Un gros MERCI à Silk's Shadow et à welovelife-doyou pour leurs merveilleux commentaires ! N'hésitez pas à recommencer ! Vos réponses se trouvent dans la boîte !

Bonne Lecture !

XX) Dobby

« Ce que je fais, ce n'est ni pour la gloire, ni pour les honneurs pas même pour le pouvoir, mais par pur égoïsme ».

(Extrait du journal intime de Léo)

UHDS

Dans le dortoir privé de nos amis…

Cette nuit là, Léo était revenu avec ses amis dans leur dortoir privé. Aux incessantes questions « pourquoi avoir changé de maison, Léo ? », il n'avait pas daigné dire un mot, pas même renifler de dédain, se contentant tout simplement d'ignorer superbement ses amis, à la plus grande colère d'Hermione.

- Tu es vraiment la personne la plus énervante que je connaisse, Léo ! Dit-elle avec force mauvaise humeur.

Mais elle ne reçut point de réponse, pour cause : Léo, contrairement à son habitude, ne lisait pas un livre. Il en étudiait deux en même temps, tout en prenant des notes sur une feuille volante, installé sur la table de leur coin-détente.

Il étudiait avec toute la bonne humeur dont il faisait constamment preuve, fronçant les sourcils et insultant tout ce qui passait à proximité. La mouche voletant gaiement par ici, le grain de poussière passant devant ses yeux, la tâche d'encre maudite…

- Calmes-toi donc, Léo ! Dit Blaise. Tu es plus qu'énervant à éructer ainsi, contre tout et tous ! Que t'arrives t'il encore ?

- Rien qui ne te regarde, Blaise ! Répondit Hargneusement Léo en se frottant les yeux et en se grattant la nuque pour la millième fois de la soirée.

- Reposes-toi un peu, Léo ! Dit Harry avec un air inquiet. Tu es épuisé, cela se voit à mille lieues ! Depuis combien de temps n'a tu pas dormi ?

- Pas depuis longtemps, toute une heure voici trois jours ! C'est plus qu'assez pour une semaine !

- TU PLAISANTES ! Hurla Hermione, en se mettant en mode protection d'amis contre eux même. Tu vas te coucher, immédiatement ! Il est grand temps !

- Je n'ai pas de temps à perdre ainsi ! Eructa encore Léo. J'ai du travail !

- AU LIT ! Cria à nouveau Hermione.

- Tu n'es pas ma mère, Hermione Granger ! Répondit froidement Léo en daignant regarder son amie.

- TU…

- SUFFIT ! Taisez-vous ! Dit fortement la voix d'un vieil homme.

Les regards se portèrent alors vers le tableau de Merlin, qui regardait les quatre enfants d'un air sévère.

- Hermione, Harry, Blaise ! Allez immédiatement vous coucher ! Dit-il. Quand à toi, Léonard, cela ne te fera pas de mal non plus ! Si tu es fatigué, tu ne seras pas aussi efficace qu'en pleine forme, et tu perdras d'autant plus de temps ! Allons, exécution !

Le personnage quitta alors son tableau, sans plus rien ajouter. Personne ne dit rien pendant un moment, étonnés de voir le calme et patient Merlin s'énerver, quand une voix s'éleva…

- Mieux vaut lui obéir, dit Harry, interrompant ainsi les joyeuses ruminations de ses camarades. Mais j'ai quelque chose à vous dire avant, les amis.

La lourdeur de l'air se dissipa alors quelque peu, et Hermione gagna un siège avec un air moins renfrogné que quelques instants auparavant, le plus loin possible néanmoins de Léo.

- Vous savez, durant les vacances j'ai eu beaucoup de temps pour réfléchir, notamment à ce qui nous est arrivé avec la pierre philosophale.

- Toi aussi ? Interrompit Hermione d'un ton grave alors que Blaise et Léo restaient silencieux, apparemment cloîtré dans ses livres pour ce dernier.

- Oui. J'ai été inquiet pendant un temps, et une nuit j'ai parlé à Merlin qui m'a conseillé d'aller voir Dumbledore si je voulais avoir des réponses.

- Et ? Pressa Léo, soudainement très intéressé, son stylo plume au repos.

- Je…

Harry respira un grand coup avant de lancer :

- Je vais mourir.

L'expression de Léo ne changea pas d'un poil, mais Blaise et Hermione prirent un air étonné, puis immédiatement après horrifié.

- Tu vas mourir ? Comment ça ? Demanda Blaise d'un ton pressant.

- Dumbledore m'a dit que je suis sous l'emprise d'une prophétie, expliqua Harry. Et…

- Quelle est-elle ? Demanda curieusement Léo.

Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche…

Il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois…

Et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore…

Et l'un devra mourir de la main de l'autre, car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit…

Celui qui a le pouvoir de Vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois…

Harry se tut et regarda les expressions de ses amis. Léo montrait toujours son visage neutre classique, si bien que l'on ne pouvait savoir ce qu'il pensait Hermione avait sa main devant la bouche et ses yeux s'agrandissaient au fur et à mesure qu'elle comprenait. Blaise, quand à lui, avait la bouche grande ouverte et faisait les gros yeux à Harry.

- « Le » Seigneur des Ténèbres, souligna durement Léo. Ne vient pas te plaindre, compris ?

- LEO ! Hurla alors Hermione, rouge d'indignation. COMMENT PEUX-TU DIRE UNE CHOSE PAREILLE ? TU ES VRAI…

- Silencio.

- … ! … … ! ! … !

CLAC !

- … !

Léo n'eut rien le temps de faire. Omettant de laisser naître le rictus narquois de son camarade, Hermione venait de lui infliger une superbe baffe.

Je crois que je l'ai bien méritée, pensa Léo, sans même laisser paraître de la douleur, se contentant de darder son amie d'un regard noir.

- … ! … … ! ! … !

- Finite, dit alors Blaise, venant en aide à sa camarade.

- J'espère que cela t'apprendra à rester poli, Léo ! Une bonne fois pour toute ! Dit froidement Hermione, sa voix retrouvée.

- L'espoir fait vivre et mourir, répondit Léo. Bonne nuit. Réveil à cinq heures !

Et sur ce, il claqua la porte de son « bureau » privé, travaillant sans grand doute sur ses petites affaires personnelles…

UHDS

Dans un lieu dont l'on ne connaît que le nom, Pôdlad…

Dans l'immense salle remplie de sièges en ruine dont nous avons déjà parlé, un groupe d'une trentaine de personnes se trouvait rassemblé autour d'un pupitre surélevé. Accroché à celui-ci, un vieil homme orné d'une longue barbe grise attendait que le silence se fasse en regardant chacun des membres de son « ordre » avec attention.

