Hello ! Voilà le nouveau chapitre. Désolée du retard mais je suis débordée à un point pas possible avec le BAC. Le prochain chapitre n'arrivera très certainement pas avant la fin de mes examens (c'est-à-dire le 23 juin). D'autant plus que je n'ai pas du tout le temps d'écrire et que je n'ai plus beaucoup de chapitres d'avance... Il faut que je m'y remette!
Je suis contente que vous ayez aimé le chapitre précédent :)
Enjoy ! (pardon pour les fautes, j'ai corrigé à la va vite :( )
acciocookie : Contente que tu aimes le passage Hermione/Drago ;) pour McGo ne t'en fais pas, elle vas bien. Elle était juste un peu sonnée ;) Et pour les 6e et 7e année, on va très bientôt avoir des réponses! Merci pour l'avis.
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Diclaimer : L'univers et les personnages sont à notre queen JK Rolwing
Chapitre XIX : Opération libération
Hermione marchait vers son cours de runes anciennes lorsqu'elle sentit qu'on lui attrapait le bras, et elle fut poussée dans une salle de classe vide. Elle manqua de s'affaler sur une table et se redressa en soufflant. Malefoy n'avait toujours pas appris la délicatesse.
« Non mais t'es malade ou quoi ?!, s'écria-t-elle en époussetant sa robe. On n'a pas idée de pousser des gens comme ça ! »
« Granger, pendant combien de temps tu vas encore m'éviter ? »
« Je… Je ne t'évite pas. », répondit-elle en s'empourprant.
« Mais bien sûr… ça fait presque deux semaines qu'on ne s'est pas parlé. »
« Les ASPICs blancs commencent lundi figure-toi, et je suis très en retard dans mes révisions ! »
« Menteuse !, répliqua Malefoy. Je suis allé à la bibliothèque hier et tu n'y étais pas. »
Ah, parce qu'il la surveillait, maintenant ? Sale fouine.
« J'ai emprunté des livres pour travailler dans la salle commune. Ne te prends pas pour mon père et fiche-moi la paix. Je te signale que j'étais justement en train de me rendre en cours. »
« Comme si les runes avaient une quelconque utilité. Tu ne partiras pas tant qu'on n'aura pas discuté. »
Il la surveillait et en plus il connaissait son emploi du temps ? Ginny avait tord. C'était Malefoy qui était obsédé par elle, ma parole !
« Je n'ai rien à te dire. »
« Pourquoi tu en fais tout un plat ? Je t'ai embrassée, ce n'est quand même pas la fin du monde. Ça ne change rien du tout. »
Hermione ouvrit la bouche. Mais bien sûr que si, ça changeait tout ! Comment voulait-il qu'elle soit normale avec lui alors qu'il… qu'il… qu'il avait mis sa langue dans sa bouche ? Alors qu'il lui avait donné son premier vrai baiser ? C'était complètement impensable. Il fallait qu'elle parte immédiatement, elle ne pouvait pas rester dans la même pièce que lui une seule seconde de plus, c'était beaucoup trop gênant. Mais ses jambes semblaient être incapables de bouger.
« Pourquoi tu m'as embrassée ? », demanda-t-elle à la place.
« Je te l'ai dit. Parce que j'en avais envie. »
« Mais pourquoi tu en avais envie ?! Je… Je ne sais même pas si on est ami, pourquoi tu voudrais avoir envie de m'embrasser ? Tu… es amoureux de moi ? »
« Bien sûr que non. », répondit Malefoy d'une voix presque offusquée.
Hermione lui jeta un regard noir. Pourquoi devait-il lui répondre comme si le fait de pouvoir tomber amoureux d'elle sonnait comme une insulte ?
« Pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu aurais préféré que je sois amoureux de toi ? »
« Au moins ça aurait expliqué pourquoi tu m'as embrassée. Je ne comprends pas. »
« Je ne suis pas obligé d'être amoureux de quelqu'un pour l'embrasser. Ni pour coucher avec lui. »
Mais Hermione n'était pas d'accord avec ça. Pour elle, l'amour était sacré et il fallait se réserver à la personne dont on était amoureux. Elle ne voulait pas coucher avec le premier venu, juste pour le sexe.
« Pourquoi tu réagis comme ça juste pour un baiser ? », fit Malefoy.
