Bonsoir tout le monde ! :D
Eh bien ! Le temps passe à une allure folle, vous ne trouvez pas? Je pensais n'avoir pas posté depuis seulement un mois et en fait ça va presque en faire 3 mois !
Je suis tellement désolée de vous avoir fait autant attendre ! Du coup voilà pour vous le chapitre 20 !
Je vous souhaite une très bonne lecture, comme d'habitude, laissez-moi des commentaires pour que je connaisse vos différents avis !
Millama.
Changements.
Chapitre 20 :
Je sentis qu'on me posait sur un lit et qu'on tentait de me faire boire mais je murmurais 'bassine'. Quelques secondes plus tard une bassine était sous mes yeux et je rendais l'intégralité de mon petit déjeuner. Je me laissais retomber sur les oreillers et une main froide se posa sur mon front. Je hoquetais alors que d'autres images m'emplissaient l'esprit.
_ Comment va-t-il ?
Je reconnus instinctivement la voix et me sentis soulagé presque aussitôt. Comment avais-je pu oublier qu'un de mes cousins vivait dans les environs ? Les évènements avaient peut-être été un peu trop précipités pour que je m'en rappelle, mais je tendis une main vers l'origine de la voix, un peu moins nauséeux que quelques secondes auparavant.
_ Jake, soufflais-je. Tu es là ?
Il y eut un hoquet de surprise et le dit Jake s'installa sur le lit. Aussitôt une main brûlante se posa sur mon bras et je me sentis partagé entre deux feux, le froid sur mon front et la presque brûlure sur mon bras. Je gémis et on me fit à nouveau boire, ce coup-ci je me laissais faire et me rallongeais sur le lit en prenant une petite inspiration. Déjà, l'impression de tanguer avait disparu ce qui me soulageait considérablement. Après quelques secondes, je me décidais à ouvrir les yeux et tombais dans ceux, bruns, de Jacob. Il semblait particulièrement perplexe.
_ Salut cousin, soufflais-je.
_ Tu as l'air en mauvais état, me répondit-il.
_ Rien de bien grave, je…ça m'arrive de ne pas me sentir bien.
_ Tu…euh…tu m'as reconnu ?
_ Je sais que ça fait très longtemps qu'on ne s'est pas vus Jake, mais tu es mon cousin, je ne pouvais pas t'oublier, même après cette foutue chute, grommelais-je.
_ Une chute ?
_ Je…je crois que je me suis battu il y a deux semaines et en tombant j'ai tapé la tête contre le goudron, depuis…c'est assez compliqué.
_ Vous deux, sortez de l'infirmerie ! Intima la voix de l'infirmière et je sursautais, ne m'attendant pas à la présence d'une autre personne. Il va se reposer avant de revenir en cours. Vous aviez quoi ?
_ Deux heures de mathématiques. Répliqua doucement la voix de Edward.
_ Il sera là pour la deuxième heure, mais plus vite vous serez partis, plus vite il pourra se reposer.
J'entendis seulement les pas de Jacob s'éloigner et j'avais envie de lui demander de revenir, mais il se devait d'être en cours. J'avalais un peu d'air, j'avais l'impression qu'on me comprimait la cage thoracique et que je ne pourrais plus respirer normalement. Mon cœur me faisait souffrir mais je savais que c'était dû aux images que j'avais eu.
_ J'ai entendu ce que vous avez dit, me fit la voix de l'infirmière. Vous êtes allé voir un médecin ?
Je m'assis doucement dans le lit et regardais la femme. Elle avait une cinquantaine d'année, les cheveux bruns roux et de grands yeux noisette. Son visage était doux et malgré une certaine force de caractère il était aisé de voir qu'elle aurait fait n'importe quoi pour le bien-être de ses élèves. Le monde avait besoin de plus de personnes comme ça, c'était évident. Cependant, au vue de son regard sur moi, que je mente en disant que j'avais vu un spécialiste ou que je dise la vérité, j'allais me faire épousseter comme un vulgaire tapis, aussi soupirais-je en prenant ma décision.
_ Non, je…j'ai dû déménager pour être pris dans ce lycée et je n'ai pas pu aller voir un docteur.
_ Vous avez sûrement un trauma crânien je ne le crains. Il vous faudrait faire des examens.
Elle posa ses grands yeux sur moi et je me sentis en confiance. Elle n'allait pas m'épousseter comme je l'avais craint, elle avait même l'air plutôt prête à me conseiller et à m'aider. Aussi je me détendis et me rallongeais en lui envoyant un sourire.
