Hey hey hey ! Comment allez vous ?

C'est le dernier chapitre de Lys Ecarlate avant l'épilogue. J'ai le droit de dire que je suis contente ? J'ai vraiment aimé écrire cette histoire mais je suis dessus depuis la rentrée des classes de cette année. Donc en gros depuis septembre. Et on est le 17 février. C'était il y a un moment... Je m'excuse d'ailleurs pour tous les retards et je dédie ce dernier chapitre à tous les lecteurs et tous les futurs lecteurs de cette histoire. Particulièrement à ce qui se sont manifestés et ceux qui se manifesteront.

Donc... Je me suis faite détester pour avoir laisser le dernier chapitre sur un moment important ^^ Croyez-moi, je serai pardonnée bientôt...

Réponse aux Guest Reviews :

Mylene : Hey ! Tu verras que tu me pardonneras, ou du moins j'espère ^^ J'aime beaucoup que tu répondes à presque toutes mes questions de fin de chapitre, ton point de vue est très intéressant. À ce propos, tu as raison pour les familles. Elles sont un peu toutes catastrophiques. Si semblables que ça en devient un peu trop. J'y penserai pour la prochaine fois. Mais c'est vrai que le thème des familles chaotiques revient souvent chez moi, pourtant ce n'est pas quelque chose que je vis. La tâche de couleur est une énigme bientôt résolue, aussi. ^^ Bonne lecture et merci énormément d'avoir toujours reviewé !

Guest : Hi ! C'est vrai que je n'ai pas repris le même point de vue sur Marcus qu'Harry mais d'un certain côté c'est normal. Marcus ne se voit pas comme les autres le voient. Mais il est quand même très différent et j'espère que personne n'en est fâché...:( Tu aimes Jesse McCartney ? Je crois que je t'adore officiellement ^^ Quasiment personne ne sait qui c'est autour de moi :'(... Par contre, je n'ai pas prévu de faire la Coupe du Monde. Je suis vraiment super contente d'entendre que tu en voudrais plus. Malheureusement je suis déjà depuis très longtemps sur cette histoire (septembre) et je ne sais pas bien écrire les histoires avec un couple en place. Et puis les scènes de Quidditch finiraient par ne plus avoir d'intérêt, je ne sais pas combien j'ai d'inspiration pour elles... Désolée de ne pas rallonger la fic mais je ne me sens pas capable de le faire :( J'espère que tu aimeras malgré tout :)

Guest 2 : Hey ! ^^ Ne t'en fais pas, il est servi le dénouement :) Bonne lecture !


Lys Ecarlate


If you see my girl
Just tell her I miss her smile
Tell her I'm counting the minutes
Gonna see her in a little while
I know when she
Holds on to me
She's the one thing that I could never live without
Oh, oh, oh, oh
And tell her I love her

Jesse McCartney - Tell Her (Right Where You Want Me)


20/Un lys écarlate

- Marcus... Marcus... Marcus, Merlin tu m'entends ?

Je levai ma tête qui était cachée entre mes mains et regardai Vasco :

- Oui ? murmurai-je

- C'est juste moi ou tu as passé la nuit comme ça ?

Je soupirai et ébouriffai mes cheveux :

- Je crois que oui.

Vasco jura et décocha un coup de pied sur le mur. Je ne pus m'empêcher de rire :

- Je ne savais pas que ça te faisait cet effet-là ?

Il étouffa un rire aussi avant de s'assoir à côté de moi sur le sol de ma chambre :

- Hannah est rentrée à son appartement. Elle avait l'air presque... Je sais pas... Mue par un besoin vital de changer quelque chose.

Je me frappai la tête contre mes genoux.

- Quoi ? Qu'est-ce que tu as encore fait ?

Je ne répondis pas.

La vérité, c'était que je n'avais pas de remords. Je ne regrettais pas d'avoir embrassé Hannah. J'étais même plutôt content de l'avoir fait. Mais de l'autre côté, j'étais terrorisé à l'idée que peut être ça allait ruiner ce qui existait entre nous, que la gêne s'installe et qu'à court terme, il ne reste que l'éloignement comme solution.

- Marcus ? Frangin ? Oh hé, la réactivité tu connais ?

Je grognai.

- Alors ? Qu'est-ce que tu lui as dit hier soir ?

- Je ne lui ai rien dit...

- Elle était complètement abattue au début quand on s'est arrêtés, puis quand Kat et moi vous avons laissés ensemble, il s'est passé quelque chose qu'on a pas vu. Qu'est-ce que c'était ?

Je plantai mon regard dans celui de mon frère et lâchai :

- Je l'ai embrassée.

