Mille pardon, je me suis accordée une petite pause pour me ressourcer niveau écriture, et elle a duré plus longtemps que prévue

barjy02 : Ah oui, Castiel va forcement devoir se forger un personnage public, il ne pourra plus rester dans l'ombre.

Kathexia-Castiel156 : Passé de Castiel révélé, on va se concentrer sur son futur (avec Dean:p)

Bloupbloup : Merci. Je t'avoue que j'y ai réfléchi, mais première dame ne convient pas, donc ce sera le premier homme... mais ça fait bizarre, il faudra trouver un meilleur terme.

Angelyoru : Castiel sera toujours critiqué, tout comme Dean, les homophobes restent présent. Mais ils seront plus comme un bruit de fond, qu'on entend plus avec le temps.

yakusokuyumi : ah, heureuse que le témoignage t'ai ému, c'était un peu l'effet que je cherchais.

Courtney Ackles : Oui, il le fallait, il n'aurait jamais pu s'en sortir seul


_ Dean, qu'est-ce que tu fais ? demanda Castiel.

_ Je commande quelque chose à manger au room service…

Tous deux venaient d'entrer dans leur chambre d'hôtel à Washington et le gouverneur s'était directement jeté sur le lit, pour se saisir du téléphone posé sur la table de chevet.

_ Le repas à la maison blanche est ce soir, Dean !

_ Oui, dans six heures, répondit-il. Je tiendrais jamais jusque là, sans avaler quelque chose.

Sans répondre, Castiel ouvrit les valises pour sortir leurs costumes qu'il alla accrocher dans la salle de bain. Il vérifia qu'ils n'avaient pas trop souffert pendant le voyage, et qu'aucun faux pli disgracieux n'était apparu.

_ Tu veux manger quoi ? entendit-il crier.

_ Rien, merci, dit-il sentant son estomac protester rien qu'en pensant à de la nourriture.

_ Cass, tu n'as rien avalé ce matin, il est presque deux heures de l'après-midi, tu dois manger, où tu vas tomber d'inanition sur le seuil de la maison blanche.

_ Je n'ai pas faim.

_ T'es sûr ? Ils ont de la pizza, du poulet et même des hamburgers !

_ Non, répondit-il en se forçant à respirer par le nez pour faire passer la nausée.

Dean soupira.

_ Pourquoi t'es si nerveux ? Tu l'as déjà rencontré le Président pourtant ! T'as même travaillé pour lui !

_ J'étais assistant ! Franchement, j'ai dû le voir trois fois en tout ! Et c'est pas de le rencontrer qui m'inquiète.

_ Non, c'est d'y aller avec moi ! dit Dean ironiquement.

_ Parfaitement.

_ Si tu veux, tu peux y aller seul, sourit le gouverneur.

_ Bien sûr que non ! C'est toi qui est invité, pas moi.

_ Alors, je commande deux burgers avec des frites.

_ Je n'ai pas…

_ Tu mangeras ce que tu veux, et je finirais ton assiette. Crois moi, il faut avoir des réserves pour ce soir, on va pas bien manger !

_ Quoi ?! s'exclama Cass après quelques secondes pour comprendre ce que venait de dire son compagnon.

_ Je t'assure, on se croirait dans un resto quatre étoiles, avec plus de mots dans le nom du plat que de nourriture dans l'assiette.

_ J'hallucine, dit Castiel en le voyant passer commande.

_ Ben quoi ?

_ On va manger à la maison blanche et toi, tu te plains qu'on nous propose pas de malbouffe ?!

_ T'en fais toute une histoire, mais on va se retrouver dans une table avec des gens rasoirs, on ne verra le Président qu'à notre arrivé où il nous saluera avec Michelle, et..

_ Michelle ?! s'étrangla Cass

_ Sa femme.

_ Bon sang, je sais qui c'est !... Tu l'appelles Michelle ?

_ Ben, c'est son prénom !

_ Comment tu fais pour être aussi décontracté ? T'es jamais nerveux, ça m'horripile !

