Le chapitre 20 ! ^^

Il reste une vingtaine de chapitre donc nous sommes déjà à la moitié de la fanfiction !

N'hésitez pas à laisser des reviews ! :) Sur ce, bonne lecture !


Chapitre 20 : L'erreur du loup.

- On est arrivés. Clame doucement Embry.

Il ne desserre pas son étreinte de ma main, pour mon plus grand bonheur. Je tourne la tête et jette un regard à Embry. Il me fait un petit sourire en coin afin de me rassurer, et c'est égayer par ce regain d'assurance que nous nous dirigeons vers la porte de la maison des Cullen pour y frapper. D'habitude, c'est Carlisle qui prend le soin d'ouvrir à ses invités et de les accueillir dans sa demeure. Mais curieusement cette fois-ci, je vois Alice ouvrir la porte, une mine grave sur le visage.

- Tu vas bien? Me demande t-elle avant de me prendre dans ses bras.

Je réponds à son étreinte, rompant ainsi le contact réconfortant avec mon loup, mais rétablissant un contact accueillant avec Alice. Je peux l'entendre soupirer de soulagement en soufflant qu'elle est contente de me revoir en un seul morceau. Elle finit par se détacher de moi, puis je la vois tourner le regard vers Embry. Celui-ci porte une mine froide, car il ne semble pas beaucoup apprécier les Cullen, même si ils ne les hais pas totalement.

- Ravie... de te revoir. Lance Alice légèrement hésitante.

- Euh... Moi aussi. Répond-il sur le même ton.

Mon regard vacille entre eux deux ainsi que leurs têtes qui me paraissent gênées et cela me fait bien rire. Alice décide finalement de couper court à toute gêne malvenue et dans sa jovialité presque habituelle, elle nous invite à la suivre dans le salon ou tout le monde est sûrement déjà arrivés. Effectivement, lorsque nous arrivons, les loups et les Cullen sont déjà réunis et je suis plus que surprise de voir qu'il est présent ici même, le mal alpha de la meute Quileute : Sam. Je pensais que les loups se méfiaient plus que de raison des Cullen. Je le vois lancer un regard à Embry et lui faire un signe de tête, par lequel Embry répond de la même façon. Sans doute ont-ils convenus d'une certaine chose dont je ne suis pas au courant. Je peux sentir que malgré le fait que Jacob ai monté sa propre meute, il subsiste toutefois une certaine hiérarchie entre les deux meutes, même si celle si n'est pas souvent présente. Je me place à côté d'Embry et comme si il lisait dans mes pensées, il prend une nouvelle fois ma main dans la sienne pour me garder en confiance. Rapidement, je réponds aux interrogations de tout le monde en leur expliquant que mon père et ses sous-fifres ne sont pas venus pour se battre, simplement pour nous protéger des loups qui nous ont attaqués. Jasper m'informe ensuite que les vampires qui les ont bloqués ici sont les mêmes que la dernière fois. Les mêmes qui ont massacrés mes amis. Je retiens difficilement la colère d'éclater et je me contente de dévier mon regard en serrant le poing de toute mes forces.

- J'ai pu lire dans l'esprit de Celeste. Entame Edward. Ils n'ont pas fais cela sur ordre de Hadrien, c'est une décision personnelle.

Je reporte mon regard sur lui et j'acquiesce brièvement d'un hochement de tête. Je dois reconnaître que je suis un peu soulagée d'apprendre cela, de savoir que mon père n'est pour rien dans l'agissement de ses subordonnés. Je ressens néanmoins une fine colère égarée, du fait qu'il n'ait eu la bonté d'âme de se soucier de ma peine, car il a certainement du voir cela aussi. Je sais que je ne devrais pas m'apitoyer sur mon sort, mais c'est plus fort que moi. Tout le monde semble se satisfaire de la discussion, sauf Emmett et Paul qui décide soudainement de changer de sujet en clament haut et fort leur mécontentement quand au fait de laisser des vampires et des loups ennemis traverser leurs territoires. Je peux entendre Sam réprimander Paul, et Carlisle leur expliquer qu'une guerre ouverte ne serait pas la bienvenue, d'autant plus que les Volturi n'hésiterais pas à s'en mêler.