_ Je prendrais rendez-vous dans ce cas.
_ Je connais un spécialiste compétent si vous le souhaitez, me proposa-t-elle.
_ C'est-à-dire que je n'habite pas vraiment à côté, je suis de Forks.
_ En effet, c'est un peu loin. Mais il y a un hôpital où les médecins sont très bons. Vous devriez aller aux urgences en rentrant ce soir.
_ Je ferais comme ça alors, acquiesçais-je.
Elle sorti de la petite pièce et referma derrière elle, me plongeant dans l'obscurité. Je pus alors laisser libre court à mes pensées. Il y avait beaucoup de choses étranges. D'une part, comment était-il possible que Jacob soit dans ce lycée alors même qu'un lycée était ouvert à la Push et y accueillait tous les adolescents de la réserve ? Ensuite, comment pouvait-il connaître Edward…et comment pouvaient-ils tous deux avoir des températures corporelles si différentes, trop basse et trop élevées alors que moi-même je me trouvais de température moyenne ? Et c'était quoi ces foutus flashs qui fleurissaient dans mon esprit ? J'avais eu une sacrée chance de ne pas avoir été sur la moto à ce moment-là sinon nous serions morts Ginny et moi. Peut-être allais-je reconsidérer notre mode de transport ou demander à Ginny de conduire. C'était bien trop dangereux pour nous deux.
Je restais finalement les deux heures que devait durer le cours de mathématique et je repartis vers mon prochain cours en remerciant l'infirmière d'un signe de tête et Edward mentalement pour avoir pensé à me laisser mon sac. Il avait sûrement deviné que je ne me remettrai pas si facilement du malaise. J'arrivais en cours de littérature anglophone en avance et j'attendis devant la porte en prenant un chewing-gum à la menthe dans mon sac pour faire passer le goût amer et acide dans ma bouche. J'entrais le premier dans la salle en hochant la tête pour saluer le professeur et je m'installais dans le fond de la classe.
Je n'eus pas l'occasion de parler avec Alice et Bella, Alice ne semblait pas réellement inquiète – après tout j'étais en vie et en classe – alors que Bella me lançait des coups d'œil réguliers, le professeur nous empêcha de parler car pour ce cours-là il avait décidé de nous faire faire de la prise de note pour nous entraîner à la classe de terminale où nous ne devrions plus nous contenter de recopier les leçons au tableau et je dus me concentrer plus qu'en temps normal pour tout prendre en note. Je ne pus pas leur parler non plus car nous avions des cours différents et je me retrouvais seul pour la première fois en deux jours. C'était un cours d'anglais approfondi pour apprendre toutes les subtilités de la langue. Je ne savais pas vraiment ce qui m'avait poussé à prendre ce cours et je le regrettais amèrement en voyant la bonne femme aux cheveux grisonnant et l'air peu amène entamer son cours d'une voix atone. J'eus du mal à me tenir éveillé et à prendre le cours convenablement.
C'était donc avec plaisir que j'entendis la cloche sonner l'heure du repas. Je me précipitais à l'extérieur de la salle tant et si bien que je heurtais un mur. Enfin, c'est ce que j'avais cru jusqu'à ce que deux bras froids comme le marbre me rattrapent avant que je ne m'étale au sol à cause du rebondissement. Un rire tonitruant et mélodieux envahit le couloir et tous les élèves s'arrêtèrent net pour nous lancer des regards alors que je soupirais de soulagement, ce n'était que Emmett…qui avait la même constitution qu'un mur de béton armé.
_ Vraiment, tu devrais regarder où tu vas, me fit-il en me relâchant.
_ Merci de m'avoir rattrapé avant que je ne m'étale lamentablement, grimaçais-je.
_ De rien, mais dis-moi, tu fuyais un troll des montagnes comme ça ou quoi ? Me demanda-t-il en rigolant.
C'était clair, tous les élèves paraissaient déconcertés par la facilité avec laquelle je lui parlais, sans aucune forme de gêne et certains semblaient même jaloux. Vraiment n'importe quoi la mentalité lycéenne, aucun intérêt. Une image d'une chose immense aux couleurs d'un rocher et à la toute petite tête, grognant et agitant une massue au bout de son bras fit place dans ma tête et je secouais ma tête de gauche à droite pour me reprendre, j'en avais vraiment plus qu'assez de ces flashs incessants.
_ Non, je fuyais la professeure du cours d'anglais approfondi, je me demande bien pourquoi j'ai pris cette option.
