Quelque chose l'avait réveillé.

Se redressant à moitié, Jamieson se mit à écouter avec attention, fouillant l'obscurité au-delà des lueurs du feu mourant pour tenter d'y discerner quelque chose pendant que ses mains, bougeant par habitude, rattachaient sa prothèse sur son moignon douloureux et gonflé. Se mordant la langue, il enfonça fermement la pièce de métal sur sa jambe. Mieux valait avoir mal et pouvoir courir qu'être immobilisé comme une grosse chenille dans son cocon.

Il n'entendait rien d'anormal, ne voyait rien d'anormal et allait se recoucher lorsqu'un espèce de trille le fit sursauter. Il n'y connaissait rien en oiseaux russes, mais ça, ce n'était pas un oiseau.
Il en aurait mis sa main gauche à couper, ce n'était même pas vivant.

Ruant et se débattant, il se traîna hors du sac de couchage, et sans même prendre la peine de se redresser, il secoua Mei qui s'était assoupie, à moitié affaissée sur ses genoux relevés contre sa poitrine.

Elle ne bougea pas. Jurant, il lui prit le pouls.

Toujours vivante mais inconsciente et glacée. Deux secondes pour prendre son lance-grenades et il la traînait au plus près du feu avant de la couvrir un peu maladroitement avec les sacs de couchage, et de récupérer ses vêtements pour les renfiler en vitesse, tous les sens aux aguets.

Une minute, deux minutes, trois minutes passèrent, et ses nerfs commençaient à s'effriter.

« Jamieson ? »

Une petite voix tremblante. Il jeta un coup d'œil à la forme roulée en boule dans son dos.

« Suis là, mais silence. »

« Qu'est-ce qu'il se passe ? »

« J'sais pas, mais ça pue. »

Il entendit le froissement de plastique et de tissu alors que la femme s'extrayait de l'abri tout relatif des couvertures, attrapant son pistolet glaçant pour en passer lentement les sangles.

Elle claquait des dents et tremblait comme une feuille, mais était réveillée et visiblement prête à faire tout le nécessaire pour survivre.

Il sourit. C'était le bon état d'esprit.

« Ça va, princesse ? »

Un vague gémissement positif lui répondit.

Il s'en contenterait. Après tout, elle lui avait déjà prouvé être capable de survivre aux pires circonstances. Et ils faisaient une pas trop mauvaise équipe.

Le craquement d'une branche dans l'obscurité et à nouveau ce trille.

« Reste près du feu. Risque d'y avoir de la baston. Réchauffe-toi tant que tu peux. »

Trois bruits de pas lui apprirent qu'elle avait obéi.

S'avançant à la limite du cercle de lumière, il scruta l'obscurité.

Là ! Un mouvement. L'ombre d'un mouvement !

Là-bas, un autre. L'étrange appel encore. D'une autre direction.

Quoi que soient ces choses, elles étaient plusieurs. Il sentit l'excitation picoter tout son corps.

Il cracha par terre, tentant d'étouffer un gloussement excité. Il ne pouvait pas bien entendre s'il faisait du bruit.

Mei, qui cette fois avait aussi entendu, poussa un petit cri alors que le son inimitable d'une articulation métallique retentissait, à peine audible.

Des omnics. Des saletés d'omnics. Il ne s'était pas trompé.

Une rage primale commença à obscurcir sa vision.

Le monde vira au rouge sang et au blanc nucléaire.

Les gloussements qu'il retenait se muèrent en rire hystérique alors qu'une des machines, un genre d'araignée métallique noire et rouge apparaissait à quatre mètres du sol sur un des arbres à la limite de la zone éclairée.

Il eut à peine le temps de lui faire sa fête à coup de grenades qu'une autre jaillissait des ombres, bientôt suivie d'un modèle de combat humanoïde qui dissimulait ses diodes lumineuses sous un bout de tissu crasseux.

Un cri et le bruit satisfaisant d'un pic de glace transperçant du métal lui apprirent que s'ils étaient encerclés, la reine des glaces couvrait néanmoins ses arrières.

