Oups, désolée, je n'avais pas vu que j'avais oublié de poster la suite ici!
J'espère que ce chapitre vous plaira!
Et un grand merci à Sarah d'Emeraude dont les commentaires m'ont bien fait rire... Pour ce qui est du M, je sais déjà qu'il y en aura pour la violence, mais je sais pas encore si j'en ferais pour l'érotisme, je verrais bien le moment venu...
Bonne lecture
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Chapitre 20 :
Avec difficulté, j'ouvrais les yeux et cherchais à comprendre où je me trouvais. Je n'étais plus chez Teresa, c'était certain, mais où étais-je ? Et comment étais-je arrivé là ? Et puis je me souvins de cet homme qui sentait fort la transpiration qui nous avait attrapées et emmenées dans sa voiture. Ensuite, je ne me souvenais plus très bien. Doucement, de peur que la personne qui nous avait enlevé ne m'entende et ne vienne me punir de faire trop de bruit, je ne redressais et regardais autour de moi. Cameron était allongée à mes côtés et semblait dormir. Je tendais la main pour la réveillée avant de changer d'avis. Moi qui avait l'habitude de me retrouver enfermer dans le noir, j'avais peur, alors elle pour qui s'était sûrement la première fois, serait terrorisée. Mieux valait la laisser dormir, au moins était-elle inconsciente de ce qui se passait. Sous la porte, je pouvais voir le soleil, donc il faisait encore jour. Nous n'étions pas là depuis très longtemps visiblement. A moins que nous ayons dormis très longtemps justement.
Ma gorge était sèche et j'avais l'impression d'avoir mangé du coton tant ma bouche était pâteuse. J'avais soif. Attentive aux bruits, je me levais doucement, prenant garde à ne faire aucuns bruits. Silencieuse, j'écoutais, et un léger bruit sur ma droite me fit tourner la tête. C'était comme si un robinet était mal fermé et gouttait. Avec espoir, je tendais les mains devant moi et avançais en direction du son. Alors que j'avançais, je butais contre les planches de bois et tombais en avant, m'égratignant les mains et les genoux. Serrant les dents pour ne pas crier, je me relevais et recommençais à avancer. Enfin, mes mains rencontrèrent une surface froide et arrondie. En tâtonnant, je laissais mes mains glissées sur la surface froide et mouillée à certains endroits et rencontrais enfin un petit robinet que je m'empressais de tourner, le cœur battant. Et l'eau se mit à couler. J'attendais quelques minutes, de peur qu'elle ne soit pas très bonne, puis me penchais et buvais une longue gorgée d'eau qui coula dans ma gorge asséchée, me faisant le plus grand bien.
Refermant soigneusement le robinet, je continuais mon exploration de la pièce. J'en eu vite fait le tour, celle-ci n'étant pas très grande. Il n'avait rien d'autre que des planches en bois et des outils dans un coin de la pièce, à l'opposé de l'endroit où se trouvait notre lit. En soupirant, je revins m'asseoir près de Cameron qui dormait toujours. C'était probablement à cause de ce que ce méchant monsieur nous avait donné. Cameron en avait reçu plus que moi. Et c'était mieux comme ça. Etant sourde, je savais qu'elle paniquerait de ne pas pouvoir lire sur mes lèvres. C'était mieux qu'elle reste endormie aussi longtemps que possible, même si ça voulait dire que j'étais seule dans l'obscurité, seule avec la peur. Mais ça, j'avais l'habitude, la peur était un sentiment qui m'était familier depuis la mort de papa. En tremblant, je ramenais mes jambes contre ma poitrine et les entourais de mes bras avant de poser ma tête sur mes genoux et laissais mes pensées vagabondées. J'avais presque l'impression d'être de retour dans le placard de ma chambre duquel Teresa et Patrick m'avaient tirée.
