La Terre, Angleterre, Londres, Ministère de la magie.
La salle du magenmagot bruissait de conversations excitées. Pour la première fois depuis plus de 15 ans, un Potter allait siéger, et par n'importe lequel, le survivant en personne ! Bien évidemment, les pro-Voldemort aiguisaient déjà leurs langues pour mettre le garçon dans l'embarras, voir le pousser à exploser. Après tout, il était de notoriété publique que le brun s'emportait facilement, s'ils arrivaient à lui faire perdre le contrôle, le survivant perdrait beaucoup de crédibilité.
Cependant, le jeune Lord n'était pas encore arrivé, de même que la présidente et la ministre. Mais c'était également le cas de beaucoup d'autres, une bonne partie de l'assemblée était arrivée en avance dans l'espoir de pouvoir approcher le premier Lord sorcier du pays avant que la séance ne débute. Que ce soit dans le but de lui proposer un contrat de fiançailles, ou pour l'asticoter. Ils en avaient été pour leur frais, et seuls certains des plus intelligents, tel le directeur de Poudlard et certains mangemorts, se doutaient que le brun était en train de mettre en place quelque chose avec la ministre de la magie et la présidente de l'assemblée.
Il fallut encore une dizaine de minutes, avant que Lady Londubat n'apparaisse, suivit de près par la ministre de la magie. Les conversations baissèrent subitement à leur entrée, personne, quel que soit son bord n'avait envie de se faire rappeler à l'ordre par la nouvelle présidente comme s'ils étaient des écoliers turbulents.
Tout le monde gagna sa place, et l'attraction du jour profita de ce moment pour se glisser dans la salle en compagnie d'une jeune fille et d'un vieil asiatique. Harry gagna la place réservée à sa famille, juste à côté de l'estrade de la présidence, tandis qu'Hermione et le vieil homme prenait place avec les rares personnes qui étaient là en spectateurs. Comme prévu, parmi ceux-ci, se trouvaient Neville Londubat et Susan Bones, leurs présences, sans être habituelle, n'étaient pas choquantes, ils siègeraient un jour au magenmagot, et ils étaient assez âgés pour tirer de précieux enseignements de ce qu'ils voyaient.
Lady Londubat abattit plusieurs fois son maillet, mettant fin aux derniers bavardages, et déclara :
« La dernière session d'été du magenmagot est ouverte ! Que la magie éclaire nos débats de sa lumière. »
Comme de coutume, toute l'assemblée repris la dernière phrase en cœur.
« Un projet de loi a été soumis à la présidence par Lord Potter-Black. »
Il y eut quelques exclamations de surprise, dès sa première apparition, le gamin avait déjà l'intention de modifier les lois. Deux des trois partis présent se lancèrent dans des suppositions silencieuses. Les partisans de Dumbledore étaient convaincus que le survivant allait tenter de s'attaquer aux mangemorts, et ces derniers partageaient, évidement, le même avis. Mais personne, en-dehors d'une partie des « centristes » qui avaient été mis au courant en avance, ne s'attendait à ce qui suivit.
« Je donne dons la parole à Lord Harry James Potter-Black ! »
Arborant un visage de glace, Harry quitta son siège, et pris la place de l'orateur, à savoir, une estrade située juste en-dessous de celle de la présidence. Il toussa pour s'éclaircir la voix, et se lança en priant pour que tout se passe comme prévu.
« Honorables membres du magenmagot, c'est un grand honneur pour moi de pouvoir me tenir enfin parmi vous, mes pairs. J'espère que nous pourrons travaillez tous ensemble pour le bien-être du monde magique. Et c'est justement de ce bien-être que je viens vous parler, plus précisément des rapports avec nos voisins moldus. »
Il retint un sourire devant le tollé qui éclata du côté des « mangemorts », et attendit que la présidente ramène le calme, avant de continuer :
« Oui, je viens ici parler des moldus, ces gens que la grande majorité d'entre nous méprise. D'aucun, comme Voldemort – l'assemblée sursauta – souhaiterait les exterminés, alors que d'autre – il jeta un coup d'œil à Dumbledore – souhaiterait que nous nous révélions à eux. Ces deux objectifs sont des manifestations flagrantes de l'ignorance coupable dont nous faisons preuve.