Hermione leva les yeux au ciel. Parce que ça n'était pas évident, peut-être ? Quel idiot. Il était pire que Ron, en ce moment, il faisait exprès de ne pas comprendre. Elle ne voulait pas que Malefoy l'embrasse – pas parce que ce n'était pas agréable, mais parce qu'elle n'était pas amoureuse de lui.
« Parce que. Je veux que tu m'embrasses parce que tu es amoureux de moi, ou bien alors que tu ne m'embrasses pas. »
« T'es vraiment bizarre, comme fille. »
« Je ne vois pas en quoi c'est bizarre, rétorqua Hermione. Toutes les personnes saines d'esprit sont comme ça. »
« Si par saint d'esprit tu entends coincé, alors oui, d'accord. »
Hermione lui jeta un regard noir. Elle n'était pas coincée ! Enfin, peut-être un peu. Mais ça n'avait rien d'anormal qu'elle ne veuille pas se faire embrasser par n'importe qui. N'est-ce pas ?
« Je ne t'embrasserai plus, si tu ne veux pas. Là. On peut recommencer à se parler, maintenant ? J'ai des trucs à te dire depuis les vacances. »
« Non. Tu m'énerves. »
« Je viens de te dire que je ne t'embrasserai plus ! Qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre ?! », s'écria-t-il sèchement.
« Tu te fous de moi ou quoi, là ? Arrête de me crier dessus. Je veux que tu t'excuses. »
« Je ne vais certainement pas m'excuser de t'avoir embrassée, répliqua aussitôt Malefoy. Surtout que je me souviens parfaitement que tu as aimé le baiser. Si tu n'en avais pas envie, tu n'avais qu'à me repousser. »
Hermione ouvrit la bouche pour protester. Il l'engueulait elle, alors que c'était lui qui était en tord, il se prenait vraiment pour quelqu'un !
« J'espère que tu plaisantes… Je n'ai pas – »
« Tu as gémis quand je t'ai embrassée, la coupa Malefoy, je t'entends encore dans ma tête. Alors n'essaye même pas de me dire que tu n'as pas aimé. »
« Ce n'est pas ce que j'allais dire ! »
« Tant mieux. Parce que personne ne peut ne pas aimer mes baisers. »
Il s'entendait parler, parfois ?! Hermione n'avait jamais rencontré quelqu'un d'aussi arrogant.
« Tu m'emmerdes, Malefoy, je m'en vais. »
« Tu viens dans mon appartement ce soir ? Pour qu'on parle ? », demanda-t-il.
« Je ne sais pas. Si tu arrêtes de faire le con et que tu ne m'embêtes, peut-être. »
« Promis, ma langue restera dans ma bouche. »
Hermione ne put s'empêcher de sourire.
« On verra, alors. Je dois aussi travailler pour les ASPICs. »
« Oh, arrête ça Granger, comme si on ne sait pas tous les deux que tu vas avoir des Optimal dans toutes les matières ! », soupira-t-il.
« Je croyais que tu devais arrêter de m'embêter ? »
« Je ne t'embête pas, je fais un constat. », répondit Malefoy en levant les yeux au ciel.
« Tu… Non, je laisse tomber. Je n'ai même plus envie de te parler. Je vais en rune, je vais être en retard. »
Hermione n'attendit pas que Malefoy ait le temps de répliquer, et le contourna pour sortir de la salle. Elle ne savait pas pourquoi il l'énervait autant, mais il venait de la mettre vraiment hors d'elle. Elle en avait plus que marre qu'il se croit tout permis et qu'il fasse n'importe quoi avec elle. D'où croyait-il qu'il pouvait l'embrasser comme ça, sans s'excuser ensuite ? Parce que soit disant elle avait aimé. Soit, peut-être bien. Elle n'avait pas détesté en tout cas, pas au point de ne jamais plus vouloir réitérer l'expérience. Mais il n'avait pas à faire ça.
Et puis qu'est-ce qu'elle racontait, d'ailleurs ? Malefoy n'allait pas réitérer l'expérience, parce que la prochaine fois elle lui balancerait son genoux là où elle savait. Hermione secoua la tête. Inutile de penser à comment elle réagirait la prochaine fois, puisqu'il n'y aurait pas de prochaine fois.
Elle continua de marcher dans le couloir jusqu'à sa salle de rune et toqua à la porte. Evidemment, le cours avait déjà commencé et elle avait raté le début, merci Malefoy ! Ce sale con l'énervait vraiment de plus en plus.
« Excusez-moi du retard, professeur. », fit Hermione en entrant.