Vasco manqua de s'étrangler :

- Quoi ?

- J'ai. Embrassé. Hannah. Abbott. Ma. Meilleure. Amie.

- Oui, j'avais compris. Mais... Pourquoi ?

- Je ne sais pas.

- Elle a mal réagi ?

- Je n'en sais rien. En tout ça a duré une fraction de seconde puis je me suis levé en m'excusant et elle ne m'a rien dit depuis.

- Je me disais bien que tu n'avais pas couru te cacher dans ta chambre pour rien...

- C'était une bêtise ?

- Pas forcément. Tu ne sais jamais vraiment ce qui lui passe par la tête et elle est pleine de surprises. Peut être qu'en fait elle est allée réveiller Stir pour lui annoncer qu'elle rompait avec lui.

- Non, elle a dit qu'elle attendait que ce soit lui qui le fasse.

- Je ne pense pas qu'elle attendra très longtemps. Elle ne veut plus être lui.

- Tu n'en sais rien...

- Si. Je lui ai demandé et elle m'a répondu.

- Quoi ? m'étranglai-je. Elle a dit qu'elle ne voulait pas rester avec Stir ?

- Qu'est-ce qui t'étonne ? Ce n'est pas comme si elle montrait le contraire...

- Je pensais qu'elle l'aimait malgré tout.

- Oui mais réfléchis : tu aimais Ellen mais tu as refusé de te remettre avec elle. C'est beau l'amour, mais un seul bémol peut influencer ta décision.

Je soupirai.

- Pourquoi tu ne lui dis pas ce que tu ressens ?

- Tu as vu ma tête, Vasco ? Tu as l'impression que je suis ce genre d'homme ?

- Peut être pas mais au moins vous serez fixés.

Je ricanai :

- Je ne vois pas aller la voir, me mettre à genoux avec des fleurs et lui dire "Hannah Abbott, je t'aime de tout mon coeur, veux-tu bien m'épouser?".

- Arrête de dire n'importe quoi. Il y a dix mille façons de le faire. Tu n'es pas obligé de passer par la version cliché. Généralement, seulement quelques imbéciles le font parce que ce n'est pas crédible.

- C'est ce que tu crois.

- Oui. Et alors ?

- Comment tu as fait avec Kat ?

- En réalité, ça s'est fait tout seul. Et on était sobres.

- Je ne vais pas m'obliger à descendre cinq chopes d'alcool pour aller voir Hannah. Le résultat obtenu serait l'inverse de celui souhaité.

- Tu devrais t'entendre parler, Frangin. Tu es l'exemple même de la mauvaise foi. Allez ! Bouge-toi un peu ! Tu as le temps avant d'aller la voir. Tu sais quoi ? J'ai une idée géniale ! Ce soir, après tous les entraînements, tu lui dis de te rejoindre quelque part.

- Non pas de rendez-vous !

- Ecoute-moi avant de protester, je t'assure que c'est une bonne idée. Tu refuses de parler avec elle de ce qui s'est passé avant ce "rendez-vous", appelons-le comme ça.

- Pas compliqué.

- Justement. Pour ce qui est du rendez-vous : fais en extérieur, et à la limite contente-toi de fleurs un peu particulières. Et puis ça ira. Tu lui déballes tout, et après vous voyez ce que ça donne.

- Tu as une façon d'en parler si nonchalante qu'on dirait que c'est plus simple qu'un Lumos.

- Si tu arrêtes de penser que c'est impossible, tu verras que c'est encore plus facile que ça.

Je souris :

- Tu es ma Tête Blonde et je sais que tu fais ça pour m'aider. Après tout qui ne tente rien n'a rien.

- Je te préfère comme ça.

Je ris et le pris dans mes bras. Nous restâmes ainsi un long moment. Mais il n'y avait rien qui pouvait m'atteindre quand j'étais avec mon frère. Vasco était un peu ma vie, la raison de vivre qui m'avait animé pendant les quatre ans après le départ de mon père. Sans Vasco, continuer n'avait plus de sens. Il était là, tout souriant, trop adorable pour être un Serpentard et trop sournois pour être autre chose, vivant, incroyable... Vasco quoi. Mon frère.

Je fermai les yeux et me laissai sombrer dans le sommeil. Après tout, la nuit n'était pas finie. Et j'étais en sécurité.

.


.

- Hé, l'endormi !

J'ouvris les yeux quasiment à contrecoeur. J'étais allongé sur le sol de ma chambre, la tête sur les genoux de Vasco.

Je me relevai et m'étirai longuement avant de soupirer et de suivre mon frère au rez-de-chaussée.

