Hello! Voici la deuxième partie du chapitre 19, un peu en retard mais j'ai eu mes résultats définitifs de concours (JE L'AI EU *applaudissements*) et j'ai un peu profité de mes vacances aussi. Je dois vous avouer que je suis un peu déçue du manque de reviews pour le dernier chapitre. Alors certes, c'est les vacances et vous n'êtes pas forcément devant votre écran, et les updates sont très irréguliers et c'est entièrement ma faute, mais laisser une review, si petite soit-elle, me fait extrêmement plaisir, et comme je le répète, c'est mon unique salaire. Je remercie donc du fond du coeur chaque personne qui review, ansi que les lecteurs, et comme toujours Hélo, Super Beta sans slip rouge.
Disclaimer: Yeah, no.
Enjoy!
Chapitre 19 partie 2
Kate fut ridiculement relaxée pendant la dernière heure de route. Le jeu du vent sur son visage et les, eh bien, les endorphines libérées par leur petite 'escapade' dans la cabine d'essayage ne faisaient pas de mal non plus. Rick n'arrêtait pas de lui jeter des coups d'œil avant de sourire en reportant son attention sur la route. Et bien ce que soit un peu énervant, elle ne trouvait juste pas la force de le réprimander. Bon sang, il devrait être fier. Ça avait été un sacré orgasme.
-On y est, dit-il en conduisant la voiture dans une allée, sortant Kate de ses rêves éveillés.
Elle cilla. La maison qu'elle regardait pouvait à peine être qualifiée de maison, et encore moins de quelque chose de plus petit qu'un manoir. Elle la fixa pendant qu'il sortait de la voiture et attrapait leurs bagages dans le coffre, venant lui ouvrir sa porte le temps qu'elle ait détaché sa ceinture de sécurité.
-C'est un bungalow? demanda-t-elle tandis qu'il lui ouvrait la porte et qu'elle sortait de la voiture. Qu'est-ce que tu appelles une maison dans ce cas ? Je serais terrifiée.
Il éclata de rire.
-D'accord, bungalow était un petit euphémisme. Mais crois-moi, comparée aux autres maisons des environs, celle-ci est petite.
Elle fixa l'énorme maison bleue, avec ses deux dépendances, ses coins et recoins, son grand porche et sa vue sur l'océan et secoua la tête. Alors ceci était la vie avec Richard Castle.
-Viens, je vais te faire visiter, et après on pourra se promener sur la plage, peut-être ?
-OK, dit-elle faiblement en l'autorisant à la conduire en haut des marches du perron.
Il s'arrêta et déverrouilla la porte, ouvrant en grand les massives portes en acajou.
-Bienvenue à Casa Castle, deuxième du nom.
Kate se contenta de regarder tandis qu'ils entraient à l'intérieur. C'était magnifique. Le sol était en chêne massif et les murs étaient blancs, avec beaucoup de photos d'Alexis accrochées un peu partout autour du vestibule. Elle pouvait voir le salon à droite et aperçut une table à travers la rampe du grand escalier situé au centre de la pièce. A gauche, après le hall formé par le mur extérieur et l'escalier, elle vit une fenêtre qui donnait sur le sauna et ce qui semblait être des quartiers pour domestiques. Elle regarda autour d'elle, cherchant Rick, et le trouva en train de monter les escaliers avec leurs sacs.
-Je reviens tout de suite. Tu peux regarder dans le frigo pour voir si Paul y a mis de quoi manger ? Il est à côté des escaliers.
Elle fit ce qui lui était demandé et traversa le grand salon, s'arrêtant momentanément à la vue des étagères énormes qui ornaient le mur opposé. Le canapé faisait face au mur sud, où une grande cheminée en galets se tenait entre deux fenêtres. Les étagères, remplies de toutes sortes de livres, de premières éditions aux livres usés, ornaient le grand mur opposé du sol au plafond.
Elle se secoua pour sortir de son songe et continua son chemin autour des escaliers vers la cuisine, qui était immense. Tout dans cette maison était énorme. Il y avait des comptoirs entourés de marbre et un îlot dans le coin opposé de la pièce. Entre le salon et la cuisine se tenait une magnifique table en érable avec huit chaises assorties. Elle n'avait pas encore vu la seconde dépendance et était déjà impressionnée.
Elle se dirigea vers le réfrigérateur géant et l'ouvrit pour le trouver rempli de toutes sortes de nourriture, de la viande fraîche au fromage en passant par un assortiment étonnant de fruits et légumes. Il y avait une machine à expresso sur le comptoir et elle sourit en fermant le réfrigérateur, imaginant Rick à cet endroit, préparant le café dans ses bas de pyjama pendant qu'elle se perchait sur l'un des tabourets de l'îlot, vêtue uniquement de sa chemise. Elle devrait s'assurer qu'ils le fassent. La domesticité de la chose ne l'effleura même pas.
-J'en conclus que tu es satisfaite du bungalow, jusqu'ici ?