« Dépêchez-vous, Miss Granger. J'enlève 10 points à Gryffondor pour votre retard. »
Hermione ouvrit la bouche pour protester, mais la referma en voyant l'air sévère de son professeur. Elle entra tête basse. Sale Malefoy ! Il allait le lui payer ça ! Elle passa son temps à ruminer contre le blond et ne suivit rien du cours. Il allait falloir qu'elle rattrape tout ça, maintenant, comme si elle n'était déjà pas suffisamment en retard !
En sortant de son cours de rune, elle ne s'était toujours pas calmée. Hermione se dirigea d'un pas vif vers la bibliothèque, mais elle était tellement énervée qu'elle ne pouvait pas travailler et elle finit par en ressortir au bout d'à peine quinze minutes. Elle avait envie d'étriper Malefoy et de lui faire bouffer ses sales cheveux blonds. De l'étouffer avec, même. Elle se prit la tête entre les mains.
« Hermione ! »
La concernée tourna la tête et vit Ginny courir vers elle.
« Est-ce que ça va ? Tu as l'air dans tous tes états ! »
« Non… ce n'est rien, répondit Hermione. Je me suis juste engueulée avec… c'est pas important. Qu'est-ce que tu voulais ? »
« C'est Hagrid. C'est une catastrophe. Il s'est mis dans la tête d'organiser une fête dans sa cabane, pour soutenir Harry. Après les ASPICs blancs : il m'a dit qu'il avait pensé à toi et que tu n'aurais jamais accepté s'il avait fait ça avant. »
Hermione se sentit rougir.
« En quoi est-ce une catastrophe ? »
« Enfin Hermione, tu n'y penses pas ?! Non seulement je te signale qu'on n'a plus le droit de sortir des salles communes après le dîner, mais en plus une fête pour soutenir Harry ? C'est du suicide ! »
Hermione était d'accord que l'opération était risquée, mais elle trouvait malgré tout que c'était un beau geste. Harry avait besoin de support, et comme ça, la prochaine fois qu'elle lui parlerait avec le miroir, elle pourrait lui raconter la fête et comment allait le garde-chasse.
« Il faut absolument qu'on aille lui faire entendre raison ! », dit Ginny.
« Tu sais… si on faisait la fête pendant la journée et qu'on n'ébruite pas l'affaire, tout pourrait bien se dérouler. Je pense que c'est une bonne idée. »
« Tu as perdu la tête ? C'est. Une. Très. Mauvais. Idée. Au cas où tu ne l'as pas encore remarqué, rien ne se déroule jamais bien ici. »
Ginny marquait un point. Néanmoins, Hermione persistait à croire que tout ce qu'il fallait, c'était un peu de discrétion. Ce n'était pas comme s'ils allaient inviter tout Poudlard non plus… Juste une petite fête entre amis chez Hagrid, cela ne ferait de mal à personne. Surtout qu'ils en avaient tous bien besoin, avec tout ce qu'il se passait.
« J'irai parler à Hagrid pour m'assurer qu'il ne fasse pas de grosses bêtises, fit Hermione, mais peut-être qu'on pourrait arriver à faire quelque chose de sympa. Ça nous changerait les idées… ça fait tellement longtemps qu'on ne s'est pas amusé. »
« Je ne sais pas, Hermione…mais peut-être que tu as raison… en plus, ça ferait les pieds aux Carrow et à la chauve-souris de faire une fête pour Harry sans qu'ils ne le sachent ! Oui, au final, ce n'est pas une si mauvaise idée. Il faut juste qu'on s'assure qu'Hagrid ne va pas faire une annonce pour sa fête pendant un repas. »
« Je vais aller le voir pour lui en parler. »
« Très bien. Il faut que je te laisse, Neville m'attend. J'ai dit que je l'accompagnerai à Pré-au-Lard pour acheter des confiseries, ce trouillard est mort de peur depuis que Carrow a failli le coincer, l'autre jour. »
« De quoi tu parles ? », demanda Hermione.
« Il ne t'en a pas parlé ? Le weekend dernier, il est allé à Pré-au-Lard parce qu'il avait envie de bièraubeurre, sauf que Carrow était là-bas aussi et il a failli lui tomber dessus. Après ce qu'il s'est passé avec McGonagall dans la Grande Salle et la correction qu'il s'est pris… enfin, il s'est un peu calmé. Même si ça ne va durer qu'une semaine… »
« Neville m'inquiète un peu. », avoua Hermione.
