Hey !
Désolée du looooonnnng retard. A la base je voulais faire un truc comique, je vous jure ça partait en vrille mais… C'était mémorable.
Au bout de 2000 mots, j'avais épuisé ma réserve de bêtise à sortir tous les deux mots. Je m'épuise.
En tout cas, voici le chapitre. Chapitre que j'imaginais dix fois plus long et dix fois mieux, mais bon. Que voulez-vous, je n'ai rien réussi à sortir de plus mauvais. Enfin, bref lisez quand même ! Je suis déçue DONC je ne suis pas objective. (Ai-je déjà été objective vous allez me dire ?)
Réponse au review :
Liwily : je l'ai déjà fait xD Je te répondrais là maintenant.
Black-Tulipe : Tout d'abord, un GRAND merci ! Ton courage est immense d'avoir lu tout ça ! Alors je ne peux pas répondre à tout tes reviews, mais je vais essayer.
Oui, moi aussi j'aurais été voir Caine. Mais j'ai déjà une intrigue pourrie, alors si je la fous en l'air dès le début !
Que Pete soit le méchant est sans doute ma meilleure idée 8) nan je blague, mais j'adore voir le mauvais côté des gens. C'est amusant de tout changer.
Oui, quand je relis certains chapitres, j'ai juste envie de les réécrire pour qu'on comprenne quelque chose ! C'est vrai que ça allait très vite. Mais si je me mets à réécrire ça, je fais obligatoirement changer certains détails qui ont de l'importance. Donc bon. En tout cas, si jamais tu as des questions ! ^^'
En fait, c'est pas tellement que je me suis améliorée dans mon écriture, c'est qu'avant je ne prenais pas trop cette histoire à cœur. Elle était légère. Sans vraiment fil conducteur –d'ailleurs elle n'en a toujours pas… Oui je fais une fixette sur cette intrigue disparue-. Mais je me suis dit : bon maintenant on arrête tout, et on fait une histoire correcte. En tout cas merci, parfait vraiment ? Vous me faites rougir !
En fait si, j'adore Astrid. C'est l'un de mes personnages préférés –avec Caine- mais… Je l'ai toujours vu comme une fille… Heu… Autoritaire ? Bon en tout cas, j'adore transformer les gens en méchants ! Mais je vais me répéter là si je continue.
Je me DEVAIS de trouver un surnom à Quinn, juste parce qu'il est tellement différent ici que le pêcheur, que je devais le nommer autrement. C'était un devoir. ^^' Non en fait je trouvais juste ce surnom très drôle.
Ouais c'était tordu, mon seul couple qui tenait la route. Je l'ai tué. J'ai toujours dit que j'avais un truc qui tournait pas rond là-haut.
Moi aussi je me suis choquée ce jour-là. Drake/Diana, c'était tellement impossible qu'il fallait que je le mette.
En tout cas encore merci, et j'espère que ce chapitre va vous plaire ! Même si je suis terriblement déçue de ma performance.
L'univers appartient à Mickael GRANT –oui j'ai changé parce que finalement, j'ai trop de truc à moi xD-
La chanson, qui n'est pas en entière, Une dernière danse, appartient à Indila.
Le Trio, Pete, Glop, Lune, Azilis, Glopland, l'histoire, le scénar', l'intrigue –y en a pas vous allez me dire-, Le Président, La Silhouette m'appartiennent.
Chapitre XVIII : Ce n'est qu'une Larme
SOIT
Le Retour Des Anciens
Y a des jours comme ça, où on se dit que manger des crêpes aurait été plus judicieux.
Elle avait mal. En fait, c'était même pire que ça, elle était au bord de la mort. Si elle ne mourrait pas d'ici quelques heures, cela révélé du miracle. Elle tenait à peine debout. Ses cheveux courts étaient sales, sales de sang. Elle entendait ces foutus cris autour d'elle.
Tue-le.
Des larmes coulaient sur ses joues. Son cœur se serrait de plus en plus, à l'idée de le perdre. Elle avait mal. Terriblement mal. Diaboliquement mal. Ils ne s'étaient pas tués. Elle n'avait pas obéit. Elle n'entendait plus que d'une oreille. Et cette furie rousse leurs envoyer des monstres. La dernière fois c'était un… Un mélange entre un éléphant et un lion. Elle avait failli devenir borgne. Elle l'avait tué. Pour réussir, elle ne savait plus comment, à le faire cuir. Il avait mangé. Un peu. Il avait bu. Elle aussi. Elle avait déchiré ton pantalon, pour arrêter l'hémorragie. Elle avait fait tout ce qu'elle pouvait faire. Elle avait un plan, son seul plan possible. Faites que ça marche.
Tue-le.
Combien de temps qu'ils étaient dans cette arène ? Aucun ne le savait. Tout était trop flou autour d'eux. Ils n'arrivaient pas vraiment à différencier la réalité de leurs songes hantés. Il avait perdu sa jambe. Il souffrait. Elle se battait. Pour lui. Pour eux.
Tue-le.
Amélie ferma les yeux. Elle ne devait pas s'endormir. Elle devait veiller. Elle devait le protéger. Elle n'avait pas le droit de partir. Elle n'avait pas le droit de baisser les bras.
Tue-le.
Elle s'écroula, en pleurs. C'était tellement dur. Elle avait tellement mal. Elle était tellement faible… Au début elle y avait cru. On viendrait les chercher. Mais il fallait se rendre à l'évidence, personne ne viendrait. Personne. Pas même Anita. Surtout pas Anita. Et elle avait mal… Tellement mal… Tout était flou autour d'elle. Elle entendait si peu de chose. C'était comme un brouhaha de fond. Elle n'y prêtait pas attention. Elle était dans sa bulle. Ces rugissements, elle s'en fichait. Seul comptait ses pleurs. Elle n'arrivait pas à s'arrêter. C'était trop fort pour elle. Qu'est-ce qu'elle foutait là ? Pourquoi…
Tue-le.
Elle secoua la tête. Elle ne pouvait pas abandonner. Elle entendait sa respiration saccadée. Ses gémissements. Ses hurlements… Hurlements ? Amélie releva la tête dans un sursaut. Elle regarda frénétiquement autour d'elle. Et elle le vit. Une bête affreuse. Un mélange entre un caribou, un ours et un mammouth. Il avait du sang sur son pelage. Et il y avait les hurlements d'Edilio. Le monstre était en train de le manger. La bête mangeait Edilio. Noooonnn ! Amélie se releva, oubliant sa douleur. Elle s'arma d'un os qui trainait par-là et elle sauta, frappant le dos de la bête. Celle-ci se retourna. Elle avait des crocs d'une taille gigantesque. Du sang dégoulinait sur sa gencive. Une lueur diabolique et d'extase folle, dansait au fond de son iris. Amélie pleurait toujours. Elle frappa. Elle frappa. D'un coup de patte, la bête l'envoya valser à l'autre bout de l'arène. Mais Amélie se releva. Elle saignait. Elle avait mal. Encore. Mais elle courut. On ne touche pas à Edilio. Pas touche ! Elle donne un coup de poing totalement inutile, dans le torse de la bête. Elle poussa un rugissement effrayant. Amélie donna un coup de pied. Sans attendra la riposte, elle se mit à courir. Elle attrapa un morceau de fer. Elle savait qu'il était coupant, elle s'était libérée grâce à ça. Elle fit volte-face. Elle voyait la bête courir, le sang coulant sur sa nuque, vers elle. Amélie cligna des yeux. Et comme dans un film au ralentit, la bête l'attrapa par la taille, le dos d'Amélie émit un craquement et d'un mouvement circulaire, alors que la bête la montait assez haut pour l'envoyer au loin, Amélie enfonça sa barre de fer dans l'œil de la bête. Celle-ci lâcha Amélie qui s'écroula à terre. Il y eut un coup de vent. La bête s'effondra.