C'est alors que je me dis que je fais bien de ne pas leur faire part de la véritable raison de la venue de Hadrien, cela ne pourrait qu'engendrer quelques désaccords; Et puis, je n'ai pas vraiment envie que le contenue de ma discussion ne se sache, aussi peut fructueux soit-il. Instinctivement, je tourne la tête vers Edward dans un geste très banal. Mon instinct me pousse à regarder vers lui, comme pour m'assurer qu'il lise ou pas mes pensées a ce moment précis. Je peux voir ses yeux ambres traverser les miens dans un instant de concentration et de captivation certain. Je reste à le fixer, attendant sa réponse dans un suspens intarissable. Il pourrait très bien le dire à tout le monde, une fois qu'il aurait lu la vérité dans mon esprit. D'autre part je pourrais très bien bloquer son don avec le mien pour pas qu'il ne lise dans mon esprit, mais une partie de moi veut que quelqu'un sache, qu'Edward sache, car il est l'une des seules personnes capables de me comprendre le mieux. En parler à Embry pourrait être une bonne idée, mais pas tout de suite. Ses amis pourrait entendre ses pensées et cela ne me réjouis pas vraiment. C'est alors qu'Edward me fait discrètement un mince signe de tête. Je sens brusquement mon corps se décontracter et je lui fais un petit sourire de gratitude. Nous décidons de nous reconcentrer sur la discussion, qui semble d'ailleurs avoir bien avancée en notre « absence ».

- Alors c'est décidé. Proclame Carlisle d'un ton grave mais solennel. Nous irons tous patrouiller afin de trouver Jean.

Je peux lire sur le visage de chaque personnes présentent dans la pièce que nul ne s'oppose à cette décision, tout le monde semble d'accord sur le fait que pour avoir menacé la vie des loups et de Renesmée, il faut retrouvé Jean et la tuer si nécessaire. Je vois Emmett, Paul et Jared s'impatienter à l'idée de retrouver un peu d'action. D'après ce que je viens de comprendre de l'idée collective, tout le monde va aller patrouiller seul, en raison de l'immensité du terrain à couvrir. Mais je ne pense pas que nous soyons réellement en danger en faisant cela, après tout elle est blessée et Hadrien est partit, donc le danger potentiel est réduit de moitié. Paul, Jared et les loups sortent en premier, impatient de mettre la main sur Jean. Je peux les voir muter et s'enfoncer dans la forêt, en grognant et en se précipitant. Je me retrouve désormais sur le perron de la maison. Je m'apprête à descendre les marches lorsque j'entends la voix d'Alice m'interpeller.

- Mégane! Dit-Alice en se postant devant moi, accompagné de son cher et tendre Jasper, toujours présents à ses côtés. Tu es sûr que tu veux aller chercher Jean? Tu n'es peut être pas...

- Je vais bien. Je la coupe. Je vais plus que bien même.

Je la vois acquiescer d'un hochement de tête, puis tourner le regard derrière moi. Je me retourne alors et je découvre Embry, en train de lancer un regard comprit de méfiance et d'indifférence à Jasper et Alice.

- On se retrouve plus tard. Dit Alice en souriant.

J'acquiesce, puis je la vois partir avec Jasper, main dans la main. Je sens les mains d'Embry prendre les miennes, diffusant ainsi une profonde chaleur réconfortante aux creux de mes mains. Il plonge ses yeux dans les miens, et une douce sensation de bonheur m'envahis, comme à chaque fois que je le vois.

- Je ne veux pas que tu ailles chercher Jean. Me dit-il d'une voix suave et envoûtante.

- Embry, je vais bien. Je tente de me défendre. Et puis, il faut que je vous aide, sinon j'aurai l'impression d'être inutile.

Je le vois baisser la tête et jouer doucement avec mes mains, puis je peux l'entendre soupirer longuement de désespoir, car il se doute que rien ne pourrait me faire changer d'avis à cet instant.

- Fais bien attention à toi. Me dit-il, d'une voix toujours aussi suave et agréable.

- C'est plutôt moi qui devrait dire ça. Je lui souris.

