Chapitre 19
Deux jours plus tard, un portoloin emmena les enfants dans la Forêt Interdite. Ensuite, les quatre enfants et le petit félin essayèrent de retrouver le chemin de l'école. Ce fut long et laborieux, ils furent fouettés par les branches des arbres, tombèrent dans la boue, trébuchèrent sur des racines et gémirent en sentant leurs estomacs hurler de douleur. Ils mirent deux jours avant de se faire retrouver par Hagrid. Ils étaient épuisés et fondirent en larme en voyant le demi-géant. Hagrid murmura :
-Alors ?
Pansy murmura :
-On ne l'a pas retrouvé.
Le demi-géant soupira lourdement, puis remarqua le petit félin dans les bras de Synthia. Synthia sanglotait trop pour pouvoir répondre ce fut donc Elyse qui répondit et lui raconta l'histoire. Hagrid sanglota aussi fort que les deux filles pour le plus grand amusement de Pansy et Draco. Il sortit son mouchoir et se moucha bruyamment. Puis voyant l'épuisement sur les traits des enfants, Hagrid s'exclama :
-Je parle, je parle alors que vous devez être totalement épuisés.
Il fit sursauter les enfants en les prenant dans ses bras sans aucun problème, puis il se dirigea à grandes enjambées vers le château. Draco demanda :
-Hagrid, comment arrivez-vous à ne pas vous perdre ?
-La forêt me parle, mais jamais personne ne l'écoute et pourtant elle peut t'aider si tu es perdu, répondit le demi-géant.
Les quatre enfants s'endormirent rapidement bercés par les pas du gardien des clés de Poudlard. Quand ils arrivèrent devant le château, personne n'était là, car les autres étaient toujours en train de chercher les cinq enfants. Hagrid emmena les enfants à l'infirmerie, puis repartit pour prévenir que les enfants étaient de retour. Tous rentrèrent pour voir les enfants dormir et Synthia tenir un chaton dans ses bras.
L'année passa merveilleusement bien pour Harry. Personne n'était au courant de son retour, sauf Severus, en effet, le soir même de son retour à Poudlard, il descendit dans les cachots, gratta à la porte du bureau du professeur de Potion. Severus ouvrit la porte, mais ne vit personne. Il referma alors la porte et quand il se retourna, il eut un choc. En effet, devant lui se trouvait Harry. Il fit un pas en avant, puis serra Harry dans ses bras. Harry s'écarta rapidement et lui dit :
-Le mal est de retour, il est là, je le sens. C'est pour cela que je ne peux rester longtemps sous forme humaine. Mais je voulais que tu saches que je suis là. Ne le dis à personne.
Tout aussi vite, Harry redevint un bébé panthère, se frotta contre la jambe du professeur, puis gratta pour repartir. Severus soupira lourdement mais avant de rouvrir la porte, il prit le fauve contre lui puis le serra de nouveau contre lui et lui murmura :
-Je suis avec toi. Mais comme tu es là, tu vas pouvoir faire tes devoirs.
Il le jeta dehors et claqua la porte laissant le félin choqué de l'autre côté. Il n'aurait jamais pensé que son oncle ose lui faire un coup pareil. Dans son bureau, Severus sentait les larmes couler le long de ses joues. Il était écœuré de savoir que ce pauvre petit devait se cacher pour sauver sa vie. Il se jura qu'il ne dirait jamais à personne qu'Harry était de retour tant que ce monstre ne soit pas définitivement coincé dans le corps d'un autre enfant.
Le temps passa donc tranquillement, Harry étant interrogé par Severus grâce à la légimentie du directeur de Serpentard. Les cours étaient difficiles, mais grâce à l'aide de Pansy, de Draco et d'Elyse, Harry arrivait à ne pas prendre de retard, Zen avait été fou de joie quand il avait su que son meilleur ami était de retour, mais il avait eu aussi peur quand il avait appris que le mal était encore et toujours à la poursuite d'Harry. Il avait donc décidé de rester dans son armoire afin que personne ne se doute qu'Harry avait été retrouvé tant que le temps du retour d'Harry ne soit pas arrivé. Bientôt arriva les vacances de Noël. Les quatre amis et le petit félin allèrent donc à Godric Hollow et retrouvèrent leurs familles. Lucius et Narcissa décidèrent d'apprendre aux Potter les bonnes manières. Malgré le fait qu'il n'appréciait pas beaucoup les vieilles traditions, il trouvait bon que les enfants les connaissent afin de ne pas faire de boulettes quand ils seraient en présence des grandes familles sorcières.