Le dénommé Rossignol, tel était son nom de code, observa les ombres mouvantes dont étaient recouverts chacun de ses « manipulés », comme ils les nommaient dans son esprit. Leur identité était dissimulée, mais l'on pouvait néanmoins deviner à quelle espèce appartenaient certains. L'un était un centaure, au vu de sa forme caractéristique, tandis que l'autre, petit et replié sur lui-même, était sans conteste un Elfe de Maison.

- Mes chers amis ! Commença Rossignol afin d'obtenir le silence. Le temps nous est précieux, alors ne le perdons pas ! Si vous êtes réunis ici, c'est pour accueillir comme il se doit un nouveau membre fort important. Je vous demande de bien vouloir applaudir En1 !

L'Elfe de Maison dissimulé par le voile d'ombre s'approcha alors timidement du pupitre de Rossignol, et grimpa dessus afin que tous le vissent correctement.

- Comme vous pouvez le voir, continua tristement Rossignol, En1 est un Elfe de Maison. Et, comme tous les siens, il a subi à la naissance un sortilège d'asservissement et autres horreurs dont la décence m'interdit de parler ici. Je vous ais réunis tous afin qu'un représentant de chacun de nous puisse participer au rituel de Libération que nous allons lancer sur notre nouvel allié. Il a une grande volonté, qui lui a permise de venir jusqu'ici sans le faire savoir à son esclavagiste, mais il ne parviendra pas à comploter contre celui-ci, les sortilèges l'entravant étant par trop puissants. Donc, qu'un membre de chacun de nos peuples représentés s'avance, je vous prie.

Aussitôt, de nombreuses personnes s'avancèrent. S1, Ve1, Va1, LG1, Rossignol lui-même, Si1, N1, F1, et Ce1. Fumseck, le phénix de Dumbledore, apparut lui aussi dans un tourbillon de flammes chaleureuses et rassurantes, à la grande surprise de son camarade.

- Bien, nous sommes réunis en suffisance ! Nous pourrons compléter le rituel par la suite, dit Rossignol. Messieurs et Mesdames, mettez vous en cercle sur le pentacle tracé au sol, je vous prie ! Sur les marques correspondantes à votre peuple.

En effet, sur le sol de la salle, autour du pupitre, se trouvait un cercle entourant toute l'installation. Représenté par du marbre noir serti dans du marbre blanc, parcouru d'or et de mithril, il représentait une simple forme de sphère. A intervalle régulier, des marques avec des inscriptions en un étrange alphabet se trouvaient inscrites en lettres d'émeraudes sculptées.

En quelques instants, les membres de l'Ordre Secret requis furent installés. Rossignol fit disparaître son pupitre et demanda à En1 de prendre place sur un second petit cercle, placé au centre du premier. Enfin, M1 lui-même prit place sur sa marque, et dirigea son bourdon vers le sol. Réalisant des signes complexes, tous purent l'entendre psalmodier pendant quelques instants de mystérieuses paroles.

Puis, sans signe avant coureur, un rayon de lumière blanche jaillit de son bourdon et heurta le sol en un instant. Il se multiplia et se répandit en une multitude sur la surface de marbre parfaitement plane. Formant des cercles entremêlés par dizaines et des symboles runiques par centaines, il recouvrit la sphère de sa lumière.

- Excusez-moi du temps mit, mes amis, dit Rossignol après une dizaine de minutes. Je n'ai plus vraiment l'habitude de le faire. Mais nous y sommes donc ! Levez tous vos baguettes, je vous prie ! Et récitez après moi : Leithian, tout en pensant à des sentiments d'affranchissement. (I)

Les neuf voix s'élevèrent aussitôt, accompagnées du chant merveilleux de Fumseck, et s'élevèrent dans l'immense salle abandonnée. Le titanesque pentacle créé se mit à vibrer et luire en même temps que le mot était prononcé, puis il brilla bientôt de plus en plus fort, d'un seul ensemble, inondant la salle de sa lumière éblouissante.

Le cercle extérieur s'enflamma alors, immédiatement accompagné par chacun des cercles intérieurs, puis par l'ensemble des signes gravés dans ceux-ci.

De hautes flammes encerclèrent rapidement En1, qui ne semblait pas effrayé le moins du monde, parfaitement immobile au centre du brasier ainsi créé. Puis, alors que l'incantation redoublait d'intensité, une lueur insoutenable s'éleva, et Dumbledore fut obligé de fermer les yeux, malgré le rideau d'ombre qui le protégeait.

Ce fut quelques secondes seulement après cela qu'il lui fut possible de rouvrir les yeux. La lueur verdâtre donnée par la lumière filtrée par la friche de végétaux recouvrant l'immense verrière du plafond était à nouveau la maîtresse incontestable des lieux.

Toujours placé au centre du pentacle, En1 avait subit un changement radical. Il n'était plus voûté, mais s'était entièrement redressé, atteignant presque le mètre vingt de hauteur.

- Comment vous sentez-vous, En1 ? Quémanda Rossignol avec un air inquiet.

L'Elfe mit un moment avant de répondre, occupé à regarder ses mains recouvertes d'ombre. Peut-être voyait-il s'estomper les rides de souffrances couvrant constamment les Elfes de Maison serviles ?

- Je me sens… bien ! Bien ! BIEN ! LIBRE ! JE SUIS LIBRE ! MERCI !

Sans attendre, il se jeta dans les bras de Rossignol, où tous purent l'entendre avec grande joie vider les larmes accumulées depuis sa naissance…

Beaucoup auraient été agacés d'une telle démonstration de sentiments, mais même si cela fut le cas pour certains, personne ne dit rien. Qui pouvait comprendre la douleur des Elfes de Maison ? Torturés de la naissance à la mort, voués à gire à jamais sans sépulture, sans personne pour se souvenir de vous. Voir les quelques rejetons que vous avez été autorisé à copuler vous être retirés dès la sortie du ventre maternel. Voir en direct ceux-ci subir ce que vous avez subit, voir de si jeunes enfants se vider de leur sang au nom d'un juste esclavage. Voir un peuple autrefois glorieux disparaître de la pire des façons. Ne vaudrait-il pas mieux se laisser massacrer dans une révolte, plutôt que de subir tout cela ?

C'est ce qu'En1 se disait lorsqu'il était encore un docile serviteur de son maître. Il avait toujours eue une forte volonté, et c'est ce qui l'avait poussé à tenter de libérer les siens. D'abord, en insinuant des propos déguisés dans ses phrases, lorsqu'il parlait à son maître –le grand esclavagiste, comme il le nommait. Du moins, pensait-il qu'il méritait ce nom. De toute sa vie, la vision du monde d'En1 ne se limitait qu'à la cuisine, et –occasionnellement, à la salle à manger. Il pensait que son peuple se limitait à la dizaine d'Elfes torturés par son maître, lui inclut.

