Me revoilà avec la suite de ma traduction. Honte a moi de vous avoir fait attendre si longtemps, c'est quelque chose que je fais un peu trop souvent et je suis désolée.

Le prochain chapitre arrivera plus vite, si je n'oublie pas, ce que j'ai aussi tendance a faire trop souvent.

Bonne lecture,

Sweety


Résumé: Teresa, une jeune esclave, est acheté par Jane, un homme riche, contre l'esclave. Se passe au milieu du 19eme siècle. Univers Alternatif.


Chapitre 20


Quand il sortit de sa chambre, Jane fut accueilli par la vue d'un pistolet, tenue par un personnage inconnu. Un jeune homme, pour être précis, brun, large d'épaules et qui le regardait sans expression. Dans un premier temps, il ne dit pas un mot, il regarda juste l'étranger, en état de choc. Des questions traversait son esprit, qui était-il, que faisait-il ici, où a été Rigsby et Van Pelt ... Puis, il se racla la gorge et parla aussi calmement que ses nerfs le lui permettaient:

-" Bonjour. Vous êtes?"

Le jeune homme leva un sourcil vers lui, un peu surpris par sa réaction, et fit un petit geste avec le pistolet, lui faisant signe de venir.

-" Bonjour, M. Jane" répondit-il. " John le Rouge vous attend dans les jardins."

Son mauvais pressentiment s'aggrava pendant une seconde. Encore une fois, ce fou était venu dans sa maison? Il chassa sa colère, sachant que ça n'aiderait ni ses employés ni lui-même de paniquer. Par habitude, l'homme blond analysa immédiatement le plus jeune. Il avait l'air d'être du genre tranquille, pas du genre à au milieu de ses frères et sœurs. Il ne savait pas ce que John le Rouge lui a dit pour le mettre dans sa poche, mais ... Jane chassa ces pensées. Cela n'allait pas l'aider à se sortir de cette situation, ainsi il se contenta de hausser les épaules et murmura:

-" J'ai été accueilli beaucoup mieux avant."

-" Habituez-vous à ça. Pas besoin d'espérer de l'aide," ajouta l'étranger. "Votre personnel est sous contrôle."

-" Que voulez-vous dire?" Demanda Jane, soudain inquiet. John le Rouge s'était ... Déjà occupé d'eux?

-" Vous verrez par vous-même."

Les deux hommes marchèrent dans les couloirs en silence. Comme ils approchaient de la porte de l'arrière-cour, Jane se força à rester calme et posé, mais le fait de savoir une arme pointée sur lui dans le dos n'était pas vraiment une pensée réconfortante en elle-même, il ne pouvait que prier pour que sa famille aille bien. Ils arrivèrent bientôt à la porte du jardin. Bien sûr, cela devait être le seul endroit où aucun voisin serait en mesure d'entendre un coup de feu, non pas qu'il y avait des voisins autour pour le moment, pensa Jane lamentablement.

-" Nous voilà John."

Quand il eut un premier aperçut de la scène, il fut comme frappé de la foudre. Van Pelt et Rigsby étaient là, la rousse debout à côté d'une femme qui avait le canon d'un pistolet sur sa tempe; tandis que Rigsby tentait de se dégager de la prise ferme de deux autres complices. Ils avaient tous les deux une expression tendue, bien que le visage de Grace trahissait moins son angoisse que son amant. En tout cas, elle ne montrait encore une fois aucune faiblesse. Un coup d'œil sur leurs assaillants lui apprit que la femme était l'amante de John Le Rouge, et les deux autres des sortes d'amis ou associés. L'homme voulait vraiment en finir cette fois, jamais il n'avait amené des 'amis' avec lui avant. Le dernier incident avait dû le rendre impatient.

-" Bon travail Dylan. Bonjour M. Jane."

La voix de John Scarlet le ramena à la réalité. Il se retourna pour lui répondre quand il remarqua le dernier otage.

Teresa était là aussi, assise sur une chaise, les mains liées dans le dos. John le Rouge lui caressait les cheveux alors qu'elle tentait d'échapper à son contact en baissant sa tête. Sa grimace, un mélange de peur et de colère, chassa ce qui restait de son inquiétude et augmenta sa fureur. Bien sûr, John le Rouge lui donnerait un traitement spécial ... Il se maudit. Pourquoi ne pouvait-il pas les protéger, au moins une fois?