Un sourire en coin se dessine sur ses lèvres, puis je le vois se pencher vers moi. Lorsque ses lèvres brûlantes et délicates se posent sur les miennes, je sens un feu d'artifice exploser en moi. Il se détache de moi dans un mouvement très lent, puis il me murmure une dernière fois de faire très attention, avant de s'en aller au cœur de la forêt, sous sa forme de loup. Je soupire longuement, et sans que je ne le veuille vraiment, je murmure : « Toi aussi ». Les derniers événements me rendent nerveuse, surtout lorsque je suis séparée d'Embry et je ne supporte pas l'idée qu'il puisse lui arrivé quelque chose, malgré le nombre d'épreuve que nous avons déjà traversés. Je constate que tout le monde est presque partie, il ne reste plus que Jacob, Bella, Edward et Nessie à l'intérieur de la maison, je peux les entendre discuter. Je ne préfère pas rester ici à jouer les espionnes, c'est pourquoi je ne tarde pas à m'enfoncer dans la forêt à vitesse vampirique...


P.O.V Jacob :

- Mais qu'est-ce qui t'as pris de lui dire ça ?! S'exclame Nessie.

- J'en sais rien! Je m'exclame à mon tour. J'étais en colère.

Nessie soupire et me regarder d'une façon dont je n'avais encore jamais vu les foudres, et ce seul fait me fait souffrir, je donnerais tout pour regagner son approbation. Bella ainsi qu'Edward font de même, et à cet instant, je sens le regret m'envahir. Je viens de leur expliquer ce que j'avais dis à Mégane. C'est vraie, je n'avais pas le droit de lui parler comme ça, surtout après qu'elle ait risquée sa vie pour sauver celle de Nessie, celle de ma raison de vivre.

- Je suis désolé, j'aurais pas du lui parler comme ça. Avoue-je enfin.

- T'as intérêt de lui faire tes excuses Jake! S'emporte une dernière fois Nessie, avant de s'en aller dans sa chambre.

Je tourne un regard dépité vers Bella, qui elle se laisse dessiner un rictus au coin des lèvres.

- T'es vraiment un abruti. Me dit-elle en souriant franchement.

Je soupire derechef et je me laisse tomber de tout mon poids sur le canapé, bientôt rejoins par Bella.

- Embry le sait? Demande Bella.

Je devine bien évidemment qu'elle parle là de l'altercation avec Mégane.

- Non, ça m'étonnerais qu'il le sache. Je dis, las.

Je la vois hocher la tête, puis elle ne dit plus rien. Embry ne doit certainement rien savoir de ce qu'il s'est passé,sinon, il aurait déjà réagit. Depuis qu'il s'est imprégné, il est devenu très impulsif à ce sujet. Mais je remercie quand même Mégane pour n'avoir rien dit de mon comportement exécrable, une dispute avec mon meilleur ami n'aurait pas été ce dont j'ai besoin en ce moment, d'autant plus que tout est de ma faute.

Parfois, je suis vraiment trop bête...


P.O.V Embry :

Je marche rapidement dans la forêt. J'ai repris ma forme humaine, car je ne désire pas entendre les pensées des autres, elles me prennent la tête. Je n'arrête pas de penser à Mégane. Je sens qu'elle me cache quelque chose, mais je ne sais pas quoi. Je ne comprends pas comment elle a pu perdre confiance en moi au point de me mentir. Est-ce que j'ai fais quelque chose de mal? Si c'est le cas j'en suis désolé. Je ferais tout pour elle. Je sens les souvenirs de notre nuit d'amour me revenir, et un sourire s'inscrit doucement sur mes lèvres.

Une branche craque subitement. Je tourne vivement la tête à droite, en direction du bruit mais je ne vois rien. J'entends d'autres craquements de branches mais je ne perçois aucune forme de présence vivante. Soudainement, une odeur plus que familière vient se mêler à la douce odeur de la forêt pourtant présente, bientôt suivie d'une silhouette toute aussi familière... Jean. Je me raidis complètement lorsque je la vois sortir de sa cachette. Je serres les poings autant que je le peux, à tel point que je me demande comment font mes os pour ne pas se briser. Je résiste tant bien que mal à l'idée de lui arracher la tête, mais cela devient de plus en plus difficile. Elle se déhanche vers moi, un sourire au coin des lèvres et son air séducteur toujours en avant. Je me retiens difficilement de muter, tant la colère que je ressens est importante. Je constate qu'elle n'est plus blessée, et qu'elle a réussit à se trouver des vêtements, bien que cela n'atténue pas les pensées que j'ai à son égard. Elle tourne lentement autour de moi, n'ayant nulle crainte de marteler les branches ouvertement.