« Moi aussi. Il est trop téméraire pour son propre bien, mais qu'est-ce que tu veux… il donne de l'espoir aux élèves. Au fait, en parlant d'élèves : je ne sais pas si tu as appris ça, mais il y a une dizaine de deuxième année qui se sont fait choper dehors après le dîner, et évidemment ça n'a pas du tout plu à ces crétins de Mangemorts. Carrow les a enfermés dans les cachots et a dit qu'il s'occuperait d'eux demain. Donc avec Neville et Michael on va aller les délivrer cette nuit. Tu viens avec nous ? »
« Et bien… »
Ce n'était pas qu'elle n'avait pas envie d'aller aider ces pauvres élèves. C'était simplement qu'avec une nuit blanche en plus, ses ASPICs passaient encore en second plan, et elle allait finir par réellement avoir des Troll comme notes.
Hermione se mordit la joue face à ses pensées. Quelle égoïste faisait-elle ! Comment pouvait-elle comparer ses ASPICs à des élèves de douze ans qu'on allait torturer ? Elle était stupide.
« Oui, bien sûr que je vais venir. Comment ça se passe ? »
Ginny lui expliqua rapidement le plan, puis elle s'éloigna retrouver Neville.
La colère d'Hermione envers Malefoy s'était dissipée. Au contraire, elle se sentait même gênée de ne pas pouvoir aller le voir le soir, puisqu'à cause de l'opération libération des élèves, elle devrait consacrer sa soirée à travailler au lieu de papoter avec le blond. Il fallait quand même qu'elle le prévienne qu'elle ne pouvait pas venir.
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Drago marchait dans le château, mais il n'allait nulle part. Il fallait juste qu'il marche, qu'il fasse n'importe quoi pour oublier ce qu'il venait d'entendre. Les Carrow étaient vraiment les pires personnes qu'il connaisse. Après Voldemort et sa folle dingue de tante, bien sûr.
Il n'arrivait toujours pas à croire à ce qu'il venait d'entendre. Mais tout prenait sens, désormais. Pourquoi son père l'avait forcé à tuer le prisonnier, pourquoi Voldemort avait demandé aux né-moldus de revenir à Poudlard. C'était un malade mental. Voldemort était taré et son plan était complètement tordu. Drago avait envie de vomir en y pensant.
Il sortit dans le parc et s'engagea sur le pont. Peu lui importait les soit disant mesures de sécurité que Rogue avait annoncées quelques jours plus tôt lors du dîner. C'était déjà l'enfer chez lui, ça n'allait pas non plus le devenir à Poudlard. S'il voulait aller dans le parc, il irait dans le parc. Il n'allait certainement pas se restreindre aux weekends.
Il faisait froid et il y avait une mince couche de neige, mais Drago s'en fichait. Il s'accouda sur la rambarde du pont et regarda au loin. Comment les Carrow pouvaient-ils leur annoncer ça, d'un ton aussi banal ? Comment pouvaient-ils le leur annoncer tout simplement, d'ailleurs ? Ne se rendaient-ils pas compte qu'ils n'étaient tous que des gamins ? Ils étaient majeurs… mais à dix-sept ans, Drago ne pensait pas qu'on était déjà adulte. Ils n'avaient même pas terminé leur scolarité, comment pouvaient-ils faire ce que Voldemort attendait d'eux ? C'était n'importe quoi.
« Je pensais bien t'avoir vu sortir. »
Drago haussa les épaules en entendant Théo. Il ne bougea pas lorsque son ami se mit à côté de lui.
« Ils ont complètement perdu la tête, n'est-ce pas ?, fit-il. Jamais personne n'acceptera de faire ce qu'ils nous demandent. »
« Ah oui ?, répliqua sèchement Drago. N'en sois pas si certain. »
Il n'avait pas envie d'en parler. Ça le rendait malade rien que d'y penser.
« Moi en tout cas, c'est hors de question que je le fasse. »
« Tu dis ça, mais tu n'en sais rien. Quand on viendra te voir pour te dire que soit tu le fais, soit tu crèves, tu le feras. »
Théo l'énervait. Il ne comprenait rien. Bien sûr qu'ils allaient tous finir par obéir, c'était tellement évident. Parce que s'ils refusaient, Voldemort trouverait rapidement un moyen de pression pour les forcer. Il n'avait aucune limite dans son sadisme.