Avec un hurlement de pure haine, il se jeta en avant, vidant son chargeur sur le robot avant de plonger à la dernière seconde, direction la moto-neige et ses munitions.

L'omnic, les explosions ayant fauché une de ses jambes, tomba lourdement avant de se redresser dans une parodie de position assise alors que le Junker se jetait sur la caisse métallique attachée à l'arrière du véhicule, contenant ses grenades.

Il devait vraiment ne pas être dans son assiette pour avoir oublié de la prendre alors qu'ils montaient le camp. A croire que le froid lui congelait le cerveau. Les fermetures à clapet étaient recouvertes d'une fine couche de glace, et ses doigts glissaient dessus.

Une rafale de l'omnic le força à s'accroupir derrière l'abri tout relatif de la moto-neige dont la carrosserie et le paquetage furent parsemés d'impacts.

Et ces maudites fermetures qui refusaient toujours de s'ouvrir !
« Mei ! »

Il avait hurlé alors qu'une seconde salve venait ricocher sur la moto-neige. Pourtant, qu'est-ce que la petite Asiatique pourrait bien faire contre une saleté de machine meurtrière ?

En guise de réponse, un mur de glace apparut entre lui et la chose, et il se releva précipitamment, faisant enfin sauter le givre des loquets.

Avec un rictus triomphant, il enfonça un nouveau chargeur dans son lance-grenades avant d'en empocher deux autres. Junkrat était de retour.

Pour faire bonne mesure, il pêcha également la mine dissimulée au fond de la caisse, puis faisant volte-face, il bondit au cœur de la bataille qui se déroulait autour du feu, dont les lueurs créaient des silhouettes dansantes sur les arbres alentour comme dans un sinistre théâtre d'ombres.

Si c'était une pièce de théâtre, il en serait le héros. Avec un caquètement mauvais, il intercepta d'un revers de crosse et en plein vol une des araignées mécaniques qui s'était élancée depuis une branche droit sur le dos de Mei. Ces saletés ne semblaient pas équipées d'armes à feu, mais les pointes tranchantes de leurs pattes n'en étaient pas moins mortelles.

La machine retomba sur le dos, gigotant exactement comme une véritable araignée, et exactement comme il l'aurait fait avec l'une d'entre elles, il posa la tige de sa prothèse dessus et appuya de toutes ses forces. La barre d'acier transperça le mince blindage et, dans un dernier sursaut et une superbe gerbe d'étincelles, le robot cessa de bouger.

« Jamieson ! »

Instinctivement, il se baissa et moins d'un dixième de seconde plus tard, un pic de glace passait à l'endroit exact où s'était trouvée sa tête pour finir sa course en plein dans le torse d'une seconde unité de combat humanoïde qui s'effondra en grinçant. Dans un souci d'économie de mouvement, il en profita pour appuyer sur la carcasse de l'araignée avec son arme alors qu'il tirait sur sa prothèse pour la dégager, puis, sans prendre le temps de se redresser complètement mais en s'offrant une bordée d'injures à l'intention du robot qui tombait lentement à genoux, ses diodes clignotant erratiquement, il lança tel un énorme frisbee sa mine, qui partit se coller sur le tronc d'un arbre grouillant d'une bonne demi-douzaine d'araignées mécaniques.

«Attention, ça va péter ! » (1) hurla-t-il pour tenter de couvrir le bruit de la bataille.

Est-ce que Mei l'avait entendu ou pas ? Il n'était même pas certain de s'être entendu lui-même.

Il appuya sur le détonateur, se détournant pour éviter les immanquables shrapnels.

Les oreilles sonnantes, il se redressa, perplexe. Son corps semblait avoir bougé tout seul.

