Ce tout dernier outtake correspond au rêve que Bella fait après sa sortie avec Edward à Seattle, durant le chapitre 9.

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OUTTAKE 3 – UNE SOIRÉE AVEC DAME ISABEL

Une fois par mois, je participais à une scène au Black Nails. J'étais celle qui donnait le thème de la soirée et celle qui officiait, jusqu'à ce que les jeux commencent. Grâce à Santi, personne n'avait remis en question mes attitudes et mes indications. Le seul qui avait essayé de me toucher n'avait plus eu le droit d'accéder à notre cercle. Mon ami était très autoritaire et craint par beaucoup de monde. Moi aussi j'avais eu peur de lui lorsque je l'avais rencontré dans la forêt de Forks. Cela avait duré pendant quelques semaines, jusqu'à ce que je comprenne qu'il voulait me protéger. Je l'en remerciais tous les jours, d'ailleurs.

J'étais installée en bout de table et je profitais du diner en observant mes invités. Chacun des dominants présents avait emmené un soumis. Il était édicté que je ne participerais pas à leurs scènes communes mais je pouvais toutefois débuter la soirée avec eux. Qui pourrait refuser de s'assoir à table pour un bon repas ?

Mes projets étaient tout autres avec ma soumise, Angela. J'avais envie de la voir jouir de toutes les manières possibles et j'allais m'y employer dans les plus brefs délais. Je savais pertinemment que les soumis étaient en train de donner du plaisir à leurs maîtres sous la table et je fus plus qu'heureuse de voir Angela revenir des cuisines.

-Les salles privées sont-elles prêtes Ange ?

-Oui Dame Isabel, tout est prêt selon vos demandes.

-Parfait. Occupes-toi de moi.

Sans un mot de plus, elle rampa sous la table pour faire face à mes genoux. J'avançai dans mon siège et basculai mon dos vers le dossier en écartant les jambes. Je l'observai avancer vers mes lèvres intimes et gémis lorsque sa langue tritura mes plis tatoués. Elle ne posa pas ses mains sur moi et tenta de me contenter uniquement avec sa bouche. Elle mordilla en douceur mon bouton de nerf puis se dirigea vers mon antre pour aspirer les sucs qui s'en échappaient. Les gémissements et grognements emplissaient l'air et je sentis ma propre jouissance arriver. Je posai ma main sur sa tête pour lui ordonner d'aller plus vite.

Je carrai ma mâchoire pour bloquer ma jouissance et fermai les yeux pour ressentir pleinement les frissons liés à mon orgasme. Dès que je pus reprendre mes esprits, je reculai ma chaise pour embrasser Angela en me goutant sur ses lèvres puis me levai.

-Bonne soirée à tous.

J'annonçai clairement le début des scènes, ce que tous attendaient. Ils me répondirent rapidement avant de se diriger vers les armoires contenant les accessoires.

-Suis-moi Ange.

Elle se redressa doucement en liant ses mains dans le bas de son dos et j'avançai sans vérifier qu'elle était derrière moi. Je sortis ma carte afin d'ouvrir la porte menant à mon bureau et me postai sur la première marche avant de me retourner vers Angela.

-A ta place en Play Room.

-Oui Dame Isabel.

Elle me contourna en veillant à ne pas rencontrer mon regard et monta les marches rapidement. Pour ma part, je pris tout mon temps pour la rejoindre et fis même un détour vers mon bar pour me servir un verre. La main fraîche de Santi se déposa sur mon cou et j'inclinai doucement la tête pour lui laisser le champ libre. Ses lèvres déposèrent de doux baisers sur mes épaules et je m'appuyai volontairement contre lui. Il approcha ensuite de mon oreille pour me parler.

-Tu es prête à t'amuser un peu ma Belle ?

-Oui Santi.

Comme souvent, il allait venir dans la Play Room pour me regarder. Au début, il venait pour m'aiguiller sur le chemin de la domination et aussi pour me rassurer. Maintenant, il était présent parce que cela nous excitait tous les deux. Angela ne savait pas qu'il venait, c'était notre petit secret. Dans ce cas précis, l'avantage de connaître un vampire était qu'il pouvait être très discret et silencieux. Il aimait me regarder avant de devenir le seul dominant que je tolérais.

Ses caresses déclenchèrent en moi une tempête que je voulais calmer et je me retournai pour me jeter sur ses lèvres. Mes mains fourragèrent directement dans ses cheveux pour retirer l'élastique qui les maintenait en place. Je grattai son crâne avec force et laissai sa langue franchir la barrière de mes lèvres en gémissant.

-Tu as deux heures ma Belle. Ensuite je m'occupe de toi.