J'avalai rapidement deux ou trois bouchées de nourriture, que je ne tentai même pas d'identifier. Je repartis aussitôt dans ma chambre me changer. J'entendis Vasco me dire de ne pas réveiller Logan et je refermai la porte.

Je soupirai. J'avais quatre heures d'entraînement ce matin, de six heures à dix heures. Enfin... Pas exactement. Au moins deux allaient être dédiées au réglage des derniers détails concernant la compétition pour laquelle nous partions demain.

J'enfilai rapidement les premiers vêtements passables que je trouvai dans mon armoire et me (dé)coiffai les cheveux. Je donnai quelques claques pour essayer de me dynamiser mais échouai relativement lamentablement.

Je pris mon sac de Quidditch, virai les affaires sales et les changeai avec des propres, puis descendis dans la cuisine pour remplir ma gourde. Vasco m'observait en silence.

- Tu vas t'en sortir, lâcha-t-il tout à coup. Ce n'est qu'un dernier obstacle à surmonter et la page sera définitivement tournée.

Je soupirai :

- La page sera tournée une fois Père derrière des barreaux et Maman ici.

- Non, Marcus. Tu as déjà résolu ces problèmes en toi. Il ne te reste plus qu'Hannah.

- Hannah n'est pas un problème !

- Ce n'est pas ce que j'ai dit... J'ai dit que tu devais encore régler un dernier problème et c'est lui qui te sépare encore d'Hannah.

Je soupirai une énième fois et souris faiblement à mon frère. Je mis ma main sur son épaule :

- Je vais y aller. Je ne veux pas être en retard.

Il rit :

- File. Je te retrouve à dix heures à l'hôpital.

.


.

- Marcus Flint !

Je soupirai :

- Quoi encore, Spark ?

- Prends un peu soin de tes affaires, Merlin !

Je m'étirai et m'adressai à mes camarades :

- On va se changer puis on monte dans la salle de réunion.

Ils hochèrent la tête et prirent la direction des vestiaires. Lloyd s'approcha de moi et passa son bras autour de mes épaules :

- Qu'est-ce qui ne va pas ?

- Ne t'en fais pas... Ce n'est rien, je vais régler ça.

- Tu m'as aidé hier, c'est naturel que je t'aide à résoudre tes problèmes.

- Merci Dylan mais je t'assure que ça va. Dis-moi plutôt, comment ça s'est passé hier ?

- Erika et moi sommes allés chez Jade sans prévenir. Quand ma soeur a ouvert la porte elle a failli s'évanouir. Elle m'a sauté dans les bras et s'est mise à pleurer. Daniel n'était pas là, ce qui n'était pas vraiment plus mal.

- Tu as réussi à savoir pourquoi elle pleurait à l'hôpital ?

- Elle est dans une phase maternelle un peu critique. Son premier enfant a attrapé une maladie inconnue, un virus apparemment mortel. Son autre bébé -celui qui est dans son ventre- a une apparente malformation et pourrait bien ne pas survivre après l'accouchement. En gros, elle pourrait rapidement passer de deux enfants à zéro et c'est dur à vivre.

- Elle t'a dit comme le virus avait été contracté ?

J'étais très très inquiet.

- Elle ne sait pas.

- Est-ce que ton neveu est souvent en compagnie d'elfes ?

- À peu près la moitié de la journée.

Je me frappai la tête.

- Quoi ?

- Tu te souviens du virus qui a tué un médicomage ici ?

- Oui... Hannah travaillait dessus, non ?

- Oui : il se contractait pour les sorciers au contact d'elfes contaminés.

- Est-ce que... Est-ce que ça veut dire qu'Hannah pourrait...

Il me regarda, me suppliant tacitement de lui donner un peu d'espoir.

- Je ne sais pas. Mais pourquoi tu ne viens pas avec moi à l'hôpital à la pause ? Han sera là et saura te dire. Probablement.

Il sourit :

- Je peux toujours essayer.

- Allez ! Allons nous changer.

.


.

- La Coupe du Monde à Riga va accueillir soixante-deux équipes provenant de tout autant de pays. Et si la pression médiatique était assez déstabilisante à Manchester, attendez-vous à mille fois pire un stade au-dessus.

- Mais on ne trouvera pas d'Ellen Richards, plaisanta Thomas

- Ne parle pas trop vite, ris-je. Elle n'a pas encore lâché l'affaire.

Ils rirent et j'enchaînai :

- La compétition au total devrait durer assez longtemps. Mais une fois éliminé, on a l'autorisation de repartir.

Ils se regardèrent tous en se mordant la lèvre.