Sa voix la sortit brusquement de ses pensées et elle leva les yeux pour voir Rick lui souriant de l'autre côté de l'îlot, ses lunettes de soleil perchées sur sa tête.
-C'est, mon Dieu, Rick, cet endroit est extraordinaire.
-J'aimerais bien te dire le contraire, mais j'aime vraiment cet endroit.
-Cette bibliothèque, continua-t-elle en contournant l'îlot pour se tenir à côté de lui, regardant l'autre pièce. Je veux dire, comment peux-tu avoir autant de livres ? J'ai passé un sacré bout de temps à ton appartement, et je pensais que tu y avais plein de livres.
-Collection, achat, critique… on a tendance à les accumuler quand on est…
-Quand on est ?
-OK, évidement, j'ai de l'argent. Cette maison ne le cache pas vraiment. Mais, euh, ne me juge pas là-dessus ?
-Rick…
-Quand tu as autant de succès que moi, tu as tendance à avoir beaucoup de livres, des éditions originales et des copies signées. Je reçois constamment des livres à critiquer, ou à lire ou juste… Je n'aime pas vraiment en parler.
Elle éclata de rire.
-Sérieusement ?
Il la regarda.
-Je suis peut-être un con à mes soirées et lors de mes promotions, mais tu n'es pas… tu n'as jamais été attirée par l'argent, et je ne veux pas que tu le deviennes. Et les garçons ? Le commissariat ? Ils se fichent de mon argent ou de mon succès, et j'aime… j'aime être réel avec vous tous.
Elle sourit tandis qu'il parlait et se redressa pour l'embrasser sur la joue avant de l'enlacer dans une étreinte serrée. Il leva les bras pour la serrer contre lui et elle pressa son front dans le cou de l'écrivain.
-J'aime que tu sois réel avec nous, aussi, lui dit-elle. Et je ne veux pas de ton argent.
Il éclata de rire.
-Je déteste ta célébrité.
Il rit plus fort.
-Et je me fiche totalement de combien de livres tu as vendu, tant que je peux les lire.
-Tu es la première, murmura-t-il dans ses cheveux.
-J'en suis heureuse. Mais, ne te sens pas obligé de me le cacher, tu sais ? Je sais que tu es riche. Bon sang, tu as sorti 100 000 dollars comme si ce n'était rien pour m'aider l'an dernier. Sans parler de toutes les choses gentilles que tu as faites pour nous, ou pour d'autres –les bars que tu as achetés pour préserver leur histoire.
-Je veux juste aider.
-Je sais elle lui embrassa le cou. Et je comprends. Et oui, il y aura des moments où ça m'énervera plus que tout au monde, parce que je serai dans les tabloïds, ou des reporters nous pourchasseront, demandant quand est-ce qu'on va se marier, ou si le T-shirt large que je porte signifie que je suis enceinte.
Elle le sentit inspirer brusquement et rit contre sa peau.
-Mais surtout, Rick, je veux juste ça, avec toi, et si ça veut dire que je vais devoir manger de la bonne nourriture, choisir dans la plus grosse collection de livres que j'ai jamais vue et l'utiliser comme ma propre bibliothèque personnelle, eh bien ainsi soit-il.
Il rit et la serra un peu plus fort.
-Tu veux commencer maintenant, ou serais-tu intéressée par une balade sur la plage ?
-Si on me garantit du temps avec ces bouquins pour plus tard, j'irais bien faire une balade maintenant.
Ils se séparèrent et il lui prit la main, la guidant à travers les doubles portes-fenêtres vers la table et sur le porche à l'arrière de la maison. Ils avaient une vue directe sur l'océan, séparé par leur propre plage privée.
-Mon Dieu, Rick.
Il lui serra la main.
-Je sais. C'est extraordinaire en été. Tu peux te mettre à courir et aller directement dans l'eau. C'est comme ça qu'Alexis commence nos séjours ici d'habitude, habillée et tout.
Kate éclata de rire tandis qu'ils descendaient les escaliers.
-Je parie que ça vaut le coup d'œil.
Il sourit.
-Oh oui. Surtout quand c'est moi qui le fais.
Ils atteignirent le sable et Kate laissa échapper un soupir. Cela faisait des lustres qu'elle n'était pas allée à la plage. Et même dans la brise fraîche du printemps, c'était incroyable. L'océan était d'un bleu tourmenté, contre le gris-bleu du ciel nuageux, et l'air était complètement clair et pur.
-La plage m'avait manqué, murmura-t-elle tandis qu'ils vagabondaient en direction de l'eau.
-Je suis désolé que l'on ne soit pas venus avant, dans ce cas, répondit-il.
Elle se mordit la lèvre. Ils n'avaient jamais vraiment parlé de l'été précédent.
-Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il.
-Rien, éluda-t-elle.
-Je connais ce regard. Qu'est-ce qu'il y a ?
Voulait-elle vraiment parler de ça, maintenant ? Ils venaient juste d'arriver.
-Je… c'est du passé.
Il les arrêta de sorte à ce qu'ils se tiennent à quelques mètres du doux remous de l'océan.