-Avec plaisir...

Je quittai ses bras rapidement pour entrer dans ma Play Room et reluquai sans gêne Ange. Elle était installée, à genoux, juste à côté de l'entrée et fixait le sol en attendant mes prochaines instructions. Je retirai mes chaussures pour être plus à l'aise et me dirigeai vers les armoires pour choisir mes accessoires.

-Allonge-toi sur la table, sur le dos.

Elle quitta le sol rapidement et se coucha sur la surface en cuir noir. Je la rejoignis avec une corde assez fine et attrapais son poignet pour l'immobiliser sur la table.

-Ce soir, nous allons travailler sur ta jouissance. La règle est simple, pour passer à la caresse suivante, tu devras jouir. Compris ?

-Oui Dame Isabel.

-Dernière chose, je veux t'entendre gémir ce soir. Plus tu seras silencieuse et plus je serais acharnée.

Je terminai de contraindre les bras de ma soumise avant m'assurer qu'elle ne puisse plus bouger de la table. Je savais qu'elle allait se tortiller sous peu et je ne voulais pas qu'elle puisse s'échapper. Elle allait être à ma merci. Ses jambes étaient repliées et écartées pour me laisser un libre accès à son intimité parfaitement épilée.

Je peaufinai ma préparation en posant un masque sur ses yeux et après m'être assurée de sa cécité temporaire, je me retournai pour observer Santi s'installer. Il choisissait toujours de se poser dans un fauteuil Louis XIV, placé contre un mur, pile en face de mon terrain de jeu.

J'avais fait refaire ce siège spécialement pour lui et avais demandé que le bois soit teint en noir brillant. Le tapissier avait recouvert l'assise, le dossier et les accoudoirs d'une étoffe en velours rouge sang.

Je le dévisageai en souriant lorsqu'il s'installa en croisant les jambes. Une de ses mains se posa sur son genou, tandis que l'autre effleura l'accoudoir. Le faible éclairage de la pièce le rendait encore un peu plus mystérieux. J'avais parfois l'impression d'avoir une statue très réaliste qui me fixait.

Je saisis une desserte puis me dirigeai vers mon armoire pour sélectionner mes jouets. Je déposai un god et un plug sur le plateau avant d'attraper ma cravache favorite. Aux bruits que je faisais, Angela commença à respirer plus fort. Je la contournai à l'effleurant du bout de mes ongles et, comme je l'avais espéré, elle chercha à se tortiller sans succès.

Je me plaçai ensuite face à son intimité et rivai mon regard à celui affamé de Santi. Je déposai ma bouche sur ses petites lèvres en délogeant son bouton de nerf. Elle avait toujours été réceptive à mes caresses et commença à gémir rapidement. J'aspirai son clitoris avec plus de vigueur. Les yeux de Santi virèrent au noir et ses narines se dilatèrent pour humer la fragrance de ma propre envie.

Je perdis le fils de mes caresses pendant quelque temps et repris pied en entendant Angela jouir assez bruyamment pour la première étape de la soirée. Je me redressai rapidement et franchis toute la pièce pour déposer mes lèvres sur celle de ma soumise.

-Tu as été parfaite chère soumise. Prête pour la suite ?

-Oui Maîtresse.

Sans me presser, je retournai entre ses jambes et pénétrai son antre avec le god choisi. Je commençai par des mouvements lents et profonds. Au bout de quelques minutes, j'accélérais au rythme de ses gémissements. Elle tenta de se maîtriser pour ne pas jouir et je sus instantanément qu'elle cherchait la punition. Je souris en m'acharnant.

-Tu connais la règle...

-Oui Maîtresse !

-Viens !

Comme si mon ordre était devenu son déclencheur, elle se tortilla en criant. Son orgasme la terrassa et j'observai son ventre se contracter pendant plusieurs minutes. Je reposai le god sur la desserte et fixai Angela qui haletait, perdu dans sa jouissance.

-Tu t'es retenue Ange...

J'attrapai la cravache pour lui asséner plusieurs coups directement sur son intimité et elle glapit en souriant à moitié. Je ne tapai pas assez fort pour lui faire mal mais assez pour titiller ses limites. Je m'arrêtai lorsque son sexe et ses cuisses furent rouge. J'attrapai ensuite le plug en métal pour la passer sur sa peau. Je savais que la différence de température allait être à la limite du désagréable pour elle. Je récupérai ensuite un vibreur que je posai sur son clitoris avec pour mission de la faire jouir rapidement. Elle ne me déçût pas, laissant sa jouissance couler sur le cuir de la table.

