Rêves d'avenir
La recherche est effectivement très longue, et malgré les premiers résultats obtenu à propos d'Eddy, nous devons attendre le mois de mars avant d'avoir un second élément de réponse.
Une nuit de mars, je me retrouve prisonnière d'un cauchemars horrible. Des formes sombres se pressent sur moi, m'emprisonnant de leur poids. Incapable de me débattre, j'en suis réduite à supporter leur étreinte pendant qu'ils me poignardent le bas-ventre. En même temps, je vois une lettre danser devant mes yeux. Une simple lettre en papier moldu, un papier de basse qualité, même. Il y a une adresse, mais je n'arrive pas à la lire. D'autant que les formes deviennent de plus en plus lourdes et que la douleur est de plus en plus éclipsante. Bientôt, incapable de me concentrer sur cette lettre qui me semble importante, je me mets à hurler de douleur.
A la douleur succède une sensation de noyade qui m'éjecte instantanément du cauchemar. Crachant mes poumons, j'adresse un regard reconnaissant à Artémis qui est manifestement responsable de l'aquamenti qui venait de me réveiller.
« Cauchemars, c'est rien. »
Je n'ai aucune envie de raconter tout ça à Artémis et Mary qui me regardent avec inquiétude. Vu l'heure, je me lève, et commence à me préparer en silence.
Quelques jours plus tard, au petit-déjeuner, je mâche ma tartine, toujours travaillée par mon cauchemars quand le courrier arrive. Je repère très vite l'absence de la chouette familiale dans le nuage de plume qui arrive, mais alors que je prends une gorgée de jus de citrouille, une chouette de poste s'arrête devant Marie.
Pâlissant (ce qui est un exploit vu mon teint), je regarde Mary, tres palotte aussi, décrocher la lettre. LA lettre. Celle de mon cauchemars. Sans réfléchir plus d'une minute, j'arrache l'objet des mains de mon amie et m'enfuis en courant dans le dédale du château.
Seigneur Dieu. Ce n'était pas un rêve. C'était une vision. Concernant Mary. D'accord. Je comprends désormais ce qu'étaient es forme et ces… coups de poignards. C'est… C'est… Non. Jamais. Jamais je ne laisserais Mary y aller et subir ça. Jamais. Je… elle sera ma femme de chambre, ou autre chose si elle veut. Ma Dame de compagnie, même. Ce qu'elle veut ! Mais pas une prostituée de Whitechapel. Jamais. Moi vivante, jamais. Et même après d'ailleurs. Jamais.
Une Mary en rage apparaît au coin du couloir et me saute dessus pour récupérer sa lettre. Nous nous battons quelques minutes puis Artémis, largement plus grande que nous nous sépare avec une facilité écoeurante. Mais j'ai encore la lettre, froissée dans mon point.
« Putain, mais vous êtes DINGUE ? Depuis quand vous vous battez comme ça ? Vous croyez vraiment qu'on a des points a perdre ?!
- Cette putain de snob m'a volé ma lettre !
- Je refuse que tu la lise !
- Hein ? Demanda Artémis
- Putain, hurle Mary, mais tu te prend pour qui Milady ? T'es pas sortie de la putain de cuisse de Jupiter et si tu me donne pas ma lettre, je t'exploses la gueule !
- Aquamenti! » lance a nouveau Artémis. Sur moi, cette fois
Et bien sur cette fourbe profite de ma surprise de me retrouver arrosée d'eau glacée pour m'arracher la lettre et la rendre à Mary. Celle-ci, sans attendre, l'ouvrit. Je tentait de la lui reprendre, mais Artémis m'immobilise dans une clé de bras. Devant nous, Mary devient blanche. Je savait bien ce que c'était. Ça venait de toute évidence de son bordel et ça lui annonçait qu'elle commencerait sous peu à travailler comme « adulte ». Au moins l'été. Elle ne reviendrais peut être même plus à la rentrée prochaine.