-" Je suis là", dit-il lentement. " Ils n'ont pas besoin d'être ici. Qu'ils s'en aillent."

Red John soupira dramatiquement.

-" Je ne peux pas M. Jane ... Ils savent que je suis ici. Et j'ai envoyé quelques autres de mes amis à prendre soin du reste de vos braves employés ... Dylan ici peut confirmer qu'ils ne sont pas en mesure d'intervenir avec mon plan ... Retourne vers Dumar en passant, et dis-lui d'en finir avec les deux hommes. Vous pouvez avoir la fille si vous voulez, mais ramenez-moi la tête des deux autres. "

Le jeune homme acquiesça et a quitta les lieux. John Le Rouge lâcha les cheveux de Teresa et signala à Rebecca de prendre sa place. La femme retira le pistolet de la tempe Van Pelt et se déplaça à côté de la jeune femme aux cheveux noirs. Pendant ce temps, Jane n'avait pas cessé de regarder fixement l'homme et ne broncha pas quand John le Rouge donna l'ordre à sa complice. Au fond de lui, il savait qu'il n'avait pas besoin de s'inquiéter. Avant de les embaucher, Florin et Julian étaient des voleurs-mêmes bons voleurs et les bagarreurs- et savait comment prendre soin d'eux-mêmes. Si Emma était aussi avec eux, au moins, elle était en sécurité.

Son attention fut distraite par la seule femme complice du criminel, qui regardait maintenant Rigsby.

-" Arrête de bouger, ou je lui tire dessus," dit clairement Rebecca, dirigeant son pistolet de nouveau vers Van Pelt.

La rouquine se redressa, posant instinctivement les mains sur son ventre pour protéger le bébé grandissant à l'intérieur. Rigsby cessa de se débattre et la femme abaissé son arme à feu. Tant que la femme de ménage était visée, Jane savait que le grand homme ne tenterait rien qui puisse mettre sa vie et celle du bébé en danger. Avec Teresa entre les mains du fou, il n'allait rien tenter. Et même si les trois autres réussissaient à s'échapper ... Jane maudit l'homme. Il avait tout magnifiquement planifié. Leur dernier recours, le couple asiatique, était parti pour au moins quelques heures de plus, mais même s'ils revenaient plus tôt, Cho ne pourrait pas les prendre toutes à la fois.

-" J'ai attendu ce moment depuis si longtemps," soupira le criminel. "Le dernier acte est si ... facile que cela le rend ennuyeux."

-" Que voulez-vous?" Demanda Jane aussi calmement qu'il le pouvait. La question était rhétorique en quelque sorte. Depuis que Jane avait remis l'affaire à Minelli depuis des années, l'homme avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour rendre sa vie misérable.

John Le Rouge haussa les épaules.

-" Vous savez ce que je veux. Je pensais que vous étiez plus intelligent que ça."

Jane ne répondit pas, mais le foudroya simplement du regard. Sa réaction fit rire l'homme.

-" Vous ressemblez à votre père à bien des égards, M. Jane," sourit John Le Rouge. " L'aspect physique, bien sûr. Vous avez pris la plupart de ses traits. Et ses mauvaises habitudes ... comme coucher avec vos employés." Il recula, tira Teresa près de lui -ce qui fit froncer les sourcils à Rebecca- et caressa son cou. " Pourtant, je dois reconnaître que vous avez du goût, tout comme lui ... elle est tellement, tellement jolie."

Le visage de Jane se serra, mais il ne céda pas à la colère en lui quand elle fit une grimace de dégoût. Il déclara simplement, articulant avec fureur:

-" Je ne suis en rien comme mon père. "

Le sourire de John le Rouge s'élargit.

-" Vraiment? Alors prouvez-le. Rebecca chérie, allez-y."

La femme brune hocha la tête, visant de nouveau la rousse, et avant que quoi que ce soit ne puisse être dit, tira de deux fois.

