Disclamer: Personne n'est à moi sauf l'histoire et Amaël... et le concept, évidemment...
Note de l'auteur: Je sais que j'ai mit du temps à tout mettre en ligne mais j'ai eut une année assez riche, avec pas mal de problèmes et tout ce qui peut bien aller avec. Je vous mets tout ce que j'ai pu écrire en vous prévenant d'avance: je pars chez mes parents et je ne pense pas avoir le net avant un bout donc je ne sais pas encore quand je vais pouvoir mettre en ligne les prochains chapitres.
Et autant prévenir, je suis un peu partie en "live" à peu près à partir du chapitre 25, enfin rien de grave, j'espère que vous comprendrez où ça en est...
Chapter eighteen: Jeu… et match!
La semaine s'écoula. Amaël réussit non sans difficulté à allier ses visites à son père, les moments partagés avec Draco, ses devoirs, les moments où elle restait avec Harry ou Remus ainsi que les cours. «Il faut que je m'organise mieux que cela… sinon je vais devenir folle» se disait elle tous les jours. Mais rien n'y faisait, elle se trouvait rapidement submergée par telle ou telle chose. C'est ainsi qu'elle vit arriver avec un grand soulagement le week-end et son match de Quidditch. Harry et Ron n'avaient cessé d'en parler, exaspérant ainsi Hermione et Ginny. Draco, quand à lui, avait évité d'en parler avec Amaël, tout à fait conscient qu'elle ne voulait pas en entendre parler.
Ce fut dans une atmosphère survoltée qu'Amaël fut éveillée le samedi matin. L'équipe et les supporters s'étaient levés tôt pour parler une énième fois des précédents matchs contre les serpentards. Lorsque Amaël descendit dans la salle commune, elle fusilla du regard tous ceux qui osaient la regarder arriver. Si tout le monde se posait des questions sur la jeune fille, il était connu qu'elle n'appréciait pas être éveillée à grands fracas et tôt, surtout un week-end. Elle allait sortir de la salle commune sans un mot ni même un sourire lorsqu'une voix, ou plutôt deux, l'arrêtèrent.
-Hey Amaël! Tu pourrais encourager ton équipe quand même!
La jeune fille se retourna. Son regard de jade tomba sur les jumeaux Weasley qui la regardaient en souriant.
-Vous appelez ça une équipe! C'est plutôt un groupe de gosses qui font du bruit pour fêter une victoire qu'ils n'ont même pas encore acquise… J'encouragerais une équipe quand elle se comportera comme tel et pas avant. Ma réponse vous suffit, les jumeaux?
Fred s'approcha de la jeune fille et entoura ses épaules de son bras.
-Ne fais pas cette tête. Qu'y a-t-il de mal à fêter un match gagné d'avance?
Elle se dégagea.
-Il y a de mal que vous éveillez toute la tour à 7.00 du matin! Ça vous arrive de penser qu'il y en a qui aimerait bien se reposer? Le respect d'autrui, vous connaissez?
-Roh fais pas ta moralisatrice! La majorité des élèves sont éveillés. Ce n'est pas parce que tu n'aimes pas être éveillée tôt…
-Ce n'est pas question de moi, George! Je lance les sorts d'insonorisation aussi bien qu'Harry joue au Quidditch! C'est une question de respect pour les autres, ceux qui aimeraient dormir. Vous êtes heureux, tant mieux pour vous. Mais allez manifester votre bonheur anticipé autre part dans le château!
Elle eut un sourire ironique avant d'ajouter.
-Suis-je bête! Vous préférez pourrir le sommeil des autres…
Sans attendre une réponse, elle leur tourna le dos et s'apprêta à sortit quand Fred dit.
-Au fait, George et moi attendons toujours ta vengeance…
Un claquement de porte lui répondit. Une fois dehors, la jeune fille eut un sourire à la limite du sadisme. Les jumeaux venaient de signer leur «arrêt de mort». Ils voulaient la vengeance qu'elle leur avait promise quelques temps plus tôt? Et bien, ils l'auraient dès qu'elle en aurait l'occasion. Mise de bonne humeur par cette perspective, la jeune fille se dirigea vers la Grande Salle.