« Gagnant : humain. Récompense : médicament. »
Amélie émit un grognement de satisfaction. Mais encore fallait-il qu'elle atteigne la plaque et qu'elle attrape la récompense. Elle se traina jusqu'à sa droite. Une pochette remonta. Elle l'attrapa. C'était des médicaments fournit par Dahra. Ils soignaient tout. Mais une seule blessure à la fois. Il n'y en avait qu'un. D'où le singulier. Amélie grogna. Elle rampa jusqu'à Edilio.
« Dil… Edi tu m'entends ? Dil youhou ? »
Elle le secoua un peu. Il battit des paupières.
« J'ai gagné. J'ai un médoc'. »
Elle sourit. Elle commença à sortir la pastille pour que son ami le prenne. Mais il secoua la tête. Il était blafard. En sous-alimentation et sans doute en pleine hémorragie. Il venait de se faire bouffer la jambe après tout. Il n'en restait plus rien.
« Edilio joue pas au con, je peux soigner ta… Ton moignon. Protesta Amélie.
-Prends-le. »
Amélie protesta.
« Amel… C'est ce qu'on avait dit… La dernière fois c'est moi qui l'ai pris… »
Il avait raison. Evidemment. Mais il était dans un état si critique qu'elle avait un doute.
« Amélie. »
C'était un souffle. Un murmure à peine audible. Amélie se mit à pleurer. Encore. Elle ne faisait que ça en ce moment. C'était gâché l'eau de son corps. Elle recueillit quelques larmes dans un petit récipient et attendant que ça suffise, elle les avala avec le comprimé. Aussitôt, son dos sans doute cassé, fut soigné. Amélie put donc marcher, courir. Elle n'avait plus vraiment mal. Juste des coupures plus ou moins sévères par-ci par –là.
« Dil… T'es vraiment con quand tu veux. »
Il fit un faible sourire. Elle lui caressa le front.
« Le plan… Souffla-t-il.
-C'est fait.
-A qui ? »
Amélie resta silencieuse. Son regard traina vers le public. Elle détestait ce public plus que tout.
« Amel… Qui ? »
Elle baissa le regard vers le métis.
« A Cléa… »
Elle fut témoin du changement dans le regard d'Edi, la surprise tout d'abord, puis l'incompréhension. Et la colère.
« Mais bordel Amel, elle est morte tu piges ça ! Tu viens de foutre notre chance de sortie en l'air pour une fille MORTE ! »
Amélie se redressa soudain.
« Edi, regarde. »
Elle pointa la loge de Lune. Lorsqu'il y avait un monstre, et-ce depuis toujours, Lune restait avec Quinn pour discuter. Ils discutaient beaucoup. Longtemps. Et c'était ça après chaque monstre. Soit environ chaque jour. Mais cette fois-si, il n'y avait que Quinn. Lune venait tout juste de partir. Un conseiller venait de lui parler à l'oreille et elle était partit.
« A ton avis, qui pourrait faire partir Lune de ses 'réunions' avec Quinn ? »
Edilio ouvrit la bouche pour répondre. Amélie était en train de refaire son bandage.
« A ton avis Dil', qui pourrait interrompre les plans de Lune ? A ton avis qui pourrait causer suffisamment de dégât pour que lorsqu'elle parte, elle soit suffisamment inquiète pour laisser tout en plan ? A ton avis, qui aurait fait quelque chose d'assez grave pour déloger Lune ? A ton avis Dil, qui est-ce que Lune craint suffisamment pour la tuer avant même que tout commence ? Qui est-ce que Lune déteste ? »
Amélie et Edilio étaient au courant de tout ce qui se passait à l'extérieur, grâce à des écrans positionnaient tout autour de l'arène. Ils savaient qu'Anita et Sam étaient prisonniers. Ils savaient que Dahra avait trahit. Ils savaient que Caine était en prison. Ils savaient que la guerre faisait rage. Ils avaient tout vus. Et le pire c'est qu'ils ne pouvaient rien faire.
« Qui est-ce que Lune a tué avant tout le monde ?! Qui est-ce que Lune craint ! Putain Edi, ouvre les yeux ! Si elle est morte c'est pas pour faire jolie merde quoi ! Si elle est morte Edi, c'est parce qu'elle savait comment sortir, parce qu'elle savait comme vaincre. Elle sait. Alors si Lune s'est barrée aujourd'hui, si Lune a peur, parce qu'elle a peur, c'est pas parce qu'Astrid a lancé une offensive ! Non ! C'est parce qu'elle est de retour ! »
Elle tourna violemment et pointa un écran noir.
« Tu vois ça, normalement ça montre le chemin pour venir ici ! Alors si c'est noir, c'est que Lune veut pas qu'on sache ! Elle veut pas qu'on la voit arriver ! Parce que putain Dil', ouais c'est la fin. Aujourd'hui soit on est vivant soit on est mort ! Y a plus d'issus là Dil'. C'est la fin. »
Edilio baissa la tête en grimaçant. C'était effroyable comme vérité. Effroyable, mais vrai. Putain, faites qu'il y est encore quelqu'un d'assez sobre là-haut pour les aider.
-Quelques heures auparavant (et non au parapluie…. Hum…)-
-Astrid-
Mes chaussures raclaient les graviers. Mon cœur battait à la chamade. Mes cheveux emmêlés et sales, volaient au rythme de mes pas. Des larmes coulaient sur mes joues. Le visage de Sam était incrusté sur mes pupilles. Mon estomac se tordait dans tous les sens. J'avais envie de vomir. Je ne devais pas m'arrêter. Je m'enfonçai mes ongles dans mes paumes. On m'empoigna par les… Tiens ? On dit « avant-bras » mais pour au-dessus on dit quoi ? Oh putain Astrid, on s'en fou. On m'empoigna par les coudes –na !-. Et on me traîna le long d'un couloir en marbre. On me fit monter un escalier. Et cette foutue bile qui remonte. Les larmes continuaient de couler. Tu ne peux pas revenir en arrière. Pas de bouton pause. Jamais.