« Mary je t'en supplie, fait pas ça. Devient ma femme de chambre, ou ma dame de compagnie, ou ce que tu veux, mais fait pas ça, je t'en supplie ! »
La gifle magistrale qu'elle m'assène me dévisse presque la tête et Artémis m'éloigne de Mary, se postant entre elle et moi
« Qu'est ce que tu sais de ça, toi ! Essaie pas de diriger ma vie, tu sais rien de moi ! Tu crois vraiment que j'ai le choix ?
- En quoi t'as pas le choix ? C'est une dette ? Je la rachète. Dis moi ce qu'il te faut, je te le donne. Prend mon pendentif, si tu veux, même. Dis moi combien il te faut, je rassemblerais l'argent.
- T'es conne ou quoi ? Déjà, il faudrait racheter ma dette et celle de maman. Ensuite… Qu'est ce que tu veux que je fasse ! Je suis juste une gosse cockney !
- Je t'engage ! Femme de chambre ou Dame de Compagnie !
- Euh… Mary ? Je sais pas trop de quoi vous parlez, mais…En plus de ce que dit Deidre, tu peux parfaitement trouver quelque chose chez les sorciers, tu sais. Tu n'est que née de Moldue, mais avec les notes que tu as, tu peux te trouver un bon apprentissage, en herbologie ou en potion, je pense. Faut pas que tu te voie juste du coté Moldue, tu es Sorcière aussi. »
J'approuve vigoureusement de la tête, mais Mary me lance un regard méprisant et repars vers la Grande Salle en nous lancant une dernière pique.
« Occupez vous de votre cul! »
Enfin, Artémis me lâche.
« Sérieusement, Deidre, quelle mouche t'a piqué ?
- J'ai eu une vision. Mon cauchemars de l'autre jour.
- Ton… Mais pourquoi t'en a pas parlé ?
- Je… Je savais pas que c'était une vision. Quand je dors, ça ressemble vraiment à un cauchemars, tu sais. J'étais… agressée par des ombres, et je voyais cette enveloppe. En voyant la lettre arriver, j'ai compris la vision. Son bordel veut la faire commencer à bosser. Et ce sera vraiment horrible. On peut pas la laisser tomber, Artémis. C'est impossible. On peut pas.
- C'est sûr, mais… Tu nous l'a braquée, là.
- Je sais. Je suis désolée, j'ai paniqué. »
Le temps passe dans le dortoir des filles de troisième année mais rien ne s'arrange. Une semaine plus tard, Mary est toujours braquée et ni Artémis ni moi ne sachons quoi faire, quoi dire pour arranger les choses. Nous sommes toutes deux rongées d'angoisse pour elle, mais que faire? Alex m'a conseillé hier de trouver le moyen de s'excuser sans s'excuser, mais j'ai beau y réfléchir, je le sens pas.
Artémis et moi sommes dans le dortoir, à travailler la potion et je ne peut m'empêcher de tapoter ma baguette contre le bureau. Tak tak tak tak tak tak…?
« Tiens ? » Fait mon amie, m'arrachant à un état quasi auto-hypnotique
« Hum ?
-T'es synchrone avec le robinet. »
Je la dévisage, sous l'effet d'une soudaine illumination. Le robinet. Le rythme de fuite du robinet mal fermé. Le bruit de ma baguette heurtant le banc, en novembre. Je bafouille trois mots d'excuse et je file chez le Pr Croupton. C'est ça. C'est ce rythme de percussion qui m'hypnotise !
Ma vie est devenue très ennuyeuse, en fait, suite à cette épiphanie. Maintenant que j'y fait gaffe, ça a amplifié les petites visions machinales que j'ai. Je sais désormais ce qu'on va manger ce soir, ce qu'on va faire en cours, qui va gagner en quidditch (Ok, ça c'est cool, personne s'attendait à ce que Poufsouffle batte serpentard, j'ai gagné un max en paris)…? Et il y a bien sur la routine des excuses à Mary, soigneusement dédaignées par l'interessée.