- Slave -

Dylan se dirigea vers les écuries, où il était sûr qu'il trouverait Dumar. Il l'avait laissé avec l'adolescente blonde et les deux autres travailleurs permanents dont on lui avait parlé, Julian et Florin. Il renifla. Leur mère n'avait pas eut de goût dans leurs prénoms, pensa-t-il. Les deux étaient étroitement attachés dans le dos quand il les avait quitté, n'opposant aucune résistance quand ils étaient arrivés avec la jeune fille inconsciente. Dumar n'avait qu'à garder un œil sur elle et les autres ne bougeraient pas. Pensant à eux, il se souvint de l'ordre direct de ramener leurs têtes. Mais John Le Rouge n'avait pas précisé dans quel état, pensa-t-il avec un sourire narquois.

Il aimerait s'occuper du blond, Julian se rappelait-il. Jolie visage, mais pas de cervelle. Il couperait les bras et les jambes de l'homme. Petit à petit, tout comme son père le ferait avec de la viande à la boucherie. Il sourit, remerciant mentalement son père adoptif de lui avoir enseigné les techniques de découpe. Le brun, il le laisserait à Dumar.

L'écurie n'était pas loin du jardin, mais il se hâta de toute façon. Il voulait mettre de nouveau mettre en pratique ses compétences, en espérant que l'homme n'avait pas commencé sans lui- leur sort avait été scellé dès que Red John avait ordonné la capture de toute façon. Il entra par la porte de derrière et fit le tour, essayant de repérer son compagnon et les otages. Il remarqua finalement l'homme appuyé contre un mur de l'écurie, le dos tourné vers lui.

-" Hey Dumar!" cri-t-il, essayant d'attirer l'attention de l'homme plus âgé. Il ne bougea pas. Le jeune homme soupira et s'approcha, posa une main sur son épaule et le secoua: " Hé c'est pas le moment de dormir, Red John veut que nous ..."

Dumar tomba mollement au sol. Dylan s'arrêta, choqué à la vue du corps immobile de son collègue. Il ne l'avait pas remarqué jusqu'à maintenant, mais le vieil homme portait un foulard rouge. Dumar ne portait jamais de foulard. Il s'accroupit et retira le tissu. Une lame se révéla, profondément plongé dans son cou et le jeune homme sauta en arrière. Il sortit le couteau qu'il gardait dans sa ceinture et regarda autour de lui. Derrière lui, il repéra l'un des deux hommes précédemment attaché au sol. Son visage s'assombrit de stupéfaction quand le second apparut de l'autre côté, bloquant son évasion.

-" Comment avez-vous ..."

-"Un bon cuisinier ne sort jamais sans son couteau" sourit le prénommé Julian, montrant un long bracelet noir sous sa manche, dans lequel pourrait facilement être caché une mince lame de rasoir. Dylan jura intérieurement. Alors l'homme s'était libéré lui-même? Ça n'était pas censé se passer ainsi!

-" Nous sommes des voleurs, gamin" continua le brun, amusé par sa gêne évidente et maintenant, son hésitation. " Des liens ne peuvent pas nous retenir. Ton erreur a été de prendre l'arme avec toi, et de laisser ton ... Ami sans moyen de défenses. "

Bien sûr, ils avaient d'abord tué Dumar puis avaient caché la jeune fille. Il était piégé seul contre eux deux. Mais ce n'était pas un problème. Dumar était juste un vieil imbécile qui ne savait pas ce que le mot 'se battre' voulait dire. Il avait grandi dans les rues avant d'être pris en charge par ses parents adoptifs, il le savait.

-" Rends-toi" grogna le cuisinier. "Et nous ne te ferons pas de mal."

Dylan tint son arme avec plus de confiance. S'il réussissait à les tuer tous les deux, John le Rouge le féliciterait pour sûr!

-" Vous ne me tuerez pas" sourit-il. " Je suis plus fort que vous."

Les regards des deux hommes restèrent impassibles.

-" Dans le mot 'voleurs' gamin" Florin parla lentement. " Tu entends aussi 'survie' . Si tu ne te rends pas, nous te tuerons, quel que soit ton âge ou ta force. "

Le jeune homme secoua la tête en signe d'incrédulité et se jeta sur le plus proche, Julian. Dylan fit un large geste, essayant de le toucher avec sa lame. Le cuisinier se baissa en évitant le coup mortel du couteau et quand Dylan tourna la tête, Julian lui jeta de la poussière dans les yeux. Le jeune homme poussa un cri de mécontentement et essaya de l'enlever tout en donnant des coups incontrôlés dans l'air. En dépit d'être temporairement aveuglé, il pouvait encore sentir leur présence et tout à coup, il se sentait qu'il parvenait à toucher quelque chose. L'odeur familière de sang et un cri de douleur lui fit savoir qu'il avait blessé un de ses agresseurs.

