Réponses aux NI:
Aurelie: toujours aussi impatiente !
COCOTTE 56: ces retrouvailles marquent le début d'une grande complicité entre eux deux. Les " retrouvailles " entre Carlisle et Edward … c'est juste en dessous.
PatiewSnow: contente que tu ais apprécié, la suite devrait te plaire tout autant.
Onja: que Carlisle n'ai manifesté aucune émotion ne veut pas dire qu'il n'en a pas ressentit
Audrey: je fais au plus vite pour la suite, promis
Leeloup: ^^ … moi j'ai jamais dit qu'elle était enceinte … sinon pour les 2 parties ...le chapitre au final aurait atteint les 30 000 mots facile.
Bébé23: la suite devrait être du même acabit !
Matrineu54: ils y sont allés fort mais ils en veulent pas mal à Edward aussi. Ed Jr est vraiment un gamin génial, il adore se pouiller avec son oncle et Emmett y va aussi de bon cœur, le retour d'Edward va un peu changer la donne au détriment d'Emmett qui avoir à faire à 2 garnement au lieu d'un …
Laurie: Euh … non, pas de salon de coiffure de prévu et pour être franche, n'importe quel homme est capable de refaire la même chose … il suffit d'une douche et d'un peu de shampooing mais si tu veux, j'ai une autre histoire avec du shampooing, elle se trouve un peu plus bas, bonne lecture.
Takumi: Merci beaucoup. Le USS California dans Grey's Anatomy ? Ça m'en bouche un coin ! Dans quelles circonstances ? (je ne suit absolument pas cette série ...)
&&&
Voilà la suitre du chapitre 16 … une trèèèèèès longue suite qui explique son retard ! (près de 35 000 mots au total entre les deux parties !)
J'espère que vous apprécierez.
Bonne lecture !
~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~
Chapitre dix-sept:
Famille
Part 2
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Edward se réveilla en sursaut le lendemain matin.
Ni lui ni Bella n'avaient bougé, mais quelque chose l'avait réveillé.
Un rapide coup d'œil lui indiqua qu'il était un peu plus de 5h du matin. Il cru un instant que c'était Ben qui venait de se lever. Il savait qu'il devait se rendre à l'hôpital, mais ne savait pas vraiment à quelle heure. Il observa pendant quelques seconde la porte et remarqua que le bruit persistait … il y avait quelqu'un qui attendait derrière cette porte.
Le plus délicatement possible, il se défit de l'étreinte de Bella qui ronchonna dans son sommeille et roula de l'autre côté du lit.
La scène fit sourire Edward.
Il enfila sans faire de bruit son jean de la veille ainsi que sa chemise et se dirigea à pas de loup vers la porte. [Attention les filles, Edward programmé en mode Guerrier]
Il resta écouter quelques. La personne attendait toujours derrière la porte. Voulant profiter de l'effet de surprise, Edward ouvrit la porte d'un seul coup, faisant sursauter le visiteur plus que matinal. Ce dernier sursauta et en perdit l'équilibre. Edward eu juste le temps de rattraper son fils par le bras pour éviter qu'il ne tombe.
Il était totalement terrifier.
Qu'est-ce que tu fais debout à cette heure-là ? Lui demanda Edward d'une voix qu'il voulait la plus douce possible pour ne pas l'effrayer plus encore.
- Je-je voulais voir voir m-maman p-parce que j-j'ai fait un cauchemar … m-mais comme tu étais là j-je savais pas s-si … bégaya-t-il encore sous le choc d'avoir été surpris.
Edward lui sourit et lui caressa les cheveux.
- Calme toi, lui dit-il en se mettant à sa hauteur, tu n'as pas à avoir peur. Et pour répondre à ta question, bien sûr que tu peux venir, mais ne fait pas de bruit … maman dors encore, elle était très fatiguée hier.
Le petit paru un peu plus rassuré et se détendit légèrement. Il se dirigea à petits pas vers le lit, grimpa sur le matelas et alla se réfugier sous la couette.
Edward retira son jean et le rejoignit.
Bella se retourna dans son sommeil et passa son bras par-dessus son fils.
- Mon bébé, murmura-t-elle dans son sommeil.
Edward sourit alors que Junior soupirait lourdement.
- J'suis plus un bébé, râla-t-il à voix basse.
Il essaya de se défaire de l'étreinte de sa mère mais sans succès.
- Attend. Lui dit Edward en se penchant vers Bella.
Il déposa baiser sur le haut de son épaule et caressa son bras de ses doigts jusqu'à sa main. Il s'en saisit et libéra son fils de l'étreinte de sa mère. Un fois libéré, le petit se colla contre son père de façon à ne plus être à portée des bras de sa génitrice.
Junior se colla contre son père et posa sa tête contre son cœur. Edward fut surpris par le geste et ne réagit pas immédiatement. Puis il passa son bras dans le dos de son fils pour le serrer contre lui.
- Ça va ? Lui demanda-t-il.
Le petit garçon hochât de la tête.