En fait, durant mes deux heures par soir de cours avec le Pr Croupton, j'ai l'impression de vivre ma journée par avance, ce qui est extrêmement bizarre. Et surtout très prenant. Deux heures par soir. Ça plus les devoirs vous imaginez pas à quelle heure je suis obligée de me coucher. Je vais craquer !
Le jour qui nous intéresse, j'arrive (essoufflée) en haut de la tour et le Professeur me fait signe de m'installer dans une des nombreuses piles de coussins disponible dans la pièce. Mais pour une fois, je reste debout au milieux de la pièce, prend une grande inspiration et ose :
« Professeur… On a un devoir sur table demain. On pourrait pas annuler ? Juste pour ce soir ? Faut vraiment que je révise, et je suis épuisée et…?
- Et ?
- Ben je voudrais avoir le temps de réviser et de dormir.
- Foutaise. T'en a pour vingt minutes de révisions maximum.
- Euh… non, c'est un devoir sur tout ce qu'on a fait depuis Noël
- Non, c'est un devoir sur un des sujets que vous avez vu depuis Noël.
- Ça revient au même
- Non…
- Ben si. Comme je ne peux pas savoir, je dois tout revoir.
- Ben non… Suffit de savoir ce qui tombera.
- Comment voulez vous que… Oh ! Mais c'est de la triche !
- Ben non, tout le monde s'y attend, de ta part.
- Mais…
- Mais quoi ? Dans cette école, on vous apprend à vous servir de vos dons. Pour toi, ça concerne tes dons de voyance. T'as pas remarqué que les profs te notaient plus sévèrement d'un coup ? »
Oh que si, j'ai remarqué…
« Les examens de fins d'années seront protégés de ton don, mais pour le reste, tu es plus notée sur la préparation du sujet spécifique du devoir. Tu as un sens de plus que les autres ma grande, va falloir apprendre a vivre avec et à l'utiliser. »
Songeuse, je m'effondre dans la pile de coussins. Ce n'est pas idiot tout ça. Je vois la logique derrière. Et je pourrait peut être en faire prof…?
« Mais si on découvre que tu en fait profiter tes petits camarades, tu auras le droit à tellement d'heures de colles que t'aura même plus le temps de leur parler »
Ah.
Le Professeur lance le métronome magique qui me permet d'entrer en transe et très vite, je sombre en vision. Je suis en cours, et je vois le Pr Meyer écrire le sujet au tableau… Effectivement, vingt minutes. Dans la vision, je jette un œil circulaire sur la classe. Mary est toujours à l'écart.
Soudain la vision change. Une femme trop fardée qui me semble immense me toise de toute sa hauteur et soudain me retourne une gifle :
« Quoi ! Qu'est ce que tu crois me faire avec ta "Magie" ? Tu veux recevoir un autre hiboux ? La prochaine fois, ils t'expulsent ! Crois-moi la Mary, t'as intérêt à jouer ton rôle. L'Joseph, il a payé un bon paquet pour ta virginité alors tu vas rentrer et la lui donner, t'entend ? Si t'fait le moindre problème, j'vous bat tellement, toi et ta vielle pute de mère que même le seigneur y vous r'connaitra pas ! »
Je suis encore à moitié sonnée quand elle m'attrape par le bras pour me faire passer une porte. Je remarque alors que je porte un déshabillé (moche et démodé, j'en suis sûre). Une forme se lève dans un coin de la chambre.
La Chambre.
NON !
Je m'arqueboute de toutes mes forces physiques et magiques contre la vision et soudain une explosion me ramène à la tour de divination.
« Bon. » Fait la voix sarcastique de mon mentor, à côté du métronome que ma magie instinctive a fait voler en éclat. « Va falloir travailler ta sortie de transe.