- Quoi ? soupirai-je. C'est parce que ça vous paraît encore choquant qu'on ait gagné que vous faites cette tête-là ? Après tout, on s'en moque si on perd, non ? Regardez où on est arrivés, on va continuer de grimper jusqu'à atteindre la limite et on réessaiera la prochaine fois.

- Marcus, dit Spark. On a de la visite.

.


.

- Martinson, gauche ! Gauche, tu comprends gauche ? La main avec laquelle tu écris !

Il me tira le Souaffle en s'excusant. J'évitai de peu un Cognard et filai vers les buts.

- Fais gaffe Flint ! rit Jesse Lowley. Ce ne sont pas des balles d'entraînement !

- Si ! Je n'ai pas l'intention de laisser tuer quelqu'un !

Je lançai la balle à Lloyd qui tira. Dubois donna un coup dans le Souaffle, le renvoyant à Nicholas Illian, qui prit la direction de nos buts. Kat le flanqua. Il lui passa la balle et elle accéléra. J'avais eu le temps de me rapprocher des deux écossais. Stir dévia un Cognard dans notre direction. Kat le repéra et vira sur la droite, me rentrant en plein dedans. Lloyd en profita pour rattraper la balle et filer avec Martinson vers Dubois.

- Ton Batteur n'est pas stupide quand il s'agit de Quidditch, lâcha Kat. Pour ce qui est d'Hannah, c'est une autre histoire.

Entendre le prénom d'Hannah me fit sentir à nouveau cette drôle d'impression qui n'était ni de la culpabilité ni du remord. J'avais juste besoin de tirer tout ça au clair. Une bonne fois pour toutes.

- Allez vous deux ! hurla Highsigh. On reprend !

.


.

- Dylan, dépêche-toi.

Kat rit et leva les yeux au ciel.

Quand mon coéquipier fut sorti des vestiaires, nous prîmes la direction de la porte du quartier général. Une fois propulsés dans la rue, nous nous prîmes la main et transplanâmes.

.


.

L'hôpital de Cardiff était bondé comme à son habitude. Les médicomages en blanc tentaient de se frayer un chemin dans la foule qui encombrait le immense hall d'entrée.

J'en arrêtai un :

- Excusez-moi, nous cherchons le docteur Ferguson.

- Et qu'est-ce que j'en sais moi !

Il partit aussi rapidement que possible.

- Quel sympathique personnage, commenta Kat

- Marcus Flint ! brailla quelqu'un vers les escaliers

Je vis Stonn et l'ignorai royalement. Alerté par le nom qui avait été hurlé, le docteur Ferguson débarqua immédiatement.

- Excusez mon retard, sourit-il amicalement. Je devais voir le directeur d'urgence.

- Rien de grave à propos de ma mère ?

- Non, rassurez-vous. À ce propos, votre frère et Miss Abbott vous attendent déjà.

- Elle est réveillé aujourd'hui aussi ?

Il sourit et hocha la tête.

Il nous fit signe de le suivre et nous prîmes la direction des escaliers. Je n'adressai pas un regard à Stonn en passant.

- Alors ? murmura Kat. Hannah et toi ? À quand ?

Je me mordis la lèvre :

- Peut être ce soir ?

Elle rit :

- J'espère bien pour toi. C'est depuis un peu trop longtemps que ça traîne.

- Oui mais elle est toujours avec... Boulet Social.

- Crois-moi pas pour très longtemps.

- Pas si sûr.

- J'ai plus d'expérience que toi là-dessus.

- J'oublie que tu es la mangeuse d'homme professionnelle quand je te vois avec mon frère...

Elle baissa la tête et eut un sourire triste :

- Les gens ont tendance à croire que mon comportement me garde d'être humaine. En quelque sorte, ils croient que je n'ai pas de vrais sentiments. Mais c'est faux, regarde. Vasco c'est... Juste... Parfait. Je veux dire, il est incroyable et aussi surprenant que ça puisse paraître, je l'aime à l'infini.

- Ravi d'entendre ça, rit une voix familière à côté de nous

Adossé contre le mur, mèches blondes rebelles, regard de félin, sourire radieux, mon frère Vasco riait. Quand Kat se précipita vers lui pour lui sauter au cou et l'embrasser à pleine bouche, je réalisai que Vasco avait enfin surmonté le fantôme qui l'avait longtemps persécuté.

Je souris.

Hannah passa sa tête par la porte la plus proche et tout autour de moi se congela à la vitesse de l'éclair. Nos regards s'accrochèrent pour ce qui me sembla une éternité avant qu'elle ne sourie et vienne vers moi pour m'embrasser sur la joue :

- Tu vas bien ? me demanda-t-elle chaleureusement

J'étais un peu étonné. Je m'attendais à ce qu'elle fasse comme si ce que j'avais fait hier été vraiment arrivé. Je n'avais pas rêvé au moins ? Non, on ne rêve pas ces choses-là.