Pendant plusieurs minutes ils restèrent ainsi, sans dire le moindre mot. Junior se collant à son père et Edward caressant doucement les cheveux de son fils.
Sans prévenir, Junior se redressa, s'assit en tailleur face à Edward et le regarda droit dans les yeux.
Son regard était sévère.
- Tu vas repartir ?
Il avait posé la question tout de go.
- Non, répondit aussitôt Edward.
Junior paru satisfait de la réponse.
- Ou du moins, pas sans toi ni ta maman.
Junior baissa les yeux pour regarder ses mains et joua avec ses doigts, comme s'il hésitait à dire quelque chose.
Bella bougea dans son sommeil et marmonna quelque chose d'incompréhensible. Edward quitta son fils des yeux pour regarder Bella dormir. D'un geste tendre, il enleva une mèche de cheveux qui cachait le visage de Bella, celle-ci sourit dans son sommeil.
- Dis ? Tu l'aimes maman ?
Edward se tourna vers le visage de son fils, ce dernier était plein d'inquiétude.
- Oui, je l'aime … plus que je n'ai jamais aimé personne d'autre.
- Bin pourquoi t'es partit alors ?
- C'est compliqué tout ça …
- Suis pas complètement stupide, j'suis déjà en 10ème, je devrais pouvoir comprendre.
Edward lui sourit.
- Oui, je sais ça … mais c'est difficile à expliquer surtout.
Face au regard interrogateur de son fils, Edward ne pu que continuer.
- Je suis partit pour de mauvaises raisons, parce que j'étais en colère …
- Après maman ?
- Non, pas après ta maman … après ton grand-père … et puis je voulais que ta maman puisse réaliser son rêve, qu'elle puisse aller à l'université. Je me souviens encore du jour où elle a appris qu'elle était accepté à Berkeley … je ne l'ai jamais vu aussi heureuse …
- Pourquoi t'étais en colère après grand-père ?
- J'étais en colère après lui parce qu'il voulait que je fasse quelque chose et moi je voulais faire autre chose, et comme c'était très important pour moi … je me suis disputé avec lui.
- Et tu es toujours en colère après grand-père ?
- Un peu encore … je crois …
- C'est pour ça que t'es pas revenu ?
- En partie oui …
- Mais tu serais revenu un jours hein ?
- Oui, … j'avais l'intention de venir voir ta grand-mère à Noël …
- Ce Noël-là ?!?
- Oui, celui-là.
- Bin heureusement que t'es pas venu, parce que tu aurais eu du mal à trouver grand-mère.
- Vraiment ? Pourquoi ?
- Bin parce que tout le monde fête Noël ici !
- Je crois que ta maman m'a parlé de quelque chose comme ça …
- En tout cas, je suis content que tu sois là, dit junior en se réinstallent contre son père.
- Moi aussi, je suis content d'être là, lui répondit-il et en embrassant le dessus de son crâne.
Quelques minutes passèrent avant que l'un d'eux ne reprenne la parole.
- Donc … tu n'es jamais allé à Forks ?
- Non, jamais jamais
- Hmm … il doit y avoir de la neige en ce moment …
Junior releva la tête.
- De la neige ? C'est vrai ? Oh on pourra y aller ? S'il te plais ! Demanda Junior avec un immense sourire. [on insiste bien sur le 'ais' et on fait un sourire à la Symba (Roi Lion)]
Face à la bouille de son fils Edward ne put s'empêcher de rire.
Cet éclat de rire eu pour effet de sortir Bella de son sommeil.
Celle-ci s'étira avant d'ouvrir les yeux.
Lorsqu'elle les ouvrit, le spectacle qu'elle découvrit alors la fit sourire.
Edward et Junior étaient l'un à côté de l'autre, allongés sur le côté dans une un position identique et la regardaient s'éveiller.
- Bonjour, Bella au bois dormant, lui dit Edward avec un sourire en coin.
- Bonjour Maman au bois dormant, lui fit écho son fils.
- Bonjour … leur répondit Bella.
Elle ouvrit ses bras en Junior s'y jeta pour un câlin. Bella le serra contre elle d'un bras, et de sa main libre, elle attrapa celle d'Edward qui entrelaça leurs doigts et embrassa sa main.
Bella embrassa Junior et celui-ci se releva.
- Et bien … je n'avais qu'un Edward dans mon lit hier soir … et maintenant j'en ai deux … mais que c'est-il donc passé ?
- C'est une offre promotionnelle... 2 Edwards pour le prix d'un, dit le plus vieux des deux
Junior rigola à la blague de son père.
- Non, en fait … j'ai fait un cauchemar … et j'ai voulu venir te voir … mais je n'étais pas sûr que j'aie le droit.
- Mais pourquoi donc ?
- Bin … d'habitude tu dors avec personne … alors je savais pas … mais papa a dit qu'y avait pas de problèmes. Hein papa ?
- C'est exacte.
- Oh ! Et tu sais quoi maman ? Papa il a eu une super idée !