Mais sa joie fut courte. Peu de temps après, une corde se serra autour de son cou, l'étouffant. La main serrant le couteau s'immobilisa et l'arme en tomba. Un rire sinistre échappé de sa bouche quand il comprit sa défaite, et un sourire laid apparut sur son visage quand il sentit ses forces faiblirent.

-" Désolé gamin, mais nous t'avons avertit" un murmure dernière lui chatouilla son oreille.

Des mains se placèrent sur sa tête, et avec un "déclic" sec de la nuque, Dylan expira son dernier soupir.

- Slave -

Emma ouvrit un œil lentement. Sa tête lui faisait mal -qui avait eu la bonne idée d'utiliser un marteau sur elle?- et elle était mal à l'aise couché sur… de la paille? Elle fronça les sourcils. Le seul endroit où il y avait de la paille était dans l'écurie. Et n'était-elle pas en train de nettoyer au premier étage avec Te ...

Son esprit se rappela soudain de la porte s'ouvrant trop violemment, puis plus rien. Que c'était-il passé entre-temps?

Elle aperçut ses deux collègues un peu plus loin. Florin bandait le bras de Julian. Le visage du cuisinier se serré à chaque fois que son ami faisait un faux mouvement, mais il ne se plaint pas. D'après ce qu'elle pouvait voir, une grande plaie faite par un couteau, sans doute, allait le long de son bras, de l'épaule au poignet. L'homme n'allait pas être en mesure de bouger son bras gauche pendant un certain temps.

Emma sauta sur ses pieds, aussi adroitement qu'elle le pouvait et a courut vers eux. Elle s'arrêta une seconde quand elle vit deux corps baigner dans leur sang sur le sol. Ses yeux s'écarquillèrent d'horreur et elle dû faire demi-tour pour vomir. C'était la première fois qu'elle voyait des cadavres morts récemment, et elle n'avait jamais vu autant de ...

-" Emma?" La voix de Florin parvint à ses oreilles et elle se redressa péniblement en jetant un regard vers lui. " Tu vas bien jeune fille?"

Elle hocha la tête maladroitement, se reprit en main et se dirigea vers eux lentement. Ses yeux évitèrent les restes et se posèrent sur le cuisinier blessé et le cavalier.

-" Que s'est-il passé?" demanda-t-elle lentement, remarquant à peine sa voix était au bord de l'hystérie. Par contre, eux le remarquèrent et répondirent calmement que le manoir avait été attaqué par John le Rouge. Les deux cadavres étaient ses sous fifres qu'ils avaient dut tuer pour survivre. La jeune fille blonde hocha la tête, tentant difficilement de ravaler ses larmes de peur. Au bout d'un moment, Florin se leva et s'approcha d'elle.

-" Écoutes-moi attentivement jeune fille" murmura le cavalier, tenant fermement ses épaules. " Tu vas prendre un cheval et galoper jusqu'à la ville, voir la police et avertir Minelli. Tu sais où ..."

-" Non" répondit-elle, sa voix tremblant légèrement. " Allez-y vous et Julian. Il a besoin de voir un médecin et vous pouvez l'aider ... Minelli sait où nous vivons ..."

-" Tu vas y aller Emma " coupa sèchement Florin. "Ni Julian, ni moi n'allons te laisser seule ici alors qu'il y a un fou dans les parages."

-" Et s'il avait envoyé des hommes dehors?" souligna-t-elle. Ses mains tremblaient encore, mais ses yeux étaient fixes. " Je peux me cacher dans le manoir. Je connais chaque passage secret. Je sais qu'ils sont ici maintenant, ils ne m'auront pas deux fois."

-" Elle marque un point mon gars" coupa Julian. " Tu es le cavalier le plus rapide du coin. Les voisins ne sont pas là pour le moment et ce serait plus sûr si elle restait dans la pièce de survie."