_ Oh tu sais, prends toi une balle, vides toi de ton sang dans le désert Afghan, pendant que tu te demandes si tu vas survivre toi comme ton équipe. Ça t'aide à relativiser.

_ Je vois, répondit Castiel sérieusement. Évidemment, il n'y a pas de désert dans le coin, un bout de trottoir suffira. Par contre, la blessure par balle sera assez facile, on est à Washington après tout… Le seul membre de l'équipe dans le coin, c'est Sam, je ne pense pas pouvoir le faire quitter Jess, même pour une mission aussi importante. Après tout, il est venu uniquement pour la voir, quoiqu'il en dise… Bon, je vais m'occuper de ça, mais je ne pourrais pas assister au dîner de ce soir, je serai sûrement à l'hôpital après m'être vidé de mon sang…

_ Tu te foutrais pas de ma gueule ? demanda Dean en levant un sourcil.

_ Du grand héros de guerre Winchester ? Non. En revanche de mon petit ami qui est un peu trop présomptueux, sûrement.

Castiel se dirigea vers la porte où le room service arrivait avec le plateau. Le serveur à peine parti, le directeur de campagne reçu un choc, pas vraiment violent, dans le dos. Il se retourna et vit, au sol, un coussin.

_ Sérieusement Dean ? dit-il en ramassant le projectile.

_ Tu l'as bien cherché, répondit-il en le voyant approcher, armé de son ancien projectile. Tu espères quand même pas m'avoir, Cass ? Je te rappelle que je suis un ex militaire, t'as aucune chance.

_ Rectification, un militaire blessé, en manque d'entraînement et qui mange un peu trop.

_ Quoi ?! s'exclama le gouverneur en baissant la tête pour vérifier la taille de son ventre.

Il ne comprit son erreur qu'en recevant un oreiller sur la tête.

_ Tu vas me le payer, Cass. Tu le sais ?

_ Si tu veux, dit-il en soulevant la cloche couvrant son repas. Mais dans ce cas, tu devras manger froid, et c'est mauvais les frites froides, expliqua-t-il en n'en mettant une dans sa bouche. Je le sais, c'est toi qui me l'a dit.

Dean sourit, sa vengeance pouvait bien attendre le temps d'un repas, surtout s'il parvenait à faire manger son homme.

SSSSSSSSSSSSSSS

_ Monsieur le Président, je suis ravi de vous revoir, et je voulais vous remercier personnellement de m'avoir apporté votre soutien pendant la recall.

Dean et Castiel venaient d'entrer dans la salle de réception de la maison blanche, et saluaient le couple présidentiel qui accueillait tous les invités.

_ Monsieur Winchester, vous avez fait un superbe boulot au Kansas. Franchement je n'ai pas fait grand chose, vous et votre équipe avez travaillé dur pour vous sortir de ce piège, et tout le mérite vous en revient. A vous, ainsi qu'à Castiel. Je suis ravi de vous revoir, et avec un meilleur employeur que le précédent, dit-il en lui serrant la main.

_ Merci, Monsieur le Président, répondit Cass, en tendant ensuite la main vers son épouse.

_ Castiel, enchanté de vous revoir. Personnellement, murmura-t-elle avec un sourire, moi, j'aurais visé les parties intimes.

Le chargé de communication ouvrit la bouche et la referma aussitôt. Il se laissa entraîner par son compagnon qui le faisait avancer, d'autres invités attendaient pour saluer le couple présidentiel. Il se retrouva avec un verre dans la main, l'œuvre de Dean, qu'il vida à moitié d'un seul trait.

_ Doucement, lui dit son compagnon en prenant un verre sur un plateau tendu par un serveur, je sais que t'en as besoin, mais si tu te retrouves à me vomir sur les chaussures, ça ferait mauvais genre !

_ Mais tu as entendu ce qu'elle a dit ?

_ Oui, répondit Dean, je pensais pas que le tweet de Singer aurait autant de succès…

_ Je sais moi non plus au début. Mais elle n'est pas la première à m'en parler, au moins une fois par jour, j'y ai le droit. Mais je pensais que… Singer est vraiment bon, il arrive à être près des gens, tout en gardant une certaine morale. Il va être difficile à... Une seconde… T'aurais pas essayé de détourner mon intention en parlant boulot ?