Grâce à la flagrante détérioration de l'enseignement ces 60 dernières années, ainsi que par notre manque flagrant de curiosité, nous n'avons aucune idée de ce dont sont capables les moldus. Bien évidemment, je pourrais vous le dire, après tout, grâce à certaines personnes j'ai grandi, en toute illégalité, parmi les moldus. – Les mangemorts ricanèrent et les neutres fusillèrent Dumbledore du regard – Mais je sais que, grâce au précédent ministre, vous ne prendrez jamais mes propos au sérieux. Aussi vais-je appliquer un principe moldu, qui dit qu'un petit dessin vaut mieux qu'un long discours. Dans notre cas, il va s'agir d'un souvenir, un souvenir fournit par un très noble sorcier japonais, qui se tiens prêt à jurer sur sa magie que ce que vous allez voir, est la vérité. »
La pensine spéciale du magenmagot fut amenée, et Harry y versa le souvenir que lui avait fournis Shinta Sumeragi, avant d'activer le système de projection de la pensine en disant :
« Ce que vous allez voir, est une arme moldue en action. »
Il y eut quelques gloussements méprisants particulièrement chez les mangemorts, qui étaient en train de se dire que le gamin était bien trop impressionnable de s'inquiéter des pitoyables efforts des moldus.
Le souvenir commença de façon très douce, un jeune homme brun était assis dans un très joli parc, et semblait attendre. Il n'y avait que le bruit du vent dans les branches d'arbres et les gazouillis des oiseaux. Puis, sans que rien ne le laisse présager, le hurlement strident d'une sirène se fit entendre, le jeune homme leva les yeux vers le ciel, cherchant visiblement quelques choses. Il y eut quelques cris de surprise dans l'assemblée quand ils distinguèrent un objet métallique, dont la forme rappelait un oiseau, qui traversait le ciel. L'objet sembla pondre un genre d'œuf, à la différence que l'œuf en question était tout aussi métallique que l'objet d'origine.
« L'œuf » tomba comme une pierre, mais, au lieu de s'écraser au sol, il éclata en plein vol.
Tout en sachant que cela n'était qu'un souvenir, la grande majorité de l'assemblée poussa des hurlements d'effroi devant la vague de feu qui sembla déferler sur eux. L'homme du souvenir conjura un bouclier, que beaucoup reconnurent comme l'un des plus puissants qui soit, mais le feu le réduisit en miette au premier contact, et l'homme fut projeté en arrière. Seul la chance lui permis de survivre, puisque le premier impact l'envoya voler dans un puits profond. Le souvenir se termina ainsi.
Harry retint un sourire, à part ceux qui étaient prévenus, et qui avaient déjà vu le souvenir, la grande majorité de l'assemblée tremblait encore de terreur. Le jeune Lord profita de ce moment, et fit signe aux huissiers de distribuer les dossiers qu'il avait préparé, tout en disant :
« Ce que vous venez de voir, s'est dérouler le 9 août 1945 dans la ville de Nagasaki, au Japon. Depuis lors les moldus n'ont jamais cessés d'améliorer leurs armes, et l'explosion colossale que vous venez de voir n'est plus, pour eux, qu'un balbutiement comparés à ce qu'ils sont capables de faire. Non ! Les moldus ne sont pas de pauvre créatures arriérées et pathétique, pour chaque sorcier dans le monde, il y a environ 23 000 moldus ! – Il y eut de nouveaux cris de surprises – Et même s'ils ne disposent pas tous d'armes aussi destructrices que celle que je viens de vous montrer, ils ont des armes, dont certaines peuvent projeter 80 projectiles mortels durant le temps qu'il nous faudrait pour prononcer un sort de mort !
Ce sont donc ces gens-là, que ce psychopathe dégénéré qu'est Voldemort voudrait éradiquer de la surface de notre planète ! Ce sont donc ces gens-là auxquels le directeur Dumbledore voudrait nous révéler, en pensant qu'ils ont besoin de nous pour les guider ! Les moldus sont plus nombreux et mieux armés que nous, certes contre un petit groupe, la magie nous permet de triompher, mais quand des milliers de soldats entraînés et armés jusqu'aux dents déferleront sur le chemin de traverse, ou dans les rues de Pré-au-lard, nous serons impuissants !