Alors que les Malefoy expliquaient les traditions aux enfants, les maraudeurs et Severus nettoyaient le grenier pour le plus grand énervement du serpentard qui aurait pu passer son temps à faire des potions au lieu de se trouver au milieu d'un nuage de poussière. En trois jours, le grenier fut propre et rangé, Lily expliqua enfin aux adultes ce qu'elle voulait faire, une nouvelle chambre pour les petits qui pourraient ainsi inviter leurs amis dans leurs chambres sans être embêtés par les bruits ou les adultes. Les enfants furent fous de joie et embrassèrent les cinq adultes puis s'installèrent dans leur nouvelle chambre. Pansy apprit ainsi qu'elle était invitée à rester à Godric Hollow ou Malfoy Manor si elle le voulait. La fillette décida de rester avec Elyse, elle aimait bien la jeune gryffondor.
Les vacances prirent fin, le temps des études reprit, puis les fins des cours arrivèrent enfin. Harry était fier de lui, car malgré le fait qu'il ne puisse prendre forme humaine, il avait réussi à aider Crabbe et Goyle dans l'apprentissage de leur intelligence. Ils avaient beaucoup moins de difficulté, mais ils devaient continuer à travailler dur pour ne pas perdre ce qu'ils avaient acquis depuis le début de l'année. Ils annoncèrent à tout le monde qu'ils étaient invités par les parents de Blaise Zabini. En effet, les Zabini étaient une famille qui avait toujours prônée la neutralité et elle savait aussi que les enfants n'étaient pas leurs parents. Quand le train arriva à Londres, Elyse donna des livres aux deux garçons et leur dit :
-Vous allez faire des exercices avec ces cahiers. Blaise tu les aides. Normalement, au début de la nouvelle année, ils ne devraient plus avoir besoin de cela et ils seront des enfants comme les autres avec la même intelligence.
Crabbe et Goyle serrèrent l'enfant contre eux et lui dirent :
-Si un jour tu retrouves Harry remercie-le de notre part. C'est grâce à lui que nous ne sommes plus des idiots.
-Pas de problème. Bon courage.
Les deux garçons saluèrent la fillette, puis rejoignirent les Zabini. Elyse rejoignit quant à elle sa famille, salua Synthia, puis la famille de blond disparurent dans un claquement sec. James et Lily entourèrent Synthia et son félin, puis transplanèrent à leur tour. Maintenant arrivé dans leur manoir, James fit tomber les puissantes barrières de protection et Harry reprit forme humaine. Tous les quatre marchèrent tranquillement et Synthia discuta avec ses parents de l'école et des élèves. Elle leur apprit ainsi qu'à cause de Ronald, les Weasley n'avaient pas l'argent nécessaire pour que leurs enfants aillent à Poudlard. Elle détestait les parents Weasley après que Maugrey lui ait raconté ce qu'avaient dit les deux roux quand Dumbledore avait décidé de retirer au Potter la garde d'Harry, mais elle aimait bien les jumeaux et pour elle, ce serait terrible si les enfants étaient punis à cause des parents. James regarda sa fille et lui dit :
-Tu as vraiment ta place à Serpentard, ma petite rusée. Bon, comment sont les enfants Weasley ?
-Je n'en connais que trois, Perceval Wealsey, il est assez rabat joie, mais il travaille dur et il va entrer en septième année. Il y a les jumeaux Weasley, Fred et George, ils sont véritablement géniaux, les rois de la blague.
-Comme les maraudeurs ?
-Oui, sauf qu'ils veulent créer un magasin de farces et attrapes.
-Intéressant.
-La dernière s'appelle Ginevra, je ne la connais pas. Mais d'après les jumeaux elle a du caractère et elle est très gentille.
-Mouais. Bon, d'accord, je vais payer les études des enfants Weasley.
-Merci, papa.