Deux heures plus tard, elle était aux côtés d'Hermione et de Neville dans les tribunes des Gryffondor. Le match de Quidditch venait à peine de commencer et déjà, les hurlements des supporters lui cassaient les oreilles. Habituellement, elle appréciait le quidditch mais le fanatisme de certains supporters l'exaspérait. Elle se surprit à envier son père ainsi que les autres professeurs qui disposaient d'une tour qui leur épargnait les cris et autres sifflements d'encouragement.
Pourtant, Amaël ne tarda pas à être prise par le jeu. Elle retint son souffle lorsqu'elle vit Harry et Draco faire un piquer et remonter de justesse mais sans avoir attrapé le vif d'or. C'est à partir de ce moment là que ses yeux ne quittèrent plus les deux adolescents qui se parlaient sans qu'elle ne puisse entendre. Son regard de jade suivait les mouvements quasi synchronisés des deux garçons, la coupant de tout autre action du jeu. Lorsque Harry attrapa le vif d'or, elle commença à applaudir une demi seconde avant tout le monde, surprenant Hermione.
Elle fut propulsée sur le terrain de quidditch par les élèves hurlant leur joie et qui se précipitaient sur Harry qui eut à peine le temps de se poser. Arrivée près de lui, elle le félicita en souriant, son attention tournée vers Draco qui semblait déçu, presque furieux. Elle tenta de le rejoindre mais fut retenue par les jumeaux.
-Tu as vu, nous avons eu raison de commencer à fêter la victoire ce matin… J'espère que l'on te verra pour la petite fête de cet après midi…
-Possible. Maintenant, lâchez moi. J'ai quelque chose à faire…
-Comme consoler ton serpent?
Ginny. Amaël retint son soupir. Elle pensait que l'adolescente l'avait oublié mais visiblement non. Amaël se fendit d'un sourire mais le regard acéré qu'elle jeta à Ginny en disait long sur ses pensées. Les jumeaux la lâchèrent, pressentant que s'ils ne le faisaient pas, Amaël les aurait fait valser.
-A vrai dire, non. Je pensais plutôt aller vérifier si tu as bien marqué ton territoire de partout… Je m'en voudrais que tu perdes le moindre de tes jouets… qu'ils t'appartiennent ou pas d'ailleurs. Je suis étonnée que tu ne sois toujours pas allée le faire dans les affaires d'Harry, Ron et Hermione…
-Ce sont mes amis, pas les tiens!
-Possible… Je ne suis pas possessive. Ils font ce qu'ils veulent mais il me semble que ce n'est pas avec toi qu'ils passent le plus clair de leur temps…
Amaël eut un rire léger qui contrastait avec son regard noir.
-Non pas qu'ils le passent avec moi… quoique… Si tu veux un conseil, arrête de penser que tout t'appartient, parce qu'au final, rien n'est à toi.
-Je n'ai pas besoin de tes conseils! Trouves toi tes propres amis et on en reparlera.
-Possible… Mais si j'étais toi, je m'occuperais d'Harry. Tu n'es pas la seule à vouloir qu'il t'invite au bal…
Le visage de Ginny devint rouge de confusion et ses yeux brillèrent de colère. Amaël se contenta d'éclater de rire tout en s'éloignant. Elle ne tarda pas à être rejointe par Sirius qui avait suivit la discution de loin. La jeune fille le regarda la rejoindre en souriant, visiblement ravie de ses paroles. Sirius quand à lui était partagé entre le rire et l'envie de réprimander la jeune fille qui le regarder en souriant. Lorsqu'il fut arrivé à ses côtés, il prit un air sérieux.
-J'espère que tu es contente de toi?
-Pourquoi ne le serais je pas? Elle veut venir jouer contre moi au jeu où j'ai crée la majorité des règles…
-Que jeu? Tu prends la vie comme un jeu maintenant?
-Non, bien sûr que non. Mais le jeu de «celui qui arrivera à boucler le clapet à l'autre en premier » n'est, à mon sens, qu'un jeu. Tu ne trouves pas?
Sirius éclata de rire alors qu'Amaël continuait dans sa foulée.