On me jeta, j'atterris brusquement sur le sol de marbre et glissai de tout mon long. On ferma violemment des portes derrière moi. Je me relevai, tremblante. J'avais la nausée et un affreux mal de tête. Pourquoi ça bougé autour de moi ? J'attendis quelques secondes qu'il n'y est plus qu'un seul et même plafond et non cinq. J'aurai donné n'importe quoi pour un lit, un chocolat chaud et un bon feu. N'importe quoi. Mais j'étais dans Glopland, et par surcroit dans un long hall de marbre, d'or et de bronze. (ndla : ils ont changé la déco' xD) Dans l'antre du diable. Oui enfin même si je ne considère pas vraiment Lune comme le Diable. Pour moi, seul le Trio est le diable. Si elles ne s'étaient pas dissous juste avant que Lune n'arrive, cette-dernière serait déjà six pieds sous terre. Malheureusement tous mes espoirs peuvent bien aller se faire voir. Du Trio il ne restait qu'Anita. En soit, je m'en foutais. C'est vrai, tout le monde était dans le même panier. Mais pas le Trio. Tant qu'elles étaient là, il y avait de l'espoir. Elles avaient le pouvoir et un bonheur communicatif. Bien sûr, tout le monde avait vu qu'elles se dégradaient de jour en jour. Mais personne n'avait réagi. On préférait se voiler la face. C'était toujours plus simple. Sauf qu'il y a eu cet incendie. Et la vérité nous a tous frappé en pleine face. C'était la fin. Tout le monde avait assisté à « la jeté à la mer » du corps de Cléa. Et tout le monde avait compris en voyant Anita et Amélie pleuré en silence, mais seules, que c'était fini. Qu'ils allaient tous crever.
Je détestai cette notion. Devoir dépendre d'une unité me dépasser, j'étais une solitaire. J'étais habitué à tracer mon chemin seule. Mais je devais bien admettre, que sans elles, rien n'était vraiment pareil.
Lune m'attendait. Mais je ne me souvenais même plus pourquoi j'étais ici. Pour sauver Sam. Mais pourquoi ? C'était stupide et totalement irréfléchi. Rien ne pourrait arrêter Lune. Je m'assis en tailleur. Qu'on ne m'ait pas encore décapité relevé de l'exploit. En même temps, je m'attendais à quoi lorsque je suis rentrée ?
« Hello, ça boum ! Bon je viens chercher Sam et je repars ! Ciao. Et n'oubliez pas les frais de déplacement ! »
Franchement c'était stupide ! Mon « plan » déjà totalement foireux à la base, était totalement insensé. Et rien n'était prévu. C'est peut-être pour ça que j'y ai cru. Et puis merde, c'est vrai ! Quand on ne prévoit rien dans un plan, alors rien ne peut mal tourner ! Je me relevai, d'une foi –totalement stupide- nouvelle.
Je m'avançai vers Lune, la bile remontant entre mes lèvres. Alors je ne sais pas vraiment ce qu'elle a pris mal. Le fait que je sois là, ou peut-être les insultes effroyables déversées en flot continue de mes lèvres ? Ou alors, peut-être le fait que j'ai vomi sur ses pieds ? Toujours est-il, que je me suis retrouvée enfermé dans une cellule, un bras en moins. Bizarrement, Dahra m'avait quand même soigné et grâce à ça, je n'avais pas mal. Mon moignon était cautérisé. Génial… Champagne pour fêter ça ?
-Caine-
Ma situation était légèrement flippante. Pas que je me plaigne loin de là toute idée de la part. C'est vrai, j'ai toujours eu un faible pour les chaines autour des poignets et des chevilles. C'est tellement claaaasse. Puis en plus, franchement, y a pas mieux comme décor ! Une pièce vide, froide, noir et humide. Et moi je jouai le rôle du méchant fou. Ils auraient pu nous engager dans un film d'horreur. Bon, le seul truc, c'est que je n'ai toujours pas trouvé le rôle de la pauvre héroïne un peu sotte à qui il arrive tous les malheurs du monde ! C'est un sérieux problème. Voyons, comment y remédier ? Avec Anita ? Non… Titi n'était pas blonde. Ce ne collait pas. Amélie ? Pas assez solitaire. Cléa ? Ah merde, elle est morte. Astrid peut-être ? Pas assez sotte. Peut-être que Lune ? Oui mais si c'est elle l'héroïne, elle gagne ! Jamais !
Fait chier, en plus de ne pas trouver d'héroïne, v'là que cette prison me rend fou. J'me souviens même plus de qui est mort ! Toujours est-il que je n'ai tué personne ! J'ai vraiment du faire quelque chose à quelqu'un dans une autre vie. Je suis Caine merde quoi, ils devraient tous m'être reconnaissant de les aider ! J'pourrai rester cutter dans un canapé à regarder les autres s'entretuer comme dans un mauvais feuilleton.
Soudain, il y eut un éclat de lumière qui me fit plisser les yeux.
« C'est qui ? »
Evidemment j'aurai pu sortir ça. Classe, efficace. On aurait pu me répondre « c'est le vendeur de sandwich gratuit ! ». Tout coller parfaitement dans la mise en scène, l'ombre effrayante qui est en fait un ami et tout. Mais évidemment, je n'ai rien sorti. Mais ce n'est pas par peur, non, non, non ! C'est juste que j'aie la gorge sèche ! D'abord.
« Caine ? »
C'était une voix masculine. Ah, ça ne sera pas une jolie blonde un peu sotte qui vient sauver le pauvre copain de l'héroïne en danger. Dommage. A moins qu'il soit gay ? Et merde Caine, t'as une copine tu te souviens ? Copine qui est peut-être morte à l'heure qu'il est. La ferme Caine. La. Ferme.
Je pris une grande inspiration.
« Non, pas de Caine ici. Vous voyez un Caine là ? Moi pas. Bon en même temps faut dire qu'on ne voit pas grand-chose mais voilà quoi. Puis vous êtes quoi, un marchand de sandwich ? Mais bien sûr que je suis Caine espèce d'abrutit sans cervelle ! Sinon je… »
Aïe ! Qui c'est qui vient de me taper ?! Trois solutions : 1) Moi 2) Le marchand de sandwich 3) Un rat (barrez la mention inutile)
« La ferme Caine. »
Ah, c'est le marchand de sandwich. Soudain il y eut un petit courant d'air et mes liens se détachèrent. Pourquoi voir de la magie ne m'étonnait même plus ? Sans doute parce que je ne voyais rien à ce moment-là.
« Suis-moi.
-Ah moi je voudrais bien mais je ne vois rien. Alors marchand de sandwich qui fait de la magie, si tu pouvais m'aider, ce s'rait bien et…. AÏE ! »
Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter autant de coup de pied en vingt secondes ? Le marchand de sandwich me releva et me tira par l'épaule vers la sortie. Bizarrement, y avait même pas de gardien. Fait chier, y a même pas eu de baston pour venir me sauver. Je regardai alors mon marchand de sandwich.
Il était assez grand –ma taille-. Ses cheveux bruns étaient mi- longs, juste en dessous des oreilles. Certaines mèches formaient des boucles, tandis que d'autres partaient dans des épis indomptables. Il avait deux grands yeux bleus océans. C'était joli, on avait l'impression de s'y perdre avec leurs éclats argentés au fond comme la lune. Il était propre. Une veste en jean, un T-shirt marron, un jean, une ceinture et des tennis. Pas une seule coupure non plus.
« Pourquoi m'avoir sauvé ?
-Pas de qui « es-tu » ? Tiens, étrange. Je t'ai sauvé, car tu es le seul en qui j'ai un soupçon de confiance. Si Anita te fait confiance, je le peux. Alors dis-moi comment aller au château de cette foutue Lune ?
-Suis-moi. »
Ah, ah. Alors c'est qui le patron maintenant ?! Puis je regardai autour de moi.
« Heu…
-Un problème ?