La jeune blonde hocha la tête avec enthousiasme d'accord. Face à leur alliance, Florin soupira, sachant que le temps était compté et qu'il n'avait pas besoin de perdre plus de gens têtus comme eux.

-" Très bien, mais tu vas directement à la pièce de survie Emma, c'est compris?"

Il attendit qu'elle hoche la tête pour de bon avant de se tourner vers les chevaux et d'en prendre deux, un déjà sellé et l'autre sans selle. Julian sauta facilement sur le premier et Florin prit l'autre. Son expérience avec les chevaux lui permettrait de ne pas être handicapé avec ce détail. Aussi silencieusement que possible, ils se dirigèrent vers la sortie des écuries.

-" Prenez garde" murmurèrent-ils en même temps avant de frapper les côtes de leurs chevaux et de les pousser aussi vite qu'ils le pouvaient. Emma se tint là, les regardant galoper jusqu'au bout de la route, droit vers le portail d'entrée. Puis, elle tourna les talons et se dirigea vers le manoir avec détermination.

- Slave -

John le Rouge se mit à rire à gorge déployée quand Rigsby s'écroula, son épaule saignant abondamment. La peau du grand homme pâlit et il tomba au sol, une main sur sa blessure. Avant Rebecca ait appuyé sur la gâchette, il avait réussi à sortir de l'emprise de ses ravisseurs et a pousser Van Pelt sur le coté, recevant les deux balles destinées ap la rousse. Heureusement, John retint Rebecca en arriere quand elle visa de nouveau l'homme, agacé par son intervention.

Van Pelt se mit à genoux à côté de son amant et tint son visage contre sa poitrine, alors qu'il tentait d'étouffer ses cris de douleur contre ses vêtements. Ses bras tremblaient d'anxiété à la vue du sang. Le visage de Jane devint blanc alors qu'il regardait son garde du corps blessé. Il fit un geste vers lui, rapidement arrêté par l'un des larbins de John Le Rouge.

-" Je le reconnais, vous aviez raison ... Vous n'êtes pas votre père" le sourire du fou s'agrandi. " Quand j'ai tué cette salope de Lady Jane, il m'a prié d'épargner sa vie ... il a fini lamentablement pour un homme de parole."

Les yeux de Van Pelt s'agrandirent de surprise. Elle savait que les morts du père de Jane et de sa femme n'avaient pas été accidentelle, mais Jane ne lui avait jamais dit qu'il était le responsable. Pas étonnant que son arrestation signifiait tellement pour son maître. Son attention fut ramenée sur son amant quand il bougea d'inconfort contre elle. Le sang coulait en abondance de la blessure par balle, colorant de la veste sombre que portait habituellement l'homme. Van Pelt se mordit la lèvre inférieure pour retenir un gémissement de désespoir. Elle détestait ça, être témoin de sa famille être injuriée par un fou et ses hommes, et ne pas être en mesure de faire quoi que ce soit. Elle se demandait si l'un d'eux en sortirait vivant et sourit à cette pensée. John le Rouge ferait en sorte que personne n'en sorte vivant.

-" Oliver, Jared, gardez un œil sur eux" dit l'homme désignant le couple de la tête. " Rebecca, aides la belle dame a se lever et suis moi."

La rouquine pouvait juste regarder son ami et maître être emmené, avec le sentiment désespéré qu'elle ne reverrait jamais. Avec les quatre partit, la main Rigsby saisit douloureusement le bras de Van Pelt. La femme de ménage grimaça légèrement, mais ne protesta. Elle lui caressa les cheveux doucement.

-" Calmes-toi Wayne" murmura-t-elle. "J'ai besoin que tu te calmes."

-" Je ... Je n'avais pas fini de parler là ... là-bas" murmura-t-il, respirant lentement. " Grace, je ..."

Elle secoua la tête en signe d'incrédulité et le tint serré. Il serait inutile d'essayer de le faire taire, il l'ignorerait. Et puisque personne ne semblait faire attention à eux ... l'homme était têtu.

-" Grace, Je t'aime et je veux res ... rester à tes côtés pour le r ... reste de m ... ma vie."

Des larmes silencieuses construit au coin de ses yeux et elle se mordit

la lèvre pour garder le contrôle. Pourquoi l'homme sacrément avoir à

sonner, il était sur le point de s'évanouir?