- Je vais bien, répondis-je en souriant à mon tour. Un peu appréhensif par rapport à demain mais ce n'est rien d'insurmontable.

Elle rit et ce simple son m'arracha le plus immense des sourires que je n'ai jamais faits. Je l'embrassai sur la joue et la serrai dans mes bras, trop heureux de l'entendre me parler malgré le petit pas de trop.

Quand nous nous détachâmes, je déglutis. Je devais appliquer le conseil de Vasco :

- Han ?

- Oui ?

- Est-ce que... Est-ce que ce soir tu as des choses à faire ?

Elle réfléchit et haussa les épaules :

- Non, pas que je sache.

- Alors est-ce que tu pourras me retrouver vers... sept heures, à Bute Park ?

Elle sourit doucement :

- Aucun problème.

Je me détendis. Sa réaction n'avait pas été celle à laquelle je m'attendais, encore heureux.

Lloyd, qui s'était fait discret jusque là, se racla la gorge :

- Euh Hannah ? Est-ce que je pourrais te demander un service ?

Mon amie hocha la tête :

- De quoi s'agit-il ?

- Marcus m'a dit que tu avais travaillé sur un virus contracté au contact d'Elfes de maison.

Elle se mordit la lèvre :

- Aïe...

- Mon neveu l'a attrapé.!

Hannah se passa une main dans les cheveux et soupira :

- Ce n'est pas une bonne nouvelle. On croyait l'avoir isolé. Je crois qu'il va falloir que je me manifeste auprès des scientifiques ministériels...

- Est-ce qu'il y a une solution ? Est-ce qu'il va... survivre ?

- Depuis quand est-ce qu'on lui a diagnostiqué la maladie ?

- Une semaine.

Hannah ouvrit de grands yeux :

- Une semaine ? C'est... étonnant. Généralement, les sorciers meurent deux jours après contamination...

Elle se caressa la menton :

- C'est un cas intriguant. Où est-il en ce moment ?

- Dans une clinique à Swansea.

- Il faudrait envoyer une équipe là-bas. Marcus, est-ce que tu pourras m'accompagner à la clinique tout à l'heure ?

- Oui, répondis-je immédiatement

Elle sourit :

- Merci. Je ne sais pas si on peut faire quelque chose, Dylan, mais je chercherai partout pour trouver une solution.

- Je ne te demande pas de te sacrifier pour mon neveu.

- Ton neveu n'est qu'un exemple. Il y a autour de nous un risque important de contamination. Si on trouve pour une personne, on peut trouver pour celles qui tomberont malades plus tard. Moins de morts il y aura, mieux ce sera.

Je souris :

- Réflexion intéressante.

Ferguson, qui était entré dans la chambre de maman, sortit et nous fit signe qu'on pouvait entrer. Et c'est ce que nous fîmes.

.


.

Elle était assise sur son lit, tout était blanc et la lumière aveuglait comme toujours. Les mêmes fleurs couleur sang étaient dans un vase transparent sur la table de chevet.

Elle nous vit et esquissa un sourire radieux. Elle tendit ses bras vers Vasco et moi et nous nous précipitâmes vers elle, comme quand nous étions enfants.

Elle rit :

- Quel enthousiasme !

- Hé ! répliqua Vasco. Une heure par jour, c'est tout ce à quoi on a droit. C'est normal qu'on soit enthousiastes.

- Je ne me plaignais pas.

Je souris et mon regard tomba sur les fleurs. La seule tâche de couleur dans cette pièce blanche comme une représentation d'au-delà. Je savais que je connaissais leur nom, mais il m'échappait. Certains les associaient à la mort, d'autres à la pureté et à l'amour chaste. Je pensai à Hannah. Drôle de coïncidence...

- Marcus ? murmura ma mère. Tu rêvasses ?

- Hein ? Ah oui, un peu. J'ai mal dormi.

Je me relevai et montrai Lloyd à ma mère :

- Tu te souviens de Dylan ? Il passait souvent la nuit à la maison quand on allait à Poudlard.

Elle rit :

- Oui, ça je n'ai pas oublié.

Dylan esquissa un sourire désolé :

- J'espère ne jamais avoir dérangé.

- Oh ne t'en fais pas là-dessus. Quand quelqu'un était à la maison, il y avait moins de... coups qui partaient.

Elle faisait allusion à Père. Pas dur de deviner.

Vasco rejoignis sa copine et s'adressa à son tour à Maman :

- Je t'ai déjà parlé de Kat, non ?