Les vacances d'été furent merveilleuses pour Harry et sa famille. Le jeune garçon s'amusait comme un petit fou, cependant il sentait qu'à l'extérieur le mal était toujours là, mais de plus en plus faible prouvant ainsi qu'il allait bientôt devoir s'installer définitivement dans son corps provisoire qui deviendrait définitif. Dés la fin de la répartition de l'année qui venait, Harry pourrait enfin réapparaître. Tout en jouant, il faisait aussi ses devoirs de vacances surveillé par Severus qui tournoyait autour des enfants comme un vautour autour d'une carcasse. Avant la fin du mois de juillet, ils avaient terminé leurs devoirs de vacances et les Malefoy les rejoignirent afin de passer le mois d'août avec eux. Cependant, une information fit sensation à Godric Hollow, Molly Weasley avait refusé l'aide des Potter, crachant que c'était de leur faute s'ils ne pouvaient pas payer les études de leurs enfants. Le soir de la réponse de la matriarche, Lily contacta Minerva et lui expliqua que Molly préférait se plaindre qu'elle ne pouvait pas payer les études de ses enfants que d'accepter l'aide que les Potter lui offraient. La directrice adjointe contacta Molly Weasley et avait fustigé la mère de famille. Humiliée quand Albus entra dans le problème, Molly dut accepter l'aide providentielle des Potter.
Mais le mal était fait, ses enfants la détestaient pour ce qu'elle avait fait, elle avait voulu leur retirer le droit de faire des études supérieurs. Percy jura qu'il ne reviendrait plus jamais dans cette maison. Les jumeaux décidèrent de demander plus d'aide aux Potter. En effet, ils envoyèrent une lettre leur demandant de les accueillir à Godric Hollow afin qu'ils puissent travailler sur les produits qu'ils pourraient vendre dans leur futur magasin. Sirius demanda, supplia à James de les accepter afin que les Maraudeurs puissent donner leurs secrets à la nouvelle génération. James accepta et pour la plus grande rage de Molly, les jumeaux quittèrent le terrier et se réfugièrent à Godric Hollow. Mais James leur dit :
-Vous pouvez rester ici, mais la condition est que vous ayez le plus de BUSE possibles. Car je veux que l'argent que je vais investir dans votre magasin me rapporte.
Les jumeaux hurlèrent de joie et jurèrent qu'ils auraient toutes les BUSE nécessaires à leurs rêves. James leur dit avec un sourire sournois :
-Bien, vous devrez avoir vos BUSE de Potions, de Métamorphose, de Défense Contre les Forces de Mal, Botanique et Sortilèges.
Les jumeaux Weasley acceptèrent et c'est à ce moment qu'ils découvrirent qu'Harry était là, qu'il n'avait jamais quitté sa sœur. Elyse, la plus calme et la plus diplomate expliqua le problème. Les jumeaux acceptèrent de garder le silence et même jurèrent de ne rien dire afin de protéger Harry. Les vacances continuèrent merveilleusement pour les jeunes qui s'amusèrent comme des petits fous. Malheureusement, le temps est ainsi fait qu'il passa trop rapidement. Et bientôt ils reçurent la lettre de Poudlard. Si Elyse et Pansy étaient toutes excitées à l'idée de faire leurs courses, Draco bougonna, car il ne voulait pas aller faire ses courses, quant à Synthia et Harry, ils avaient peurs que le mal retrouve Harry et le possède pour le transformer en un monstre de cruauté. James décida qu'Harry resterait sous sa forme animale. Le lendemain, les différentes familles et les enfants allèrent sur le Chemin de Traverse afin de faire leurs différentes courses. Quand ils arrivèrent sur l'allée sorcière, les enfants furent de plus en plus excités, les deux mères de famille étaient heureuses de voir leurs enfants heureux, mais leur plus grand bonheur était d'avoir leur famille complète. James était heureux car il faisait un temps splendide.
Les quatre premières années et le jeune félin observaient avec une fascination toujours redoublée. Alors que Draco, Synthia, Pansy et Elyse discutaient paisiblement de ce qu'ils allaient apprendre dans leur nouvelle année et quel allait être leur nouveau professeur étant donné que Quirrel avait déserté l'école dés la fin de la fin du dernier cours de DCFM, Harry était caché dans la capuche de Lucius et s'amusait comme un petit fou avec les longs cheveux blond du sorcier. Le patriarche de la puissante famille Malefoy sentait le félin s'amuser avec ses cheveux, mais il ne sentait pas des griffes lui lacérer le cuir chevelu ou les vêtements et sut que son futur beau-fils faisait pattes de velours. Narcissa et Lily pouffaient de rire en voyant l'air stoïque et impassible du fier sorcier. Les maraudeurs quant à eux étaient beaucoup moins discrets et éclataient de rire chaque fois qu'ils se tournaient vers Lucius Malefoy. Ce dernier d'ailleurs préférait se faire arracher les deux bras plutôt que de révéler qu'il adorait ce que lui faisait Harry, car le félin sans le savoir lui massait le cuir chevelu et Lucius aimait quand on lui massait le crâne et pour un peu, il se serait endormi.