Ça n'était pas étonnant. Il y avait toujours un tic, un sursaut, quelque chose qui l'empêchait d'être parfaitement immobile. Mais normalement, c'était juste ça, de petits mouvements involontaires. Normalement, il ne se tournait pas pour faire bouclier de son corps entre une de ses explosions et quelqu'un. En grande partie parce que, généralement, quand il faisait exploser quelque chose près de quelqu'un, c'était pour le tuer, et aussi parce qu'en général, c'était Roadhog qui se jetait ainsi sur lui pour le protéger, interposant son immense carcasse grasse entre lui et le danger. Mais Roadhog n'était pas là. Non seulement il n'était pas là, mais en plus il comptait sur lui pour ramener les médicaments qui allaient lui sauver la vie. Il n'avait pas le droit de mourir. Roadie comptait sur lui. Alors pourquoi s'être mis en danger comme ça ? Qu'est-ce qui s'était passé ?

.

Levant le nez, à moitié assourdie par l'explosion, Mei découvrit le grand Junker courbé au-dessus d'elle, ses longs bras l'entourant en une étreinte maladroite et l'air aussi ébahi qu'elle.

« Tu m'as protégée?! »

« Hein ? Quoi ? Non... 'Fin j'veux dire, oui ! Ouais, j't'ai protégée. Héhé... Tu vois, flocon de neige, que j'te veux pas de mal, hein? » bafouilla-t-il d'un air bravache, s'éloignant précipitamment d'elle.

Est-ce qu'il était en train de rougir ? Difficile à dire dans la semi-obscurité dansante des flammes. En tout cas, elle devait être aussi rouge qu'une tomate.

« Jamieson... »

« Mei ? » demanda-t-il avec un sourire tordu et incertain, comme hésitant entre plusieurs émotions.

« Derrière !»

En un instant son expression presque douce redevint le rictus cruel du tueur qu'il était alors qu'il se retournait en feulant, tirant en réflexe sur le dernier omnic encore en état de fonctionner.

Mei sentit ses jambes se mettre à flageoler alors que l'adrénaline commençait à refluer.

Elle parcourut en tremblant les deux mètres qui la séparaient de l'arbre le plus proche pour s'y appuyer lourdement, tandis que Jamieson - ou plutôt Junkrat - démembrait avec application et rage chacune des carcasses métalliques.

Après un temps indéfini, la réalité sembla reprendre prise sur elle.

Ils étaient encore loin de la ligne de front, et pourtant, ils n'étaient clairement pas en sécurité.

Il fallait qu'ils partent.

Si l'immense feu du Junker n'avait pas déjà attiré tous les omnics pouvant rôder dans la région, le chaos de leur combat le ferait sans aucun doute. Et impossible de savoir combien de ces machines meurtrières traînaient encore dans les bois.

D'ailleurs, maintenant qu'elle y pensait... C'était peut-être eux qui avaient réveillé l'ours dont ils avaient trouvé des excréments. Et pourquoi pensait-elle à ça ?! Il fallait qu'ils partent, et le plus vite possible. D'autant plus qu'elle n'était pas loin de l'hypothermie, et que cette dernière guettait aussi Jamieson.

Elle se força à se redresser, puis partit chercher l'Australien qui s'acharnait particulièrement sur un des robots humanoïdes.
« Jamieson. Il faut qu'on lève le camp. »

Il ne sembla même pas l'entendre.

« Jamieson ? Fawkes ? Youhou ? »

Il continua à défoncer à coups de pied la tête décapitée de la machine.

Une telle rage lui était même inconcevable, mais ce n'était pas le moment de s'interroger sur les causes d'un tel traumatisme. Il fallait qu'ils bougent.

Avec un soupir, elle partit récupérer leurs affaires un peu éparpillées autour du feu, puis fourrant tout au petit bonheur la chance dans le tas de matériel sanglé à l'arrière de la moto-neige, entreprit d'examiner les dégâts subis par cette dernière.

Une des bouteilles de désinfectant et un paquet de gants en latex s'étaient pris une balle, mais les médicaments les plus importants étaient sains et saufs. En revanche, le moteur de la moto avait aussi été touché, et lorsqu'elle tourna la clé dans le contact, elle n'obtint qu'un vague sursaut et un sifflement de mauvaise augure.