L'écossaise s'approcha du lit et tendit sa main à Maman qui la serra chaleureusement. Elles commencèrent à discuter pour faire un peu connaissance. Alors je me retournai vers Hannah et l'attirai légèrement à part :

- Pourquoi tu m'as l'air aussi triste ?

Elle passa ses bras autour de mes épaules et cala sa tête dans mon cou :

- Je suis fatiguée... C'est comme si ça venait de me tomber dessus maintenant.

- Tu t'es trop démenée pour moi, Han... Tu n'aurais pas dû.

- Je voulais le faire. J'avais décidé ça. Ce n'est pas comme si on m'y avait forcée. Et puis...

Elle leva la tête et planta son regard dans le mien :

-...ça m'a apporté beaucoup de choses.

Je sentis mon visage brûler :

- Quel genre de choses ?

- Variées. J'ai découvert une dimension très complexe derrière la médecine à l'état pur. Et puis je ne vais pas mentir, je t'ai trouvé, toi.

- Tu m'avais déjà avant, non ?

- Pas vraiment. Enfin si mais... C'est difficile à expliquer.

- C'est pour ça que je t'ai donné rendez-vous à Bute Park.

Elle rit doucement et reposa sa tête contre moi.

Elle était là, je ne l'avais pas perdue. Que demander de plus ?

Quelque chose que je n'étais pas sûr de mériter...

.


.

- L'entrée est interdite à ceux qui ne travaillent pas ici, Mademoiselle.

- Je travaille ici. Ou du moins je le faisais avant que vous ne nous obligiez à débarrasser le plancher.

- Vous n'avez rien à faire ici. Que voulez vous ?

- On est venu me solliciter par rapport au cas d'un enfant très jeune à Swansea qui aurait contracté le virus depuis plus d'une semaine et qui n'est pas mort -pas encore.

Le médicomage du ministère qui se tenait devant nous écarquilla les yeux :

- Êtes-vous certaine de vos dires, Miss...?

- Abbott. Oui j'en suis sûre et certaine, vous pouvez me croire. La famille de l'enfant en question est très très préoccupée et cherche à trouver rapidement une solution pour éviter sa mort. C'est pour ça qu'ils m'ont demandé de vérifier auprès de vous s'il en existait.

Le scientifique sembla hésiter un instant. Puis il soupira et nous ouvrit la porte de la clinique. Nous entrâmes dans le hall et le visage d'Hannah se voila immédiatement de tristesse. Son travail lui manquait sérieusement. Peut être que c'était que je devais faire pour la remercier : toucher un mot aux médicomages sur la question...

- Je ne vais pas vous mentir, Miss Abbott. Nous avons probablement des solutions...

- Mais elles ne sont pas certifiées et classées uniquement comme expérimentales, c'est ça ?

L'homme parut impressionné :

- C'est cela effectivement...

- Peut être que si vous m'en faisiez part, je pourrais vous orienter.

- Je doute que vous le puissiez. Cela équivaudrait à dire que vous êtes plus expérimentée que des scientifiques reconnus par la nation.

- Essayez, insistai-je. Vous serez surpris.

Il hésita mais se lança :

- Nous avons trouvé un moyen de ralentir la prolifération du virus dans le corps. Il fonctionne pour les elfes. Nous avons également réussi à produire une molécule antidote, qui encore une fois n'a prouvé son efficacité que sur les elfes. Les sorciers ne disposent pas encore de solutions.

Hannah sourit :

- J'ai fait l'expérience de donner à une sorcière un traitement conçu pour les créatures magiques. Ça fonctionne mais à condition de s'assurer d'une bonne condition psychologique du sujet.

- C'est une méthode désapprouvée.

- J'ai bien peur que vous n'ayez qu'une seule autre option : laisser mourir tous ceux qui attraperont le virus. Que désapprouvez-vous le plus ?

.


.

- C'est notre dernier entraînement ici avant Riga ! On se donne à fond et on ne stresse pas !

Je fis craquer les jointures de mes doigts en regardant mes coéquipiers entrer un à un dans les vestiaires. Un seul semblait moins enthousiaste, d'humeur maussade et vide de volonté. Il revenait de la pause déjeuner qu'il avait passée avec sa copine, les cheveux châtains en pagaille et le teint plus blafard que d'habitude.

Peter Stir.

.


.

Epuisé, démoli, avec tous les muscles engourdis malgré les étirements, je sortis des vestiaires. La première chose que je vis fut un couple très familier. Kat et Vasco m'attendaient.

- Hey ! fis-je. Vous avez passé un bon après-midi ?

- Oui, sourit Kat. Mais je ne dirai pas ce qu'on a fait.