-Non pas du tout, tu peux juste me dire où est le camp ? »
Un rire me répondit tandis que le marchand de sandwich m'empoigner par l'épaule pour me faire avancer vers un chemin. Je l'avais fait rire. D'ailleurs, c'était la première fois que j'entendais un rire depuis des lustres. M'étais-je découvert des talents de comiques ?
-Anita-
Anita se terra un peu plus dans un angle de se cellule. Les hurlements résonnaient encore et encore à ses oreilles. Les larmes s'enfuyaient de ses yeux. Elle avait la nausée et la migraine. Elle avait mal partout. Le visage de la jeune Lily martyrisé restait ancré dans ses pupilles. Elle n'était pas morte. Pas Lily. Non, pas encore. Et pourquoi ne l'avait-on pas encore mutilé ? Pourquoi pas elle ?! Anita enfouit sa tête dans ses mains. Elle revoyait le petit Alexis. Du Groupe D. Il avait l'âge de Lily, et il était mort. D'un coup comme ça. Après un coup de fouet de trop. Il était tombé comme une poupée de chiffon. Les yeux injectés de sang encore ouverts. Il avait poussé un dernier hurlement. Un « Lily ». Anita avait appris que c'était son frère jumeau. Il était mort. Anita se repassait la scène encore et encore. Elle vomit. Encore. Ce n'était que de la bile. Anita n'était plus rien. Rien du tout. Elle vomissait, elle gémissait, elle se faisait tabassé, elle hurlait. Elle pleurait. Elle n'était plus que l'ombre d'elle-même. Même la mort aurait été préférable à cet enfer. Tout, mais pas ça.
La porte de sa cellule s'ouvrit dans un grincement. Le gardien grimaça. L'odeur était effroyable. Vomi, larmes, transpirations. Et je vous passe le pire. Il ramassa Anita et la traina au sens propre, jusque dans le hall. Elle assista impuissante et vomissant, à l'amputation de la jambe de Sam. Un Sam qui criait. Hurlait. Pleurait. Et Anita tomba à terre, hurlant autant que son ex.
La Petite Lily hurlait elle aussi. Un hurlement silencieux. Ses cheveux cachaient le désastre. Ses cheveux cachaient deux trous béants. La Lily était sourde. A jamais.
Drake ferma un œil. Son œil. Drake était borgne.
Cigare pleura. La scène de Sam lui rappelait trop la sienne. Et sa jambe perdue.
Clisy, Bug et Jena mirent leurs mains sur leurs oreilles. Ils ne pouvaient pas voir, mais les hurlements étaient trop puissants pour eux. Ils étaient aveugles.
Et Anita se demanda, comment ils avaient pu les laisser partir ici. C'était inhumain.
-La silhouette de l'ombre-
Il y eut un éclair noir qui semblait fronde tel une étoile sur l'océan. Mais au dernier moment, il se stoppa. On put distinguer une silhouette encapuchonnée. Le vent soulevait la cape telle des vagues déchainées. La capuche tirée, on pouvait seulement voir une peau blanche à en faire peur, deux lèvres rouges et un filet de sang coulant sur le menton et sur la cape. Des mèches noires corbeaux claquaient contre les joues creuses de la silhouette. Elle flottait au-dessus des flots. Le noir de sa silhouette se mêlait telle l'apothéose, au gris de la Zone.
Elle releva sa cape pour dévoiler un pied d'une blancheur éclatante où se trouvaient des sigles noirs qui semblaient s'enrouler et se mouvoir autour de sa cheville et de son pied. On aurait dit des gouttes d'encres vivantes telles des serpentins. Elle le posa sur le sol et elle traina dans un sillon sur l'eau son autre pied lui, d'un noir effrayant empreint de sigle blanc, jusqu'au sol fait de pierre. Elle leva son pied droit et sa cheville gauche se tordit, elle glissa mais se rattrapa d'un mouvement ample du bras gauche, dévoilant une main blanche et où des sigles tournoyaient en noir, jusqu'au bout de ses doigts et de ses ongles noirs, les sigles s'enroulaient tels des bêtes à l'affut qui emprisonnent leur prise.
« Merde ! »
Une voix qui résonne lentement, comme un écho sauf que la syllabe roule lentement. C'est une chauve-souris à l'affut, qui encercle chaque personne qui entend cette voix à la fois grave et aigue. Tel un carillon qui appel, des personnes se retournèrent. La silhouette se releva peu élégamment, même si l'intention y était.
La main, toujours découverte, s'ouvrit. Et sur la paume, un petit oiseau de flamme noir s'éleva. Elle tendit le bras faisant tomber la cape un peu plus bas et dévoilant un bras tout aussi semblable à la main. Le petit oiseau chargea et devint un aigle royal. Il s'engouffra dans les vitres d'une maisonnette, vide.
« Trois. »
La silhouette cacha sa main et rabaissa un peu plus sa capuche si bien que l'on ne voyait plus que l'ombre de ses lèvres à cause de la portée.
« Deux »
Elle s'en alla de quelques pas, un sourire visible et du sang dégoulinant toujours sur son menton.
« Un »
Elle s'arrêta.
« Zéro »
La maisonnette explosa. Mais l'aigle devenu immense et blanc, l'engloba, protégeant les passants d'éventuelles projections. Il n'y eut pas même un souffle de vent. Et lorsque l'oiseau s'envola, on put apercevoir des débris. L'aigle s'envola en piqué vers le ciel en un long cri qui se transforma bien vite en musique. Il disparut, mais la musique persista.
Ô ma douce souffrance…
Les enfants fixèrent la maisonnette. La silhouette eut un éclat de rire qui attira l'attention. Elle continua à marcher. Quel était au fond son but ? Elle ne le savait même pas. Un seul mot résonnait dans sa tête. Vengeance. Une seule image persistait dans sa rétine. Des yeux bleus océans. Elle ne savait pas qui elle était, qu'est-ce qu'elle faisait là. Ni même pourquoi, où, quand. Mais elle souriait. Elle fit exploser deux autres maisonnettes, pour que la musique la suive.
Pourquoi s'acharner ?
Son cœur pleurait. Elle avait mal, une envie de pleurer permanente et une foutue colère qui bouiller en elle. Sa main droite tremblait légèrement faisant tressauter la cape.
Tu recommences…
Elle accéléra le pas, prise d'une soudaine agitation et d'un agacement profond. Les larmes affluaient sous ses paupières, mais elle n'en laissa pas passer une seule. Un goût amer envahissait ses papilles. Elle ferma les yeux continuant d'avancer. Ses poings serrés, la silhouette courut.
Je ne suis qu'un être sans importance…
Elle renifla et croisa les bras. Elle ouvrit les yeux et rabaissa un peu plus la cape. Son âme était tourmentée, comme une fourmi prise dans un cyclone. Putain, elle avait mal. La souffrance était terrible. Elle se sentait ballotée, comme-si elle ne comprenait plus rien.
Sans lui je suis un peu carouge.
Elle ne comprenait rien en fait. L'amnésie trop puissante, elle ne comprenait pas pourquoi elle souffrait et rien n'est pire que ça. Elle avait envie de se rouler en boule et de hurler mais sa fierté l'en empêcher. Vengeance.
Je déambule seule dans le métro
Elle regarda autour d'elle. Des « guerriers » la fixaient avec étonnement et certains enfants la suivaient, attirés par les explosions et la musique.