- Madame ! » Les mots sortent de ma gorge sans passer par mon cerveau bouleversé. « Faut que vous m'aidiez, ou mon amie va… va… »
Soudain, Mme Croupton est agenouillée à coté de moi, déchire mon cors1 d'un coup de baguette et me berce doucement en me murmurant des paroles douces. Le contraste entre ses soins chaleureux et la froide cruauté de la tenancière me calme peu à peu. Ça et le fait que sans mon cors, je respire quand même vachement mieux.
« Raconte-moi, ma grande. Raconte à Mamie Lyra. Je suis sure qu'on pourra tout arranger…?
- C'est… C'est Mary.
- De ton dortoir ?
- Oui.
- D'accord. Il va lui arriver quelque chose ?
- Oui.
- Quoi ?
- Elle… Elle va… Elle vient d'un bordel. Ils veulent la forcer à travailler cet été.
- Travailler…
- Se prostituer »
Le visage de Croupton se durcit soudain
« Bien. Je m'en occupe. Ne t'en fait pas, ta camarade ne retournera pas dans son… bordel. »
Le devoir s'est bien passé. Malgré la crise que j'ai eu en cours de divination, j'ai eu en effet largement le temps de le réviser, mais je peux pas dire que je passe une bonne journée. Je ne doute absolument pas que Croupton ait fait quelque chose et je sais que Mary m'accusera (à raison) d'avoir cancané.
Les cours sont finis. Je viens de raccompagner Jojo à sa tour et je reviens à la mienne quand je me sens décoller du sol pour être violemment projeter contre le mur. A moitié sonnée, je tâtonne ma robe a la recherche de ma baguette. Pas là. Expeliarmus. On m'a lancé un magistral Expelliarmus.
« SYCOPHANTE DE MERDE, Ou t'es allé cancané ! Comment t'as pu… Comment t'as pu en parler ! »
Ok, alors, ça, c'est Mary, passablement énervée. Comme prévu, on a du lui en parler en fin de journée. Mais je pensait pas qu'elle serait aussi violente
« Pitié Mary ! Pitié j'ai pas fait exprès ! J'ai eu une autre vision en présence de Croupton et elle m'a tiré les vers du nez ! »
Je me sens décoller à nouveau et me roule en boule en provision du choc contre un autre mur. Outch. Elle maîtrise bien le Wingardium, la collègue.
« ET D'OÙ TU ME SURVEILLE EN VISION !
- MAIS TU CROIS QUE JE CONTRÔLE MES VISIONS ? Je vois les gens que j'aime et dont je me soucie ! Désolée que tu en fasses partie !
- TA GUEUUUUUUUUUUUUULE »
J'ai a peine le temps de me protéger la tête que je heurte un autre mur. Elle hurle encore mais je n'entend pas vraiment. Je suis un peu dans le coton. Quand je heurte un quatrième mur, je me dit que franchement, j'ai pas à m'inquiéter. Quelqu'un de la puissance magique de Mary se sortira de toutes les situations…
« … faites pas… grave… quelques bleus… Dans… semaine on verra…? rien… Et la blessure au crane est encore plus minime. Voila… Elle se réveille, regardez. Bonjour belle endormie…
- Ma Sœur… Mary ! Elle va bien ? Elle a pas trop d'ennuis ?
- Votre… amie, qui vous a quand même violemment attaqué, est dans un autre lit, sous sédation.
- Je suis juste tombée dans un escalier. C'est un problème courant dans cette école.
- le Professeur Londubat l'a vu vous jeter contre un mur, ne vous fatiguez pas jeune fille. Et puis on est tous consciens des difficultés actuelles de Miss Jenkins. Elle n'aura que quelques heures de retenue, ne vous en faites pas trop pour elle. »
Elle a décidé de nous garder pendant la nuit, mais Mary est enfermée dans une chambre seule, de peur qu'elle ne réitère son geste. Donc ça fait une heure que je tente de forcer sa serrure. Ce qui m'agace profondément parce qu'ils ont l'air de l'ignorer mais Mary est extrêmement bonne en forçage de serrure. Si elle avait voulu, elle aurait put m'égorger dans la nuit et retourner s'enfermer dans sa chambre, personne n'aurait rien vu. Je l'ai entendu bouger, elle est réveillée, mais bien suû, elle ne m'aidera pas à ouvrir. Putain d'obstinée. Euh… Fichue obstinée.