_ Et ?

_ Super, continue ça marche.

_ Alors, on se mêle aux autres gouverneurs pour… comment tu dis ?... euh... Trouver des soutiens de poids à l'investiture ?

_ Très bonne idée.

_ Tiens, regarde celui-là, il doit faire au moins une tonne, question soutiens de poids, il devrait faire l'affaire.

Castiel ne put s'empêcher de rire. Finalement, cette soirée s'annonçait plutôt bien. Dean avait un talent innée pour détendre les gens autours de lui, talent très utile quand son petit-ami paniquait pour rien, comme à l'idée d'aller dîner à la maison blanche.

_ Dean Winchester ! Je mourrais d'envie de discuter avec vous.

Le gouverneur se retourna et se retrouva en face d'un grand homme blond et fin. Ses yeux bleus brillaient d'intelligence et d'humour.

_ Vous êtes le gouverneur du Delaware, c'est ça ? demanda-t-il

_ Luc Pellegrino, pour vous servir. Il fallait absolument que je vous félicite pour votre campagne, remarquable, vraiment.

_ Mais vous êtes républicain, non ?

_ Par opportunisme, je vous rassure, pas par conviction.

_ Pardon ?! s'exclama Castiel.

_ Je plaisante, allons… Je dois avouer que nous sommes quelques uns, parmi mes connaissances, à vous suivre avec curiosité.

_ Est-ce que ça veut dire que vous allez m'appuyer à la présidentielle? sourit Dean.

Son interlocuteur parti d'un grand éclat de rire.

_ Et pourquoi ça ?

_ Je dois chercher des soutiens, je l'ai promis à mon directeur de campagne, dit-il en désignant Castiel.

_ Mais je suis républicain, comme vous l'avez souligné…

_ Moi je suis gay, personne est parfait, dit-il en haussant les épaules.

Luc rit de nouveau. Cass regardait silencieusement, les deux hommes discuter. Il n'avait jamais vu Dean en hypocrite, c'était étrange. Mais il était doué, il fallait bien, sinon il n'aurait jamais pu travailler avec toutes les personnes qu'il devait fréquenter en tant que gouverneur.

_ Dite moi, j'ai une question. J'espère que vous aurez l'honnêteté, dit-il avec un soupçon de sarcasme dans la voix, de me répondre...

_ Je dis toujours la vérité, vous savez. Mais bien sûr que vous le savez... J'en ai fait mon slogan et vous êtes un… admirateur.

Oh, pensa Castiel, il ne s'agissait pas simplement de montrer un intérêt poli, il ne pouvait vraiment pas le sentir ce type. Animosité latente, intéressant… et super sexy.

_ Bien sûr, bien sûr… Comme nous tous, nous sommes des élus du peuple après tout. Alors, comment vous est venu cette idée ?

_ Laquel ? demanda le gouverneur sans comprendre.

_ L'histoire avec Alastair, enfin !

_ De quoi vous parlez ? demanda Castiel, comprenant enfin ce que son homme avait tout de suite compris à propos de ce type.

Dean garda son visage impassible, il avait appris à masquer ses sentiments, et il allait en avoir besoin.

_ Oh, allez, jouez pas les innocents !, repris le nouveau venu. Votre campagne était au point mort, et d'un coup, bam ! Vous vous retrouvez accusé de frapper un type, vous vous en prenez plein la gueule, et quand tout espoir est perdu, la jeune victime surgit de nulle part et vous devenez un héro ! Franchement brillant ! Alors, qui a eu l'idée ? Si c'est pas vous, je veux l'embaucher !

_ Personne ! s'exclama Cass. Vous croyez pas qu'on a fait ça exprès, tout de même ?!