« Lune a retiré ses troupes. «
« C'est qui ? »
« Elle a détruit ma maison ! »
« A L'AIDE ! »
« J'ai peur. »
« Elle me dit quelque chose… ? »
« JE L'AI VU !
-Tu délires !
-Je te dis que SI !
-Impossible.
-De mes propres yeux !
-T'as pas de la température ?
-Je l'ai vu je te dis, je l'ai vu ! »
« LA ! »
-Caine-
Le marchand de sandwich traina Caine jusqu'à une rue pavé. Des débris y étaient et une musique s'élevait lentement. Son sauveur l'entraina vivement jusqu'à l'Eglise. La musique était partout. Elle emplissait l'air d'une étrange atmosphère. Un mélange de confiance, de peur et de chagrin.
Une dernière danse.
« On y est. »
Caine fixa l'Eglise. Son estomac était retourné.
« Je vous accompagne, à une seule condition. »
Le regard bleu de son marchand de sandwich le fixa.
« Je viens avec vous, à l'intérieur. »
Son sauveur le jaugea du regard.
« Bien. »
Pour oublier ma peine immense…
Ils contournèrent l'église dans un silence pesant. Ils passèrent devant un muret ornait de niches rectangulaires qui accueillaient des pierres blanches.
« Qu'est-ce ? »
Caine tourna la tête pour voir de quoi parlé son compagnon.
« Ah ça… C'est des… Comment dire ? Chaque pierre représente une personne morte. »
Il voulut partir mal-à-l'aise comme à chaque fois, mais le marchand de sandwich s'agenouilla devant la petite case en bas à droite.
« Qui est là ? »
Je veux m'enfuir, que tout recommence.
Caine s'avança et posa une main sur son épaule.
« La première personne morte. Pete. »
Il prit la pierre dans sa main.
« Hé ! Ne fais pas ça ! C'est un sacrilège ! La sépulture !
-Elle n'est plus utile.
-Mais...
-Qui est-là ? Demanda-t-il.
-Cléa. »
Oh ma douce souffrance…
Cette fois-ci, le marchand de tapis sortit une photo de sa veste et la positionna sur la pierre. Caine en déduisit que ce devait être Cléa et… Et le marchand de tapis ?
« Qu'est-ce que… »
-Flash-Back-
Il fixa avec détermination la maisonnette. Un sourire flotta sur ses lèvres. Il poussa la porte dans un grincement. La chambre était en bordel. Le lit était de travers, les meubles éparpillés et des papiers partout. Le brun perdit son sourire.
« Cléa ? »
Il s'avança. Lentement. Il était con. Mais elle ne pouvait pas être morte ! Pas… Non ! Il était persuadé que son grand-père avait mentit ! Il trouva une boîte « à lire ». Il l'ouvrit. Un papier y était ainsi qu'une feuille roulé en boule. Il prit d'abord le premier et le parcourut rapidement.
Je remue le ciel le jour la nuit
Il se redressa et se mit à chercher une photo partout dans la pièce. Lorsqu'il la trouva, il reprit la lettre et suivit les consignes. Il finit par arriver dans une pièce adjacente.
Un berceau y était. Le brun s'approcha. Les yeux embués, il n'arrivait plus à réfléchir. Il frôla le bois d'un air attristé.
« Azilis… »
Il tomba en sanglot sur le sol. Il porta ses mains à son visage.
« Je prendrais soin de toi. Je le jure. Je le jure. Pour elle. Pour toi. Pour ta maman. »
Il se releva et donna un coup de poing dans le mur.
« POURQUOI ?! »
Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi eux ? Les larmes dégoulinaient le long de son visage frêle. Ses cheveux bruns claquaient contre son visage soucieux. Son regard bleu océan devenait petit à petit couleur acier.
Je danse avec le vent la pluie
Il claqua des doigts et il y eut un « pouf ! » ainsi qu'un petit couinement. Un bébé se tenait maintenant dans les bras du brun. Agé sans doute de quelques jours, quelques petites mèches brunes sur le devant du crâne et deux yeux océans ouverts. Il cria. Le brun le berça. C'était une fille habillée d'un petit pyjama rouge et d'un bonnet à pompon.
« Chut… »
Il la posa dans le berceau.
« Chut Azi', je reviens. Je te le jure. Papa va revenir. Chut… »
Il claqua de nouveau des doigts et un « Winnie » l'ourson en peluche apparut. Il lui donna.
« Chut… Je t'aime. »
Un peu d'amour un brin de miel
Et il sortit de la salle. Fermant doucement la porte, il décida de défroisser le second papier.
« Mon amour, »
Pete se calla confortablement contre le mur.
« Nan je blague, tu croyais quand même pas que je te nommerais un jour ainsi sale pervers ?! (Par contre j'ai envoyé une lettre à Sam avec ça… Nan va pas le tuer, c'était pour qu'il croit que c'était Anita.) »
Il y eut un petit sourire.
« Bon sale cornichon à l'andouille, je suis morte. »
« De toute façon, tu t'es toujours foutue dans les emmerdes jusqu'au bout. »
« JE T'AIME P'tit con ! Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Un milliard de fois. Pour l'éternité plus trois jours. Pour toujooooours. Je t'aime. »
« Et moi jusqu'à la fin des temps… Plus quatre jours. Na !»
« Tu vas me manquer… Peut-être, nan vraiment espèce de Camembert à l'ail qui a appartenu à ce sale escargot de Merlin. Mais de toute façon, on se serait séparé pas vrai… Ouais… Un jour je serais partit, un jour le Président m'aurait tué (d'ailleurs je le soupçonne de mon assassinat… Parce que j'ai été assassiné hein ?! Je ne suis pas morte en glissant d'un escalier pas vrai ?), un jour on aurait eu une dispute de trop, une remarque de trop. Un jour on se serait quitté définitivement. »
Et je danse danse danse danse danse danse danse,
« JAMAIS ! »
Il sentit une larme brûler sa joue. Son cri retentissait comme un putain de mensonge. Elle avait raison, merde. Ils se seraient séparés. Quand même. Mais aujourd'hui, là maintenant, maintenant qu'il ne pouvait plus la voir, l'entendre ou même la sentir, il avait envie non besoin, de la prendre dans ses bras, de la serrer à lui en casser les côtes. De l'étouffer et de lui répéter encore et encore, qu'il l'aimait tellement. Qu'il avait besoin d'elle, qu'il fallait qu'elle reste juste pour qu'il survive. Il avait besoin de lui dire qu'il ne restait que pour Azilis.
« Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je ne sais pas s'il faut te le répéter encore et encore, ou juste le dire une fois. Je ne sais pas si la langue compte ou si tu le comprendras. On pourrait dire qu'un regard suffirait. Mais je t'aime. Tu ne verras plus jamais mon regard. Mais tu t'en fous de mon regard. Tu t'en fous Ok sale petit pervers ? Tu t'en fous. Je t'aime. »
Il se retint de frapper le mur. Il ferma les yeux, merde si. Il avait besoin de son regard. Juste de savoir qu'elle était là. Même s'il en pouvait plus la toucher, juste pouvoir la voir. Et se dire, c'est bon. Elle va bien. Alors merde, si. Il avait mal.