- Tant que ma Tête Blonde est en un seul morceau.

- Il y a une lettre pour toi, m'informa mon frère. Et une de Potter pour nous deux.

Il me tendit le courrier en question. Je commençai par ce qui m'était destiné :

Laisser tomber et rester amis ? Je ne sais pas... Je devrais y réfléchir... Oh et puis zut ! Je ne gagnerai pas contre Hannah. Aussi coûteuse soit cette décision : marché conclu.

Ellen

Je souris. Il avait fallu du temps, des disputes, et répéter tous les jours les mêmes choses mais j'avais fini par gagner. La page était tournée. Ellen Richards était désormais simplement une ex.

En repensant à toutes ces fois où je maudissais le jour où elle m'avait largué, j'eus un rire. Maman avait raison : j'en avais fait du chemin...

Je pris la lettre de Potter :

À Marcus et Vasco FLINT : Le Mangemagot a examiné les preuves que vous avez apportées et a décrété le statut du procès (médiatique à partenariat avec la prison d'Azkaban). Un courrier avec les dates et les dernières éventuelles informations vous sera envoyé dans les jours à venir. Bonne chance et à bientôt.

Harry Potter du Bureau des Aurors

J'eus un soupir soulagé :

- Cette histoire est bientôt derrière nous.

Vasco sourit faiblement :

- Il était temps.

Je vérifiai l'heure :

- Dans un peu plus d'une heure je dois retrouver Han à Bute Park.

Les deux amoureux se regardèrent puis Vasco lâcha :

- Il te faut des fleurs.

- Tu m'as bien regardé ? Je ne suis pas un type à fleurs !

- Tu veux partir avec des chances en plus ou non ?

- Au prix de me ridiculiser ?

- Ne fais pas l'idiot... soupira Kat. Ce n'est jamais rien que des fleurs. Si tu veux mon avis, c'est un des rares cadeaux qui ait vraiment un sens.

Je souris :

- Venant de toi ça réussit à me convaincre.

- Allez ! rit mon frère. Dépêchons-nous avons que tout ne soit fermé.

.


.

Sans mentir, j'avais toujours trouvé que les fleurs étaient belles. Mais je ne savais pas lesquelles aimait Hannah. Il en existait une multitude mais aucune ne me convenait.

Je pensai aux fleurs rouges de la chambre d'hôpital de Maman. La personne à qui je les avais identifiées était justement Hannah. Elle avait vaincu l'aura de mort qui empoisonnait ma famille, elle était incroyablement pure, incapable de créer le mal. Et je l'aimais. Comment ne pas l'aimer ?

Je l'aimais pour ce qu'elle était. Pas pour son nom, ni pour son sang, ni pour ses actes, ni par intérêt personnel. Je l'aimais de tout mon coeur mais de façon pure là aussi. Je n'attendais rien d'elle. C'était la raison pour laquelle je ne briserais pas la neuvième règle.

Je me tournai vers Vasco :

- Tu te souviens des fleurs rouges de l'hôpital ?

- Quelles fleurs rouges ?

- Non... Rien.

Je déambulai encore dans le magasin jusqu'à tomber sur une dame qui y travaillait. Je lui décrivis ce que je cherchais et elle éclata de rire :

- Je vois ce que vous voulez dire.

.


.

Bute Park. Seize heures. Sur un banc. Avec les gens qui se promenaient autour de moi : en couple, en famille, entre amis, seuls, avec leur chien...

J'étais assis sur le même banc où j'avais attendu Ellen le jour de notre rupture.

- Marcus ! s'écria quelqu'un

Toute souriante, Hannah se précipita vers moi et me sauta au cou. Puis elle se détacha et dit :

- Il faut que je te parle.

- Moi aussi, ça tombe bien. Mais j'ai ça pour toi d'abord.

Je lui tendis les lys rouges comme le sang qui coulait dans nos veines. Elle les prit, incapable de faire sortir un son de sa bouche. Ses yeux brillaient de contentement et de surprise.

- Je ne savais pas que ça te faisait cet effet ! plaisantai-je

- On... On... Je n'ai jamais reçu de fleurs de la part de Pete.

- Stir offrir des fleurs ? Il sait ce que c'est un cadeau au moins ?

Elle rit :

- Non, à part pour ce qui est de les recevoir.

- Tu es plus aimable à son sujet d'habitude.

Elle esquissa un sourire malicieux et haussa les épaules. Je me mordis la lèvre :

- Han... À propos d'hier soir...

- Je peux commencer ?

- Euh... Oui si tu veux...

- Pete et moi c'est fini.