-Mais ce n'est pas moi qui l'aie inventé. C'est Severus. C'est lui qui a commencé à rabattre le clapet à ses élèves, pas moi. Je me suis juste présentée en temps qu'adversaire… Alors que la petite Weasley veuille jouer contre moi, j'accepte.
-Et pourquoi tu as sortit la carte «Harry»?
-Bof, c'était juste une petite carte Harry… Mais ça a deux avantages: un ça la plonge dans une certaine confusion et dans la plus brûlante des jalousies…
-Comme si tu avais encore besoin de ça…
Amaël sourit puis ajouta.
-Jalousie vis-à-vis de toutes les filles qui s'approcheront d'Harry, bêta. Le second avantage c'est la rumeur qui va naître. Parce que comme je connais les jumeaux, ils vont pas pouvoir s'empêcher de créer une fausse rumeur concernant Harry et moi.
-Et pourquoi ça t'arrange?
-Parce que je n'ai pas envie d'être submergée de demandes pour le bal. J'ai apprit que la course à la cavalière avait débuté après la confirmation du fait qu'un bal allait bien avoir lieu, hier.
-Mais tu n'auras aucune invitation…
-Et alors? Remus ou toi, vous m'inviterez.
Sirius éclata de rire puis présenta son bras à la jeune fille qui l'accepta. Il la raccompagna jusqu'à la grande salle tout en passant par la cuisine où Amaël s'arrêta un court instant. Quelques minutes plus tard, ils étaient dans une grande salle encore plus bruyante qu'à l'ordinaire. La table des gryffondor était celle d'où venait le plus de cris de victoire. Sirius laissa Amaël avant de s'avancer vers l'estrade. La jeune fille s'assit sous le regard furieux de Ginny qui se rapprocha d'Harry jusqu'à le frôler. Amaël secoua la tête en souriant puis commença à manger.
Quelques minutes plus tard, Hermione se penchait vers elle et murmura à son oreille.
-C'est vrai que tu veux qu'Harry t'invite au bal?
Amaël regarda la jeune fille qui souriait doucement avant de jeter un regard à son frère. Après avoir bu une gorgée d'eau, elle répondit doucement à l'oreille de sa compagne.
-Possible… A vrai dire non. Mais si j'ai dit à Ginny qu'il n'y avait pas qu'elle qui voulait qu'Harry l'invite au bal c'est pour deux raisons… La première, c'est pour la faire enrager et la seconde, c'est parce que je n'ai pas envie d'avoir un tas d'invitation.
Hermione rit doucement puis recommença à manger alors qu'Amaël se levait pour sortir. Rapidement, elle se dirigea vers la tour des préfets. Elle avait entraperçu Draco qui sortait de la Grande Salle et pensait qu'il était dans sa chambre en train de rager sur sa défaite. A vrai dire, elle trouva effectivement Draco dans sa chambre mais il était en train de rager à propos d'un autre sujet. Lorsqu'elle pénétra silencieusement dans la chambre, elle le vit en train de maugréer seul tout en jetant à travers la pièce ses livres et autres vêtements. Elle le regarda faire quelques instants avant de murmurer d'une voix douce.
-Si tu comptes sur moi pour ranger, tu peux toujours rêver…
D'un mouvement brusque, Draco se tourna vers elle et la fusilla du regard. Amaël s'adossa au mur et se contenta de lui sourire alors qu'il lui répondait d'un ton rageur.
-Toi! Tu te permets de revenir alors que…
-Alors que quoi? Tu as apprit la rumeur me concernant ainsi qu'Harry?
-Exactement! Si tu tiens tant à sortir avec, qu'est ce que tu fais avec moi? Tu t'amuses?
-J'ai que ça à faire, de m'amuser avec toi… Cette rumeur, c'est moi qui aie fait en sorte qu'elle soit lancée.
Draco marqua sa surprise.
-Pourquoi?
Amaël éclata de rire, se détacha du mur puis se dirigea vers lui et lui prit la chemise qu'il s'apprêtait à jeter. Tout en la repliant, elle lui répondit.
-Pour deux raisons: faire rager Ginny Weasley qui s'imagine que le monde lui appartient et plus précisément Harry et parce que j'ai pas envie d'avoir un tas d'invitation alors qu'il y en a qu'une que j'ai envie de recevoir…
Elle lui fit un rapide clin d'œil et posa la chemise dans le tiroir dont elle avait été extraite. Elle allait en ramasser une autre lorsqu'il lui répondit.