Contrairement à nous, les moldus ne se contentent pas de croire tout ce que leurs aînés leur ont dit ! Ils remettent en question leurs connaissances, ils s'adaptent, ils innovent, ils sont même allés jusqu'à envoyer des hommes sur la lune, simplement parce qu'ils le pouvaient ! Quel sorcier, aussi puissant soit-il en serait capable ?
Vous vous demandez certainement, pourquoi je vous explique tout cela, je le fais pour que vous preniez conscience de la menace que les moldus représentent. Mais leurs armes ne sont pas la pire menace pour nous, car tant que nous restons cachés, tant que nous ne les provoquons pas en massacrants des innocents, ils ne peuvent rien contre nous.
Malheureusement, nos lois sont ainsi faites que les moldus au courant de notre existence, ne sont pas soumis au secret, les oubliators du ministère n'interviennent qu'une fois que le Secret a été dévoilé. Cela était efficace jusqu'à il y a peu de temps, mais depuis, les moldus ont inventé quelque chose qui nous menace, une chose qu'ils nomment internet. Voyez cela comme le réseau de cheminette, où chaque cheminée donne accès à une bibliothèque, mais à la différence du réseau de cheminette, celui des moldus permet à tous les possesseurs de cheminée de consulter une information en même temps et de la dupliquer à l'infini. Si jamais, un moldu connaissant notre monde, décidait laisser des informations sur notre monde dans l'une de ces "bibliothèques", aucune magie ne pourrait enrayer le processus, et même si nous effacions la mémoire du coupable, des milliers d'autres en auraient déjà pris connaissance !
Ainsi donc, voilà ce que je propose, et cela avec l'approbation et le soutient de ma meilleure amie qui est une sorcière de première génération. Toutes les personnes moldus qui connaissent notre existence doivent être soumises à un sort de secret pour les empêcher de révéler notre existence.
Je suis prêt à répondre à vos questions. »
Il y eut plusieurs secondes de flottement, l'assemblée était tout simplement estomaquée. Le survivant, l'adversaire de Voldemort, souhaitait, non pas ouvrir davantage leur monde aux moldus, mais l'inverse, il voulait que la loi du Secret soit renforcée. Mais au vue de ce qu'il avait montré et dit, on pouvait le comprendre.
Les partisans de Dumbledore ne savaient plus quoi penser, ils avaient toujours crus le directeur quand il leur expliquait que les moldus étaient bien à plaindre de ne pas avoir accès à la magie, et qu'en tant « qu'être supérieurs », il était de leur devoir de les guider et de leur faire profiter de la magie.
A l'opposé, les pro-Voldemort, prenaient conscience du fait que les projets de leur maître étaient simplement irréalisable, 23 000 moldus pour 1 sorcier, et ces 23 000 moldus n'étaient pas des moutons qu'il suffirait d'aligner pour les abattre un par un. Non, les moldus étaient des loups, des loups féroces qui finiraient par réagir à leur attaque. Au final, ils étaient encore plus perdus que les partisans du directeur, car eux, au moins, avaient leur tête de file dans la place.
Dumbledore était tout aussi choqué que les autres, non seulement de ce que le gamin avait dit et montré, mais aussi de son apparence, de son éloquence et de la puissance qu'il montrait. Ce foutu gosse avait clairement brisé un de ses sceaux, et peut-être même deux. Non content de ça, il venait de réduire à néant tout le travail qu'il avait fait pour ouvrir le monde sorcier aux moldus. En plus, avec cette insupportable je-sais-tout de Granger à ses côtés, personnes n'oserait l'accuser de racisme envers les sang-de-bourbe ou les moldus. Et le vieil homme, n'avait aucun doute sur le fait que le gamin et le vieux japonais, pourraient jurer sur leur magie que tout était vrai.
Le gamin était devenu beaucoup trop bon pendant l'été ! Et il se demandait de plus en plus, si le survivant n'était pas conscient de toutes les manipulations dont il avait victime. Mais si c'était le cas, il l'aurait attaqué, il l'aurait traîné devant les tribunaux, ou bien il l'aurait affronté physiquement ou magiquement. Or il n'avait rien fait de tout cela, Dumbledore en conclus donc que sa précieuse marionnette traversait simplement une période classique de rébellion adolescente. Ce qui le soulagea grandement.