La journée passa tranquillement les enfants faisaient leurs courses sans faire attention au fait que les gens regardaient avec stupéfaction la sœur du survivant et la beauté éthérée d'Elyse. Quand ils eurent terminé l'achat des ingrédients de potions, des plumes, etc…, ils se rendirent chez Fleury et Bott. Cependant, ils tombèrent sur un os, enfin sur une queue. En effet, ils étaient allés faire leurs courses le jour même où le célèbre Gilderoy Lockart la promotion de son nouveau livre « Moi, le sorcier ». Quand ils pénétrèrent dans la boutique, le groupe entendit la voix d'Harry résonner dans leurs esprits :
"-Il est moche !"
Sirius surprit explosa de rire faisant ainsi se tourner tout le monde. Le groupe de nouveau venu était très étonné, car c'était la première fois qu'Harry critiquait ouvertement quelqu'un. Draco regarda avec mépris l'homme puis lança froidement :
-La boule poils a raison.
Un feulement outré sortit de la capuche de Lucius qui dit à son fils :
-Draco, merci de ne pas embêter la boule de poils ! Aïe ! Synthia reprend ton fauve !
Synthia hilare reprit Harry qui avait sorti les griffes et les plantait dans le corps du blond. Le félin avait le dos hérissé de colère, la fillette calma rapidement son fauve en lui disant
-C'est normal qu'on t'appelle Boule de Poils, on ne t'a jamais donné de surnom. Voyons voir. Papa, c'est Prongs à cause de ses bois, oncle Sirius c'est Padfoot pour ses coussinets, oncle Remus, c'est Moony parce qu'il est plus vivant à la pleine lune. Alors pour toi ce sera quoi ? Tu es noir, tu as une douce fourrure, hhuummm ! Je sais, tu es noir comme les ténèbres, mais tu as un cœur pur, donc le mot qui te va le mieux, c'est Tàijîtú.
-Quoi ? demanda James.
-C'est le symbole chinois du yin et du yang, le bien et le mal, le noir et le blanc.
-C'est une excellente idée, ça lui va vraiment bien, murmura Lily en cajolant délicatement son fils qui se mit à ronronner sourdement.
-Bien, maintenant en l'appelant Tàijîtú, plus personne ne risquera de se faire lacérer par ses coups de griffes, se moqua Synthia.
-Comme si je devais avoir peur d'un fauve en culotte courte, lança Lucius avec un sourire qui prouvait à tous qu'il s'amusait follement avec le micro fauve.
Harry se tortillant, quitta les bras de sa sœur, sauta sur le sol, puis toutes griffes dehors, il grimpa sur le sorcier, puis arriver sur l'épaule du blond, se mit en tête de lui lécher le cou. Heureusement que James, Sirius et Remus bloquaient la vue de tous, car la réputation de Lucius aurait été brisée. En effet, Narcissa et Lily pouffaient en voyant le fier et impassible Lucius Malefoy rire aux éclats et cela était un évènement en soit que personne n'avait jamais vu auparavant. Fier de son coup, Harry cessa de le lécher, puis retourna dans la capuche de Lucius et se remit à malaxer de nouveau les cheveux d'un Lucius au cou baveux. Durant toute l'affaire, les deux familles n'avaient que peu avancé dans la file de sorciers. Soudain, James s'écarta un instant ce qui permis à Lockart de voir Synthia. Il lui fit un immense sourire qui s'effrita un instant plus tard quand il vit la fillette faire semblant de vomir. Narcissa observa avec consternation alors que Lily était plein de fierté, sa fille avait jugé l'homme avec exactitude comme un pauvre type, minable et affabulateur. Elyse, quant à elle, murmura :
-Ce qu'il est beau.
Un feulement menaçant retentit depuis la capuche de Lucius. Ce dernier se tourna vers sa fille et lui dit :
-Ma petite Elyse, Tàijîtú a raison, ce sorcier n'est pas net.
-Mais papa, je peux quand même le trouver beau, murmura Elyse.
-Mon ange…
La fillette lui fit un regard de chien battu qui fit fondre son cœur de père en deux secondes.
-Bon, d'accord, tu peux le trouver beau, mais tu verras que la beauté ne s'associe que rarement à l'intelligence, et si ce Lockart a l'un, je ne pense pas qu'il ait l'autre.