-" Je ne suis pas le m ... meilleur avec les mots, toi et M. Jane l'êtes ... mais s'il te plaît réponds à cette ..." il rit nerveusement et resserra son étreinte si possible. " Epouse-moi?"

Dans toute autre situation, elle l'aurait fixé comme s'il avait un troisième œil. Wayne Rigsby ne croyait pas en la religion et elle non plus. Elle ne pouvait comprendre le côté traditionnel de la demande, la promesse d'amour éternel et tout, et c'était adorable. À l'heure actuelle cependant, elle sentait qu'elle était sur le point de rire de l'ironie. Pourquoi rien ne pourrait arriver normalement une fois dans sa vie? Elle continua de lui caresser la tête et l'embrassa légèrement sur la tempe.

-" Je te donnerais ma réponse quand ce cauchemar sera fini ... Continue de t'accrocher Wayne, s'il te plaît."

Il soupira avec exaspération, grimaça de douleur et inspira et expira lentement. Van Pelt commença à fredonner pour se rassurer, mais il n'osa pas fermer les yeux. Si son maître allait mourir aujourd'hui des mains de John le Rouge, il était de son devoir de le regarder jusqu'à la fin.

John ordonna soudainement à Rebecca de faire s'agenouiller Teresa. La jeune femme se retrouva jetée au sol et fut redressée par une forte prise dans ses cheveux. Elle essaya de contrôler l'envie de grimacer, sachant que ça rendrait son maitre encore plus coupable.

-" Vous m'avez volé Tennessee" cria l'homme. " Elle ne me regardait plus. Tout ce que je pouvais voir, c'était la tristesse, le désespoir, la douleur de ne pas voir son sale gosse! Puis ... puis elle est partit loin de moi. Elle m'a dit que j'avais changé bla, bla ... Qu'elle ne pouvait plus m'aimer! Elle s'est éloignée de moi et s'est cachée pendant trois ans! A la fin, j'étais celui à la trouver et je me suis assuré qu'elle ne m'échappe plus. "

Ses yeux n'étaient rien d'autre que pure folie mélangée avec une profonde douleur et souffrance. Il saisit Jane par le col et approcha son visage du sien.

-" Je veux que vous souffriez. Je veux que vous mourriez en regardant votre putain, regardez les larmes qu'elle va pleurer pour vous, et puis je vais aussi ouvrir sa gorge, de sorte que non seulement vous allez mourir douloureusement, mais vous allez également le regarder mourir. Mais je serai miséricordieux envers elle " ajouta-t-il d'un ton grave, pensif. " Elle va mourir plus vite ... mais assez lentement pour vous puissiez tout voir."

Le sourire diabolique revint, et il poussa sa première proie contre le mur. Les yeux de Jane et Teresa se croisèrent.

Elle essayait de chercher l'espoir dans son regard. N'importe quoi, tout ce qui pourrait lui dire qu'il avait un plan, qu'il n'allait pas mourir. Mais Teresa lut seulement la peur d'un homme sur le point mourir, bien dissimulé derrière une barrière de colère, de désespoir et une petite part de refus pour l'ensemble de la situation. Elle rata presque son murmure. Un sentiment d'impuissance et d'incrédulité se glissa lentement quand elle comprit ses paroles, et il lui donna un dernier sourire avant de redevenir grave et regarda le fou, inexpressif.

Teresa tenta de se dégager des bras de Rebecca dans un dernier mouvement désespéré, mais la femme avait un avantage avec ses mains déliées et en étant debout. La seule chose qu'elle pouvait faire était de rester ici et regarder l'homme qu'elle aimait se faire tuer et elle se détestait pour cela. Rien, elle n'avait rien fait pour le remercier de sa protection, ses soins, tout. Elle ne pouvait même pas répondre à ses derniers mots. La seule chose qu'elle pouvait penser pour soulager sa douleur serait de ne pas crier quand son tour viendrait ...

Les traits de John Le Rouge devinrent grave, presque solennel.

-" Dites bonjour à Tennessee pour moi," gronda-t-il.

Un éclat de pure haine éclaira ses yeux avant qu'il ne plonge le couteau dans la chair tendre ...

POW


TBC…


Et voilà pour aujourd'hui. J'attends vos commentaires.

Sweety 25/08/13