« Tu pleures pas. Je le sais. T'es Pete après tout, Pete le Roi de La Zone. T'es Pete, tu ne pleureras pas. Jamais. Alors souris ok, fais-moi plaisir. Souris. Je t'en supplie. Souris et fais péter la zone mouhahahahahaha. Fais-le pour moi. Lance des radis, balance des Glop, fais voler les assiettes, rejette une pomme de la discorde. Ne pense pas à moi. Jamais. »
Ne pas penser à elle ? C'était impossible. Chaque lieu, chaque moment, chaque mouvement, chaque objet, chaque vision, chaque odeur, chaque parole lui rappelait qu'elle n'était et ne serait plus jamais là. C'était comme-si son cœur explosé, encore et encore. Il avait besoin d'elle. Il était accro'.
« Je t'aime Pete. Je t'aimais, t'aime et t'aimerai par-delà ma mort. J't'aime. Te Quiero. I love you… Very Much. Je t'aime Pete. J'en deviens malade.
Clé. »
Et dans le bruit je courre et j'ai peur
Pete tomba. Au sens figuré puisqu'il est déjà à terre. « Je t'aime » Les larmes coulaient sur ses joues sans pouvoir s'arrêter. Ses hurlements se mêlaient à ceux de Joy. Il resta là, secoué de tremblement, pendant de longues minutes. Il plaqua ses mains sur ses oreilles.
Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.
Est-ce mon tour ?
Ca le hantait, le brûlait. Il n'avait qu'une envie : partir, la rejoindre. L'embrasser. La serrer. Rire avec elle. Juste se retrouver. On venait de lui arracher son cœur sans prendre garde aux autres organes. Il se sentait vide. Il lui manquait quelque chose, quelqu'un. Son âme, son cœur. Pourtant il y avait quelque chose d'étrange, à chaque mort il ressentait une certaine froideur. Mais pas là.
Il ferma les yeux. Non, tu n'y croiras pas à tes espoirs vains. Elle. Est. Morte.
Revient la douleur
Il se mordit violemment la lèvre pour ne pas crier. Du sang perla. Il aurait voulu crever plutôt que de vivre ça. Il ouvrit les yeux. Vengeance. Il voulait juste ça. Juste la tuer. Pour remplacer ce putain de meurtre qui l'habitait.
-Retour à la normale-
« Alors vous êtes… »
Caine fixait encore avec peur cet être tremblant à ses pieds. Impossible, n'était-il pas mort ?
« Pete oui. Je suis Pete.
-Mais vous êtes mort !
-Non. »
Mensonge. Mais ce n'était pas grave.
« J'ai réussi à m'enfuir des flammes grâce à… A… A… Arg… »
Il s'étranglait avec ses mots. Il n'arrivait pas à prononcer son prénom, et Caine le comprit.
« Je suis navré. »
Dans tout Paris je m'abandonne
« Allons-y. »
Caine fut surpris, non ils n'allaient pas y aller tout de suite alors qu'il était encore larmoyant, tremblant et… Assommé par le chagrin. Non, ils y iraient dans… Disons, un mois ou deux. Le temps que les larmes s'arrêtent de couler. Ils feraient une pause-café, avec quelques divertissements puis ils iraient tuer Lune. Voilà, c'était sympa comme plan. Tout à fait simple, puis bon hein, c'est qu'il était fatigué, il avait froid et faim. Donc comme ça, Pete lui ferait prendre une bonne douche et ils arriveraient là-bas en costar. Parce que merde quoi, il avait assez vu de mort pour le restant de ses jours, alors autant prendre son temps pour tuer quelqu'un.
…
Crotte de bique à roulette, c'était pas logique comme pensée ça !
« Sinon, vous aussi vous allez connaitre ce que représente la mort de l'être aimé. »
Anita… Caine sentit son corps s'enflammer. A bas ces pensées ! Il allait se battre, tuer Lune, sauver Titi et après il prendre sa pause-café !
« En avant, marche ! S'écria-t-il. »
Et il s'éloigna d'un pas conquérant sous le regard amusé de Pete. Son esprit contradictoire sans doute.
Et je m'envole-vole vole vole vole vole vole
-La silhouette de l'Ombre-
Elle était suivie. Par des tas d'enfants. Tous à la fois fascinée, inquiet et parfois même plein de haine. Elle représentait à la fois l'espoir et la fin, chacun le ressentait au fond de lui. Aujourd'hui, dans deux minutes, cinq peut-être même quelques heures, tout allait changer. Tout. Tout ce qu'ils leur arrivaient, tout ce en quoi ils croyaient, tout ce en quoi ils pleuraient. Tout.
Que d'Esperance
Et la silhouette bailla. Elle s'ennuyait ferme. C'est que cette marche durée quand même ! Et ça, ce n'était pas écrit dans le scénario ! Normalement les méchants/gentils/ceux-qu-on-ne-sait-pas-dans-quel-camp-ils-sont-en-bref marchaient pendant deux minutes, arrivaient chez l'autre, lui foutaient une raclée et se barraient pour aller faire la fête avec des copains, des gaufres et de la bière ! Ils ne marchaient pas pendant dix kilomètres avec une troupe de pestiférés à leurs trousses. Merde quoi ! Ils n'avaient même pas préparé l'allée d'honneur !
…
Bon faut dire que c'était une venue surprise ! Mais au moins, ça lui aurait permis de connaitre son prénom. Elle aurait peut-être dû prévoir des invitations ?
Sur son chemin, en ton absence
Mais d'un coup ses pensées s'interrompirent. Parce qu'elle comprit. Elle comprit pourquoi elle avait ce creux dans l'âme. Du manque. Une absence affreuse. Comme-si il te manquait cette putain de deuxième moitié. Comme-si on t'avait arraché ton cœur et ton âme. Elle voulait juste sombrer. Juste s'arrêter. Juste essayer de comprendre pourquoi. Elle voyait ce regard bleu et elle se disait que saperlipopette, ce regard s'était éteint. Elle vient de comprendre. Ce regard est mort et elle a ce sentiment de vengeance. Sa cible se trouve loin derrière cette voie. Et elle marchera encore et encore. Jusqu'à se venger, tuer. Déchiqueter ou non elle n'en a rien à faire. Elle ne sait pas pourquoi ni à quoi ça rime, mais franchement elle s'en balance tout ce qui compte maintenant, c'est cette voie qui parait sans fin, et qui lorsqu'elle va se terminer, va aboutir à sa vengeance. Et c'est son seul but, alors elle s'en balance.
J'ai beau trimé sans toi ma vie n'est qu'un décor qui brime de sens.
Et elle continue de marcher. Encore et encore. Parfois explosant, la chanson continuant de la hanter. Les paroles ressemblent à des épées la déchirant, elle, silhouette désarmés face à un passé. Comment construire un avenir sans avoir de passé ? Des larmes s'éclatent le long de son cou. Elle se mord la lèvre inférieure si violemment que du sang vint rejoindre celui déjà dégoulinant. La douleur lui vrille la tête. Elle a juste envie de repartir sans même n'avoir rien compris à son arriver. Mais elle continue coûte que coûte. Elle partira après. Après avoir vengé ce regard oublié. La silhouette n'avait même plus envie de comprendre. D'où elle venait, qui elle était. Elle ne voulait pas savoir ce passé qui lui faisait déjà mal sans même le connaître. Elle n'en avait pas besoin pour avancer. Pas besoin. Juste de ce regard bleu qui résistait sur ses rétines, sans transparaitre. Lui causant plus de souffrance que nécessaire.