« Tu fais quoi ? »
Là, actuellement, je saute en l'air, surprise par un abruti de serpentard qui s'est glissé derrière moi comme par magie, pourquoi ?
« Mais t'est idiot ! Tu veux que je fasse une attaque ?
- Oh ce serait dommage. Tu es bien plus marrante vivante. »
Devant mon air furax, Alex Potter glousse joyeusement.
« Tu veux entrer ? Alohomora ! »
Et la porte s'ouvre légèrement. Il… Il y avait un sort pour ça. Je… Ok, je me sens bête, là. Bête et Moldue. Un peu comme le jour où j'ai découvert mes origines sorcières. C'est humiliant, à la fin ! Et voilà qu'Alex a redisparut ! Raaaaah, un jour, je tuerai ce sale serpent, bien à l'abri sous sa cape d'invisibilité.
Je prends une grande inspiration et je pousse la porte. Mary est assise sur le lit, un regard accusateur posé sur moi. Elle a l'air vidée et désespérée. J'espère quand même qu'on lui a pris sa baguette. Je rentre la tête dans les épaules et je me lance.
« Mary… Je suis tellement… désolée de tout ça.
- Deidre… T'es bien gentille mais tu comprends pas grand-chose à la vrai vie des vrais gens. Je veux pas de ta pitié ou de la condescendance sorcière sur ma situation. Tu devrais comprendre, toi, avec l'histoire d'épilepsie de l'an dernier…
- Parce que c'est vrai que tu as soigneusement pris en compte mes desiderata, l'an dernier, toi.
- Deidre ! C'est mon destin. Et au pire, il me restera toujours la magie pour me défendre…?
- Mais tu serais renvoyée. Et je veux pas te perdre. »
La prostituée en devenir haussa les épaules avec fatalisme.
« On aurait jamais dû se connaître en premier lieu.
- Mais c'est trop tard. Pitié. Laisse-moi racheter vos dettes. Tu me rembourseras quand tu pourras. Tiens, déjà, tu pourrait être ma femme de chambre comme je disais l'autre jour. Tu m'aide déjà régulièrement avec mon corps(1), tu nous coiffe… Tu serais super.
- Deidre, je…
- Pitié Mary. Fais-le pas pour toi, fais-le pour moi. Ta pathétique amie de la haute qui est incapable de t'imaginer… exerçant un tel métier. Sous la houlette d'une mégère pareille en plus.
- … ça me prendrait des années de rembourser nos dettes…
- Je peut placer ta mère dans une maison aussi, probablement. A deux, ce sera plus rapide. »
La cockney soupira longuement.
« T'abandonnera pas, hein ?
- Jamais. Tu es mon amie, je protège mes amie. Je suis un peu Poufsouffle, je crois. »
En quelques jours, tout fut réglé. Je n'osais pas charger mon père de la transaction, mais fort heureusement, ma cousine la comtesse, a qui je m'était confiée par lettre, proposa d'envoyer le comte de Beauregard. Sorcier, de la famille, il avait aussi la réputation d'être un général au plus proche des hommes du rang. Il accepta très gracieusement la mission et en une semaine, nous recevions une lettre annonçant que Mary et Esmée Jenkins avaient été libéré de leurs dettes pour un pris trois fois inférieur à ce que craignait Mary. Le Comte était manifestement un marchandeur redoutable. Il ne me restait plus qu'a informer mon père que j'avais embauché une camarade comme femme de chambre. Je m'attendais à ce qu'il râle, mais, finalement, il fut plutôt soulagée de m'avoir trouvé une femme de chambre au courant de mon secret, bien que je soit un peu jeune pour en avoir vraiment besoin.
Le premier Juillet, Mary me suivit donc à Grisbald House.
(1) Corset