Ses seins avaient maintenant pris une teinte rouge foncée, preuve que le sang s'y était accumulé et je griffai doucement la peau, déclenchant ses gémissements plaintifs. Je mordillais ensuite ses tétons dressés en pressant ses seins. Elle secoua la tête, me signifiant que c'était trop pour elle. Je desserrais la corde puis massai sa poitrine doucement pour la soulager avant de retourner vers son intimité.

Je mis en place le plug anal avant de mettre un vibreur dans son antre. Je rivai ma bouche à son bouton de nerf et aspirai violemment en allumant le god. Angela poussa un long gémissement que j'entretins avec un coup de grave à l'intérieur de la cuisse.

Elle jouit en hurlant derrière son bâillon et donna l'impression de devenir de la gelée. Je me redressai, le sourire aux lèvres en fixant ma soumise qui tentait de reprendre pied. J'avais maintenant envie d'en finir pour être avec Santi. Je ne voulais plus de tendresse pour cette nuit. Dès qu'Angela fut redescendue de son nuage post-orgasmique, je défis ses liens en l'aidant à se redresser puis passai de la crème sur les traces faites par mes actes durant la soirée.

-Nous en avons terminé pour ce soir.

-Merci Dame Isabel.

Elle retourna dans la salle de bain pour se doucher et s'habiller. De mon côté, je retournai dans mon bureau pour boire un verre. Je savais que Santi était resté dans la Play Room afin d'être invisible pour Angela.

-Bonne soirée Dame Isabel.

-A bientôt Ange.

Je déposai un baiser sur son front avant de fermer la porte de mon bureau et retournai près de mon bar pour descendre quelques shooters de Jack Daniels. Je sentis l'odeur de Santi flotter jusqu'à moi. Sa main caressa ma nuque, puis son souffle déclencha mes frissons.

-Tu étais magnifique ce soir Bella.

-Merci Santi.

Je ne m'étais toujours pas retournée et continuai à siroter mon verre doucement. Ses doigts furent remplacés par ses lèvres et je réprimai un soupir pour le faire mariner un peu. Nous n'étions pas des Dominants et Soumis conventionnels. Il ne se soumettait jamais à moi et je ne me soumettais jamais totalement à lui. Mon passé avait fait des ravages sur mon corps et son âme, il était donc hors de question que je laisse quiconque m'entraver à nouveau. Mon ami pouvait me contraindre mais veillait toujours à ce que je ne me sente pas prise au piège.

D'un mouvement brusque, Santi attrapa mes mains pour les positionner à plat sur le bar et continua à embrasser ma nuque puis se mit à mordiller mes épaules, en s'assurant que je ne puisse pas bouger.

Un feu, tout à fait habituel en la présence de mon ami, ronronnait dans mes entrailles et tout mon corps criait à l'abandon et la jouissance. Je voulais qu'il s'occupe de moi. Comme si ma prière silencieuse avait été entendue, il me retourna et déposa ses lèvres sur les miennes brusquement. Deux secondes plus tard, il avait reculé en me fixant d'un regard enflammé.

-Play Room !

Il mourrait d'envie de me soumettre, son autorité suintait de ses pores. Je le contournai en fixant le sol mais sans réellement masquer le sourire qui barrait mon visage et me dirigeai vers le lieu qui allait héberger ma jouissance pour la nuit, sans me presser. Son grognement m'informa qu'il n'aimait pas le temps que je prenais pour me déplacer mais je ne fis que glousser en continuant à me déhancher outrageusement.

Je savais qu'il voulait que je m'agenouille à l'entrée, comme toute soumise qui se doit, mais je comptais le titiller encore un peu plus. Je m'installai sur son fauteuil, les jambes croisées et braquai mon regard sur la porte pour l'observer arriver. Son grondement, à son arrivée dans la pièce, me fit sourire encore plus. Je savais que ma punition sera à la hauteur de mes attentes. Je poussai même le vice jusqu'à lui faire un clin d'œil.

-Mauvaise fille...Tu mérites une punition.

-Si tu le dis...

-N'aggrave pas ton cas !

En moins d'une seconde, il se tenait face à moi, me surplombant de sa haute stature. Il posa ses mains sur les accoudoirs et carra son visage face au mien, la mine impassible.

-Puisque tu aimes ce siège, tu vas y rester.

D'un mouvement brusque, il arracha ma robe et entreprit de m'attacher les bras aux accoudoirs. Il attira ensuite mes hanches vers le bord du fauteuil et ceintura mon buste au dossier en veillant à ce que ma poitrine ressorte fièrement dressée. Il termina son chef-d'œuvre en liant mes jambes aux pattes du siège puis s'assura que les cordes n'étaient pas trop serrées.