Je remue le ciel, le jour, la nuit.
La silhouette finit par arriver devant une grande bâtisse noire. Deux gardes, deux colosses, étaient devant. Elle s'approcha. Elle fit exploser un petit buisson. La musique résonnant toujours à ses oreilles, faisant tressauter le sang au niveau de ses tempes. Une larme glissa sur sa peau pâle. Elle leva la tête, faisant glisser la capuche un peu plus loin sur son crâne. Dévoilant ainsi, son visage. Sa peau était blanche, vampirique. Mais pas translucide. Non d'un joli blanc, rappelant la porcelaine. Ses lèvres rouges étaient dégoulinantes de sang. Son regard était d'un noir profond. Ils étaient normaux à proprement dit, mais on avait l'impression d'être aspiré par ses pupilles si étonnantes. Elle avait une petite perle blanche au fond de ce noir. Les optimistes l'auraient nommés Espoir.
De petits cristaux noirs semblaient danser sur son visage. En y regardant de plus près, on pouvait distinguer de petits oiseaux si vivants qu'on dirait qu'ils battaient des ailes. Ils traversaient sa joue droite partant dans son sourcil droit et s'en allant dans une raie froissée. Ses cheveux noirs corbeaux claquaient toujours contre son regard embué. Le sang coulait de ses yeux. Ca faisait tellement peur. Comme-si son âme montrait sa douleur à travers des larmes de sang.
Je danse avec le vent, la pluie.
Elle eut un sourire et ouvrit ses paumes. Les gardes s'approchèrent dangereusement. Les aigles s'en allèrent. Ils s'armèrent. Le premier, le blond, lança sa lance. Elle l'évita du pas sur le côté, toujours le sourire aux lèvres. Le second attaqua, elle se baissa mais le blond essaya de lui faire un crochet-patte. Elle l'évita en s'appuyant sur sa main à terre. Glissant, elle faucha la jambe du second garde. Et au moment où ils l'attaquaient des deux côtés, les aigles les englobèrent. Et ils explosèrent.
Un peu d'amour un brin de miel
Elle se releva, le sourire aux lèvres, et épousseta de la poussière inexistante sur ses genoux. Un public, qui la suivait, c'était agglutiné autour de l'entrée formant un demi-cercle. L'un deux siffla. Elle eut un sourire encore plus grand.
« Restez-là. »
Sa voix était faible mais tout le monde l'entendit. Des encouragements fusèrent. Ils avaient compris. Tous. La Fin était là. C'était un nouvel espoir placé en une seule personne, qui arrivé au galop. Ils étaient euphoriques. Persuadés de l'emporter.
Et je danse danse danse danse danse danse danse,
Elle rentra dans la bâtisse. Il n'y avait personne. Elle monta les escaliers et rentra dans un hall immense. Et elle vit. Elle vit des adolescents se faire tabasser. Torturer. Hurler, vomir, pleurer. Elle vit l'horreur.
Et elle avança, la capuche remise en place et parfaitement calme. Son pas était assuré. Nonchalant. Alors qu'au fond d'elle, elle était morte de trouille. Qu'elle avait juste envie de se barrer en courant et de hurler qu'elle reviendrait plus tard, disons dans un siècle ou deux ? La file d'attente était longue voyons…
Et dans le bruit je courre et j'ai peur
« Partez »
Les adolescents levèrent la tête.
« Tout de suite. »
Mais certains, ne le pouvaient pas. Alors elle créa un aigle. Juste un aigle blanc, sans explosion. Il se mit en forme de tapis volant. Une jeune fille brune comprit. Elle hurla aux autres de monter. Et l'aigle partit avec les enfants. Tous, sauf une. La jeune fille brune.
Une rousse arriva en courant.
« QUI ES-TU ? »
Un sourire se dessina sur ses lèvres. Les choses marrantes commençaient enfin.
Est-ce mon tour ?
« Toi. Reste à l'écart. »
La jeune fille brune la fixa soucieuse.
« Qui es-tu ? Fit-elle. »
Heu… Joker ?
« Ca ne te regarde pas. »
C'était la rousse qui avait répondu.
« Comment ? »
Comment es-tu arrivée là ? C'était impossible. Impossible de revenir.
« Je suis une légende.
-Comment ? »
Revient la douleur
Elles tournaient en rond, formant un cercle parfait. L'une rousse, habillée seulement d'une tunique noire. L'autre habillée d'une cape noire.
« Un problème sans doute. Un bug du système. Ils ont sauvé l'autre, mais pas moi. Je suis tombée. J'aurais dû partir avec les âmes égarées mais je suis restée en chemin. J'ai été bloqué. Et je suis là. Pour tout finir. »
Lune lança une épée d'ombre mais un petit oisillon le fil exploser.
« Qu'est-ce que… »
La silhouette éclata de rire.
« Je te l'ai dit, je suis une légende. »
La rousse s'énerva et attaque de tous les côtés et quand la silhouette ne faisait pas exploser ses attaques, elle les évitait. En riant. D'un rire cristallin. Comme-si tout ça n'était qu'un jeu.
« Mais vas-tu comprendre que je peux te tuer d'un claquement de doigt ?! Hurla Lune.
-Oh tu sais moi, je suis déjà morte alors bon, une fois de plus hein ! Tu vas m'dire j'ai l'habitude. Bon par contre si tu avais un bout de fromage. Ce ne serait pas de refus.
-Ce n'est pas un jeu ! Hurla la brunette. »
La silhouette se tourna vers elle.
« Ton prénom ?
-Anita.
-Et bien Anita, sache que si, c'est un jeu. Crois-tu vraiment qu'on en réchappera de cette foutue vie de toute façon ? Non. On finit toujours par mourir. Et puis, comme je l'ai dit, je suis déjà morte alors bon. Mon seul regret c'est de n'avoir jamais goûté le caviar. Quoique si, peut-être dans une autre vie ! Qui sait… »
Et elle éclata de rire.
Dans tout Paris je m'abandonne
« Tu es du côté du bien maintenant ? Fit Lune.
-Non. Je suis La méchante dans l'histoire.
-Faux c'est moi. »
La silhouette rit.
« Tu te considères comme une méchante ? Faux. Tu n'as rien d'une méchante… Tu es… Un intermédiaire. Eclaire ma lanterne, qui as-tu tué ?
-Plein de gens !
-Mensonge. Seulement une personne. Les autres se sont tes sbires. Combien aurais-tu pu en faire crever ? »
Lune se mordit la lèvre.
Et je m'envole-vole vole vole vole vole vole
« Comment sais-tu ?
-J'avais une belle vue de mon espace sombre. Mais revenons au sujet veux-tu, si tu étais ce que tu prétends être, cette Anita-là, ne serait pas là aujourd'hui.
-je voulais la faire souffrir !
-MENTEUSE ! Tu étais juste trop lâche pour l'achever. Tu aurais pu tous les mettre à tes pieds ! TOUS ! Tu serais arrivée et tu l'aurais joué comme l'autre blonde là, et tu serais la reine ! Tu as mal joué !
-Ce n'est pas un jeu !