Ces mots étaient lâchés. Comme un coup de tonnerre, ils me foudroyèrent. Elle n'était plus avec Stir. Elle n'était plus "la copine d'un coéquipier".

- Q-Q-Q-Q-Quoi ?

- On a rompu à midi. Il a pris l'initiative en disant que ça ne pouvait plus marcher. Je cite : "j'ai tout gâché mais plutôt que de tenter d'améliorer les choses, je préfère mettre un point final à tout ça. Je t'aime très fort" et blablabla. Il s'est pris en pleine figure tout ce que je pensais de lui, de ses tentatives de me faire courir dans ses bras, de toutes ses belles paroles, ses promesses, son indifférence, la façon dont il me traitait... Et j'en passe. J'ai remballé mes affaires et je me suis fait la malle. C'était rapide et... Drôle je dirai.

Elle rit :

- C'est méchant, je ne devrais pas dire ça...

Je souris et pris sa main libre dans la mienne. Je m'approchai d'elle et calai mon autre main sur l'arrête de sa mâchoire pour qu'elle vienne un peu plus près de mon visage. C'était le moment de le lui dire, non ? Elle n'était plus copine d'un coéquipier. Il n'y avait plus de règles à briser, il n'y avait aucune interdiction.

- Hannah ? murmurai-je

- Oui ?

- Je t'aime.

Elle sourit et passa ses deux bras autour de mon cou pour coller nos deux fronts :

- Tu veux une nouvelle en exclusivité ?

- Hein ?

- Moi aussi je t'aime, Marcus Flint !

Je me mordis la lèvre pour ne pas crier de joie. Si c'était un rêve, j'allais le vivre jusqu'au bout.

Je collai mes lèvres aux siennes doucement. Elle ferma les yeux une seconde avant moi et me tira plus vers elle pour approfondir le moment.

Nous nous détachâmes après un long instant et nous regardâmes sans dire un mot. Nos yeux parlaient pour nous. Je l'aimais, elle m'aimait, et il n'y avait plus de barrières. Je n'avais pas besoin de savoir quoi que ce soit de plus.

Elle plaqua à nouveau ses lèvres sur les miennes et nous repartîmes pour une bonne demie-heure où nous ne fîmes que nous embrasser.

Tout à coup, je me détachai d'Hannah :

- J'allais oublier...

Je sortis un papier de ma poche et le lui tendis :

- Je suis allé voir le médicomage de la clinique. Ce papier c'est ce que j'ai trouvé pour te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi.

Elle haussa les sourcils :

- Je t'ai dit que tu ne devais pas.

- Tu ne diras pas ça dans quelques secondes.

Elle regarda le papier dubitative, mais le prit quand même et le déplia à une main. Elle le lut. Progressivement, je vis son visage s'illuminer et un immense sourire fendre ses lèvres. Elle leva le regard vers moi et me sauta au cou pour m'embrasser à pleine bouche. Une fois à bout de souffle elle lâcha :

- Merci, merci, merci ! Je t'aime !

- Tu ne sais pas combien j'ai voulu t'entendre dire ça...

Elle rit et me secoua les fleurs sous les nez :

- Comment tu as su que c'était mes préférées ?

- Je ne le savais pas. Je les avais vues aussi sur la table de chevet de Maman.

Elle éclata de rire :

- C'est moi qui les y ai mises.

- Hein ?

- Maintenant tu sais qu'il n'y a que toi que j'aime plus que les lys écarlates.

.

.


.

Et... C'est fini ! Enfin, il reste l'épilogue mais c'est terminé.

Alors ? Qu'est-ce que vous en avez pensé ?

Les insatisfaits ont une dernière chance de voir leurs souhaits se réaliser : vous pouvez me dire ce que vous aimeriez pour l'épilogue. Après je verrai si c'est dans mes capacités.

Qui est content de Marcus/Hannah enfin ensemble ? La neuvième règle peut être facilement devinée aussi. Dans l'épilogue je vous les mettrai toutes :)

Après la semaine prochaine, je prendrai une pause dans l'écriture pour pouvoir faire toutes mes recherches pour Torn. J'ai trouvé un lieu, ce qui est déjà bien. Après, ce n'est pas tout ce dont j'ai besoin. Je vais tout bien préparer et ça commencera.

Est-ce que j'ai déjà de potentiels intéressés ?

La vidéo est toujours là :

adresse de youtube/watch?v=mvIKPDyvI6s

Ou : Torn Marcus&Hannah Harry Potter Fanfiction Trailer (sur la chaîne sakirians).

ET voilà ! Bonne semaine à tous, et bonnes vacances à ceux qui sont dans la zone concernée (pas la mienne : encore une semaine).

À la semaine prochaine !

ACSD