On dit toujours qu'on ne prend réellement conscience de ce qu'on perd une fois qu'on l'a perdue. Eléonore elle réalisait ce qu'elle allait perdre qu'une fois mise au pied du mur. Tous ces couloirs sombres, escaliers espiègles et tableaux rieurs auxquels elle ne prêtait plus attention tellement il lui était familier redevenait soudain captivants. Elle s'était remise à arpenter les passages secrets qu'elle connaissait pourtant par cœur. Le calme religieux de la bibliothèque et celui feutré de sa salle commune étaient source d'apaisement en ces moments de doutes.

Dans moins d'un an elle dira au revoir à sa deuxième maison. Alors en attendant de réaliser ses études d'histoire de la magie moldu et sorcière elle redécouvre Poudlard avec dans ses prunelles la nostalgie qui se mêle à l'émerveillement.