Contrairement à ce qu'ils avaient prévus de faire, les pro-Voldemort n'attaquèrent pas bassement le survivant, ce qu'il leur avait montré les avaient vraiment impressionnés, et ils étaient plus curieux qu'agressifs. Sans même parler du fait que le jeune Lord allait contre les avis et recommandations du vieux fou.
Au final, un nombre conséquent d'entre eux se retrouvèrent confronter à un choix cornélien, soutenir la proposition du survivant, qui avait pour but de protéger leur monde des moldus, et risquer de se faire massacrer par leur maître pour être d'accord avec son ennemi ou bien voter contre, et risquer de se faire massacrer par leur maître pour ne pas avoir saisi l'opportunité de protéger leur monde.
Certains des plus stupides, ne se posèrent pas de questions, le maître avait dit de voter contre Potter, donc ils voteraient contre.
Un problème similaire se posait dans le camp opposé, et ceux des plus fidèles suivants de Dumbledore attendaient un signe de sa part. Le problème étant qu'avec la conclusion à laquelle était arrivé le vieil homme, il ne pouvait pas descendre le projet de loi du brun, car cela ne ferait que creuser davantage le fossé entre eux. Et il avait impérativement besoin de redevenir le mentor du gamin. Aussi le vieux directeur gardât-il le silence, ne se prononçant ni pour, ni contre.
Quand le moment du vote arriva, sans même qu'une seule personne eut remis en cause les affirmations du survivant ou la validité du souvenir, le projet de loi fut adopté par une écrasante majorité. Les mangemorts, du moins les plus intelligents, avaient votés pour, les neutres étaient déjà d'accord avec le brun, et les autres, en l'absence de consignes claires votèrent selon leurs convictions, donc majoritairement pour.
Adepte des évènements rares, Harry fut donc le plus jeune Lord à avoir réussi à faire passer une loi lors de sa première session du magenmagot.
Une fois la séance close, Harry, Amélia, Lady Londubat, Hermione, Neville, Susan et Shinta, se retrouvèrent dans les appartements de la ministre, qui avaient perdus beaucoup de leur superbe. Amélia restait une femme simple, malgré son rang, n'avait pas besoin de cet étalage de richesses clinquantes qu'avait affectionné Fudge.
C'est donc réunit avec simplicité autour d'un thé, que les 7 personnes examinèrent les évènements de la séance.
« Harry, tu étais brillant ! Les mangemorts en ont même oubliés de t'attaquer !
- Merci, Neville. J'avoue que je ne pensais pas que ce serait aussi facile. Je m'attendais à beaucoup plus de résistance du vieux fou.
- Moi aussi, Harry. Mais il semblerait qu'il est préféré ne pas se brouiller davantage avec vous !
- Oui, c'est également ce que j'en ais déduit, Amélia. Ce qui est une bonne chose, cela signifie qu'il croit toujours que je ne suis pas conscient de sa malveillance. »
Lady Londubat pris un air méprisant :
« Dumbledore à toujours cru qu'il était plus intelligent que les autres ! Je pense, mon cher Harry, qu'il ne vous croit simplement pas suffisamment malin pour comprendre. »
Le survivant ricana :
« L'avantage d'être un Gryffondor, les gens pensent que nous ne réfléchissons pas à nos actions. »
Neville et Hermione ricanèrent à leur tour, les préjugés des maisons avaient la vie dure.
La ministre recentra la conversation :
« Bien, la loi sera appliquée sous peu, mais je pense que même si elle est utile, c'est davantage le fait d'avoir montré aux mangemorts et aux partisans de Dumbledore que les moldus étaient potentiellement dangereux, qui servira à long terme. »
Les autres approuvèrent, et la ministre continua :
« Mais je vous avoue que je suis de moins en moins à l'aise avec le fait de laisser Dumbledore en liberté. Vous allez bientôt retourner à Poudlard, et je n'aime pas du tout l'idée de vous savoir à la merci de cette vieille chèvre. »
Les adolescents hochèrent la tête, Dumbledore ne ferait certainement rien d'ouvertement agressif envers Harry, Neville ou Susan, mais le jeune Lord craignait beaucoup pour sa meilleure amie.