- J'ai rien dit moi ! Se justifia Edward
Junior l'ignora et poursuivit.
- Il a dit qu'il voulait passer Noël à Forks, ça serait bien si on pouvait y aller, non ?
Bella regarda Edward puis son fils, hésitante.
- Et bien … j'en sais rien … moi je ne dis pas non, mais il faut surtout voir avec ta marraine, et aussi tous les autres … on ne peut pas prendre cette décision seuls.
- D'accord, on demandera au petit-déjeuner alors.
Sans vraiment s'y attendre, un intrus fit part de sa présence à tout le monde.
- Oh, on dirait que l'estomac de maman a faim, dit Junior.
- Quel tyran celui-là, renchérit Edward.
- Hé ! Vous allez arrêter tous les deux ?
Bella se leva et enfila son peignoir et se dirigea vers la porte.
- Je ne sais pas pour vous mais moi je vais manger en morceau.
Edward et Junior se regardèrent puis, tel un seul homme [elle est drôle celle-là non ?] coururent vers la porte.
- Vous ne pourriez pas faire un peu moins de bruit tous les deux ?
Junior se tourna vers son père et lui fit :
- Schhhhhhhut! Son indexe posé sur ses lèvres.
Edward lui fit de même … et il en fut ainsi sur tout le chemin jusqu'en bas des escaliers. Un fois en bas, Edward souleva son fils et le posa sur son épaule tel un vulgaire sac de linge sale. Le petit éclata de rire.
Edward le déposa sur l'un des tabourets hauts qui bordaient l'îlot central de la cuisine.
Bella alluma la cafetière, mit de l'eau à chauffer pour le thé puis prépara le chocolat de son fils.
Edward quant à lui se dirigea vers le réfrigérateur et en revint quelques secondes plus tard, un sourire carnassier aux lèvres, un plat à tarte en main.
En le voyant arriver Junior fit des yeux ronds.
- Mais … c'est à tonton le reste de la tarte aux Pacanes* … il a mis son nom dessus, chuchota le petit garçon en désignant le bout de papier qui avait été mis à cheval sur le bord du plat.
Son père lui fit un clin d'œil et posa le plat sur l'ilot. Il prit le bout de papier et raya le nom d'Emmett. Il plia en suite le bout de papier dans l'autre sens et y inscrit 'Edward²'.
- Papa ? Ça veut dire quoi 'Edward²' ?
- Si je me souviens bien, nous sommes deux Edward ?
- Oui.
- Et le '²' c'est pour indiquer que nous sommes tous les deux dans le coup.
- Ooooh ! Lui répondit son fils en ouvrant grand les yeux.
Bella leur apporta à chacun une tasse strictement identique mais content pour l'un du café noir et pour l'autre du chocolat chaud. Elle déposa aussi deux fourchettes sur le rebord du plat.
Edward Senior et Junior lui firent tous deux un magnifique sourire.
Amusée par leur conspiration qui allait coûter à Emmett une belle part de tarte, elle s'installa face à eux pour les regarder manger.
Tourné vers son père, Junior tentait de reproduire aussi fidèlement que possible les gestes de son père, buvant dans sa tasse à chaque fois qu'il le faisait, proposant à sa mère un bout de tarte lorsque son père le fit, etc. …
Tout ce cinéma amusait Edward autant que Bella.
Après avoir grignoté quelques biscuits, Bella leur les laissa pour aller se laver.
- Vous pensez que je peux vous laisser ici tous seuls ?
Le père et le fils se regardèrent puis la regardèrent en hochant de la tête.
- Hum … je ne sais pas pourquoi mais je le sens mal … évitez de déclencher une guerre mondiale …
Bella fit le tour de l'ilot, déposa un baiser sur le sommet du crâne de son fils puis un autre sur les lèvres d'Edward avant de lui souffler à l'oreille:
- Sale gosse !
Edward sourit et déposa un baiser sur sa joue avant qu'elle ne quitte la pièce.
Le père et le fils finirent la tarte ne laissant dans le fond du plat que quelques miettes. Edward repositionna le petit bout de papier sur le rebord du plat et remis ce dernier dans le frigo à l'emplacement exacte où il se trouvait plusieurs minutes auparavant.
- Maintenant y a plus qu'à attendre que tonton se lève …
Edward regarda sa montre. Il était presque 8h …
- On attend encore un peur et on réveil tout le monde.
Le visage de son fils s'illumina.
- On va aller sauter sur le lit de tonton en bas ?
- Non, j'ai une meilleur idée mais avant tu vas aller t'habiller et enlever les dernières traces de tarte que tu as sur le visage, lui répondit son père en passant son pouce sur son menton collant.
Le petit garçon sauta de son tabouret et couru dans les escaliers pour rejoindre sa chambre suivit de près par son père.
Edward le regarda s'activer dans tous les sens. Il fila droit dans la salle de bain où les poissons multicolores et les bateaux de pirates régnaient en maîtres. Se lava les dents, la figure, tenta de discipliner ses cheveux, mais, par expérience, Edward savait que c'était peine perdue. Amusé il s'approcha de lui.