« La moitié des gens majeurs de Serpentard seront plus que ravis de le faire, ils détestent tous les Sang-de-Bourbes. Et l'autre moitié sera forcée d'obéir. C'est comme ça. »
Et si un élève refusait de le faire quelque soit la pression, la solution serait très simple : il mourrait. Ou bien servirait de cobaye pour les autres élèves au même titre que les Sang-de-Bourbes.
« Je ne comprends même pas pourquoi ils veulent nous apprendre à… ça n'a aucun sens. A quoi ça pourrait nous servir ? », reprit Théo.
Drago haussa de nouveau les épaules.
« Le Seigneur des Ténèbres pense que Potter va finir par revenir à Poudlard. »
« Quoi ? C'est ridicule. Même Potter n'est pas assez con pour revenir… Autant aller directement au Manoir et se rendre. »
« J'ai plus envie de parler de ça. J'en ai ma claque de toute cette merde. »
« Ouais… Tu savais que Pansy a mis le grappin sur un mec ? »
« J'en ai rien à foutre, de savoir avec qui Pansy batifole. Cette fille est la plus superficielle de la terre, elle n'a aucune conversation. Tout ce qu'elle sait faire, c'est m'appeler Drakichou et me masser la tête. »
« Ne parle pas d'elle comme ça, Drago ! C'est ton amie. », réprimanda Théo.
« Ouais, ouais… je m'en fous. »
« Apparemment depuis que vous avez couché ensemble et que tu l'as foutu littéralement à la porte – quoi ? C'est elle qui m'en a parlé, ne fais pas cette tête – enfin bref, elle s'est rapproché d'un gars de sixième année de Serdaigle. J'ai oublié son nom, elle me l'a montré une fois, mais il a l'air encore plus idiot que Weasley. »
« Impossible. Weasmoche est en bas de l'échelon... Ou non, il est à égalité avec Londubat. »
« Je t'assure qu'il a vraiment l'air d'un idiot. Je ne vois pas ce qu'elle lui trouve. »
« Pourquoi elle m'en a pas parlé ? », demanda Drago.
Il s'en moquait un peu, mais ça lui aurait changé les idées.
« Parce qu'elle est amoureuse de toi ?, suggéra Théo d'une voix un peu dure en levant les yeux au ciel. Ou parce qu'on ne te voit plus jamais, en ce moment ? Tu dis que tu veux rester au dortoir au lieu de tes appartements parce que Brown invite tout le temps ses amies, mais tu y passes le plus clair de ton temps, pourtant. »
« Toutes mes affaires sont là-bas. », répliqua Drago.
Il n'avait pas envie de dire que s'il restait à son appartement, c'était parce que Granger acceptait de lui parler uniquement là-bas. Drago ne voulait pas parler de Granger avec Théo. Avec Blaise, ça passait, mais ça restait limite. Il parlait avec Blaise uniquement parce que le noir affichait clairement son aversion pour Voldemort. Théo en revanche… ses parents étaient des fidèles de Voldemort, alors Drago ne savait pas vraiment quoi penser de lui. Il préférait ne rien risquer. Il n'avait pas besoin qu'une autre personne se foute de lui à propos de Granger, de toute façon.
« Ça ne t'empêchais pas de venir avant. Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu t'envoies en l'air avec des filles tous les soirs, c'est ça ? »
Théo parlait d'une voix un peu froide qui étonna Drago. D'habitude, il n'aurait rien dit, mais il était trop énervé par ce que Carrow leur avait dit pour laisser passer cette fois-là.
« Ne me parle pas comme ça, connard. »
« Tu cherches à briser le cœur d'autres filles ? Pansy ne t'as pas suffit ? »
« C'est quoi ton problème Nott ? Je n'ai pas du tout forcé Pansy et puis de toute façon, on s'en fou ! », cracha-t-il.
« C'est ma meilleure amie Drago. »
« Ah ouais ? Ta meilleure amie, vraiment ?! Parce que vu comment tu parles d'elle, j'ai l'impression que t'es jaloux parce que moi j'ai couché avec elle et pas toi ! T'as craqué sur elle ou quoi ? »
« N'importe quoi. C'est juste mon amie. »
« Putain Théo, tu rougis ! T'es amoureux de Pansy, c'est pour ça que tu trouves que son nouveau mec à l'air crétin ! Je savais bien que c'était impossible d'être plus idiot que Weasley. Pourquoi tu ne lui dis pas ? »
« Parce-je-ne-suis-pas-amoureux-de-Pansy. »
« Mais bien sûr. Mais fait comme tu veux, j'ai suffisamment de problèmes comme ça sans m'occuper de tes histoires d'amour… Quand même Théo… Pansy ! Elle est bien foutue mais bon… Pansy quoi. », ricana Drago.