Elle savait entretenir un tel véhicule, mais réparer un moteur abîmé en pleine toundra dépassait totalement ses compétences.

Elle se mordit la lèvre. Ils étaient coincés. A moins que...

Elle revint vers le Junker, qui s'acharnait à présent sur l'autre robot humanoïde.

« Jamieson ? » demanda-t-elle timidement.

Il était terrifiant. Grognant et bavant comme une bête, le regard fou, s'acharnant aveuglément sur un bout de métal sans vie.

« M. Fawkes ? »

Elle avait déjà vu quelque chose de presque semblable. En Amazonie, lors d'une cérémonie tribale.

Mais là, il n'y avait pas de drogue, pas de tambours et pas de transe chamanique. Et chaque minute de plus qu'ils passaient sur place augmentait le risque d'une nouvelle attaque.

Ignorant la peur glaçante qui lui mordait les entrailles, presque plus encore que durant son combat contre les omnics, qui somme toute avait beaucoup ressemblé à ce qu'elle avait appris à l'entraînement, elle tendit une main tremblante vers l'homme, touchant son bras tout en se tenant prête à bondir en arrière au cas où.

Il ne réagit pas tout de suite, puis s'arrêta brusquement, et baissa lentement la tête pour regarder sa main, remonter le long de son bras et la fixer de son regard meurtrier. Elle flancha intérieurement.

Le bombeur fou ne la reconnaissait pas et il avait son arme à la main.

Elle allait mourir. Elle ne voulait pas voir ça. Elle ferma les yeux.

Une seconde, puis deux, puis trois.

« Flocon de neige ? »

Elle rouvrit les yeux d'un coup, alors qu'en face d'elle ne se tenait plus Junkrat, le criminel international, mais Jamieson, le Junker maladroit.

« Tout va bien, princesse ? T'es blessée ? »
« Hein ? Non. Mais la moto-neige ne démarre plus. Le moteur s'est pris une balle. »

L'homme sourit, ses dents en or brillant dans les lueurs du feu.

« Oï ! T'en fais pas, ma belle ! Suis le meilleur quand il s'agit de réparer des trucs cassés ! Ce vieux Jamie va te la faire ronronner, cette beauté ! » déclara-t-il avec entrain, partant examiner la machine.

Comment pouvait-il si vite changer d'humeur ? Mystère.

Elle s'autorisa tout de même un soupir de soulagement. Il avait grandi dans l'Outback. Avait appris à faire beaucoup avec trois fois rien. Il pourrait sans doute réparer le moteur. Et il était vraiment terrifiant au combat. Elle le préférait vraiment ainsi et comme allié, pas comme adversaire!

« Par contre, tu peux raviver le feu ? Que je voie ce que je fais ? »

Elle s'empressa de s'exécuter. Ce n'était pas comme si tout ce qui se trouvait à cinquante kilomètres à la ronde ne savait pas déjà qu'ils étaient là.

.

Non ! Pas maintenant ! Pas maintenant ! Il pouvait réparer le moteur. Il pouvait bricoler quelque chose qui tiendrait jusqu'à leur retour au camp. Il avait déjà tout préparé devant lui. Alors pas maintenant ! Il serra le poing, espérant calmer les tremblements qui commençaient à l'agiter. Mako avait besoin de ses médicaments. Mako comptait sur lui. Il ne pouvait pas le laisser tomber. Il rouvrit la main. Ses doigts tremblaient toujours autant. Plus même. Il essaya de l'agiter. Juste deux minutes. S'il pouvait retarder sa crise de deux petites minutes, il pourrait réparer la moto-neige. Mei pourrait la conduire. Juste deux minutes.

Ses doigts cessèrent de répondre à ses ordres alors que les muscles de son avant-bras commençaient à convulser anarchiquement.