-Tu es bien ?

-Oui Santi.

Il s'approcha de mon oreille pour m'embrasser avant de dicter ma conduite du moment.

-Toi aussi tu vas jouir, par contre je ne veux pas entendre un bruit. Compris ?

J'acquiesçais sans répondre et continuai à le fixer d'un regard sournois. Je savais exactement comment l'énerver et je comptais bien y arriver rapidement. Il récupéra la cravache et traça en douceur mes lèvres intimes. D'un geste bref, le cuir frappa la peau de ma cuisse et je laissai échapper un grognement de surprise.

-Tss tss tss. En silence.

Sans attendre, il assena un nouveau coup de cravache au même endroit. J'avais l'impression que ma peau était recouverte par des fourmis et je tentai de fermer les yeux pour me concentrer.

-Ouvre les yeux.

La cravache continua à se déplacer sur mon corps et marqua un arrêt sur ma poitrine qui commençait à virer au rouge. Il n'eut pas besoin de frapper fort pour me faire grimacer. Comme toujours, il scrutait mon visage pour s'assurer que tout allait bien et quand il vit ma réaction, il abandonna la cravache pour desserrer les liens qui contraignaient mon torse.

-C'est mieux ?

Je hochais la tête sans le quitter des yeux et l'observai s'agenouiller face à moi, toujours habillé. J'aperçus sans mal son érection imposante, qui devait être douloureuse.

-Pas un mot Bella. Tu dois attendre ma demande pour venir.

Il patienta plus de 3 minutes, sans bouger, avant de me pénétrer avec deux doigts. Comme souvent, il allait extrêmement doucement, ce qui m'énervait à chaque fois. Je serrais ma mâchoire pour ne pas flancher et me concentrai sur ma respiration tout en scrutant le plafond pour me contenir.

-Regarde-moi !

Son regard était empli de désir et je savais pertinemment qu'il voulait me voir lui désobéir, juste pour plonger en moi d'une manière plus que brutale. Après quelques minutes, il accéléra et je me débattis contre mes liens pour remonter mon bassin vers ses doigts si agiles.

-Ne bouge pas !

Sa main se plaqua sur mon ventre pour me contraindre et ses doigts s'acharnèrent sur mon antre. J'avais de plus en plus de mal à refreiner la boule qui grossissait dans mes entrailles. Lorsqu'il effleura mon clitoris, je laissais sortir un faible gémissement et il se retira. Mon ventre pulsait, au bord de l'explosion et je pestais intérieurement contre Santi pour son jeu.

Il attendit quelques secondes de plus puis repris sa place, les doigts dans mon antre en les recourbant vers le point le plus sensible de mon intimité. Tout mon corps était engourdi et ma respiration devenait plus qu'erratique. J'étais en train de me perdre dans les lymphes du plaisir et je n'attendais qu'une chose : l'ordre de Santi pour me laisser aller.

-Jouis !

Sans oublier son ordre premier, j'autorisai mon corps à se perdre dans l'orgasme et je serrais ma mâchoire et mes poings pour ne pas émettre un son. Un violent tremblement me traversa et je fus plus qu'heureuse d'être attachée, au moins je n'avais pas la crainte de tomber du fauteuil.

Le regard de Santi était noir de désir pour moi et je voyais clairement qu'il se retenait de m'approcher. Je savais qu'il pestait devant mon silence. J'avais appris à rester stoïque face à lui, ce qui entretenait nos jeux à merveille. Il se rapprocha de moi pour effleurer mon oreille mais en veillant à ce que son corps ne rentre pas en contact avec le mien.

-Viens avec moi au manoir pour ce soir. Nous serons plus à l'aise.

Je le fixais sans répondre et me contentai de sourire d'une façon perverse. Il comprit instantanément le fond de ma pensée et se rua sur moi pour m'embrasser. Ses mains s'acharnèrent à détacher les cordes qui contraignaient mon corps, puis il me redressa en se ruant sur la salle de bain. Il m'aida à m'habiller sans que sa bouche ne quitte réellement ma peau et nous sortîmes le club sans un mot pour rejoindre notre donjon personnel.

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Cette fois-ci c'est réellement fini. Je n'ai plus rien à vous confier sur cette histoire. J'espère que vous aurez apprécié les 3 derniers outtakes. Je vous remercie encore pour vos commentaires et votre soutien tout au long des semaines. Je vous donne rendez-vous demain soir pour une toute nouvelle fiction intitulée Le Rodéo de la Vie. Il s'agit d'un Jella / All human qui j'espère vous plaira autant que les autres.

Bisous

Magdalyn