Teresa m'avait promis que plus personne ne me ferait de mal, que j'étais en sécurité maintenant, mais comme tous les adultes, elle avait menti. Elle avait promis de me protéger, mais c'était aussi un mensonge. On ne pouvait pas faire confiance aux grandes personnes. Elles ne disaient jamais la vérité. Elles profitaient de ce qu'elles étaient plus grandes et plus fortes pour faire du mal aux enfants. Comme le méchant qui nous avait enlevé. Comme celui qui avait tué Matt et maman. Oui les adultes mentaient tout le temps, à croire qu'ils ne savaient plus comment on disait la vérité. Pourtant mentir était une vilaine chose, c'est papa qui me le disait tout le temps, alors pourquoi ce qui était mal pour un enfant devenait normal chez un adulte ? Je ne comprenais pas, mais je savais que je n'aimais pas ça. Tout comme je n'aimais pas être ici. Ça sentait la poussière et une autre odeur qui me piquait le nez et me donnait envie d'éternuer. Je voulais sortir d'ici, mais je ne savais pas comment.
Si Teresa et Patrick m'avait menti quand ils disaient qu'ils me protègeraient, est-ce qu'ils me cherchaient en ce moment ? Personne ne m'avait jamais aidé avant. Ils croyaient tous que maman disait la vérité et que je n'étais qu'une vilaine petite fille menteuse et désobéissante. Pourtant, Teresa et Patrick étaient différents, j'en étais sûre. Eux m'avaient cru quand je leur avait dit pour maman. Alors est-ce qu'ils me cherchaient ? Est-ce qu'ils avaient peur pour moi ? Teresa n'avait pas tenu sa promesse, mais était-ce sa faute ? Après tout, ce n'était pas comme si elle avait su que cet homme allait nous enlever. Ce n'était pas parce que j'avais peur que je devais la rendre responsable et lui en vouloir. Depuis la mort de papa, Teresa et Patrick avaient été les seuls à me donner l'impression de mérité d'être aimée. Alors j'étais sûre qu'ils me cherchaient et qu'ils me retrouveraient, comme lorsque Patrick m'avait trouvé alors que tous les autres étaient passé à côté de ma cachette sans me voir. Oui, ils allaient me retrouvés et encore une fois, ils me sauveraient des griffes du méchant.
Penser à lui me fit frissonnée, et je resserrais mes bras autour de mes jambes. Je ne savais pas qui il était, mais je savais qu'il était dangereux. Autant que l'homme qui avait tué ma famille. Pas de la même façon, mais autant. Dans la voiture, il avait eu une façon de nous regarder qui m'avait fait peur. Ce n'était pas la façon dont un adulte est censé regarder des fillettes. Pas la façon dont Patrick me regardait. Je n'étais peut-être qu'une petite fille, mais j'avais appris à reconnaître le danger, et je savais que nous devions trouver le moyen d'échapper à cet homme. Mais comment ? Si seulement il y avait un moyen de sortir de cette pièce. Mais j'en avais fait le tour, et je n'avais pas découvert d'issue. La seule sortie, était la porte, et je n'avais pas réussie à l'ouvrir. J'étais trop petite, pas assez forte pour pousser la porte. Notre seule chance, c'était que quelqu'un vienne et l'ouvre pour nous, mais quelque chose me disait que ce n'était pas près de se produire. Dans les films, le méchant cachait toujours les personnes à qui ils voulaient faire du mal dans des endroits où personne ne venait jamais et ne pouvait les entendre.
J'essayais d'entendre des sons qui pourraient m'aider à savoir où nous nous trouvions, mais je n'entendais rien. Rien que le silence inquiétant. Nous pouvions être n'importe où. Nous avions de l'eau, mais pas de nourriture, et si j'étais habituée aux privations, ce n'était pas le cas de Cameron. Combien de temps tiendrait-elle sans manger avant de devenir trop faible pour se défendre contre ce monstre ? Il fallait vraiment que je trouve comment nous sortir de là avant qu'il ne revienne. Me relevant, je recommençais à faire le tour de la pièce en tâtonnant le mur cette fois. Peut-être avais-je raté quelque chose la première fois. Il existait peut-être un tunnel, comme dans le placard de ma chambre. J'atteignis rapidement le quatrième et dernier mur sans avoir rien découvert, et le parcourais attentivement, mais ne décelais rien. J'aurais dû m'en douter. Il ne nous aurait pas enfermé dans une pièce de laquelle nous pouvions nous échapper. Il n'aurait pas pris un tel risque. Découragée, je me laissais glisser le long du mur, pleurant silencieusement.