- Attend, je vais t'aider.
Le petit sourit à l'image de son père dans le miroir.
- Maman dit que c'est de ta faute si mes cheveux sont tout le temps en bataille.
Edward lui offrit un demi-sourire.
- Je plaide coupable, la seule chose qui fait que mes cheveux ne soient pas dans le même état que les tiens c'est parce qu'ils sont trop courts.
Edward attrapa le tube de gel spécial enfant posé sur le meuble du lavabo, en mis une noisette dans ses mains qu'il frotta l'une contre l'autre pour faire chauffer le produit ensuite il l'appliqua mèche à mèche sur les cheveux de son fils comme il l'avait fait sur les siens durant de nombreuses années.
- Et voilà le résultat !
- Wahou ! C'est comme sur ta photo ! Lui répondit son fils.
Le cœur d'Edward se gonfla de fierté, son fils était fier de lui ressembler.
Sans dire un mot de plus, Junior se précipita dans sa chambre et enfila les vêtements posés sur son lit, très probablement par Bella avant qu'elle n'aille se laver à son tour. C'était aussi probablement elle qui avait ouvert les rideaux de la chambre, lui permettant de détailler la chambre de son fils bien mieux qu'il n'avait pu le faire la veille.
C'était une chambre de petit garçon comme une autre, semblable à la sienne au même âge. Des jouets étaient éparpillaient çà et là sur le plancher. Sur les murs, de nombreuses photos étaient accrochées. Une large partie d'entre elles étaient des polaroïds représentant des queues de baleines et sous lesquelles des noms avaient été inscrit. Edward reconnu sans difficulté l'écriture de Bella.
À ces photos, s'ajoutaient d'autres photos de baleines prises de la surface ou en plongées, des photos étranges de formes multicolores sur fond noir qu'Edward supposa être des clichés de plancton. Les autres photos étaient des photos de Junior avec sa mère et les autres membres de sa famille. Un photo en particulier attira son attention.
Elle était posée sur le bureau du petit garçon, encadrée de bois sombre. Cette photo était en fait composée de deux clichés différents qui avaient été collé l'un à l'autre. La première photo avait été prise lors de l'anniversaire d'Esmée, le printemps avant que Bella n'arrive à Forks. Edward se souvenait que ce jour-là, pour faire plaisir à sa mère, il avait abandonné ses rancœurs et ses idées noires et avait décidé de passé un bon moment en « famille » même si ce mot n'avait plus vraiment de sens pour lui. La seconde photo avait été prise lors des fêtes de fin d'année d'après les décorations qui encombraient le salon de la maison. Bella tenait dans ses bras Junior qui ne devait pas être âgé de plus de deux ou trois ans. Les deux photos avaient été travaillaient de tel façon qu'en faisant abstraction du décor, l'on aurait facilement pu croire qu'il n'y avait en fait qu'une seule et unique photo.
- Tu penses que bientôt je pourrais avoir une vrai photo de famille?
Edward du cligné plusieurs fois des yeux pour retourner à la réalité.
Junior était habillé, c'était posté à côté de lui et regardait lui aussi la photo.
- Moi j'aime bien cette photo … mais je pense que ça devrait pouvoir s'arranger. Lui répondit-il avec un sourire.
Le petit garçon lui rendit son sourire et se pressa contre ses jambes et posa sa tête contre sa hanche. Edward caressa doucement les cheveux de son fils avant que celui-ci ne se rebelle.
- Hé ! Tu vas me décoiffer !
Edward rit.
- T'en fait pas, aucun risque !
Junior fit une moue dubitative … la même que Bella lorsqu'on lui racontait des cracks.
Il serra son fils contre lui et reporta son attention sur le cadre posé sur le bureau.
- Edward ?
- Oui Edward ? Répondit le plus jeune des deux.
- Je crois bien qu'il est l'heure de réveiller ton oncle.
- Je crois aussi.
Tous deux se sourirent et le grand emmena le petit au rez-de-chaussée.
- À ton avis, quel est le meilleur moyen de réveiller ton oncle ?
Le petit pris son menton entre deux doigts et leva les yeux au ciel pour réfléchir … son père manqua de s'étouffer de rire mais se reteint pour ne pas risquer de le froisser.
- Hum … d'habitude l'odeur de nourriture c'est ce qui marche le mieux mais vu qu'on a mangé la tarte, ça marche plus … le chatouiller ? …. non, il pourrait donner un coup à tata Rose ….
Le petit baissa les bras et soupira.
- Je sais pas ! Répondit-il à son père en levant les épaules.
Edward sourit largement.
- Dans ce cas jeune padawan, regarde le Maitre entrer en action et prend-en de la graine.
Edward pris la direction du salon, mais surtout du piano qui s'y trouvait. Il le désigna du doigt et demanda à son fils:
- Il est accordé ?
- Bien sûr ! Lui répondit le petit comme si c'était une évidence.
Edward s'installa sur le banc et Junior vint se mettre à côté de lui.