Elyse bougonna pour la forme, mais ne put s'empêcher de serrer son père dans ses bras. Il lui avait tellement manqué d'amour dans son enfance, qu'elle ne pouvait s'empêcher de la rechercher le plus possible auprès de ses parents et de son frère. Lucius eut un sourire très doux qui fit fondre les femmes qui se trouvaient autour des deux familles. En effet, quand il n'avait pas son air snobe et impassible, il avait un air angélique qui rendaient les femmes raides dingues de lui pour la plus grande rage de son épouse. Voyant que les regards de ses groupies n'étaient plus portés sur lui, Lockart décida de changer les choses. En effet, il s'exclama en parlant d'Elyse :
-Oh ! Regardez ce magnifique ange ! Elle est presqu'aussi belle que moi à son âge. Pour la récompenser, je vais lui offrir toute la collection de mes livres.
Les yeux d'Elyse pétillèrent alors de joie tandis que ceux de son père s'assombrirent d'une menace explicite de mort lente et douloureuse envers le sorcier qui osait draguer sa fille chérie. Narcissa était aussi furieuse que son époux. Soudain, James éclata de rire et lança :
-Hey ! Gilly ! Tu ne vas pas me dire que tu ne reconnais pas Lucius, Narcissa et les enfants Malefoy ?
-Tu as vraiment la mémoire d'un poisson rouge, mon pauvre Locky, se moqua Sirius.
Gilderoy lança un coup d'œil vers le blond et vit un Lucius Malefoy connut pour être un mangemort, bras droit de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, prêt à lui arracher les ongles un à un. Draco parfaitement froid et snobe lança :
-Pensez-vous que nous sommes trop pauvres pour acheter nos affaires dans cette gargote ? Si l'envie nous prenait, notre famille pourrait acheter le Chemin de Traverse dans son ensemble et avoir encore suffisamment de fortune pour acheter Poudlard. Mais si vous voulez faire des heureux, donnez ce livre aux Weasley. Eux en auraient plus besoin que nous autres, Malefoy.
Les Weasley qui étaient présents étaient rouges de honte, tout ça à cause de Ronald. Ce dernier restait maintenant tout le temps à Dumstrang, il ne rentrait même plus pour les vacances scolaires, car il devait travailler pour payer le moindre voyage. Les maraudeurs gardaient un œil sur Molly et Arthur, tandis que les jumeaux parlaient entre eux des sales coups à faire quand ils seraient à Poudlard. Percy qui était venu s'approcha de Synthia et lui dit :
-Je voudrais te remercier. Malgré ce que t'a fais Ron, grâce à toi, nous allons pouvoir continuer nos études et Ginny aller à l'école. Pour les jumeaux, je sais qu'ils n'aiment pas l'école et qu'ils voudraient ouvrir un magasin de farces et attrapes. Je sais que ce n'est pas sérieux comme emploi, mais je sais aussi qu'ils seraient heureux.
Percy n'avait pas vu que ses frères étaient présents et le regardaient avec stupéfaction et joie. Fred le fit sursauter en lui disant :
-Merci, Perce. Mais les Potter vont nous aider pour créer notre magasin. Mais nous devons avoir six BUSE minimum...
-BUSE et ASPIC, les uns ne vont pas avec les autres, coupa Lily.
Molly outrée siffla :
-Il est hors de question qu'ils fassent un travail aussi miteux.
Arthur ne disait rien alors que sa femme continuait :
-Ils travailleront au Ministère, comme leur père.
-Arthur travaille là-bas parce que c'est un travail qui lui plaît et pas parce qu'il y est obligé. Est-ce que tes aînés travaillent au Ministère ? demanda Remus.
-Heu… non.
-Alors laisse à tes enfants le choix de leur vie. Quand tu seras morte, ils continueront un travail qu'ils détesteront et se déchaineront sur leur famille et leurs enfants. Et ainsi, par ton étroitesse d'esprit, ta fierté mal placée et ta vanité, tu auras détruit la vie de huit personnes si les jumeaux ont chacun deux enfants, lui dit froidement Lily parfaitement soutenu par son époux et sa famille.
Molly outrée s'exclama en se tournant vers son époux :
-Arthur dit quelque chose.
-Lily a raison. Je fais ce que j'aime faire, alors laisse à tes enfants le choix de leur carrière, répondit le rouquin.
-Mais…
Arthur lui lança un regard flamboyant qu'elle ne lui avait jamais vu et préféra cesser d'objecter. Mais elle n'en pensait pas moins. Heureusement, personne n'avait fait attention à eux, trop occupé à baver sur Lockart.
A suivre
