Bonjour à tous !
A ce que je vois, vous avez apprécié ma vision du coma et les révélations qui y sont faites… Nous allons continuer sur cette lancée alors…
Merci pour votre soutien dans cette histoire qui arrive à son terme dans quelques chapitres. Il vous faudra attendre un peu pour la suivante mais je vous promets un autre Jella mais peut-être pas All Human… Les vampires me manquent un peu…
Une petite pensée également pour silly girl, guest, Berenice, shadowblack et Lili pour vos petits messages bien sympathique.
Bonne lecture !
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Chapitre 20
Le processus de réveil me sembla long et fastidieux. Moi qui avais espéré pouvoir juste ouvrir les yeux et reprendre ma vie où je l'avais laissée… Malheureusement cela n'avait pas fonctionné. Il devait s'être passé une bonne heure depuis ma prise de position dans le néant de mon corps. Je sentais maintenant mes pieds et mes mains mais le reste était encore flou.
Je savais que Jasper était à mes côtés, je sentais le poids de sa tête dans ma main. J'entendais un bourdonnement et j'essayai vainement de comprendre les paroles que mon Cowboy cherchait à me dire.
Je me concentrai sur l'air qui forçait mes poumons et comptai les flux pour marquer le temps, car je ne voulais plus me perdre dans le noir qui m'entourait. Au bout de 2548 respirations, la sensation de fourmillement sembla prendre vie pour remonter dans mes jambes et dans mes bras. Mes pieds et mes mains étaient valides à présent et je les sentais réagir aux stimuli extérieurs. J'aurais d'ailleurs adoré pouvoir dire au médecin qu'il arrête de vouloir me chatouiller.
Ma main bougea, cherchant à se soustraire à la torture du Docteur. Un bourdonnement plus intense se fit entendre. Je cherchai encore à comprendre ce qui était dit sans y arriver et je retournai à mon décompte pour occuper mon esprit.
Après 3792 respirations, un ploc - ressemblant à la décompression de mes oreilles sous l'eau - retentit et j'eus l'impression de pouvoir tout entendre autour de moi. Il y avait un bip régulier sur ma gauche ainsi que le bruit d'un soufflet. Il y avait aussi une respiration sur ma droite. En faisant attention, je pus entendre les bruits de l'Hôpital dans le couloir. Il y avait une alarme qui résonnait et le couinement d'un chariot.
Il me fallait encore réussir à ouvrir les yeux mais je ne savais pas encore comment faire. Je préférai replonger dans mon décompte pour laisser à mon corps le temps de récupérer. Il me fallut encore 9202 respirations avant de ressentir l'intégralité de mon être. J'avais maintenant l'impression que mon âme et mon corps ne faisaient plus qu'un. Mes poumons commencèrent à lutter pour respirer seuls et je pris conscience de la discussion qui se déroulait à mes côtés.
-Votre compagne est en train de se réveiller Monsieur Whitlock. Nous devons lui retirer le tube qui lui permettait de respirer. Elle essaye de le rejeter. Pouvez-vous quitter la chambre quelques instants ?
Je sentis les lèvres de Jasper se poser sur mon front puis il quitta la pièce sans rien dire. La chose qui marqua la suite de mon réveil fut une sensation de brûlure insoutenable au fond de ma gorge. Cela dura à peine quelques secondes mais je sentis des larmes se former sous mes paupières closes. Je sentis des mains se poser sur mon corps pour retirer une des perfusions présentes dans mon bras puis j'eus l'impression de me redresser légèrement.
Après quelques respirations supplémentaires, j'entendis à nouveau mon Cowboy qui fredonnait à mes côtés. Je forçai mes yeux à s'ouvrir et j'y arrivai assez rapidement au final. Je tournai doucement la tête pour découvrir mon environnement et fronçai les sourcils en m'apercevant qu'il faisait beaucoup plus sombre que lorsque je lévitais près du plafond.
Jasper avait posé sa tête près de ma main et j'inclinai mon menton pour mieux le voir. Il avait fermé les yeux mais semblait toujours aussi triste et fatigué. Avant même que je puisse m'en rendre compte, mes doigts s'étaient levés pour aller fourrager dans ses belles boucles blondes. Il ouvrit les yeux en sursautant.
