormir avec la fenêtre grande ouverte par une froide nuit écossaise de septembre, pour voir.
Je suis épuisée, frigorifiée, et de mauvaise humeur. Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit et je n'ai pas arrêté de trembler. C'est sûr, j'ai attrapé un rhume. Je vais rendre visite à Ophélia.
7h15
Ophélia ne répond pas quand je frappe à la porte. Elle doit dormir.
Bon.
7h18
Ophélia ne répond pas non plus quand je cogne dessus. Et je commence à avoir froid.
Bon.
7h22
Ophélia ne répond pas quand je fais quelques détonations contre la porte.
Bon.
Je vais donc exploser la porte.
7h23
Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ? Exploser la porte d'Ophélia ? Je ne vais vraiment pas bien, moi. Je dois être sacrément malade.
7h35
Du coup, à force de tambouriner comme une dingue, j'ai réveillé Patrick, qui est le voisin d'Ophélia, rappelons-le.
- Poppy ? Je vous ai manqué cette nuit ?
- Ma fenêtre m'a manqué.
- Mais… Vous êtes malade !
Effectivement, je m'étais dévoilée en parlant et en prononçant « ba fedêtre b'a banqué ».
- Pas du tout.
- POPPY !
J'ai vacillé. C'était Gemma qui venait de hurler comme une malade. Pour une fois, elle n'était pas complètement ivre.
- Bonjour, Gemma, ai-je marmonné.
- No, no. Je m'appelle Gemma, pas Gebba.
- Je sais.
- Venez, Poppy, je ne vous ai pas remerciée pour hier, s'est-elle écriée.
Une fois de plus, mes tympans ont failli rendre l'âme.
- Oui, oui…
Je me suis laissée entraîner. Je ne faisais déjà plus attention à Flew. Gemma a babillé tout le chemin, je n'ai rien écouté. Là, je suis dans la pièce principale de son appartement et j'attends qu'elle revienne avec du café. J'ai chaud et froid, mes oreilles bourdonnent, il y a des points noirs partout dans mon champ de vision et je suis quasiment sûre d'avoir vu un gobelin traverser le salon en dansant la nouba.
Je vais fermer les yeux un petit instant en l'attendant… Histoire d'être un peu plus en forme quand elle sera de retour…
…Un tout petit instant…
22h52
Je suis attablée au bar des Trois Balais.
22h52 + quelques secondes de réflexion
Diantre.
Qu'est-ce que je fabrique aux Trois Balais ? Avant de fermer les yeux j'étais chez Gemma et là… pouf !
22h55
C'est dingue, quand même. Qu'est-ce qui a bien pu se passer ?
En tout cas je me sens cent fois mieux que ce matin.
Bon sang, j'ai passé la journée à dormir.
22h56
Il y a une belle choppe de Bièraubeurre devant moi… mais je n'y toucherai pas. Non. Je ne noierai pas ma vie dans l'alcool !
22h57
J'ai pris une toute petite gorgée quand même. Y a pas à dire, Rosmerta se débrouille drôlement bien. Ca ne fait que deux ans qu'elle est ici, pourtant on dirait qu'elle a au moins cinquante ans d'expérience derrière elle.
D'ailleurs, la voilà ! Je vais lui poser quelques questions.
23h30
- Rosmerta ?
La petite brune s'est tournée vers moi et m'a adressé un immense sourire.
- Madame Pomfresh ! Vous ne bougiez pas beaucoup, ça commençait à m'inquiéter. Comment vous sentez-vous ?
- Bien, mais… Qu'est-ce que je fabrique ici ?
- C'est Gemma qui vous a amenée. C'est une très bonne amie à moi – et une bonne cliente aussi, a-t-elle ajouté avec un clin d'œil. Elle devait faire un saut en Espagne et elle ne voyait pas à qui d'autre elle pouvait vous laisser.
- Ah.
J'avais la vague impression qu'elle parlait de moi comme si j'étais un gros sac de farine encombrant.
- Pour votre état, il faudra remercier Félix, vous savez, le pharmacien. Quand il vous a vue dans cet état, en train de délirer, il vous a tout de suite administré quelques trucs bien de chez lui.
Suuuper. PC m'a vue en train de délirer à cause de la maladie. Mes chances de sortir avec lui s'amenuisent de jour en jour.
Je l'ai remerciée, j'ai essayé de la payer – mais Gemma avait déjà payé pour moi – et je suis retournée à Poudlard. Entre temps, ma fenêtre a été réparée. Ouf ! Flew retrouve la raison.
23h33
Maintenant que j'y pense.
Gemma m'a payé un verre de Bièraubeurre alors que j'étais hyper malade.
Je ne sais pas comment ils font pour soigner les gens en Espagne, mais c'est pas comme chez nous.
23h54
Je suis tellement épuisée, c'est pitoyable. Je n'ai fait que dormir de la journée ! Demain, c'est sûr, je vais avoir droit à des remontrances de la part des autres…
Pff. Autant me coucher tout de suite.
Pourri, certes, mais je suis un peu à plat en ce moment.
Donc n'oubliez pas : Thé, Cupcakes et plus si affinités, et puis la p'tite review bien sûr pour me donner de vos nouvelles :D Ca fait tellement longtemps que j'ai pas parlé à des gens du fandom HP, ça me manque !
Et moi je retourne à mes glucides. Yahouuu !