-Ah ouais? Celle de Potter.
Souriante, elle s'avança vers lui et lui tapa la tête.
-Bêta, va!
Devant le sourire ironique de Draco, elle éclata de rire puis ajouta.
-Tu viens avec moi?
-Où?
-A la tour Gryffondor. J'ai quelque chose à récupérer avant d'aller le rendre à papa.
-Si tu veux… Mais je ne t'accompagnerais pas à l'intérieur. Déjà, je n'ai pas le droit et ensuite voir tous ces gryffondor fêter leur victoire me donne envie de vomir…
-Ok.
Avant de sortir, elle ajouta.
-Et pense à ranger ta piaule!
Elle éclata de rire et partit en courant alors que Draco regardait l'état de se chambre avant de partir à sa suite. Ils ne rencontrèrent personne en chemin sauf au dernier virage dans lequel Amaël heurta un obstacle inattendu. Celui-ci la rattrapa de justesse avant de dire, d'une voix acerbe.
-Vous êtes d'une maladresse miss Lyndalë. Je me demande comment vous faites pour ne pas vous couper avec votre petite cuiller…
La jeune fille leva la tête en reconnaissant la voix de Severus. Celui-ci la tenait toujours par les épaules, tout en jetant des regards fréquents à Draco. Elle répondit.
-On dit que la maladresse est une tare héréditaire…Et vous qu'en dites vous, professeur?
Le regard noir de Severus rencontra celui de jade d'Amaël. Elle lui sourit alors qu'il la lâchait. Il répondit.
-J'en dis que vos parents doivent avoir deux mains gauches, alors… à moins qu'ils soient manchots…
Draco s'avança de quelques pas, prêt à intervenir. Amaël lui prit la main tout en murmurant.
-On dit que ma mère est d'une grande adresse… Reste que mes deux pères. L'un était attrapeur donc adroit… Il n'y a plus que le second…
Severus regarda sa fille, l'air blasé. Il s'approcha d'elle alors qu'elle tendait la main. A la grande surprise de Draco, il y déposa un gallion en murmurant.
-Petite peste… Tu as encore gagné…
La jeune fille se dressa sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur la joue de son père avant de s'éloigner.
-J'ai un très bon professeur… Je viendrais te voir dès que j'aurais récupéré ton livre dans mon dortoir. Tu seras là?
-Non… Laisses le sur la table, dans le salon.
-Ça marche.
Elle lui fit un nouveau sourire puis repartit avec Draco alors qu'il criait de sa voix glacée.
-La prochaine fois, ça sera une semaine de colle, Miss Lyndalë!
La jeune fille ne répondit pas, se contentant d'avancer avec Draco tout en glissant son gallion dans sa poche. Une fois qu'ils furent loin de Severus, Draco demanda.
-Pourquoi il t'a donné un gallion?
-C'est un jeu entre nous. Je l'ai baptisé le jeu de «celui qui arrivera à boucler le clapet à l'autre en premier»… Quand on perd, on donne un gallion à l'autre… Ca fait trois fois d'affilée que je gagne, alors il râle un peu…
Draco regarda Amaël comme si elle était devenue folle mais le sourire de celle-ci ainsi que son regard tout à fait raisonnable lui firent penser que non.
-Qui peux jouer?
-Tout le monde… Il suffit juste de décider quel est le montant de la récompense… Ginny a joué ce matin… Ma récompense ça a été de voir la tête qu'elle faisait…
Elle éclata de rire à cette pensée puis ajouta.
-A vrai dire, il n'y a que Severus et moi qui jouons avec une récompense matérielle à la clé. Les autres ne sont même pas au courant qu'on en a fait un jeu entre nous… Aux yeux des autres, ça reste un élève qui provoque son professeur. Alors c'est un secret… Pour tout le monde cela reste des répliques que l'on s'envoie… Bien évidemment, il triche. Quand il y a des élèves autour de nous, il me colle…
Draco éclata de rire.
-Je peux jouer?