-Ozzy ...
Il ne put rien dire de plus et se mit à pleurer en attrapant ma main pour l'embrasser. Je le laissai faire, sentant mon cœur grossir sous un sentiment d'amour gigantesque...
-Je vais chercher le médecin Darlin', je reviens.
Il déposa un baiser à la commissure de mes lèvres puis quitta la chambre en courant. J'en profitai pour essayer de bouger. Mes jambes répondaient à peu près, bien qu'elles soient raides et endolories. Mes bras étaient plus mobiles et j'essayai de m'asseoir en prenant appui sur eux. J'échouai lamentablement et grimaçai en sentant une pointe de douleur traverser ma tête.
La porte de la chambre s'ouvrit sur Jasper et sur un homme en blouse blanche que j'avais déjà vu pendant ma lévitation. Il est chauve, avec un visage joufflu et un ventre assez proéminent. Il souriait doucement et se positionna au pied du lit pour me parler.
-Bonjour Madame Swan, bienvenue parmi nous. Comment vous sentez-vous ?
J'ouvris la bouche pour lui répondre mais je ne réussis qu'à émettre un faible gémissement qui me fit froncer les sourcils. J'en avais marre de ce silence, j'avais besoin de dire des choses, de rassurer mon Cowboy, de demander à voir ma famille et surtout de confronter Alice et Edward. Le médecin dut se rendre compte de mon incapacité à parler car il reprit son monologue.
-Ne vous inquiétez pas, c'est tout à fait normal que vos cordes vocales ne veuillent pas collaborer. Elles ont été au repos pendant plusieurs mois. Je suis le Docteur Dale et vous vous trouvez à l'Hôpital Cedar Sinaï à Los Angeles.
J'avais agrippé la main de Jasper en l'obligeant à s'asseoir à mes côtés puis je regardai le médecin pour qu'il continue son histoire.
-Cela fait près de 4 mois que vous êtes ici. Vous avez été victime d'un accident de la route. Votre voiture a plongé dans l'océan et vous êtes restée coincée sous l'eau pendant un moment. Les équipes de secours ont réussies à vous sortir et à vous réanimer avant de vous transporter ici. Vous souffriez d'un hématome sous-dural, dû à un traumatisme crânien important. Il s'est résorbé de lui-même durant votre coma.
J'acquiesçai pour lui montrer que j'avais bien suivi.
-Monsieur Whitlock nous a prévenus que vous souffriez d'une amnésie due à un précédent accident. Vous rappelez-vous de quelque chose ?
Je hochai la tête à nouveau en cherchant à dire quelque chose mais rien ne vint, ce qui m'agaça prodigieusement. Jasper se leva puis approcha ma table en y déposant un bloc et un stylo. Je lui souris pour le remercier et attrapai le crayon pour écrire.
Je me souviens de tout.
-Y compris ce qui s'est passé avant votre perte de mémoire ?
Oui.
-Je vais vous laisser le temps de vous retrouver tous les deux. Je repasserai cet après-midi pour vous dire ce qui va se passer dans les prochains jours. Je vais demander à ce qu'un plateau vous soit amené à midi.
Merci.
Il se détourna en souriant et quitta la pièce rapidement. Jasper n'avait pas bougé et il sembla reprendre vie dès que nous fûmes seuls.
-Je suis si content que tu te sois réveillée Darlin', je m'inquiétais pour toi...
Tout va bien mon Cowboy. Et Char' ?
-Elle va bien. Elle n'a rien eu du tout dans l'accident. Elle a essayé de nous raconter ce qui s'est passé mais n'a pas su me dire qui vous avait poussé. Tu le sais toi ?
Oui. Je dois voir Maître Weber...
-Je vais l'appeler tout de suite.
Où sont Peter, Char' et Abi ?
-Ils ont dû rentrer à Grandfalls.
Et toi ?
-Je ne pouvais pas te laisser toute seule. Tu es beaucoup trop importante pour moi.