_ Je ne sais pas, masochisme ? Proposa-t-il les yeux pétillants.
_ Ou alors la flemme de regarder ce qu'il y avait d'autre comme matière, fit la voix de Jacob et je sursautais. Ça a l'air d'aller mieux, tu te sens bien ?
_ A part que j'ai eu l'impression de me heurter à un mur en sortant de mon cours ? Demandais-je alors que Emmett éclatait à nouveau de rire et que l'on reprenait notre chemin vers la cafétéria. Oui, je me sens bien. J'irais à l'hôpital de Forks ce soir pour avoir une entrevue avec un médecin.
_ Oh, se reprit Emmett, Carlisle, mon père est médecin. Je peux lui demander un rendez-vous pour toi.
_ Euh…c'est gentil, mais il ne me connaît pas. D'ailleurs on ne se connaît que depuis ce matin. Remarquais-je mal à l'aise.
_ Il adore s'occuper des gens, il n'est jamais fatigué.
Il rigola comme s'il venait de faire une bonne vanne et je vis Jacob se retenir de rire aussi. Soit j'avais raté la blague, soit ils me cachaient quelque chose. Je laissais tomber, je n'avais pas envie de résoudre des mystères, surtout que Ginny me cachait des choses aussi. J'acceptais son offre et il sortit son téléphone portable pour appeler son père. Le silence nous accompagna sur quelques mètres, le temps qu'il marmonne quelques trucs - que je n'entendis pas à cause de la cohue des élèves dans le couloir - et il raccrocha, m'annonçant que c'était bon pour le soir.
_ Jacob, dis-je pour changer de sujet, j'ai remarqué que tu parlais avec Edward à l'infirmerie, vous vous connaissez ?
_ Jacob et ses amis sont des amis à nous depuis un moment. Répondit Edward en sortant de nulle part, me flanquant la frousse de ma vie.
Il me sourit doucement tandis que je tentais de faire ralentir mon rythme cardiaque déjà affolé par l'arrivée surprise de Jacob. C'était comme si Edward avait été un fantôme qui nous suivait depuis plusieurs minutes et qu'il s'était matérialisé subitement devant nous…sauf que j'avais été le seul à faire un bond et avoir eu peur. Cela venait sûrement de tous les flashs que j'avais. D'ailleurs une image d'un corps transparent, avec une consistance pareille à un voile fin et froid remplit ma tête. Je secouais discrètement la tête, tentant de faire sortir l'image peu agréable de mon esprit et je tournais les yeux vers Jacob qui, reprenant la marche, termina la conversation.
_ Oui et Bella est ma meilleure amie. Sourit Jacob.
_ Je vois…en vérité, le monde est petit c'est ça ?
Edward acquiesça et c'est naturellement que nous entrâmes tous les quatre dans le réfectoire. Sous le regard curieux des élèves nous prîmes des plateaux repas et nous allâmes nous asseoir. Le mien était à moitié vide, comme ceux de Emmett et Edward alors que celui de Jacob était rempli à ras-bord. Je cru halluciner en voyant tout ce qu'il s'était servi, comment pouvait-on décemment avaler tout ça sans tomber malade ?
_ Jacob a un appétit de loup, fit Edward comme s'il m'avait entendu et je me tournais vers lui. Quoi ? Tu semblais surprit par tout ce qu'il a dans son plateau.
_ Mais je suis surpris ! Tu ne vas pas être malade ?
_ J'ai un système immunitaire hors du commun ! S'esclaffa-t-il. Bella, Alice, Ginny !
_ Tu connais Ginny ?
_ Oui, elle est dans mon cours de biologie. Elle est vraiment très gentille. Et d'ailleurs tu m'en avais déjà parlé, me sourit-il.
_ Oh je…c'est vrai. Excuse-moi, depuis ce matin tout est confus.
_ D'ailleurs, reprit Jacob. Si tu veux je peux t'amener jusque là-bas, je dois voir Carlisle des amis de la réserve se sont blessés et je dois lui donner les adresses pour qu'il aille les voir.
_ Je dois ramener Ginny en moto, elle n'est pas très douée avec les machines, dis-je en rigolant alors que la concernée me claquais l'arrière du crâne en s'installant à ma droite.
_ Je peux me débrouiller avec la moto. Je préfère que quelqu'un te ramène ce soir. Me coupa-t-elle avant que je ne reprenne.
_ Dans ce cas, c'est réglé. Rejoins-moi à la fin des cours et je t'amène.