- Tu m'as manqué, Embry. Dit-elle d'une voix suave.

- Pourquoi tu t'en prends à nous? Je demande la voix dur et froide.

Je sais que je devrais probablement la tuer pour ce qu'elle a fait, mais je veux comprendre, je veux comprendre comment elle a pu en arriver là.

- Parce que je n'ai pas eu le choix... Avoue t-elle en prenant une mine tragique. Et aussi parce que je voulais te faire souffrir. Dit-elle en souriant.

La colère se fait soudainement plus forte que la raison et dans un accès de rage, je l'attrape par le col et je la colle violemment contre l'arbre le plus proche.

- On a toujours le choix!

Cette réponse pourrait sonner comme un réponse philosophique, mais je sais que ce que je dis est vrai.

- Écoute, ma tribu rêvait depuis des années de vous attaquer, alors quand je suis passer à la tête, qu'aurais pu-je faire d'autre? Dit-elle. Mais pour Mégane, en la tuant je voulais aussi que tu souffres, comme moi quand je t'ai perdu.

Son discours me fais froid dans le dos. Si ce qu'elle dit est vraie, elle n'a pas eu le choix, même si elle est en partie responsable. Mais je ne lui pardonnerai pas le fait qu'elle s'en soit prise à Mégane.

Brusquement, je sens une étrange chaleur m'envahir. Pas celle que je connais bien lorsque je mute, mais une chaleur agréable et possessive. Mes yeux se plongent d'eux mêmes dans le regard de Jean et je peux voir qu'elle s'en amuse d'avantage, et d'autant plus lorsque je desserre mes mains de son vêtement.

- Ton loup ne peut plus se passer du mien à ce que je vois. Dit-elle en souriant.

J'ai beau serrer la mâchoire autant que je le veux pour me redonner une quelconque maîtrise sut mes gestes, je sens une irrésistible envie de... d'embrasser Jean. Cette pensée me dégoûte. Je suis totalement perdu entre le loup qui s'est imprégné de Mégane, et celui qui s'est lié à Jean.

Elle m'attrape rapidement et inverse la situation, me plaquant ainsi contre l'arbre. Je la vois rapprocher dangereusement son visage du mien, et glisser ses mains sous mon t-shirt. L'image de Mégane martèle mon esprit, mais je n'arrive pas à repousser Jean. Je crois qu'une partie de moi ne le veux pas. Je sens le souffle langoureux de Jean caresser mes lèvres et ses mains caresser mon corps. Étrangement, une sensation de désir m'envahit, mais pas comme avec Mégane. Quand je suis avec Mégane, plus rien d'autre ne compte et je ressens cette passion et cette amour pour lequel je ferais n'importe quoi. Avec Jean, ce n'est que bestial et purement charnel, outre ce fait, je ne sais plus quoi penser d'elle. Fatalement, ce qui devait arriver arriva, Jean pose vigoureusement ses lèvres sur les miennes en parcourant avidement mon corps de ses mains. Pris d'une frénésie regrettable, je cède à mes pulsions et je glisse une main dans son dos afin de la rapprocher de moi et de rendre le baiser plus bestial. Je sens l'image de Mégane frapper mon esprit sans arrêt de sa beauté, mais je ne parviens pas à rassembler assez de volonté pour mettre un terme à cette folie. J'ai un geste de recul confus lorsque je repense au jour ou je me suis imprégné, mais Jean reprend bien vite ses positions sur moi, se faisant de plus en plus entreprenante.

J'entends alors une douce voix appeler mon prénom dans un murmure anéanti.

- Embry?

Lorsque je reconnais instinctivement la personne à qui appartient cette voix attristée, je repousse Jean loin de moi et tourne la tête. Mégane est là, en train de retenir ses larmes de couler.

Qu'est-ce que j'ai fais?