Je l'attirai à moi pour l'embrasser et ne pus m'empêcher de soupirer quand je sentis ses lèvres rentrer en contact avec les miennes. Cela m'avait manqué plus que de raison et nous profitâmes de notre étreinte pendant plusieurs longues minutes. Il s'installa à mes côtés en s'assurant que ses bottes ne touchaient pas le lit et m'attira contre lui. Je posai ma tête sur son torse, appréciant son contact et me concentrant sur les battements réguliers de son cœur en fermant les yeux.
En rouvrant les yeux, je me rendis compte que j'avais dû m'endormir car il faisait nuit et j'étais seule. Jasper avait laissé une note sur la table qui surplombait le lit et je l'attrapai pour la lire.
Darlin',
J'ai du retourné à l'Hôtel car je ne peux pas rester durant la nuit avec toi. Je serais là dès la première heure.
Reposes-toi bien.
Jasper.
Je décidai de garder la lettre près de mon cœur et piochai dans le plateau qui se trouvait devant moi. Il y avait des gâteaux secs, un verre d'eau, une brique de jus de fruit et une salade de fruit. Je n'avais pas réellement faim mais je me forçai, voulant reprendre du poil de la bête rapidement. Je replongeai ensuite dans un sommeil réparateur, voulant faire passer le temps pour revoir mon Cowboy rapidement.
J'avais mis plus d'une semaine après mon réveil pour envisager de me lever et autant de temps pour retrouver la parole. Je devais suivre quelques séances avec un kinésithérapeute pour retrouver ma mobilité et le Docteur Dale m'avait dit que ma voix redeviendrait normale à force d'entrainement. Je ne pouvais pas encore tenir une conversation complète et je gardais perpétuellement mon carnet avec moi.
Nous avions décidé que je ferais ma convalescence au Ranch. Abigail avait même réussi à s'arranger avec l'Hôpital et le Docteur Black pour s'occuper de moi.
Maître Weber était venue me voir, comme je l'avais demandé et je lui avais raconté ce qu'il s'était passé sur le pont ainsi que dans le désert du Texas. Elle avait contacté la police et un inspecteur était venu prendre ma déposition.
John Stevenson était actuellement recherché pour tentative de meurtre avec préméditation mais d'après l'inspecteur qui suivait le dossier, il n'était plus sur le territoire national. L'inspecteur Brown s'était mis en relation avec Jacob pour qu'il puisse être à même de me protéger au cas où.
J'étais censée sortir en début d'après-midi et je ne tenais plus en place. J'en avais marre de l'hôpital, je rêvais de revoir les grandes plaines du Texas et surtout de passer du temps avec mon Cowboy. Il avait été très présent pour moi mais me traitait comme si j'étais une poupée de porcelaine, ce qui m'énervait extrêmement. Je voulais qu'il redevienne celui que je connaissais avant cette histoire de plongeon dans l'océan.
Un coup à la porte me fit lever les yeux et je souris en voyant Jasper devant moi. Il avait bien meilleur mine et il avait rasé cette barbe qui lui mangeait le visage. Je le préférai comme ça d'ailleurs.
-Bonjour Darlin' ! Prête à rentrer chez nous ?
-Oui... prête !
Je n'avais pas encore réussi à récupérer toute mon élocution. J'étais obligée d'y aller doucement en disant mot par mot. D'après le médecin, il ne fallait pas que j'aille trop vite pour éviter le blocage. Mon Cowboy vint m'embrasser et m'aida à me lever.
Je me hâtai de me coller à lui en veillant à maintenir mon équilibre et nous restâmes dans cette position quelques instants. Il attrapa ensuite mon sac puis nous sortîmes pour rejoindre le parking. Il m'aida à m'installer dans son Pick-up puis contourna la voiture pour s'asseoir derrière le volant. Nous prîmes la route sans attendre et j'eus l'impression que mon cœur s'allégeait au fur et à mesure que nous nous éloignions de cette ville qui ne signifiait plus rien pour moi.
Maître Weber m'avait dit que la vente aux enchères avait rapporté une somme astronomique et elle m'avait présenté un détail de ce qui avait été donné à l'Association. La villa avait également été vendue en moins de 48 heures et j'avais maintenant un pécule de 42 millions de dollars sur un compte sécurisé.