Il était déjà à genoux, mais s'effondra maladroitement sur les fesses alors que les tremblements se repandaient aussi dans ses jambes. Il compta les secondes. Dix-sept secondes pour que les tremblements gagnent son épaule. Pourquoi maintenant ? Il n'avait plus fait de crise aussi violente depuis des mois. Non, ce n'était pas vrai. Il n'en avait plus fait tant qu'il avait eu les bons médicaments. Ceux du Dr Ziegler. Mais il n'en avait plus depuis presque cinq semaines. Juste les vieux médicaments. Les mauvais. Ceux qui le rendaient squelettique peu importe combien il mangeait et lui faisaient perdre ses cheveux encore plus efficacement que les radiations. Et même ceux-là, ça faisait presque deux semaines qu'il les avait terminés. Il eut envie de se mordre la langue, mais s'abstint. Impossible de savoir quand les tremblements atteindraient son visage. Il risquait de se la trancher involontairement. Il s'était déjà cassé plusieurs dents comme ça. Pas question de perdre aussi la langue ! Il essaya de lutter. Contre les tremblements et contre la douleur qui les accompagnaient toujours. Autant essayer d'arrêter une tempête de sable.

Mais il fallait qu'il répare ce maudit moteur.

« Meiiii... »

Sa voix sortit comme un petit miaulement poussif. Misérable. Dérisoire.

Il se haït. D'être aussi pitoyable. Aussi cassé. Aussi inutile.

« Oui ? Jamieson ? Jamieson ! »

D'interrogatif, son ton passa à paniqué. Il n'osait pas imaginer le spectacle qu'il devait offrir.

Comme pour le punir encore davantage, à l'instant précis où la jeune femme se jetait à genoux à côté de lui, les spasmes atteignirent sa vessie et il se fit dessus sans rien pouvoir y faire.

S'il avait encore eu un peu de contrôle sur son corps, il en aurait pleuré. De honte. De rage. De dépit. Mais il ne pouvait que claquer des dents.

Les grands yeux de la petite Asiatique devinrent encore plus immenses alors qu'elle se relevait d'un bond, comme si on l'avait électrisée, et se jetait sur la montagne d'équipement harnachée à la moto. Elle se mit à fouiller dedans frénétiquement, jetant sans pitié tout ce qui se trouvait entre elle et son objectif.

Il ne pouvait que la fixer alors qu'il s'effondrait lentement dans la neige, ses muscles posturaux atteints. Il se voyait tomber. Comme Roadie était tombé. Il avait eu tort. Il n'avait plus fait de crise aussi violente depuis des années. Pas des semaines, des années. Car si le géant s'était effondré lorsque son cœur trop longtemps privé d'oxygène par ses poumons ravagés avait commencé à oublier comment battre, lui allait sans doute mourir étouffé parce que ses propres muscles lui broyaient les poumons, faisant grincer ses côtes cassées.

« Je l'ai ! Jamieson ! Je l'ai ! »

Les paroles n'avaient plus de sens. Pas plus que la chose oblongue qu'elle agitait devant lui.

Désolé Roadie. Il eut envie de rire. Il était vraiment une raclure. Même en le voulant de toutes ses forces, il n'arrivait pas à faire une seule chose de bien. Il allait mourir et, avec lui, tout espoir pour Mako de sortir de ce maudit désert de glace. Roadie. Il aurait dû lui dire combien il tenait à lui. Il aurait dû lui dire que le deal 50/50 n'était plus si important. Soudain, il eut envie d'échanger son précieux trésor. Celui qui avait fait de lui un paria même parmi les Junkers et qu'il avait si farouchement protégé toutes ses années, pour une dernière chance de revoir son ami. De lui dire combien il était désolé. Désolé d'avoir tout fait foirer, une fois encore. Désolé d'être un si mauvais ami. D'être un si mauvais être humain. Il se laissa engloutir par la douleur et les tremblements.

Désolé Roadie...


(1) Je sais qu'il s'agit de la phrase de son ulti et que là, il n'utilise pas le pneumastic, mais bon, pourquoi se limiter à ça ? C'est très bien pour annoncer un gros boum, non ?