Puis Rossignol était venu à son encontre. Un jour d'orage, il était apparu alors qu'il tentait de s'endormir pour sa nuit de quelques minutes, terrorisé par les orages et les éclairs qu'il ne comprenait pas. Le vieil homme avait surgi au beau milieu de la cuisine de son maître, et s'était immédiatement dirigé vers eux, les Elfes. Les objets, les choses, les meubles. Les Esclaves.

Il avait soignées leurs blessures, leurs infections, et tous les maux dont ils souffraient constamment pour la seule joie de leur maître, aimant tant voir d'autres que lui souffrir.

- J'ai besoin de l'un d'entre vous, avait-il murmuré à l'encontre des Elfes, effrayés par sa prestance et sa majesté.

Immédiatement, sans chercher à en comprendre plus, En1 avait relevée la tête, et s'était écrié « Moi ! Moi ! ». Après tout, quelqu'un qui faisait attention à la présence d'Elfes de Maisons, et qui en plus les soignait… cette personne ne pouvait point être mauvaise. N'est ce pas ?

Rossignol l'avait emmené avec lui après avoir lancé sur ses camarades des sortilèges de diminution de douleur physique. Durant des jours et des jours, dissimulant son absence à son maître par des apparitions brèves et régulière, il avait ainsi apprise l'Histoire de la Magie. La vraie, pas celle enseignée à Poudlard qui glorifiait sans cesse les Sorciers. Il avait apprise l'histoire tragique de son peuple autrefois glorieux, joyau millénaire d'art et de science réduit à néant en une seule guerre. En un seul génocide, plutôt.

Au travers des leçons du vieil oiseau, En1 avait appris que son peuple ne comptait plus que quelques milliers d'individus, alors qu'il était autrefois le peuple magique le plus répandu de par le monde, avec plusieures centaines de milliers de représentants. Il avait faite la connaissance avec tous les autres peuples persécutés par les mauvais Sorciers, et son désir de liberté et de justice avait grandi pour ne plus jamais faiblir.

Rossignol venait de se constituer un nouveau soldat prêt à tous les sacrifices pour lui… un porte-étendard de sa cause parmi les Elfes.

UHDS

Le lendemain, dans les cachots, dans l'antre de la terrifiante et sanguinaire chauve-souris infernale des ténèbres sans pitié et remords…

- Vous souhaitiez nous voir, professeur ? Demanda Harry en entrant dans le sombre bureau de son directeur de maison, accompagné d'Hermione, Léo et Blaise.

- Ah, messieurs Potter, Léonard et Zabini, Miss Granger ! Répondit le professeur de son air de chauve-souris mangeuse d'Homme. Oui, entrez et installez-vous. Fermez la porte, je vous prie.

Léo s'en occupa, et gagna le dernier siège disponible. Il n'y en avait qu'un en arrivant dans la salle, mais Hermione en avait métamorphosés trois autres grâce à des petits cailloux tirés d'une bourse pleine qu'elle portait à la ceinture. Cela lui permettait par ailleurs de métamorphoser nombre d'objets utiles à tout moment. Un avantage certain durant un duel…

- Je voudrais vous parler du Championnat de Duel qui avait été organisé l'année dernière.

Immédiatement, Léo se désintéressa de la discussion et ouvrit un livre pour réviser. Les félicitations ne l'intéressaient pas le moins du monde. Pour cause, il n'avait pas le temps de les entendre.

- Tout d'abord, félicitation à vous tous ! Miracula le professeur Snape en offrant un très léger sourire de prédateur à ses élèves. Je suis très fier que ce soient des Serpentards, ou malheureusement, ex-Serpentard, qui l'aient emporté si brillamment !

- Merci, professeur, dirent nos trois amis « normaux » en rougissant comme des pivoines.

Un compliment de la part du professeur Snape équivalait, après tout, à une vraie médaille du mérite !

- C'est tout naturel. Maintenant, je souhaiterais vous demander si vous accepteriez de m'aider à en organiser un second ?

- Avec plaisir, professeur, dirent alors les trois enfants, tandis que Léo grognait son approbation.

- Alors au revoir ! Pressa Severus. J'ai mes cours à préparer, moi ! Tout le monde dehors !

- Chef, oui chef ! Cria Harry en souriant et en se mettant au garde-à-vous.

- DEHORS ! Hurla Severus, avant de se lever et de chasser ses élèves.

Quand la porte du bureau fut enfin refermée, il ne put s'empêcher de sourire franchement… un vrai miracle.

UHDS

Dortoir de nos amis Serpents et Blaireau…

Après une journée de cours aussi agréable que profitable, il était grand temps pour des enfants de douze ans d'aller se coucher. C'est ce que Léo se chargeait d'ailleurs de vérifier. Le moindre de ses amis qui n'était pas couché après vingt heures trente subissait sa colère, personnifiée en la personne de sa baguette et de sortilèges de chatouillis et de flatulence, ses spécialités.

- Harry ! Dépêches-toi ! Dit Léo, sans daigner lever la tête de son livre.

- Oui, tu nous l'as déjà dit ! Répondit son camarade de derrière la porte de la salle de bain.

- Et cela vaut aussi pour toi, Léo ! Répliqua Blaise. Tu restes bien souvent des heures plongé dans ton bain ! Des fois, je me dis que je devrais te confisquer ton livre quand tu vas dans la salle d'eau !

- Je ne lis pas, contredit Léo, je m'entraîne.

- Encore ? Et à quoi donc ?

- A l'apnée. Je pourrais le faire dans le lac, mais les professeurs n'approuveraient pas vraiment…

- A quoi donc te sert la pratique de l'apnée, Léo ? Demanda Harry.

- Aucune idée, répondit Léo en souriant.

- Léo ! Soupira Harry. Qu'est-ce que tu nous caches encore ?

- Mais rien du tout !

- Tu mens comme tu respires, Léo, dit alors Hermione.

- J'aime la politique, Mi, répondit celui-ci.

- Et tu veux être ministre de la Magie, plus tard ? Plaisanta Harry.

- Non, plutôt éventreur de Ministre. Sans rire.

- Ben voyons. Comme si tu avais une chance, dit Blaise. Je te rappelle que le Ministère est gardé en permanence par des bataillons entiers d'Aurors d'Elites !