Au bout de deux heures de route, Jasper s'arrêta pour que nous puissions manger. Depuis mon réveil, je n'avais plus vraiment envie de manger et il devait trouver un maximum d'astuces pour me faire avaler quelque chose. Il savait que j'adorais manger épicé. Nous avions donc trouvé un Mexicain. Je voulais profiter de cet arrêt pour parler à mon compagnon de mon ressenti par rapport à son comportement avec moi.
La serveuse dragua Jasper sans vergogne mais je n'étais pas assez en forme pour répliquer. Mon Cowboy s'en chargea en l'ignorant royalement. Il commanda des fajitas avant de demander à ce qu'elle nous laisse tranquille. La mine choquée de la serveuse me fit rire. J'attrapai ensuite la main de mon Jasper pour lui parler.
-Je... voudrais... te... parler.
-Ne te force pas Darlin'. Nous avons tout notre temps pour ça...
-NON ! Je... il le faut.
-Je t'écoute ma chérie.
J'inspirai profondément et me penchai vers lui pour être sûre qu'il m'entende. Il dut comprendre car il fit pareil, sans se départir du sourire qu'il portait depuis mon réveil.
-Pourquoi... es-tu ...distant ?
-Je ne le suis assurément pas Darlin'...
-Si... tu...ne me ... touche plus.
Un éclat de tristesse traversa ses yeux puis se leva pour s'asseoir à mes côtés. Il saisit mon visage avec ses deux mains et riva son regard au mien avant de parler.
-Ecoute ma puce, je ne veux pas que tu penses ça. Je ne peux pas m'éloigner de toi et surtout, je ne le veux pas. Je fais juste attention car le médecin m'a dit de ne pas te brusquer. Je ne veux pas que tu souffres, alors je prends tout le temps qu'il faut pour que tu sois bien.
-Mais... je me ... sens seule...
Je me sentais ignoble de dire cela mais je devais lui dire. Je disposais de peu de mots pour réussir à faire passer mes émotions. Il me souleva pour que je repose sur ses genoux et me berça en mettant ma tête dans son cou.
-Tu n'es pas seule Darlin', je ne te laisserais jamais, je te le jure...
Il releva ma tête pour m'embrasser, laissant la passion prendre les commandes durant quelques secondes. Ce fut la serveuse qui nous arrêta et Jasper ne fit pas un geste montrant qu'il comptait retourner à sa place. Dès que nous fûmes seuls, il se décida à parler à nouveau.
-Je comptais te le dire plus tard mais j'ai besoin que tu le comprennes ma puce... Je t'aime...
Ses mots déclenchèrent mes pleurs et je me ruai sur ses lèvres à nouveau pour l'embrasser. Dès que je pus, je lâchai ce que je retenais depuis si longtemps.
-Je t'aime...aussi... mon Cowboy.
Nous mangeâmes notre repas en quatrième vitesse, souhaitant nous retrouver seuls puis Jasper m'amena jusqu'à un hôtel et réserva une chambre. Finalement, j'étais heureuse de lui avoir parlé. Dès que nous fûmes dans notre suite, il me fit asseoir et alla dans la salle de bain pour remplir la baignoire. Je me perdis dans le détail de la pièce et souris devant la simplicité de celle-ci. On était bien loin de ce qu'Edward avait choisi lorsque j'étais venue en Californie avec lui. Cette chambre me correspondait parfaitement, elle n'était meublée que d'un lit double, de deux chevets, d'un bureau et de deux fauteuils autour d'une table basse. Pas de tête de cerf peint en rouge, ni de lustre noir énorme et moche.
Jasper réapparut devant moi et son sourire réchauffa mon corps. Il m'aida à me redresser sans dire un mot puis m'accompagna jusqu'à la salle de bain. Il se déshabilla rapidement puis m'aider à retirer mes vêtements. Nous nous installâmes dans la grande baignoire, mon dos contre son buste et ses jambes encadrant les miennes. Je posai ma tête contre son épaule et fermai les yeux en sentant sa tête se poser sur la mienne. Je n'avais pas besoin de plus, juste être proche de celui que j'aimais. A bien y réfléchir, il était le seul que j'avais aimé.