-Est-ce que ça a quelque chose à voir avec l'été dernier ?
Elle croisa son regard.
-C'est possible.
-Parce que je le ressasse sans arrêt, et je sais que j'ai merdé. J'aurais dû appeler. Mon Dieu, j'aurais dû appeler. Mais c'était plus que ça. J'ai fait autre chose, et personne n'a jamais été capable de me dire quoi.
Kate soupira et lui serra les mains.
-Tu te souviens à ta fête de départ, quand j'allais te dire quelque chose ?
Il hocha la tête.
-J'étais… Je venais juste de rompre avec Tom et j'étais prête à… tu m'avais invitée ici, tu te souviens ?
-Tu allais dire oui ? demanda-t-il, le visage tordu de surprise et d'une certaine sorte de peine. Tu allais dire oui, et Gina est arrivée et… Oh, Kate.
Elle eut un rire faible.
-Tout va bien, Rick. Ça craignait, à l'époque, mais je t'ai fait la même chose, et plus d'une fois, si je ne me trompe pas.
-Ce n'était pas intentionnel, et mon Dieu, je n'ai jamais rompu avec quelqu'un spécialement pour… Kate, je suis tellement désolé.
Elle se redressa et l'embrassa, arrêtant ses protestations. Les mains de l'écrivain vinrent entourer son visage tandis qu'elle lui entourait la taille de ses bras. Quand ils se séparèrent enfin pour respirer, elle se dressa sur la pointe des pieds et posa son front contre le sien.
-On a merdé, Rick, tous les deux. Mais je pense… Je pense que c'était pour le mieux. Et oui, ça a fait mal. On s'est blessés mutuellement, mais on ne le voulait pas, et mon Dieu, je n'échangerais ça pour rien au monde, murmura-t-elle.
-Moi non plus.
-Donc, on peut ajouter ça à notre histoire ? Appeler ça de la préfiguration ou quelque chose du genre ?
Il éclata bruyamment de rire, et pressa un baiser contre ses lèvres.
-Mon Dieu, tu es sexy.
Elle gloussa.
-Ça t'excite, Big Rick ?
-Oh oui, murmura-t-il en penchant la tête pour placer une série de baisers sur son cou. Refais-le.
Elle sourit puis glapit quand il passa au dessus de cet endroit sur son cou qu'ils aimaient tant tous les deux.
-Toi et moi, c'est comme si on avait été l'action dans un aparté, où quelqu'un de plus intelligent répétait 'réveille-toi, mec !'
-Tellement sexy, grogna-t-il en levant les mains pour les passer sous son T-shirt.
-A quel point on est seuls sur cette plage ?
-Paul dit que personne dans un périmètre de quatre maisons n'est là, et c'est une plage privée de toute façon.
Elle laissa sa tête tomber en arrière pour lui donner un meilleur accès.
-On est périodiques, à retarder le dénouement grammatical avec des adjectifs et des noms jusqu'à ce que l'on ne puisse plus faire autrement.
Elle glapit tandis qu'il repoussait rudement son T-shirt par-dessus sa tête et le jetait sur le côté, l'entourant de ses bras puis la déposant doucement sur le sable fin.
-Rick, protesta-t-elle faiblement tandis qu'il s'installait entre ses jambes, continuant de couvrir son visage et son cou de doux baisers.
-As-tu la moindre idée d'à quel point tu es incroyable ? A quel point tu es hot ? A quel point tu es divinement sexy ? demanda-t-il entre deux baisers. Tu es juste… Mon Dieu. Tu sais ce qu'est une phrase périodique ?
Elle éclata de rire et lui passa une main dans les cheveux.
-Si c'est que qui t'excite, Rick, j'irai acheter un Bescherelle demain.
Il lui offrit un sourire gigantesque et ramena leurs lèvres ensemble pour un baiser brûlant qui était à la fois passionné, lourd, doux et tendre. Quand il se recula, elle pouvait à peine reprendre son souffle sous la passion du baiser et l'air d'adoration totale qu'il avait.
-Tu peux emprunter le mien. Merde, tu peux avoir le mien.
-Avoir ton quoi ? haleta-t-elle, mettant ses mains au travail sur sa veste pour lui faire glisser le long des épaules.
Il se redressa pour l'enlever, ainsi que sa chemise, puis se repositionna sur elle, ses lèvres trouvant le lobe d'oreille de la jeune femme. Il le parcourut de sa langue puis le tira entre ses dents, laissant échapper un grondement sourd en réponse au gémissement qu'elle émit.
-Tu peux avoir toute ma bibliothèque. Tu peux avoir mon tout.
Elle sentit le peu de souffle qu'elle avait repris se bloquer tandis qu'il ramenait son visage au sien pour qu'ils puissent se regarder.
-Pér… périodique, murmura-t-elle.
Il hocha la tête.
-On attend juste la bonne combinaison d'adjectifs et de noms, ou leur manque, pour avoir la conclusion. Mais toi et moi, ça y est. Point. Paragraphe. Fin de l'histoire. Parce que je ne te laisserai pas partir.