- Papa ?
- Oui ?
- C'est quoi un padawan ?
Edward haussa les sourcils et regarda son fils comme s'il avait un troisième œil au milieu du front.
- Ce qu'est un padawan ? Tu n'as pas vu la Guerre des Étoiles ?
Le petit secoua la tête d'un signe négatif. [c'est honteux hein ?]
Edward soupira, complètement dépité.
- Toute une éducation à refaire, dit-il en secouant la tête tristement. Maintenant dis-moi, quel est le morceau que tu connais le mieux ?
- L'hymne à la joie, parce que maman l'aime beaucoup et qu'il est pas trop trop difficile.
- Et bien dans de cas vas-y … lui dit son père en désignant les touches d'ivoire du vieux piano d'un ample geste de la main.
Junior inspira un grand coup et se lança.
Les premières notes furent hésitante … il avait le trac parce qu'il jouait pour son père, parce que lui aussi était musicien et parce qu'il serait aussi, sans doute, plus sévère que les autres membres de sa famille qui n'y connaissait pas grand-chose … Mais rapidement il prit en assurance et les s'élevèrent plus claires, rendant la mélodie plus harmonieuse.
Lorsqu'il eut fini, il garda les yeux fixé sur les touches, attendant avec appréhension l'avis de son père.
- Je crois que je n'aurais pas fait mieux. C'était vraiment très bien.
Junior osa enfin lever les yeux vers son père. Il découvrit dans les yeux de celui-ci de la tendresse mais aussi … une bonne dose de fierté. En faisant cette découverte son visage s'illumina d'un sourire.
- Je suis d'accord avec ton père, c'était très bien, dit Bella qui était descendue aux premières notes du morceau mais qui avait préféré rester en retrait. Mais n'est-il pas un peu tôt pour l'Hymne à la Joie?
- Moi je trouve que ça fait un bon réveil matin … et puis papa a dit qu'il fallait réveiller tonton Em'.
- Oh, si c'est pour réveiller tonton Em'.
Bella se dirigea vers la porte qui menait au sous-sol et où deux chambres d'amie avait été aménagées quelques années plus tôt pour accueillir les Cullen lors de leurs passages.
- Ça sera beaucoup plus facile comme ça.
Les deux Edward sourirent.
- Elle est forte maman, dit junior.
- Très forte, rajouta sénior.
Bella alla s'installer dans l'imposant fauteuil installé juste à côté et d'où elle avait l'habitude d'écouter son fils jouer.
Edward détendit ses doigts et dit à son fils:
- Maintenant Champion, regarde faire les pros ! D'abord … tu commences doucement.
Edward entama une mélodie douce et sombre à la fois qui, au fur et à mesure, gagnait en légèreté.
Il avait exécuté le morceau sans jamais regarder le clavier, les yeux rivés sur la charmante brunette assise non loin de lui.
C'était la première fois que Bella l'entendait jouer …. Elle en était toute retournée et compris que le rêve d'Edward de vivre de son art était tout à fait réalisable. Il aurait été un très grand pianiste.
- Je le connais pas se morceau … il est de qui ? Demanda le petit.
- De moi. Répondit doucement Edward.
- Waouh, fit le petit tout exigé, et comment il s'appelle ?
- Bella's Lullaby, répondit-il en regardant Bella dans les yeux.
- La berceuse de Bella … il est pour maman ?
- Oui.
Il n'avait pas quitté Bella des yeux.
Les larmes coulaient sur les joues de Bella.
- Et tu pourras me l'apprendre ?
Edward détourna le regard pour s'attarder sur son fils et mis quelques secondes avant de comprendre la question qu'il venait de lui poser.
- Euh … oui, si tu veux …
- Génial !!! et maintenant on fait quoi pour réveiller tonton ?
Edward lui sourit, le petit ne perdait vraiment pas le Nord.
- Et bien, vu que la manière douce n'a pas fonctionné, il ne nous reste plus que la manière forte.
Du pied, Edward dés-enclencha la pédale de sourdine.
- Ho ho ! Ça va faire du bruit !
- C'est parti !
Edward abaissa ses mains sur le clavier et commença un morceau de boogie endiablé.
À côté de lui, le petit battait la mesure, le sourire au lèvre.
Bella s'installa plus confortablement dans son fauteuil et les regarda avec tendresse.
L'effet fut quasi immédiat.
À peine les premières mesures passées, Emmett déboula dans le salon, à peine vêtu, et commença à se dandiner pour le plus grand plaisir de son neveu qui le rejoignit bientôt dans sa démonstration de danse.
Rosalie emmargea peu après et vint s'installer sur l'accoudoir du fauteuil de Bella et regarda les hommes Cullen s'amuser.
Ils furent très vite rejoints par Renée et Phil qui dormaient eux aussi au sous-sol et par Angela, Betty et Charlie.
Emmett vint chercher Rosalie qui, après avoir refusé pour la forme, se laissa entrainer …
Grisé par l'atmosphère joyeuse qui régnait dans la pièce, Edward continua sur sa lancée avec un morceau tout aussi entrainant.