-Hum… possible… A condition que tu me promettes de ne pas le répéter et de me dire le montant que tu souhaites…
Draco sembla réfléchir. Il allait répondre lorsqu'un «attends moi ici» d'Amaël le coupa. La jeune fille disparut dans l'ouverture faite par le tableau de la grosse dame et d'où venait une cacophonie signifiant la victoire des gryffondor. Ce fut une Amaël aux cheveux devenus rouge et or qui sortit quelques minutes plus tard de la tour gryffondor. Devant le regard interrogateur de Draco, elle cru bon devoir s'expliquer.
-Ils ont marqué leur joie… Ca ne va pas tarder à partir. Tu t'es décidé?
Draco acquiesça. La jeune fille prit sa main et l'entraîna vers les cachots de Severus.
-Je t'écoute alors.
-Je dirais une mornille… Le premier qui arrive à 10 donne un gage à l'autre…
-Pourquoi pas… Mais j'ajoute des conditions. Rien d'humiliant et surtout rien de «sexuel» pour l'instant.
Draco haussa un sourcil lorsqu'il entendit le «pour l'instant» d'Amaël. Celle-ci se contenta de lui sourire puis d'avancer rapidement jusqu'aux cachots.Ils y parvirent rapidement, les couloirs étant vides, comme tous les samedis. La jeune fille guida Draco dans le dédale des couloirs humides jusqu'à un tableau représentant un jardin où étaient représentés la plupart des plantes nécessaires à la fabrication de potions. Doucement, elle murmura le mot de passe. Le tableau s'ouvrit sur un vestibule faiblement éclairé où étaient disposés à intervalles réguliers des tableaux. Au bout, une porte qui s'ouvrait sur une pièce assez grande dont les murs étaient recouverts de livres et lorsqu'il n'y en avait pas, on devinait la tapisserie aux tons assez chauds qui couvraient les murs. Le sol était en réalité un plancher de bois entretenu. La pièce donnait sur 3 portes apparentes mais Amaël savait que l'une des bibliothèques dissimulait la porte qui donnait sur le bureau de son père. La pièce disposait d'une grande cheminée où un feu brûlait. Un grand tapis avait été posé au pied de la cheminée et des fauteuils ainsi qu'un canapé l'entourait en cercle.
Lorsque Draco pénétra dans la pièce, il retint une exclamation de surprise. Il n'avait jamais pénétré dans les appartements de son parrain, se contentant de le voir entre les cours, lorsqu'il le retenait après ceux de potion et il s'était toujours imaginé les appartements de Severus comme un endroit au moins aussi glauque, humide et moisit que les cachots. En réalité, Severus était parvenu à créer un coin de chaleur au milieu de cette masse d'humidité. Plus intimidé que ce qu'il voulait faire paraître, Draco resta à l'entrée de la pièce alors qu'Amaël y évoluait vers la table où elle déposa le livre qu'elle avait emprunté à son père. Lorsqu'elle revint, Amaël déposa un baiser sur la joue de Draco puis l'entraîna à sa suite.
Quelques minutes plus tard, ils étaient à nouveau devant le tableau de la grosse dame. Celui-ci ne parvenait pas à atténuer la cacophonie qui s'échappait de la tour gryffondor. Amaël se tourna vers Draco et lui sourit.
-Je vais aller les rejoindre. Comme le dit Dumbledore, il faut que je m'intègre… Je te retrouve à la Grande Salle?
-Oui. Je vais profiter de ton absence pour ranger ma chambre…
Elle lui sourit. A ce moment là, un elfe de maison fit son apparition, tenant deux colis. Amaël retint le mouvement de Draco qui allait frapper l'elfe pour faire preuve d'autant d'audace. L'être se recula, effaré.
-Draco… C'est moi qui lui aie dit de venir me voir lorsque je reviendrais de chez mon père. Atha, as-tu ce que je t'ai demandé de garder ?
-Oui, maîtresse.
L'elfe lui tendit les paquets avant de disparaître alors qu'Amaël le remerciait. Devant le regard de Draco, elle lui répondit.
-Regarde du côté de la porte de la Grande Salle lorsque je tousserais.
L'adolescent haussa un sourcil mais ne fit aucun commentaire. Il déposa un rapide baiser sur les lèvres d'Amaël puis la laissa entrer dans la tour gryffondor.