-Bien sûr que si ! Ce n'est qu'une histoire merde ! Vous l'avez oublié ou quoi ? Ce. N'est. Qu'une. Histoire.
-Je croyais que tu étais amnésique ?
-Je ne me souviens juste pas de mon prénom, c'est tout. Ni de mon passé. Mais seulement, de mon univers sombre, ça fait quand même un mois et quelques que j'y poirote, alors crois-moi, je connais tout d'ici.
-Tu es morte !
-Je suis une légende !
-Mais qu'est-ce que ça veut dire merde ?! »
Et elle continuait de l'attaquer, en vain.
« Que je suis là pour soit tout détruire, soit tous vous sauver. »
Lune déglutit.
« Dehors. »
Anita déguerpit. La silhouette fit tomber sa cape dévoilant une chemise noire lui servant de tunique. Sa jambe gauche et son bras droit étaient noirs couverts de cristaux ou tatouages blancs. Et la jambe droite et le bras gauche, toutes les deux nues, étaient blancs couverts de cristaux noirs.
Elle fondit sur Lune. Un combat au corps à corps démarra. La silhouette lui donna un coup de poing et Lune la griffa. Elles roulèrent au sol, telles des furies. Le combat dura quelques minutes. Jusqu'à ce que la silhouette l'assomme d'un coup de… Heu… De truc qui se trouvait sur un meuble.
Dans cette douce souffrance
La silhouette remit sa cape. Elle se mit à courir pour sortir. Ses cheveux noirs et ondulés frappant en rythme derrière elle. Elle dévala l'escalier, tomba et se releva. Elle sortit dehors où tous les habitants étaient là. Anita et trois autres personnes ordonnaient la situation. Elle ouvrit la paume et l'aigle s'envola, englobant la bâtisse.
Une lettre arriva droit vers elle.
« Help. Aile gauche, arène au centre. »
Dont j'ai payé toute les offrandes
La silhouette releva la tête.
« Des gens dans l'aile gauche ! CHERCHEZ UNE ARENE ! Vite ! »
Elle partit en courant dans la bâtisse. L'aigle était encore en train d'essayer « d'avaler » le monument. Elle se précipita à gauche, tentant de se repérer dans ce dédale de couloir. Son sang battait à ses tempes. Ça allait exploser. D'un moment à l'autre. Elle finit par trouver ainsi que cinq autres personnes dont Anita.
-Amélie-
« Ils arrivent. »
Elle secoua Dil. Doucement, pour le réveiller. Puis elle se leva. Il fallait qu'elle ouvre la porte. Il le fallait. Mais elle voulait juste s'abandonner elle. Elle alla en face de la porte en bois. Tout le public était partit par là. Mais ils l'avaient refermés, les cons. Heureusement, dans leur précipitation, la bulle qui les séparaient du centre de l'arène, s'était brisée. Ils étaient libres.
« Vite ! »
C'était Edi et une voix de l'autre côté qui parlait en même temps.
Elle souleva la barre en fer. Enfin, essaya.
« J'y arrive pas ! »
Il y eut un silence.
« Tu sais Dil, là c'est le moment où tu me dis que je peux le faire, que tu as confiance en moi et que tu m'aimes.
-Je t'aime.
-Et ?
-Tu peux le faire.
-Mais encore ?
-J'ai confiance en toi.
-Bien ! Je vais finir par faire quelque chose de toi finalement !
-Hum, bon ce n'est pas pour vous presser hein, s'exclama une voix de l'autre côté. Mais en fait, tout risque de péter d'ici… Allez disons une minute ? Alors hein, si vous voulez crever maintenant après avoir survécu, c'est un choix. Mais pas moi.
-Hein ? Tout péter ?! »
Et Amélie souleva, prise d'une adrénaline nouvelle, la barre de fer.
Amélie vit une silhouette noire ainsi… Qu'Anita. Elle senti les larmes couler. Son cœur battait à cent à l'heure. Anita se précipita. Amélie se sentit vaciller.
« Amel ! Amélie ! »
Elle la prit dans ses bras en pleurant. Les deux amies se serraient en s'en casser les côtes.
« Je suis… Tellement désolée. Pardon, pardon. Sanglota Anita.
-Moi aussi…
-Bon vous deux-là, ce n'est pas qu'on est pressé hein. Mais c'est que ça va bientôt exploser et que j'ai pas très envie voyez-vous, de finir en haché Parmentier sans avoir manger mon fromage ! »
Anita et Amélie échangèrent un regard étonné. Anita l'aida à se lever tandis que deux gars portaient Edilio. Ils s'en allèrent. Amélie grelottait alors la silhouette lui prêta sa cape.
Que mon cœur est immense
Ils sortirent miraculeusement. L'aigle engloba la bâtisse. Tout explosa. Et l'ombre s'évapora dans l'air. Amélie et Anita explosèrent de joie. Elles se prenaient dans les bras en pleurant et en riant. C'était fini. Pete arriva avec Azilis d'un air joyeux. Caine embrassa Anita et Sam, Astrid. Malgré la douleur, tous étaient heureux. C'était fini. Enfin. La Zone éclata comme un lambeau de verre. Pete créa un petit dôme pour les protéger des projections. Puis il tomba lui aussi. C'était fini.
…
Je suis une enfant du monde
Sérieux vous y avez cru ? Donc, je reprends.
Ils sortirent miraculeusement mais à bout de souffle. L'aigle engloba la bâtisse. Tout explosa. Pete arriva en courant. Caine prit Anita dans ses bras, la faisant valser. Ils pleuraient. Le regard océan capta celui sombre de la silhouette.
Et petit à petit, des yeux noisette se superposèrent au regard noir. Petit à petit les cheveux devinrent bruns. Petit à petit, la peau devint bronzée. Petit à petit, Pete comprenait.
« Cléa ? »
La silhouette leva les mains en l'air et leva seulement deux doigts en forme de « v ».
« Je viens en paix ! »
8.170 mots. 20 Pages. Uniquement du chapitre sans les notes d'auteur.
Yoooo !
Alors, vous avez aimé ? Perso, je le trouve pas mal. C'était mieux dans mon imagination. Vous avez vu, j'ai essayé de caser de l'humour ? X.X ouais c'était raté…
CLEA IS COME BACK ! AMELIE TOO ! Bon ok, j'ai tellement été harcelé pour que la première revienne, que je n'ai pas trouvé de truc crédible. ) Bon, un bug, ça arrive à tout le monde. Bon le seul truc qui m'embête vraiment en fait, c'est que je ne pourrais plus jamais écrire le coup de « la silhouette de l'ombre » parce que mine de rien, c'était ma seule intrigue. ^^'
Lune morte ? Pas morte ? MOUHAHAHAHA !
Désolée, je suis partit en vrille avec Caine. Et Astrid.
…
J'ai oublié de sauver Kiki et Astrid.
…
Kiki et Astrid ? Mort ? Pas mort ? –oui tout est bon pour créer une intrigue xD-
Azilis Thomate est la fille de Pete et Cléa, au cas où vous n'auriez pas compris, son second prénom (Thomate) en hommage à Thomas, qui m'as aidé pour le prénom.
Voilà voilà !
Folite.
PS: je cherche une bêta pour corriger et m'aider?
A suivre… (Reviews ou un oiseau vous englobera !)