J'ignorais depuis combien de temps j'étais resté ainsi lorsqu'un bruit sourd suivit de plusieurs autres me firent sursautée. Paniquée, je me relevais d'un bond et la main crispées d'angoisse portait mon regard sur la porte. Qui que soit la personne qui se trouvait de l'autre côté, elle était furieuse et je priais pour qu'elle ne vienne pas par ici. Mais les bruits se rapprochaient de plus en plus, et mon espoir de ne pas voir cette personne entrer disparaissait de plus en plus. Ça ne devait pas être l'homme qui nous avait conduits ici. Pourquoi ferait-il autant de bruits alors qu'il ne voulait pas qu'on le repère ? Mais ça ne me rassurait pas. Soudain, la porte trembla alors qu'un énorme boom retentissait. Visiblement, la personne venait de faire tomber ce qui maintenait la porte fermée. D'ailleurs, celle-ci s'entrebaîlla, faisant entrer un peu de lumière dans la pièce, m'éblouissant légèrement. Plissant les yeux, je découvrais mon environnement, lorsque mon regard se posa dans le coin droit, près du lavabo. Derrière les planches, se trouvait une bâche derrière laquelle nous pourrions nous cacher.
Aussi silencieusement que je le pouvais, je courais auprès de Cameron qui commençais à se réveillée. Avec le boucan que la personne faisait, ça n'avait rien d'étonnant cela dit. Lui faisant signe de ne pas faire de bruits, je l'entraînais à ma suite et nous nous cachâmes sous la bâche juste au moment où la personne entrait dans la pièce. C'était moins une ! Près de moi, je sentais Cameron s'agitée, et rapidement, je lui expliquais ce qui se passait. La peur se lut dans son visage, et je la sentie se blottir contre moi. Derrière notre mince protection, j'entendais l'homme marmonné dans ses moustaches en titubant à travers la pièce, se raccrochant aux objets qui s'y trouvaient, les faisant tomber dans un bruit assourdissant. Il avait l'air ivre, mais j'avais souvent vu maman dans cet état pour savoir que ce n'était pas ça, du moins pas que ça. Finalement, l'homme tomba sur le matelas que nous venions de déserter et bientôt j'entendis un ronflement sonore emplir la pièce. Pourtant, j'attendais encore quelques minutes avant de faire le moindre geste.
Attrapant la main de Cameron, je l'aidais à se lever, et ensemble, nous quittâmes notre cachette de fortune. Mon cœur battait la chamade, mais plus de peur, d'excitation. Sans le savoir, cet homme nous avait libérées. Maintenant, il ne me restait plus qu'à aller dehors et trouver le moyen de prévenir Teresa et Patrick pour qu'il vienne nous chercher. Souriant à Cameron avec confiance, je m'élançais vers la sortie, et elle me suivit sans poser de question. Je sentais à ses tremblements qu'elle avait peur, mais elle me suivait malgré tout, sachant que c'était notre seule chance de partir d'ici avant que l'homme ne revienne. Aussi rapidement que nos jambes nous le permirent, nous avançâmes dans un long couloir, et je découvrais qu'il nous avait emmener dans un immeuble en plein travaux. Jamais Teresa et Patrick ne penseraient à venir nous chercher ici. Ce couloir paraissait interminable, à croire que plus nous avancions, plus il s'allongeait. Je savais que ce n'était pas possible, mais c'était ce que je ressentais.