- Des bataillons de vingt hommes, au nombre de dix. Soit deux cent hommes pour garder l'administration la plus importante de la société sorcière d'Angleterre. En une heure de temps, ils seront maîtrisés. Et encore, s'ils se battent efficacement. Ce qui, connaissant les Sorciers, n'est pas pour tout de suite.

- Si tu le dis… tu sembles être très bien informé, dis moi, continua Blaise.

- Je te rappelle que le Ministère voudrait me voir disséqué sur ses tables d'expérience, dit froidement Léo. Il est mon ennemi, et comme toutes les autres choses naturelles, je m'informe sur mes ennemis.

- De ce point de vue, il faut bien avouer que…

- Que j'ai raison. Malheureusement. Je préfèrerais que le Ministère choisisse la voie de la Raison, plutôt que celle de l'égoïsme. Mais bon. L'on efface pas ainsi dix siècles de massacres, n'est-ce pas ?

- Comment cela ? Demanda Hermione en fronçant les sourcils.

- Réponse au prochain chapitre, répondit simplement Léo.

- Hein ? Qu'est-ce que cela veut dire, Léo ?

Mais son camarade ne lui répondit pas. Il se mit soudain en simple maillot de corps, révélant son horrifiante maigreur, et commença une succession de pompes dans un coin de la salle.

- On va le laisser seul un moment, proposa Harry. Venez avec moi, j'ai quelque chose à vous dire.

- Quoi donc ? Questionna Hermione en s'asseyant aux côtés de ses deux camarades sur l'un des confortables fauteuils de leur coin salon.

- Cet été, j'ai reçue la visite impromptue d'un elfe de maison du nom de Dobby. Pour faire court, il a raconté plein de blabla sur un garçon célèbre que je ne connais pas. Mais il a dis quelques mots importants, je cite : "L'année à Poudlard sera fortement mouvementée, Harry Potter. Faites bien attention, vous et à vos amis ! Dobby vous aura prévenu !".

- Année mouvementée ? Dit Blaise. Elle sera plus calme que l'année dernière, donc.

- Je ne pense pas, dit Harry. Cet elfe ne m'a pas dit en quoi l'année serait particulière, mais il paraissait horrifiait au simple fait de penser à ce qui aller se passer.

- Cela ne veut rien dire, répondit Blaise. Les Elfes de Maison sont craintifs de nature.

- Peut-être. Mais je ne puis m'empêcher de penser que cela aura un lien avec Voldemort.

- A quoi ressemblait cet elfe, Harry ? Demanda Léo.

Les trois enfants sursautèrent. Leur camarade se trouvait assis à leurs côtés, l'air parfaitement serein, comme s'il était naturel qu'il se trouve ici.

- Euh, ben… il portait une taie d'oreiller pour seul vêtement, dit Harry. Il avait de grandes oreilles et des yeux globuleux effrayants. Mis à part cela, il ressemblait à tous les elfes présents dans les cuisines de l'école.

- Merci, répondit miraculeusement Léo, en partant s'enfermer à quintuple tour dans son "bureau" privé.

- Pourquoi voulait-il savoir cela ? Se demanda Hermione à voix haute, formulant ainsi les pensées de ses deux amis.

UHDS

Ministère de la Magie, bureau du Ministre, Cornélius Fudge.

- Mr le ministre, dit la voix envoûtante et à l'accent Français de la nouvelle secrétaire d'accueil. Le Seigneur Ragnok II, souverain de Gringotts et des Gobelins d'Angleterre, demande à être reçu de toute urgence.

Il veut encore me parler de la dette ! Quel rabat-joie, celui-là, alors ! Pensa Fudge en soupirant mentalement, et en mettant la main dans sa poche afin de se saisir de son mouchoir blanc.

- Faites le donc entrer, dit-il en masquant son agacement.

Et, quelques instants plus tard, un vieux Gobelin richement vêtu s'introduisit de lui-même dans le bureau ministériel, suivit par cinq Gobelins armurés de Mithril, et armés jusqu'aux crocs.

- Mon cher Ragnok ! S'exclama Fudge, debout, en avançant la main tendue vers le Seigneur Gobelin. Quelle bonne surprise ! Que puis-je faire pour vous être agréable, mon cher ami ?

- Inutile de vous perdre en hypocrisie, Fudge, grogna Ragnok II d'une voix gutturale. Vous ne pensez pas un mot de vos politesses, votre expression faciale le prouve.

S'essuyant le front de son mouchoir blanc, Fudge perdit immédiatement son sourire.

- Venons-en aux faits immédiatement, Fudge, continua Ragnok II. Si je suis ici, vous vous en doutez, c'est pour vous parler de la dette que votre gouvernement a envers Gringotts.

Evidemment, soupira mentalement Fudge.

- Nous payons pourtant nos mensualités de remboursement convenablement, comme le stipule notre contrat ! Répondit-il alors.

- Correction, Fudge ! Vous payez les intérêts de votre dette, à savoir deux millions cent dix-huit mille galions, et ce chaque mois. Mais votre dette totale se monte encore à neuf-cent octante huit millions sept cent douze galions et huit mornilles. Hors, notre contrat prévoyait le remboursement de nos prêts de mille neuf-cent octante deux et octante quatre dans un délai de sept ans, maximum ! Hors, cette date est amplement dépassée ! Qu'avez à répondre a cela ? Et inutile de vous perdre en excuses futiles !

- Mon cher Ragnok, dit difficilement Fudge en s'essuyant le front de son mouchoir blanc. Vous pensez bien que nous faisons tout notre possible pour vous rembourser ! La plupart de nos investissements vont très prochainement rapporter de fortes sommes ! Par ailleurs, nous…

- Suffit ! Coupa Ragnok II. J'en ai plus qu'assez de vos promesses à une noise ! Au nom de Gringotts, j'exige le remboursement immédiat de votre dette de mille neuf-cent octante deux, à savoir cent millions de galions, tout rond ! Sans oublier les intérêts, de neuf cent mille galions !

- Immédiatement ? Mais ce n'est pas possible ! Répondit Fudge en s'essuyant le front de son mouchoir blanc, comme prit de panique.

- Vous n'avez pas le choix ! Sinon, j'en réfère à la Convention Internationale des Mages et Sorciers ! Dois-je vous rappeler qu'elle dispose d'un droit d'intervention légal dans la gestion de chacun de ses pays membre ?

- Non, mais, je vous en prie, laissez-nous un petit délai supplémentaire ! Encore un an ou deux…

- NON ! Nous avons plus qu'assez attendu ! Ne poussez pas notre patience à bout, Fudge ! Eructa Ragnok II.