Renée attira un Phil mal réveillé sur la piste de danse improvisée. Tout d'abord maladroit à cause du manque de caféine dans son organisme, Phil se réveilla rapidement et fit tournoyer sa femme à l'instar d'Emmett avec Junior. Betty regardait la scène avec un immense sourire et tapait dans ses mains en rythme. Charlie était resté à l'écart et semblait bouder.
C'est sur ce joyeux tableau que tombèrent Esmée et Carlisle lorsqu'ils arrivèrent de l'hôtel où ils avaient leurs habitudes lorsque la pension de famille affichait complet. Le visage d'Esmée s'illumina lorsqu'elle découvrit son fils au piano.
Bella nota que Carlisle esquissa un sourire, mais qui n'atteignit pas ses yeux.
Lorsque la musique pris fin, la plupart des personnes présentes applaudirent. C'est à ce moment-là seulement que Junior s'aperçu de la présence de sa grand-mère.
- Grand-mère ! J'ai joué l'Hymne à la joie pour papa et il a dit que c'était très bien ! Et même après il a joué le morceau de maman.
- Vraiment ? Demanda Esmée surprise.
- Oui! Attend je vais te montrer.
Junior se précipita sur le piano, réfléchit quelques seconde et entama les premières mesures de la berceuse qu'avait joué son père quelques minutes plus tôt. Il les joua même avec une précision qui surprit son père.
Esmée laissa échapper quelques larmes en reconnaissant cette mélodie qu'elle avait tant de fois entendue autre fois. Comprenant qu'elle était le témoignage de l'amour que portait son fils à Bella Elle l'avait vu tant de fois penché sur son clavier à jouer et rejouer ce morceau, il le jouait tellement souvent qu'Emmett et Alice criaient grâce, mais elle le laissait jouer, parce que lorsqu'il jouait ce morceau son visage s'illuminait et il semblait heureux. Aujourd'hui, plus de 7 ans après, elle comprenait enfin pourquoi, elle comprenait l'importance qu'avait eu Bella dans sa vie, et qu'elle avait très probablement encore puis qu'il l'avait joué pour elle, avec leur fils. Cette idée lui arracha un sourire. Edward Junior avait peut-être été un accident … mais il était avant tout le fruit d'un amour extrêmement fort.
Lorsqu'elle se dirigea vers son fils pour l'embrasser, elle ne c'était toujours pas départie de son sourire. Elle l'embrassa sur le front et lui murmura un « Je t'aime », puis se pencha sur Bella assise dans le fauteuil à côté du piano et l'embrassa elle aussi sur le front.
Bella fut surprise par ce geste, et Esmée le comprit aisément. À sa plus grande honte, elle n'avait jamais vraiment considéré Bella autrement que comme la mère de son petit-fils, mais ces quelques notes lui avait fait comprendre qu'elle était bien plus que ça, qu'elle était la moitié manquante du cœur de son fils, sa belle-fille, sa fille. [Rahh les belle-mères, je vous jure ! Yen a pas 36 sortes hein ?]
Pour seule réponse, face au regard interrogateur de Bella elle lui sourit et embrassa Rosalie, assise à côté d'elle de la même façon.
Rosalie avait compris ce qui c'était passé sous ses yeux pour l'avoir vécu quelques années plus tôt. Elle se pencha vers Bella et chuchota à son oreille:
- Tu es une Cullen à part entière maintenant.
Bella la regarda sans vraiment saisir la portée de ses paroles puis reporta Edward qu'elle interrogea du regard.
Ce dernier leva les épaules, ignorant ce que ça pouvait bien signifier.
- Bon, c'est bien beau tout ça mais j'ai les crocs moi !
Emmett se dirigea à grand pas vers le frigo.
Edward et son fils se regardèrent et pouffèrent de rire.
Rosalie les regarda et ouvrit la bouche quand elle comprit ce qu'ils avaient fait.
- Ne me dites pas que …
- EDWARD !!!!! l'interrompit Emmett en hurlant.
- Ouiii ? Répondirent le père et le fils de concert.
Il n'en fallu pas plus pour que les ¾ des personnes présentes n'éclatent de rire, même Charlie qui se dérida légèrement.
Emmett débarqua dans le salon, le plat à tarte vide dans la main.
- Tu … vous … vous avez … s'énerva Emmett face à eux.
Edward pivota sur le banc pour faire face à son frère.
- Premier arrivé premier servit mon cher frère !
Emmett regarda son frère sans comprendre, puis un éclair de lucidité passa dans ses yeux et sa mâchoire en tomba.
- Et oui, la vengeance est un plat qui se mange froid mon cher Emmett, j'avoue que celle-là commençait à sentir le moisi, mais c'est tellement bon quand tu ne t'y attends plus.
Bella ne comprenait pas les justifications d'Edward, pour elle c'était juste un mauvais coup fomenté par le père et le fils, elle leva les yeux vers Rosalie pour savoir si elle en savait plus.