J'avais l'impression que nous marchions depuis des heures lorsque nous arrivions devant un ascenseur. Heureuse, je me tournais vers Cameron qui me rendit mon sourire, et ensemble, nous appuyâmes sur le bouton d'appel. Lorsque les portes s'ouvrirent, nous soupirâmes de soulagement qu'il soit vide. Il n'aurait plus manqué que notre kidnappeur se trouve à l'intérieur et nous emmènes ailleurs, dans un endroit encore plus isolé. Incapable de m'en empêcher, j'appuyais sur le bouton du rez-de-chaussée jusqu'à ce que les portes ne se referment et que l'ascenseur n'entame sa descente. Les yeux fixés sur les chiffres lumineux, Cameron et moi attendions qu'enfin nous arrivions pour pouvoir nous précipiter dehors. Lorsqu'enfin nous arrivâmes au rez-de-chaussée, je retenais mon souffle, espérant que la chance soit avec nous. Cameron sautilla de joie lorsque nous ne vîmes personne, et attrapant sa main, nous nous mîmes à courir vers les portes, pressée de nous retrouver à l'air libre.
Sur le trottoir, nous nous arrêtions et après nous être regarder, nous éclations de rire, heureuses d'être libres. Nous avions réussi à nous échapper. J'étais drôlement fière de moi, autant que le jour où j'avais découvert le tunnel qui m'avait permis de m'échapper de ma prison. Une fois calmée, je jetais un regard autour de moi, cherchant le meilleur moyen de prévenir Teresa lorsque mon regard se posa sur le bâtiment qui se trouvait de l'autre côté de la rue. De surprise, j'écarquillais les yeux et ouvrait la bouche.
« Qu'est-ce qu'il y a Elora ? » me demanda Cameron en se plaçant devant moi.
« Regarde ! » lui signais-je en lui montrant le bâtiment du doigt.
« California Bureau of Investigation ? » déchiffra-t-elle avant de se retourner vers moi « Qu'est-ce que c'est ? »
« C'est l'endroit où Teresa et Patrick travaillent ! » signais-je, mes mains tremblant tant j'étais excitée.
« Tu es sûre ? » s'enquit Cameron en se tournant de nouveau vers le CBI.
« Oui, viens ! » assurais-je en lui attrapant la main et en m'élançant sur le passage piéton au moment où le feu passait au vert.
Une fois sur le trottoir d'en face, nous courûmes jusqu'aux portes vitrées et nous entrions dans le bâtiment. Sachant où aller, je me dirigeais droit vers les ascenseurs et une fois dans la cabine, appuyais sur l'étage du bureau de Teresa. Impatiente et heureuse de retrouver la sécurité des bras de Teresa, je sautillais sur place, et Cameron en fit autant. Sentant l'ascenseur tremblé et entendant un grincement, je décidais d'arrêter de peur qu'il ne s'arrête brusquement. Lorsque le ding retentit, j'attrapais de nouveau la main de Cameron dans la mienne, et je m'élançais vers le bureau de Teresa dans lequel j'entrais à toute vitesse, avant de me figée en constatant qu'elle n'était pas là.
« Où est-elle ? » me demanda Cameron aussi déçue que moi.
« Peut-être qu'ils sont dans la salle de réunion… » déclarais-je avant de me ruer dehors pour aller dans la salle, Cameron sur les talons.
Mais là encore, la salle était vide. Il n'y avait personne. Le cœur lourd, je sortais de la pièce et me dirigeait vers les bureaux de l'équipe lorsqu'une exclamation me fit sursauter.
« Oh mon Dieu ! » s'écria Grace en nous observant comme si elle avait vu des petits hommes verts.
Sans nous laisser le temps de faire le moindre geste, elle se précipita sur nous et nous serra dans ses bras.
« Comment êtes-vous arrivés là ? Est-ce que vous êtes blessées ? Il faut que je prévienne la boss et ta maman Cameron » déclara-t-elle en se relevant pour se précipiter sur son téléphone.
Amusées, Cameron et moi nous avançâmes près de son bureau sur lequel j'attrapais un bloc et un stylo.
« Ils sont allés arrêter l'homme qui vous a enlevé. Nous avons trouvé son adresse » m'expliqua-t-elle en lisant ma question alors qu'elle composait un numéro de téléphone.
A cette réponse, je souriais, heureuse. Ils m'avaient cherchée. Ils ne m'avaient pas laissé tomber. Je comptais vraiment pour eux. J'étais impatiente qu'ils reviennent et que je puisse rentrer à la maison avec eux.
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Et voilà! Un commentaire?
Je posterais la suite demain normalement...
Bisous