- Mais nous ne pouvons pas ! Nos impôts ne sont même pas encore perçus pour cette année, et leur somme totale ne dépasse guère les vingt millions ! De plus, nous devons payer nos employés, nos coûts de fonctionnement, nos…

- C'est précisément pour cela que je suis venu vous voir, Fudge, interrompit Ragnok II. Je me doutais bien que vous ne pourriez rembourser, aussi je vous propose un petit marché…

- Asseyez-vous, je vous en prie, mon cher Ragnok ! Dit soudain Fudge, bien plus aimable que quelques instants auparavant.

- Merci, mais je connais vos chaises, répondit Ragnok II en grognant.

- Quelle est cette proposition, en ce cas ? Quémande Fudge avec appréhension.

- Supprimez tout d'abord la loi de Mille quatre cent vingt-sept, interdisant aux Gobelins le port d'armes blanches sur la voie publique Sorcière. Et ensuite, donnez-moi vingt pourcent des actions nationales des commerces du Chemin de Traverse.

- Vingt Pourcent ? Mais cela est beaucoup trop ! Cinq pourcents, pas plus !

- Soit, vingt-cinq pourcents, en ce cas.

- Dix !

- Trente.

- Vingt ! Les vingt que vous souhaitiez !

- J'ai dit quarante, Fudge, grogna Ragnok II.

- D'accord, d'accord ! Céda Fudge, devinant avec justesse qu'il ne pourrait l'emporter.

- Bien, alors en cas, signez ce contrat magique au nom de votre gouvernement, stipulant que vous abolissez le décret de mille quatre cent vingt-sept et que vous cédez à Gringotts cinquante pourcents de vos actions nationales sur les commerces du Chemin de Traverse.

- Mais, nous avions dit quarante ! S'insurgea Fudge.

- Plus un petit quelque chose pour vous, disons… trois cent mille galions ?

- Et voilà, mon très cher Ragnok, mon grand ami ! Sourit Fudge. Le contrat est signé magiquement au nom de mon gouvernement !

- Très bien, merci beaucoup, répondit Ragnok II. Mais vous auriez dût le lire plus attentivement, mon cher Fudge. Son dix-neuvième paragraphe stipule que vous refuserez désormais tout pot-de-vin et le vingt-et-unième alinéa, que vous rembourserez votre dette gouvernementale en six mois maximum.

- QUOI ! MAIS ! CE N'EST PAS POSSIBLE, ENFIN ! VOUS ÊTES…

- TAISEZ-VOUS ! Cria l'un des gardes Gobelins en brandissant son épée sur Fudge. Insulter le Seigneur Ragnok II ne serait pas bon pour les relations diplomatiques entre Gobelins et Sorciers, Mr le Ministre ! N'oubliez pas cela !

- Et sur ce, au revoir, mon cher. Et merci encore, nargua Ragnok II en riant ouvertement de la naïveté impressionnante de Cornélius Fudge.

Celui-ci laissa son air défait envahir son bureau en un instant. Il lui fallut de nombreuses minutes pour se reprendre. Quand ce fut fait, il se dirigea d'un pas pressé en direction de sa secrétaire.

- Ma chère Angélique, dit-il d'une voix inquiète en s'essuyant le front de son mouchoir blanc, faite doubler le nombre d'Aurors en garde au Ministère, je vous prie.

UHDS

Parc de Poudlard, quelques jours plus tard…

En ce samedi matin, le professeur d'histoire de la magie, Arthur Weasley, pratiquait ce qui était devenu un véritable rite pour lui. Les Moldus avaient véritablement eue une excellente idée, en inventant la course à pied pour le plaisir ! Maintenant qu'il avait goûté à l'adrénaline et au plaisir de se dépenser, il ne pouvait plus s'en passer.

Beaucoup se demandaient pourquoi il faisait autant de sport. Car, en plus de courir, il allait une heure chaque soir, après ses cours, dans les salles du château étant réservées à la pratique physique. Là, il testait absolument tout ce qui était possible, avec l'encouragement de Mrs Bibine, qui était fort heureuse de le voir donner l'exemple aux élèves.

Cela se voyait nettement sur son physique, et en moins d'un an, il était passé du sorcier moyen, plus mou qu'une cervelle de sang-pur raciste, à un homme svelte, séduisant même pour son âge.

Si ses fils Fred et Georges, et sa fille Ginevra, appréciaient ce changement chez leur père, il n'en était pas de même chez son épouse et ses autres enfants. Perceval, Charlie et Bill considéraient que leur père s'affaiblissait à agir ainsi, et semblaient en ressentir de la honte. Ronald, lui, s'était littéralement mit à détester son père, ce « traître à son sang » qui « s'abaisse au niveau des Moldus ». Son épouse enfin, Molly, ne parlait plus de son mari à quiconque, et lui lançait des regards fort étranges à chaque fois qu'il revêtait ses habits de sport Moldus. Cette « indécence » semblait la déranger.

Son cinquième tour du lac achevé après une heure de course, il jugea qu'il avait suffisement couru, et décida de retourner dans ses appartements prendre une douche avant d'aller petit-déjeuner. Il rendrait visite à ses enfants dans la matinée, puis s'occuperait de ses cours le soir. Il était réellement fier de savoir Ginny à Serdaigle. Cela le changerait, plutôt que de voir une ribambelle de pulls de laine rouge et or à Noël.

C'est alors que son attention fut attirée vers la lisière de la Forêt Interdite. Une masse semblait se mouvoir difficilement en direction du château.

Un centaure ? Pensa-t-il en sprintant dans la direction voulue.

Au fur et à mesure qu'il approchait, la forme se fit plus distincte, et il put discerner avec précision un enfant.

Un élève ?

C'est alors que, à quelques dizaines de pas de distance, il put reconnaître…

- Miss Patil ! Cria-t-il.

Arrivant au chevet de l'élève, il s'agenouilla à ses côtés sans tarder.

- Miss Patil ! M'entendez-vous ? Demanda-t'il en sortant sans tarder sa baguette, et en lançant un sortilège de diagnostic.

Rien, mis à part… un sortilège de magie noire ? Elle a dut être torturée, la pauvre !

- Miss Patil ! Répéta-t-il d'une voix pressante.

Après un moment, Parvati, couverte de majestueux hématomes, daigna enfin ouvrir les yeux. Dès qu'elle aperçu une baguette brandie vers elle, sans même prendre le temps de vérifier à qui elle appartenait, elle se cabra et se crispa, avant de crier de peur, de se lever et de sauter loin de son agresseur. Mais, visiblement épuisée, elle chuta à nouveau au sol, et s'assomma cette fois sur une pierre placée là par la nature.