Ma toute nouvelle reconnaissance de mon passé me confirmait que je n'avais jamais ressenti une telle plénitude dans une relation. Pour la première fois de ma vie, je me sentais bien, entière et aimée. En cet instant, je ne pouvais que jurer que je ne laisserais plus jamais s'échapper tout ça. J'allais tout faire pour préserver ma famille.
Nous restâmes dans l'eau pendant plus d'une heure, sans parler et je profitai des sensations que mon Cowboy me procurait. Il avait passé la majeure partie du temps à me laver avec une éponge douce et avait terminé par me laver les cheveux avant de m'aider à sortir de l'eau. Je l'avais regardé depuis mon poste d'observation - c'est-à-dire les toilettes - lorsqu'il se lava rapidement avant de me rejoindre. Il s'enroula dans une grande serviette puis me porta jusqu'au lit. Je m'installai contre lui et ce fut à cet instant précis que les vannes s'ouvrirent sans que je comprenne réellement pourquoi. De grosses larmes perlèrent le long de mes joues et s'échouèrent sur le torse de Jasper.
-Darlin' ? Que se passe-t-il ? Tu as mal quelque part ?
-Non... contrecoup...
Nous savions tous les deux que cela devait arriver. Je savais que je devais raconter à mon compagnon ma vie avant de pouvoir envisager d'avancer réellement. Je me redressai, me servant des manches de mon peignoir pour m'essuyer le visage et fis un signe à Jasper pour qu'il s'asseye aussi.
-Je dois te dire ma vie...
-Nous avons le temps Darlin'.
-Non, je dois le faire. Edward n'a rien dit.
-Je t'écoute.
Il s'installa le dos contre le mur et je fis pareil, me collant contre lui et je laissai mon esprit repartir dans ma vie pour pouvoir tout raconter à Jasper. Je savais que j'aurais du mal à tout nommer avec mon petit problème de diction mais comme il me l'avait dit, nous avions le temps.
- Je m'appelle Isabella Mary Swan et je suis née le 18 Juin 1987 à Forks, une petite ville à la frontière canadienne, dans l'État de Washington. Mon père, Charlie Swan était Shérif et ma mère, René Swan était institutrice. Ils sont morts lorsque j'avais 5 ans, dans un accident de voiture. Comme je n'avais aucune autre famille, j'ai été placé dans un orphelinat à Seattle. Le peu d'argent que mes parents avaient, a servi à ce que je bénéficie d'une place dans une école privée. J'y ai rencontré Rosalie Hale, placée là parce qu'elle avait été violée par son beau-père. Nous nous sommes protégées pendant des années et nous rêvions ensemble de notre avenir riche et entouré de plein de monde.
"Grâce à l'école, j'ai découvert la musique et surtout la guitare. J'ai commencé à jouer de cet instrument à partir de l'âge de 7 ans et je n'ai jamais arrêté. Rose, elle avait développé une certaine facilité à jouer tout, elle était une très bonne actrice et cela nous servait souvent à nous défendre quand nous faisions des crasses aux autres enfants de l'orphelinat. A notre majorité, nous avons été conduites à la porte du centre avec une enveloppe de 250 dollars chacune et la carte d'une assistante sociale. Nous avons pris le bus pour rejoindre Los Angeles. Rosalie voulait devenir une star, une actrice et elle y est arrivée très rapidement. Ce fut elle qui paya notre appartement pendant 2 ans."
"De mon côté, je continuai à écrire et à jouer. J'ai eu la chance de pouvoir jouer dans un bar qui m'a fait rencontrer Alice. Elle a tout de suite cru en moi et m'a permis de monter mon groupe. Au bout d'un an, Poison's Doll était classé premier dans les charts et 6 mois plus tard, je m'achetai ma villa mais aussi mes relations. Tu sais, je détestai vraiment devoir être seule, alors je me suis "acheté" des amis."
-Pourquoi dis-tu ça ?