_ Bien sûr que si ! Vous allez pas me faire avaler que tout s'est arrangé tout seul ? C'est un pur hasard, cette jeune fille qui prend votre défense à une heure de grande écoute avec Oprah ? demanda-t-il ahuri. Non, laissez tomber !, soupira-t-il finalement devant le silence de ses interlocuteurs. Ne répondez pas. Peu importe après tout, vous voulez garder votre stratégie secrète et je le comprends. Je vous laisse profiter de votre dîner à la table d'honneur, nous aurons l'occasion de nous revoir, j'en suis sûr.

Le regardant s'éloigner, Castiel murmura à Dean.

_ Il a une grande influence auprès des républicains, certains disent qu'il va se présenter à l'investiture, même si d'autres pensent qu'il a peu de chance parce qu'il dirige un trop petit état. Euh… Dean, qu'est-ce qu'il entend par table d'honneur ?

_ Aucune idée.

_ Vraiment ?

_ Puisque je te le dis… Tiens regarde, voilà le maître d'hôtel, ça veut dire que le repas va commencer. On va nous placer, et tu vas voir qu'à tous les coups on va se retrouver assis avec Luc-muche, à sa "table d'honneur" comme il dit.

_ Moi qui espérait qu'on pourrait rencontrer des membres du parti pour les inciter à nous rejoindre, soupira Castiel.

_ Je croyais que Singer avait le parti dans sa poche ?

_ Ouais en grande majorité, c'est pour ça que j'espérais profiter de son absence pour en récupérer quelques uns…

_ T'es vraiment un petit vicieux, Monsieur le directeur de campagne.

_ Je prends ça pour un compliment, Monsieur le candidat.

Échangeant un sourire, ils attendirent l'arrivé du serveur qui devait les placer.

_ Monsieur Winchester et Monsieur Novak, veuillez me suivre je vous prie, dit-il en se dirigeant vers la salle à manger. Vous êtes à la table présidentielle.

_ Quoi ?

_ Quoi ?

_ Vous n'étiez pas au courant, c'était pourtant indiqué sur votre invitation.

_ Mais non ! Je t'assure, Cass ! dit-il devant l'air ébahi, et légèrement blanchâtre, de son compagnon. Il indiquait juste le numéro de table, comme d'habitude… Jamais fait très attention je dois dire... puisqu'on a des placeurs...

_ La table numéro 1, oui, Monsieur, dit l'employeur.

_ Est-ce que j'ai le temps de vomir avant qu'on s'installe ? demanda Castiel.

_ Non, désolé Monsieur, répondit le serveur en se permettant un sourire.

_ T'as des plantes, là, si tu veux, suggéra Dean.

_ Très drôle, je préférais quand tu parlais boulot, c'était plus efficace pour me distraire.

_ Je pense qu'à ce niveau, il vaudrait mieux directement passer à un double whisky, avec une dose de glace.

_ Il me faudrait la bouteille, plutôt.

_ Voici, Messieurs. La table présidentielle, dit le serveur en retirant, puis en leur avançant les chaises pour qu'ils puissent s'asseoir, avant de s'éloigner.

Ils furent vite rejoint par un autre couple qui vint s'installer, ils se levèrent pour les saluer.

_ Monsieur Winchester, c'est un plaisir de vous voir.

_ Monsieur Henriksen, Madame, les salua Dean en se rasseyant.

_ Je suis surpris de voir que vous êtes également invité, s'enquit le nouvel arrivant.

_ Tous les gouverneurs le sont, lui répondit-il.

_ Non, je voulais dire à la table présidentielle, sourit Victor. Evidemment, dans un soucis d'équité, il est normal qu'il invite l'autre gouverneur, candidat à l'investiture. Mais, bien sûr, sa préférence est… évidente.

_ C'est toi, mon chéri, sourit son épouse.

_ Lisa, mon coeur, tu te souviens de ce qu'on a dit, avant d'arriver ?

_ Oui, mais ils ne sont pas encore…

_ Commence tout de suite tu veux ?

La jeune femme hocha la tête et regarda fixement son assiette.

_ Charmant, murmura à Cass à l'oreille de Dean.

_ Mesdames et Messieurs, annonça un héraut, le Président des Etats-Unis.