Réagissant sans attendre, Arthur lui lança un sortilège médical de transe, afin de ralentir toute potentielle hémorragie et tout dommage, et la fit instantanément léviter avant de se mettre à courir en direction de l'infirmerie. En même temps que cela, il fit apparaître son Patronus à la forme d'un elfe de maison.

- Va prévenir le directeur Dumbledore ! Vite ! Ordonna-t-il.

La forme argentée se précipita immédiatement vers la plus haute tour du château, là où se trouvait le bureau directorial.

Grâce à son habitude de la course, il ne mit que cinq minutes, contre quinze ordinairement nécessaires, pour rallier le grand hall à l'infirmerie, au second étage. Il défonça sans attendre l'entrée de la caverne démoniaque du dragon infernal sans pitié et, et… mauvaise idée.

- QU'EST-CE QUE C'EST, ENCORE ? ETRIPER, EGORGER ! DECAPITATION DE GÊNEUR ! JE VAIS…

Mais l'apparition de Terreur, le fléau à rires tonitruants, le spectre effrayant même les Détraqueurs bref l'Ange féminin des Enfers, se tut aussi soudainement que ses vociférations avaient commencées. La vision d'une personne blessée entre les bras emplis de protection paternelle de son collègue avait eut raison de sa hargne terrifiante.

- Allongez-la sur un lit ! Vite ! Je reviens !

Arthur s'exécuta, et le temps pour lui de faire ce qui lui avait été dit, l'infirmière revint droit vers son repas… pardon, sa patiente, les bras chargés de sauces et d'épices pour l'assaisonner… Pardon, les bras chargés de potions de soin.

- Où l'avez-vous donc trouvée ? Demanda-t-elle en lançant un sort de diagnostic sur Parvati.

- A la lisière de la forêt interdite, répondit Arthur. J'imagine qu'elle a été séquestrée non loin, et qu'elle a réussi à échapper à son ravisseur. Malheureusement, la forêt est si dangereuse…

- A qui le dites-vous… il y a tant d'élèves inconscients qui s'y blessent, chaque année ! Passez moi l'antidouleur Numéro cinq, de Chat n'Elle.

- Voilà. Qu'as t'elle ?

- Torture au Doloris, et violences physiques, répondit Mrs Pomfresh. Elle s'en remettra rapidement physiquement, mais je ne sais pas comment cela se déroulera du point de vue mental.

A ce moment, avant qu'Arthur ne pusse répondre, la porte de l'infirmerie s'ouvrit légèrement. Passant prudemment sa tête préalablement enveloppée d'un puissant bouclier magique, Albus Dumbledore demanda d'une toute petite voix :

- Puis-je entrer, ô merveilleuse gardienne de ce lieu sacré ? Je jure de n'émettre aucun son dérangeant, et d'obéir à toutes les lois de retenue édictées par votre personne.

Apparemment, le directeur avait suffisamment goûté aux châtiments infligés par le dragon infernal des enfers flamboyants, et en avait retenue certaines leçons.

- Mouais, j'ai peine à vous croire, Albus ! Répondit Mrs Pomfresh. Mais allez, et jetez-vous donc un sort de silence ! Je vous connais !

- …

- Et écrivez votre réponse, je ne puis vous entendre !

La réponse s'inscrivit immédiatement dans l'air, en lettres de feu.

- …

Oui, terrifiante matriarche de l'enfer blanchi.

- Inutile de jouer le flatteur, je suis insensible à cela !

- …

Milles Excuses.

- Bon, cela ira ! Faites ce que vous avez à faire ! Et en silence.

- …

Chef, OUI CHEF !

Un autre message apparut alors, à l'intention d'Arthur.

- …

Mon Cher Arthur, pouvez-vous me racontez comment vous avez retrouvée Miss Patil ?

- J'étais en train de faire mon jogging, répondit le professeur d'Histoire. Elle est soudainement apparue à la lisière de la forêt interdite, et je l'ai immédiatement amenée ici en la voyant s'évanouir. Elle a dut être fortement torturée, Mrs Pomfresh a diagnostiqué le Doloris, et Miss Patil s'est évanouie en me voyant.

- …

Mrs Pomfresh, puis-je lancer un sortilège de diagnostic avancé ?

- Oui, allez-y ! Et en informulé !

- …

Bien sûr.

Et ainsi fut fait. Devant les yeux des trois adultes, diverses notes et informations apparurent devant eux, comme sur un écran composé d'air.

- Elle a été violée ! S'horrifia Mrs Pomfresh.

- Et bel et bien torturée au Doloris ! S'exclama Arthur, pâle comme la mort.

- Et soumise à l'Imperium, songea Dumbledore, soucieux. Pour quelle utilité ?

- SILENCE ! Hurla Mrs Pomfresh, en entendant la voix de son bruyant employeur.

- …

Pardon.

- DEHORS ! Je comprends pourquoi Miss Patil a été horrifié par votre présence masculine, Arthur ! Partez tous ! Seule une présence féminine ne la troublera pas !

Les deux hommes, soulagés de n'être plus exposés au feu du dragon, se dépêchèrent d'alerter leurs collègues de l'évènement, en se rendant sans délai dans la salle des professeurs.

UHDS

Plus tard…

Ce ne fut que quelques heures après que les personnes concernées par l'affaire furent prévenues que Parvati avait été retrouvée. Le bruit courut immédiatement dans toute l'école ; et dès qu'il le put, Neville se précipita.

- Parvati ! Cria t'il en entrant soudain dans l'infirmerie, suivit immédiatement par ses amis Serpents et Blaireau.

- Qui es-tu ? Demanda Parvati, assisse le dos contre son coussin, en train de déguster son déjeuner, un air étrange sur le visage.

Repas qui se déroulait bien évidemment sous la surveillance féroce du dragon, qui engraissait sa victime avant de… bref.

- C'est moi, Neville ! Tu ne me reconnais pas ?

- Mr Londubat, je vous prierais de ménager Miss Patil ! Elle a besoin de silence ! Si vous la déranger, je vous chasserais sans hésitation !

- Neville ? Demanda Parvati en grimaçant de concentration. Oh, oui ! Londubat ! Qu'est-ce que tu me veux, toi ?

- Mais, de tes nouvelles bien sûr ! Je me suis inquiété pour toi !

- Ah oui ? Et depuis quand un traître à son sang qui côtoie des Moldus s'inquiète t'il pour une sang-pur ?

- Ben… parce que tu es mon amie !

- Tu plaisantes ? Moi, amie avec un traître à son sang ? Tu racontes vraiment n'importe quoi ! Disparais, imbécile !

- Mais… Parvati ! Dit Neville d'une voix éteinte, le visage choqué.

- Allons, Mr Londubat ! S'exclama l'infirmière. Il est temps de laisser Miss Patil se reposer. Elle ne sait plus ce qu'elle dit, tant elle est épuisée !