« C'est surtout pour Hermione que je m'inquiète, Amélia. Nous, nous sommes « protégés » jusqu'à un certain point par nos positions ou notre famille. Mais Hermione n'a pas cela, et entre Dumbledore et les deux derniers Weasley, je ne suis pas tranquille. »
Hermione fit la moue :
« Tu me crois incapable de faire face à l'un de ces deux crétins, ou même au deux à la fois ? »
Harry lui prit la main avec affection :
« Non, petite sœur, je sais parfaitement que tu es bien meilleure qu'eux deux réunis. Mais tu parles de faire face, et je crains qu'ils n'attaquent plus facilement dans le dos. »
La jeune fille ne contesta pas ce point :
« Tu as sans doute raison. Mais nous n'avons pas vraiment le choix, nous devons retourner à l'école pour assurer notre avenir, il ne nous reste que deux ans avant les ASPICS ! Ça va à peine me suffire. »
Neville échangea un regard avec Harry, qui dû se mordre les lèvres pour ne pas rire, cachant son rire dans une fausse toux, il répondit :
« Hermione, même si on passait les ASPICS demain tu serais la première de notre promotion. Mais, excuse-moi d'être aussi brutal, si tu es morte ou invalide, tu ne passeras pas tes ASPICS. Nous sommes en guerre, petite sœur, ce qui signifie que les examens doivent passer au second plan. »
Il reçut un regard outré en réponse, mais une nouvelle fois, Hermione ne put nier qu'il avait raison.
« Il faut faire en sorte que vous restiez en sécurité, même dans l'enceinte de l'école, Hermione. Harry et mon Neville partagent le même dortoir, donc ils peuvent se couvrir l'un l'autre, mais vous-même n'avez pas d'alliés dans le vôtre. Et cette petite dinde de Ginnerva y aura facilement accès. De ce que je sais, vous n'avez pas de sorcière fiable dans votre année, n'est-ce pas ? »
La brunette approuva, Lavande et Parvati n'étaient pas méchantes, mais elles étaient particulièrement frivoles.
« En premier lieu, nous devons nous assurer que Dumbledore soit trop occupé pour vous chercher des ennuis. Amélia, j'imagine que vous pourriez ordonner une très longue inspection de Poudlard, ses défenses, son personnel, et ses élèves. »
La ministre approuva :
« Oui, sans trop de problème, le ministère mettras en avant le fait que les inspecteurs sont là pour renforcer les protections de l'école, et s'assurer qu'aucun mangemort, majeur ou mineur, ne menace les enfants. »
Personne ne contesta la pertinence de cette justification, et Hermione, après s'être retenu de lever la main, dit :
« Je pense que cette inspection pourrait également nous servir pour mettre Harry en avant. »
Tous les autres la dévisagèrent avec attention, et la brunette poursuivit :
« Eh bien, les inspecteurs, dans le but d'identifier toutes les menaces potentielles, pourraient interroger les élèves concernant les évènements des années précédentes, et si jamais il y a eu une faille dans la sécurité, tenter d'y remédier. Or, qui connait mieux qu'Harry les évènements des années passées ? Dans un souci de transparence, le ministère pourrait souhaiter rendre publique le rapport des inspecteurs. Rapport, qui, par la force des choses, contiendrait le récit exhaustif de toutes les aventures du premier Lord sorcier, qui, alors qu'il était théoriquement sous la protection de Dumbledore a dû faire face à Voldemort presque chaque année. »
Lady Londubat laissa échapper un petit rire :
« Vous êtes encore plus brillante que ne me l'avait dit Neville, Hermione. Amélia, tout le monde sait que notre cher Harry à vécut de nombreuses aventures depuis son retour dans le monde magique, mais personne ne sait véritablement lesquelles. »
La ministre approuva :
« En effet, Augusta, en effet. Harry ? Qu'en pensez-vous ? »
Le principal intéressé réfléchit un moment, de ce qu'il avait compris, Dumbledore n'avait jamais expliqué en détails ce qu'il lui était arrivé à chaque fin d'année, laissant seulement entendre qu'il avait fait de grandes choses. Expliquer en détail ses aventures, provoquerait un véritable scandale, les parents allaient hurler en sachant que leurs rejetons auraient pu se retrouver à sa place. Lui en sortirait grandit, et Dumbledore passerait pour un incompétent.