« Ne te moque pas d'elle ! », s'emporta Théo.
Drago ricana de plus belle.
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Une heure du matin. Hermione sortit à pas de loup du dortoir et rejoignit Ginny, Neville et Michael dans la salle commune. Elle avait mis la carte du Maraudeur dans sa cape, mais ne pouvait pas prendre le risque de la sortir : comment aurait-elle pu expliquer qu'elle l'avait alors que personne ne savait qu'elle avait vu Harry pendant les vacances ? Il fallait qu'elle s'arrange pour la regarder discrètement de temps en temps.
« Tout le monde se souvient du plan ?, rappela Ginny. Michael et moi, on s'occupe de libérer les élèves pendant que Neville et Hermione monte la garde. Si jamais quelqu'un arrive, on chante Weasley est notre roi. »
« C'est vraiment idiot de surveiller à deux. Je m'en sortirai très bien toute seule, Neville devrait venir avec vous ! », fit Hermione. Et comme ça, si elle était seule, elle pourrait surveiller avec la carte du Maraudeur, ce qui était beaucoup plus efficace.
« Bon… c'est comme tu veux, Hermione. On verra une fois sur place. Je pars avec Michael devant et vous sortez tous les deux dans trois minutes. »
Hermione et Neville hochèrent la tête. Vingt minutes plus tard, le temps de traverser tout le château sur ses gardes, ils se retrouvèrent tous les quatre dans les cachots.
« Toujours d'accord pour surveiller toute seule ? », chuchota Neville.
Hermione hocha la tête.
« Allez, dépêchez-vous de les libérer ! »
Elle attendit que ses trois amis aient pénétré à l'intérieur de la salle pour sortir la carte du Maraudeur.
« Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. », murmura-t-elle.
Hermione parcourut la carte du regard et trouva facilement son point. La nuit, il était beaucoup plus simple de se repérer car tous les élèves se trouvaient au même endroit. Elle aperçut Rogue qui patrouillait au cinquième étage, Amycus au septième et Alecto au troisième. Rusard était immobile dans un couloir de l'aile Est et Hermione ricana en l'imaginant affalé contre un mur en train de dormir. En tout cas, il n'y avait personne aux alentours.
Un bruit sourd se fit entendre un peu plus loin et Hermione sursauta en se mordant la lèvre. Elle étouffa une exclamation de douleur. Qu'est-ce qu'il se passait ? Ne pouvaient-ils pas être un tant soit peu discret ?!
Heureusement qu'elle avait la carte du Maraudeur, parce que la surveillance aurait été insoutenable sinon. Elle ne savait pas ce qui leur prenait autant de temps. Ce n'était quand même pas si difficile de libérer dix gamins, si ? Le château craquait de partout, et si Hermione n'avait pas été certaine grâce à la carte qu'il n'y avait personne aux alentours, elle aurait vraiment eu peur.
Finalement, elle aperçut Ginny, Neville, Michael revenir vers elle, suivis d'un groupe de personnes. Même sans la carte, elle l'aurait remarqué, de toute façon. Ils faisaient autant de bruit qu'un troupeau d'hippogriffes ! Elle observa une dernière fois la carte, puis la rangea dans sa cape.
« Tout s'est bien passé, on a eu quelques problèmes pour ouvrir les chaînes au départ, mais finalement Michael a eu l'idée du siècle et on a réussi. »
« Tu me raconteras plus tard, fit prestement Hermione. On doit rentrer le plus vite possible. Dans quelle maison appartiennent-ils ? »
« Il y en a trois de Serdaigle, deux de Poufsouffle et le reste à Gryffondor. », chuchota Ginny.
« On fait quoi alors ? On se sépare en trois groupes ? »
« Je ne veux pas être tout seul ! », s'empressa de dire Michael.
« Quel trouillard, souffla Ginny. Très bien, Neville et Michael vous partez à Serdaigle, je raccompagne les Gryffondor et Hermione tu t'occupes des Poufsouffle. »
Hermione hocha la tête et s'éloigna avec les deux filles de Poufsouffle. Elles ne cessaient de chuchoter, ce qui l'énerva énormément.