- Je suis parfaitement consciente de ce que je dis, Mrs Pomfresh ! Corrigea Parvati d'une voix vexée.

- Ne protestez pas ! Je vais vous donner une potion de sommeil sans rêve, cela vous fera le plus grand bien ! Allons, au revoir Messieurs et Mademoiselle !

Face à ce renvoi non dissimulé, nos camarades s'enfuirent de l'antre du dragon sans demander leur reste. A peine furent-ils arrivés dans le couloir qu'ils se stoppèrent afin de reprendre leur souffle. La peur du démon infernal les avait épuisés. Seul Léo continua sa marche, en direction des Cachots.

- Où vas-tu, Léo ? Demanda Hermione.

- Dans ma salle commune, répondit celui-ci avec un air indifférent face à l'imposante tristesse qui émanait de Neville.

Celui-ci semblait être au bord des larmes.

- Pourquoi a-t-elle dit cela ? Demanda-t-il tristement, alors que Léo s'en allait. Je la croyais mon amie !

- Ce qu'elle a subi a dût la choquer, dit Hermione en tentant de rassurer son camarade. Elle ira mieux dans quelques jours, tu verras ! Il faut juste la laisser se reposer.

Neville acquiesça silencieusement, et se laissa convaincre à gagner le dortoir secret de ses camarades. "Pour la nuit", dit-il.

Les jours passèrent alors, et une semaine après avoir été retrouvée par le professeur d'histoire, Parvati put enfin sortir de l'infirmerie. Neville tenta de nouveau de se rapprocher d'elle, mais ce qu'il vit en entrant dans la salle des Griffons le choqua véritablement.

Ronald Weasley se pavanait autour d'un cercle fourni de secondes et premières années. L'entourant comme des généraux, ses amis Seamus et Dean regardaient tout ce petit monde avec un air suffisant. Mais le pire aux yeux de Neville fut Parvati, accrochée autour de Weasley, minaudant sur sa force et se merveillosité. Quand elle aperçu Neville, elle se dépêcha de le rapporter à son "fantastique ami si intelligent", et notre camarade se retrouva être chassé de la salle commune des Rouge et Or par une nuée de sortilèges.

UHDS

Le lendemain, dans le dortoir de nos amis Serpents, Blaireau et Gryffon…

Dring ! Dring ! Dring ! Dring ! Dri…

- EXPELLIARMUS ! Hurla une voix.

Un rayon bleu jaillit de la baguette de Blaise et alla heurter avec violence, comme chaque matin, le pauvre réveil innocent placé non loin.

- Gndéjia leurr d'svler ? (Déjà l'heure de se lever ?) Demanda philosophiquement Hermione, d'une voix très légèrement ensommeillée, sans daigner ouvrir les yeux.

- Gn'ykspass ? Répondit Harry en s'enfouissant sous son oreiller.

- Debout, bande de fainéants ! Cria Léo, debout devant les lits des zombis. La grasse matinée est finie, il est cinq heures du matin (II) !

- Pitié, Léo ! Geignit Neville. Je dors jusqu'à au moins midi le dimanche, moi !

- Et bien, désormais, cela est fini, Neville ! Maintenant, tu vas te mettre à travailler ! Répondit Léo. Je ne veux plus te voir à l'infirmerie parce que tu te seras fait agresser, suis-je bien clair ?

- Oui, papa, répliqua Neville en souriant narquoisement.

Un jet d'eau gelée jaillit soudain de la baguette de Léo, heurta sa victime sans aucune pitié et gela le pauvre garçon innocent en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

- AAAARGH ! LEO ! Tu me le paieras ! Hurla Neville.

Mais le dénommé Léo, du haut de ses petits cent cinquante-cinq centimètres, et du large de ses trente-deux kilogrammes, avait déjà quitté le dortoir pour aller perdre son temps en se rendant aux cuisines pour s'octroyer de quoi petit-déjeuner.

- Il semble être finalement de bonne humeur, aujourd'hui, remarqua Hermione en se précipitant en direction de la salle de bain.

- Mi ! Dépêches-toi ! Cria Harry. Tu mets toujours des heures !

- Gnagnagna ! Répondit la voix étouffée de la jeune fille.

- Pff ! Et c'est elle qui vient dire que Léo est énervant !

- Elle n'a pas vraiment tort non plus, dit Neville. J'espère que Léo ne nous entend pas…

- Il a l'ouïe fine, mais à ce point ci, je ne pense pas, répondit Blaise. Bon, on fait quoi durant la journée ?

- Des potions ? Proposa Harry.

- Encore ? Pourquoi ne pas proposer notre aide à Mrs Chourave ? Contredit Neville.

- Je pensais à nous entraîner en groupe sur des sortilèges de défense, continua Blaise. Mais on verra bien ! Attendons déjà un siècle ou deux qu'Hermione arrive !

- Je t'ai entendu, Blaise ! Dit la voix étouffée de la jeune fille.

- Oups, pardon Mi ! Répondit le jeune garçon, avant de dire à voix basse à ses camarades : Je pensais à quelques millénaires !

- Grrr !

Hermione parut soudain à la porte de la salle de bain, enroulée dans une longue serviette de bain, les cheveux plus mouillés que l'océan. Elle se dirigea d'un pas vif vers son camarade, et se planta devant lui, se délectant de pouvoir voir son air innocent se flétrir et se transformer petit à petit en air profondément appréhendeur.

- Tu disais ? Demanda t'elle.

- Rien du tout ! Mentit Blaise en souriant difficilement.

Il connaissait parfaitement bien les colères de la jeune fille. Il n'avait point encore eut à les subir, mais à voir que même Léo n'y était pas insensible, lui, l'ours des cavernes mal léché, le barbare des repas, l'ascète de l'amusement, bref, l'alcoolique à jeun Blaise se disait qu'il valait bien mieux pour lui ne pas titiller sa camarade.

Il s'excusa immédiatement, et parvint à convaincre Hermione de sa bonne foi à peine mauvaise. Finalement, elle alla terminer sa toilette, et laissa ses amis seuls. Elle termina en quelques instants.

Ce ne fut qu'une dizaine de minutes plus tard que Léo revint, les bras chargés de collations pour lui et ses amis. Mais il n'était pas seul, avec lui se trouvait…

- Dobby ? S'exclama Harry. Où l'as-tu trouvé, Léo ?

- Dans les cuisines, répondit celui-ci. Il discutait avec quelques camarades. Je l'ai reconnu à la description que tu nous en as faite. Excentrique et tout cela…

- Gentil Maître, dit Dobby. Ce sont les riches qui sont excentriques ! Les pauvres sont considérés comme fous ! Dobby est pauvre, Dobby est fou ! Dobby n'est qu'un Elfe de Maison !