-Je m'arrangeais toujours pour avoir ce qu'ils aimaient. Ça allait des voitures, à l'alcool en passant par la gestion de ma vie. Alice avait accès à tout, juste parce que je savais qu'elle aimait diriger. Edward avait émis le souhait d'être proche de moi, alors je lui ai donné accès à ma vie, à mes comptes et à mon monde, bien que je sache parfaitement qu'il ne m'était pas fidèle. Il passait du temps avec moi, cela me suffisait.
Je secouai la tête devant ma débilité et me sentis immédiatement mal d'avoir loupé tant de choses dans ma vie. Mon petit souci de mémoire m'avait fait comprendre que la vie se résumait à autre chose que des possessions et des amis profiteurs. La main de Jasper se posa sur la mienne, coupant cours à la spirale néfaste dans laquelle je me trouvais.
-Nous faisons tous des choix plus ou moins judicieux et tu ne dois pas te sentir mal avec cela. Ce que tu as vécu à fait de toi ce que tu es maintenant. Si tu n'étais pas passée par toutes ces étapes, nous ne serions pas là tous les deux, prêts à avancer ensemble...
-Tu as raison Cowboy...
Il m'embrassa tendrement avant de reculer légèrement, le regard dur.
-Je me dois, moi aussi, de te raconter quelques détails que tu ne connais pas encore.
-Ce n'est pas une obligation.
-Si... Demain nous commencerons notre vie, autant faire table rase du passé.
J'opinai en souriant et me rapprochai de lui pour le soutenir dans ses révélations.
-Lorsque j'étais plus jeune, j'étais jaloux de Peter. Il a toujours eu du succès avec les femmes et même avec les gens en général. Comme tu le sais, j'ai toujours été plus à l'aise avec les chevaux, qu'avec les humains. Mon petit souci d'audition n'aidait pas non plus. Un jour, Peter est arrivé avec Charlotte et quand j'ai vu comment ils étaient ensemble, je me suis pris à rêver d'avoir pareil. Je me suis donc mis à sortir et c'est là que j'ai rencontré Garret d'ailleurs. Durant ces soirées au bar, j'ai fait la rencontre de Maria. Elle s'est intéressée à moi, me demandant ce que j'aimais, voulant s'intéresser à ma passion et je suis tombé dans le panneau.
"En réalité, elle n'a jamais aimé mon monde et j'ai découvert plus tard qu'elle voulait mon argent. Elle aimait le fait que je sois célèbre dans le milieu du Western et le fait qu'elle allait pouvoir se pavaner à mon bras. Charlotte - que je détestais à l'époque - avait tenté de se rapprocher de moi et après plusieurs mois de lutte acharnée, je me suis rendu compte qu'elle pouvait être une amie pour moi. Lorsque j'ai finalement accepté son amitié, elle m'a confié ses craintes concernant Maria."
"Dans un sens, Maria m'a aidé à me rapprocher de ma famille et de celle qui est devenue ma meilleure amie. La garce a même essayé de me faire croire qu'elle était enceinte pour que je la garde à mes côtés. Heureusement que Charlotte s'est rendu compte de la supercherie... "
-Cela s'est passé il y a longtemps ?
-Cela remonte à 2 ans. Depuis ce fiasco, je ne me suis plus intéressé aux femmes. C'est pour cela que j'étais distant avec toi. Je ne voulais pas me faire avoir à nouveau...
-Je ne comprenais pas du tout ce que j'avais pu te faire pour que tu sois si froid avec moi...
Il ne rajouta rien du tout mais m'embrassa doucement, cherchant certainement à me dire pardon pour son attitude si étrange. J'avais moi aussi envie de lui dire pardon pour la crainte que je lui avais causé. Je perdis le fil de mes émotions et laissai mes mains empoigner ses cheveux pour approfondir notre baiser. J'avais besoin d'être proche de lui. Je savais que nous n'allions pas faire l'amour ce soir car j'étais encore trop faible mais je savais que j'allais lui montrer mes sentiments et mes espoirs pour la suite de notre vie.
(_¸.•°´'`°¤,¸.•*´`*•.¸,¤°´'`°•.¸_)
Voilà encore quelques secrets de plus de dévoilés, qu'en pensez-vous ? J'attends vos commentaires avec impatience. Passez une très bonne semaine et à mardi prochain pour la suite.