« Vous allez vous taire, oui ?! »
Hermione plaqua sa main sur sa bouche en se rendant compte qu'elle avait parlé un peu trop fort. Mais au moins, cela avait eu l'effet escompté. Les deux filles cessèrent de parler. Hermione se mordit la joue, inquiète. Est-ce qu'on l'avait entendue ? Oh, il lui suffisait de jeter un petit coup d'œil à la carte… c'était trop bête. Les Poufsouffle ne savaient même pas ce que c'était… Hermione sortit la carte de sa cape.
Merlin ! Rogue se trouvait dans le couloir suivant. Hermione stoppa net et tourna frénétiquement la tête pour trouver une salle de classe où se cacher, mais il n'y avait rien du tout. Quelle bouse de dragon ! Elle fit un signe de tête pour indiquer aux deux filles de s'arrêter, puis éteignit sa baguette et ce fut le noir complet. Les deux Poufsouffle commencèrent à s'agiter.
« Silence !, intima Hermione. Ecoutez-moi bien : vous allez faire demi-tour et marcher le plus vite possible, sans courir pour ne pas faire de bruit. Vous ne parlez pas, et vous vous cachez dans la première salle de classe vide que vous trouvez. Vous attendez une heure et puis vous retournez dans votre dortoir, souffla-t-elle dans un murmure. Compris ? »
« Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il se passe Hermione ? »
« Rogue est à moins de dix mètres de nous. Je vais faire diversion pendant que vous vous cachez. »
« Mais… j'ai peur sans toi… », marmonna l'une des deux d'une petite voix.
« Tout va bien se passer, rassura Hermione. Vous restez bien toutes les deux et vous ne faîtes pas de bruit. Allez-y maintenant, partez ! Allez ! »
Hermione poussa gentiment les deux petites Poufsouffle qui s'éloignèrent en se tenant la main. Sur la carte, Rogue se rapprochait dangereusement. Dans quelques secondes, il serait là, et Hermione était vraiment, vraiment mal. Elle était même carrément suicidaire, parce qu'elle s'avança en direction du directeur. Au moins, cela permettrait aux deux Poufsouffle d'avoir le temps de se cacher.
« Qui est là ?, fit Rogue en allumant sa baguette. Miss Granger ? Que faîtes-vous dans les couloirs à une heure pareille ? »
« Je… je… et bien voyez-vous je… je n'arrivais pas à dormir… et je… je me suis dit que… que marcher un peu… »
« Il est interdit de se promener dans les couloirs la nuit, Granger ! Je pensais que si quelqu'un dans ce château respectait le règlement, c'était bien la Lèche-Botte que vous êtes. »
« Je… Je… », bafouilla-t-elle, mais elle n'avait aucune idée de quoi dire. Hermione espérait simplement que les deux Poufsouffle avaient réussi à trouver une salle où se cacher.
« Vos excuses ne m'intéressent pas !, siffla Rogue. Vous êtes complètement inconscientes de vous promener dans les couloirs en pleine nuit ! Je ne sais pas ce que vous traficotez, mais vous feriez bien d'être un peu plus prudente. Retournez tout de suite dans votre dortoir. »
« O-Oui, professeur. »
Hermione ne se le fit pas répéter deux fois, et s'éloigna hâtivement. Elle n'arrivait pas à croire en la chance qu'elle venait d'avoir. Rogue l'avait à peine disputée. Elle n'avait pas eu de points en moins – même si gagner la coupe des maisons était le cadet de ses soucis – et elle n'avait pas eu de retenue. Elle ne comprenait pas vraiment… c'était comme si Rogue savait ce qu'elle avait fait pendant la nuit – même s'il avait prétendu le contraire.
Hermione secoua la tête en se dirigeant vers la tour des Gryffondor, mais changea d'avis et tourna les talons pour se diriger vers les appartements de Malefoy. Il fallait qu'elle parle avec lui du comportement de Rogue, parce que c'était vraiment trop étrange. Et Malefoy le connaissait mieux qu'elle, peut-être qu'il pourrait lui fournir des explications. Elle prononça le mot de passe et poussa la porte, avant de se diriger tout doucement vers la chambre du blond. Lavande dormait ici aussi, et il ne fallait surtout pas qu'elle l'aperçoive.
J'espère que vous avez aimé :) Prochain chapitre après mon BAC & les révélations commencent dans le prochain chapitre! Bisous