- Léo est excentrique à lier, en ce cas, murmura Harry à ses deux autres camarades, le Rampant et le Rugissant, qui acquiescèrent immédiatement d'un mouvement de tête.

- Méchant Dobby ! Méchant Dobby ! Dit soudain celui-ci en se frappant la tête au sol. Dobby a dit du mal du Seigneur Léonard ! Méchant Dobby ! Méchant !

- Suffit, dit alors Léonard d'une voix sans appel.

Comme frappé par un coup de fouet, Dobby cessa en un instant de se punir, et s'inclina devant Léo avant de se ranger silencieusement dans un coin de la salle.

- Je ne veux plus jamais te voir te punir, compris ? Et transmet le message aux tiens ! La moindre désobéissance à ce sujet provoquera des vacances forcées et une augmentation de salaires pour tous !

Dobby parut alors terrifié à l'idée que ses confrères travaillant à Poudlard pussent souffrir ainsi.

- Dis-moi, Dobby, demanda soudain Blaise en s'inclinant devant le petit Elfe. Ne devrais-tu pas être chez ton maître ?

- Dobby est un mauvais elfe ! Répondit celui-ci. Dobby a prit un vêtement de son maître sans son accord ! Dobby est libre ! Dobby est un mauvais elfe !

Une culotte féminine en dentelle vissée à son pied gauche attestait en effet de cela. Il se retenait plus que visiblement de s'étrangler et de se fracasser le crâne contre le sol, à voir ses tremblements…

- Qui était ton maître, Dobby ? Demanda soudain Léo.

- C'était Monsieur Lucius Malfoy, Seigneur Léonard. Le méchant Mr Malfoy ! Très méchant ! Très mauvais !

- Suis-moi, Dobby, demanda soudain Léo. Il faut que nous discutions.

Il prit soudain la direction de son petit bureau privé, sous l'air plus qu'interrogateur de ses camarades, qui ne comprenaient que bien peu de choses à ce qui se passait. Dobby le suivit en courant, semblant ne pas vouloir désobéir à celui qu'il nommait « Seigneur ».

Une fois l'Elfe entré dans son bureau, Léo verrouilla la porte avec tous les sortilèges qu'il avait installés dessus avec l'aide et les conseils de Merlin. Mais, quelques instants avant qu'il ne fisse cela, une feuille volante était apparue, et avait semble t'il décidé d'errer dans le dortoir.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Harry, alors qu'Hermione se saisissait de la feuille.

- L'on dirait un poème, répondit la jeune fille. Je lis…

La souffrance

Immonde Souffrance,

De l'un fléau

De l'autre jouissance

De la vie ultime Dot.

Amoureuse souffrance,

De la colère la mère

D'un idylle l'absence

De l'amour les fers.

Morale Souffrance,

Eternelle blessure

Née de la médisance

Merveille de l'injure.

Physique Souffrance,

D'un enfant, Appréhension.

D'un adulte, Remontrance.

De l'innocence, Incompréhension.

Partiale Souffrance,

Division artificielle

Du raciste méfiance

Maintenant éternelle.

Charnelle Souffrance,

Croissant dans la solitude

Vivant sans décence

Tu créés décrépitude.

Souffrance naturelle,

De l'animal fléau

Tu mets la vie dans l'écuelle

Sans retirer la peau.

Souffrance aimée,

Tu nais de la confiance

Pour le paradis désormais

Tu es en partance.

Souffrance condamnable,

De l'Homme fardeau

Souffrance aimable

Tu le rends si beau...

(III)

- …

- C'est… étrange, dit Harry après un moment.

- C'est beau, dans son style, continua Blaise. Mais c'est très… noir.

- C'est très semblable à Léo, ajouta Neville.

- Et après, dit Hermione, il y a une phrase qui dit « Quelle perte de temps ! ».

- Effectivement, c'est bel et bien du Léo ! Rirent alors nos amis d'un même ensemble.

UHDS

Bureau personnel de Léo…

- Dobby s'excuse le plus sincèrement du monde, Seigneur Léonard ! Répétait sans discontinuer le pauvre petit elfe, assis de force à sa chaise par une succession de sortilèges.

- Peu m'importent tes excuses, Dobby ! Répondit Léo d'une voix dure et coléreuse. Et cesse de m'appeler « Seigneur » ! Mon nom est Léonard, tout simplement !

- Pardon, L… Lé… o…

L'effort irrespectueux fut soudain trop grand pour Dobby, qui tomba dans les pommes, horrifié de sa propre audace.

Léo le ranima en un instant à coups de seaux d'eau glacée, faisant trembloter le petit corps maladif. Quand enfin, son auditeur put réécouter et comprendre ce qu'il disait, il demanda d'une voix menaçante :

- Mon cher Dobby, j'ignore comment tu en as eue connaissance, mais voudrais-tu réellement dévoiler ma véritable identité à la face du Monde ?

UHDS

(I) La grasse matinée est finie, il est cinq heures du matin ! C'est vrai quoi, il est tard à cette heure là ! J'ai presque fini mon pain, moi !

(II) L'incantation de Rossignol. Le secret de la délivrance de l'Elfe de Maison est dut non pas à un sortilège ou à une incantation, mais à la volonté de liberté offerte par les protagonistes de la scène, amplifiée et distribuée par le pentacle de runes tracé au sol. L'incantation, Leithian, signifie « affranchissement », et a seulement pour but de donner un surplus de concentration sur le but à atteindre en permettant de fixer l'esprit sur celui-ci. Plus d'explications seront données par la suite dans ma fiction « Magie », au chapitre des Runes.

(III) Poème « La souffrance ». Oui, c'est de moi, et oui je sais : c'est nul ! Mais j'aime bien, dans le style obscur ! Je l'ai fait sur le coup de l'inspiration… et je ne vous aie pas mis le plus dégueulasse que j'ai rédigé !

Rappel : Il y a beaucoup de noms, dans l'Ordre de Rossignol… sachez juste que M1 est le véritable nom de code dudit volatile.

Lexique :

En langage Lìdalk, le terme « Ragnok » est un titre honorifique.

UHDS

Beaucoup d'entre vous semblent trouver que Léo est un personnage détestable. C'est fort vrai ! Cela prouve que j'ai réussi à le décrire comme je le voulais…

Prochain chapitre… un jour ! Deux semaines en cas de miracle, plus certainement trois !

Points des Maisons :

Gryffondor : 29

Poufsouffle : 48

Serdaigle : 30

Serpentard : 45