« Je n'aime pas me mettre en avant, vous le savez tous. Mais c'est une bonne solution, sachant que j'ai fait face à Tom plus souvent que n'importe qui à ma connaissance, il est possible que les sorciers me voient moins comme une mascotte, et plus comme un leader. Si, en plus, cela crée des problèmes à Dumbledore, tout en nous assurant qu'il aura autre chose à faire que de s'en prendre à Hermione, je vote pour. »
Ils se séparèrent sur cette idée, du moins après avoir vérifié que l'article de la gazette sur la nouvelle loi serait rédigé de façon à ne pas desservir Harry et le ministère. Le jeune Lord et Hermione n'avaient pas appréciés le fait de censurer la presse, mais ils durent reconnaître qu'en temps de guerre, on ne pouvait pas se permettre de laisser passer un avantage, aussi minime soit-il.
Harry, Hermione, Shinta, et les Londubat, retournèrent au manoir Potter, où les attendaient Remus, Franck, Alice, Subaru, Narcissa et Drago. Vu la fréquence des visites de Lady Londubat et Neville, Harry avait renoncé à cacher les Malefoy. Et même si la vieille Lady avait quelque peu grimacé en sachant la sœur de Bellatrix à proximité de son fils et sa belle-fille, elle s'était fait une raison quand Harry lui avait expliqué les circonstances de leur venu.
Drago sauta au cou du jeune Lord dès qu'il quitta la cheminée, et l'embrassa avec force. Depuis leur premier baiser, destiné à choquer Hermione plus qu'autre chose, les deux jeunes hommes s'étaient plus ou moins mis ensemble, mais sans rien officialiser. Harry prenait ce que Drago voulait bien lui donner, à savoir des baisers, quelques caresses un peu osées, et beaucoup de câlins. Le petit blond s'était en effet découvert une nette dépendance au fait d'être blottis contre le corps puissant du survivant. Et comme ce dernier ne trouvait rien à redire à cela, il en profitait très largement.
Une fois que le blond eut daigné lâcher sa peluche, Harry se retrouva dans les bras de Subaru. Le jeune chef de clan, s'était également révélé avoir une magie complémentaire avec celle du brun, à la différence que leur lien était clairement asexué. Pour Harry, Subaru était un grand frère, et ce dernier en était particulièrement satisfait. Après avoir profité quelques instants de l'étreinte du japonais, Harry se dégagea doucement, et se plaça derrière Drago pour l'attirer contre lui, car lui aussi aimais beaucoup avoir le petit blond contre lui.
Une fois que tout le monde fut arrivé, ils s'installèrent dans la bibliothèque, et Harry fit le résumer de la session du magenmagot. Le passage de la loi, fut très apprécié et commenté, de même que l'idée commune de Lady Londubat et Hermione pour faire connaître les hauts-faits du jeune Lord.
Une fois que chacun y fut allé de son avis, la réunion se termina, et chacun retourna à ses activités. Harry s'excusa en disant qu'il avait besoin de s'allonger, et gagna ses appartements, suivit par Drago, qui n'aurait raté pour rien au monde l'occasion d'être dans les bras du brun, surtout quand il ne portait que ses sous-vêtements.
La porte des appartements de maître, fut à peine refermée, que le blond sauta sur le dos d'Harry, faisant rire ce dernier. Le brun passa ses bras sous les genoux du blond et le mena jusqu'à la chambre, il aimait beaucoup le Drago exubérant et câlin, tellement loin de l'image qu'il donnait à l'extérieur.
Arrivés à côté du lit, Drago daigna descendre de sa monture. Le jeune Lord se tourna pour lui faire face et se pencha pour l'embrasser doucement. Le blond se laissa faire avec plaisir, puis il se blottit contre lui, c'était une véritable drogue pour lui que d'être aussi proche du brun. En fait, il paniquait déjà à l'idée de leur retour à l'école, depuis cette première fois où il avait demandé à dormir avec Harry, il n'avait plus passé une nuit dans ses appartements, et l'idée d'être éloigné de son « petit ami », à défaut d'un autre terme, le rendait malade.