Cette dernière lui sourit et lui expliqua.
- Ça remonte à 8 ans environ, quand j'ai commencé à sortir avec Emmett. Esmée avait fait une tarte aux pacanes absolument délicieuse, mais Edward était malade comme un chien et n'avait pas pu en manger. Esmée lui en avait mis une bonne part de côté pour qu'il puisse la manger lorsqu'il irait mieux. Lorsqu'il s'est levé le lendemain la faim au ventre, il n'a trouvé qu'un plat à tarte vide, Emmett était passé avant et avait sorti à Edward ce qu'il vient de lui répondre texto.
Rosalie rigola.
- On dit qu'Emmett est le plus gourmand de la fratrie, mais c'est faux, en fait Edward et lui sont à égalité de ce point de vue.
Bella sourit … oui, Edward était gourmand, elle pouvait en attester, … et pas seulement quand il était question de pâtisserie …
Emmett soupira lourdement et bougonna :
- Mwmwme mais j'vais manger quoi moi maintenant ?
Derechef tout le monde explosa de rire.
Rosalie, ayant pitié de son homme lui fit un bisou sur la joue et le prit par la main.
- Allez, viens mon lapin je vais te faire des tartines au Nutella ….
Le visage d'Emmett s'illumina.
Emmett et Rosalie quittèrent le salon pour la cuisine suivit du reste de la famille.
Edward se leva de son banc et s'attira.
- Bon, c'est bien beau tout ça mais moi il faut que j'y aille sinon je vais finir par rouiller.
Il ne vit pas la panique s'emparer des yeux de Bella et Junior.
- Et tu vas où ? Demanda son fils complètement paniqué.
Il se tournât vers lui, lui sourit et lui ébouriffa les cheveux.
- Il faut que j'aille courir un peu, sinon j'ai bien peur de ne plus être bon à rien après. D'ailleurs, Emmett ! Arrête de t'empiffrer, j'ai hâte de voir si tu tiens la distance. Cria-t-il à l'intention de son frère.
- Ché bien ch'qu'on va voar, répondit Emmett la bouche pleine depuis la cuisine.
Edward sourit.
Junior, tout comme Bella, c'était détendue.
Edward se retourna vers elle et déposa un baiser sur ses lèvres ce qui fit glousser leur fils.
- Qu'est-ce qu'y a ? Lui demanda-t-il taquin.
- Rien ! Répondit le petit qui tentait cacher tan bien que mal son sourire.
Edward sourit et lui ébouriffa de nouveau les cheveux. Junior se précipita sur les genoux de sa mère pour lui faire un câlin.
Avant de franchir le seuil, Edward leur envoya à tous deux un baiser de sa main.
Il alla chercher son sac qui était resté dans sa voiture et remonta se changer. Lorsqu'il redescendit quelques minutes plus tard, Emmett était toujours en train de manger.
- Cullen ? T'attend qu'il neige ou quoi ?
Emmett lui répondit en lui montrant le majeur de sa main droite alors qu'il finissait une énième tartine.
- Emmett ! Le gronda sa mère comme s'il avait été un gamin de 5 ans.
- On devrait peut-être emmener Jazz ? Proposa Edward.
- Excellente idée, j'ai envie de le voir cracher ses poumons ! Tiens, lui dit-il en lui lançant son portable, appelle-le et dis-lui qu'on passe le prendre dans 10 minutes.
Edward rattrapa l'appareil au vol et rechercha le numéro de Jasper. Ce dernier décrocha au bout de la deuxième sonnerie.
- Wep ?
- Jazz, c'est Eward.
- Oh mon Dieu, si tu savais depuis combien de temps j'attends ton appel, fit-il d'une voix exagérément dramatique.
Edward entendit sa sœur râler derrière.
- Arrête de faire le con un peu. On va courir avec Em', tu viens aussi ?
Edward entendit Jasper pousser un gémissement.
- Allez Jazz …
- Ok c'est bon je viens. Je vais peut-être cracher mes poumons mais bon … ça fait un moment qu'on n'a pas fait ça
- Génial, on est là dans moins de dix minutes.
- Ok, ça marche, à tout de suite.
Edward raccrocha et vit apparaître Emmett devant lui.
- Alors ? On va être obligé d'aller le chercher par la peau des fesses ?
- Non, il nous attend ?
- Vraiment ? Demanda Emmett suspicieux. Et qu'est-ce que tu lui as promis ?
- Rien, absolument rien ! Se défendit Edward. Et si on y aller au lieu de jacasser.
- C'est parti !
Les deux fils Cullen sortirent de la maison et prirent la 20th St en direction du The Inn San Francisco**, hôtel où séjournait le couple Cullen-Whitlock. Jasper les attendait à l'entrée du bâtiment typiquement victorien, un sourire aux lèvres.
- C'est bien la première fois que je te vois sourire alors qu'on t'emmène courir, fit remarquer Emmett.
- Il faut bien un début à tout non ?