Cependant, il oublia vite ses inquiétudes, quand Harry entreprit de le déshabiller de ses grandes mains. C'était devenu une sorte de rituel, dès qu'ils allaient au lit, Harry le déshabillait sans magie, et le matin c'était également lui qui l'habillait. Ils en sortaient tous les deux très excités, mais Drago n'avait jamais donné le moindre signe de vouloir aller plus loin qu'une main indiscrète dans un sous-vêtement, et Harry respectait ses limites, comme Killian avait respecté les siennes.
Quand le blond ne porta plus que son boxer, Harry ouvrit le lit et le pris dans ses bras pour le mettre au lit. Ensuite seulement il enleva ses propres vêtements, se délectant du regard de Drago sur son corps.
Harry avait abandonné les boxers pour des slips, généralement blancs, qui ne dissimulaient plus grand-chose de sa virilité, à cet instant encore moins que d'habitude, puisque déshabiller le petit blond le faisait toujours durcir.
Drago ne pouvait jamais s'empêcher de laisser son regard s'attarder sur la silhouette du membre tendu du survivant, et à chaque fois, il ressentait un mélange d'envie et de peur. La peur d'avoir mal quand le moment viendrait, parce qu'il n'imaginait pas une seconde d'être au-dessus quand il coucherait avec Harry. Non seulement parce que le brun était bien plus viril que lui, mais aussi, et surtout, par goût, même en craignant la douleur, il avait de plus en plus envie de sentir cette lance de chair s'enfoncer en lui. Mais il n'était pas très courageux, et n'osait pas formuler sa pensée, le problème était qu'Harry était bien trop noble pour le forcer à quoi que ce soit, et au final ils se retrouvaient dans une situation de plus en plus frustrante.
Tout du moins Drago était de plus en plus frustré, Harry lui avait trouvé des dérivatifs efficaces, et même plus que cela. Quelques jours après le scandale du thé avec les Weasley, il avait invité les jumeaux à venir le voir, et ces derniers avaient acceptés avec enthousiasme.
Étant de ceux en qui, le jeune Lord avait toute confiance, il leur avait tout dit, ou presque, le secret de l'autre monde n'étant pas le sien. Puis il leur avait expliqué la complémentarité de leur magie et de la sienne.
Le sourire de prédateur sur les visages parfaitement semblables l'avait presque fait gémir. L'un des deux, avait alors dit :
« Tu sais, petit lion, nous l'avons sentis dès notre première rencontre, notre gémellité nous rends bien plus sensibles que les autres sorciers.
- Bien sûr, à l'époque, nous savions à peine que notre appendice servait à autre chose que vider notre vessie.
- Et on ne parle même pas de ce que toi, tu pouvais savoir !
- En fait, jusqu'à l'année dernière, on a jamais vraiment…
-… considéré que tu puisses être autre chose qu'un petit frère.
- Mais, on a pu constater, dans les vestiaires, que…
-… tu n'étais plus un petit garçon, et…
- … on n'a pas eu à beaucoup pousser pour…
-…. Imaginer des tas de choses te mettant en scène. »
Ils avaient terminés d'une seule voix, faisant sourire le brun :
« Personnellement, je n'en ai pris conscience qu'il y a peu, mais j'ai eu l'occasion de m'entraîner durant l'été. »
Les jumeaux s'étaient lécher les lèvres d'une façon totalement indécente, et il n'avait pas fallu longtemps pour qu'ils se retrouvent tous les 3 dans un lit.
Sur Gaïa, Harry avait déjà joué à plusieurs, mais jamais avec des jumeaux, c'était à la fois perturbant, mais également très excitant.
Drago savait cela, il n'en était pas ravi, mais puisqu'il avait donné son accord préalable à ce genre de chose, il ne pouvait pas protester, lui-même était libre, ou du moins, il l'aurait été dans d'autres circonstances, de s'amuser avec d'autres personnes.
Les jumeaux avaient été mis au courant de la présence des Malefoy, et, contrairement à ce qu'Harry avait pu craindre, ils avaient tout de suite accepté, faisant totalement confiance au brun et à ses décisions. De temps en temps, ils passaient même la nuit, avec eux, en toute innocence. Et le serpentard, avait finis par les apprécier, ils étaient intelligents, amusants, et très tendres avec lui, même s'ils prenaient un plaisir manifeste à lui donner des surnoms ridiculement mièvres.