- Où allons-nous? Demanda Edward pour mettre fin à la confrontation.
- Hum … le Golden Gate Park? Proposa Emmett.
- Ça me va ! Répondirent les deux autres en cœur.
Ils trottinèrent pour rejoindre la 17th jusqu'à Stanyan St pour rejoindre le Golden Gates. Arriver au niveau du Kazar Stadium, au sud-ouest du Park, Jasper tirait déjà la langue.
- Et bien Jazz, on a du mal à tenir la distance, se moqua Emmett, ça fait qu'une demi-heure qu'on est parti et t'es déjà à plat.
- Nan … ça va …, parvint-il à dire entre deux respirations.
- T'es sur ? Demanda Edward à son tour. On a qu'à continuer encore un peu et on fera une pose si tu veux.
- Ma fois … pourquoi pas …
Edward lui fila une claque dans le dos.
- Allez viens, on va aller te faire cracher tes poumons.
- Ha ha ! Très drôle Ed ! L'avantage, c'est qu'avec un peu de chance tu seras capable de me les remettre en place.
- Qui sait ? Dit Edward avec un sourire, ça serait pas la première fois !
- Aller c'est partit les filles ! Dit Emmett avant de se mettre à courir.
Edward et Jasper se regardèrent et rirent avant de le suivre.
Ils prirent la direction du Japonese Tea Garden où ils s'arrêtèrent, ou du moins où Edward et Emmett s'arrêtèrent et où Jasper s'écroula.
Edward s'assit en riant à côté de Jasper qui tentait difficilement de reprendre sa respiration.
- C'est pas drôle mec ! Râla Jasper.
- J'en suis pas si sûr. Tu t'encroutes mon pauvre Jazz.
- Que veux-tu, on ne peut pas travailler et le corps et l'esprit.
- Je n'en suis pas certain …
- Tout le monde n'est pas toi Ed … regarde Emmett !
- Va te faire foutre Jazz !
Les deux autres éclatèrent de rire, bientôt rejoint par Emmett.
- Putain, ça fait combien de temps qu'on n'a pas fait ça ? … rit ensemble comme ça ?
- Bien trop longtemps, c'est certain … lui répondit Edward.
À présent ils étaient tous les trois allongés dans l'herbe, les yeux fixés sur l'immensité du ciel. Aucun d'eux ne parlait. Le silence était pesant malgré les gazouillis des oiseaux alentours. Ils voulaient dire quelque chose mais rien ne sortait.
Ce fut Emmett qui rompit finalement le silence.
- Putain Ed t'imagine pas ce que vous nous avez manqué toi et ton caractère de cochon … d'ailleurs où tu l'as laissé celui-là ?
Edward sourit.
- Je crois que je l'ai laissé à un taliban … il lui était plus utile qu'à moi
Jasper et Emmett ne purent s'empêcher de rire.
- Au fait, vous aussi vous m'avez manqué les gars …
- Putain franchement j'aurais jamais pensé que ça puisse aller aussi loin … que tu puisses partir comme ça sans rien dire, sans un mot … sans donner de nouvelles.
- J'en ai donné …
- On a su ça que hier … intervint Jasper.
- C'est vrai ? S'étonna Edward.
- Oui … maman à préférer ne rien dire … elle avait peur qu'on te court après et que tu ne nous fuis.
- Hum … j'y avais jamais pensé … en fait j'aurais été assez facile à retrouver puisqu'en fait j'ai quasiment pas bougé de Washington les quatre premières années.
- Et tu aurais fui ?
- Franchement je ne pense pas … mais je ne serais pas rentré c'est certain … je lui en voulais trop.
Jasper fronça les sourcils.
- Ce qui veut dire que tu ne lui en veux plus ? Demanda-t-il.
Edward réfléchit.
- C'est différent … pendant plus de 6 ans, je lui en ai voulu … je le haïssais pour ce qu'il avait fait mais …
- Mais ? Insista Emmett.
- Mais voir la mort en face te fait prendre conscience de certaines chose, que l'on a qu'une seule vie et que l'on peut la passer autrement qu'en se battant.
- Discours vachement pacifiste pour un soldat, fit remarquer Jasper.
- Je ne suis pas un « chien de guerre » c'est tout.
- Ed ?
- Wé ?
- Si je te pose une question, tu peux me jurer d'y répondre?
- Em', je …
- S'il te plaît Ed …
Edward soupira, ne se sentant pas de taille à lutter.
- Vas-y … mais si c'est classé Top Secret, tu peux toujours rêver !
Jasper ne put s'empêcher de sourire, mais comme Edward attendait avec impatience la question d'Emmett.
- Q-qu'est-ce qu'il a fait pour que tu partes ? Je sais que ça c'est passé le dimanche après-midi après la fête mais …
- Il n'a jamais rien dit ?
- Non
- Pourquoi ça ne m'étonne pas … capable de briser les rêves de son fils mais pas de faire face à ses fautes le moment venu …
- Ça ne répond pas à ma question.
- Je sais … tu te souviens que je voulais devenir pianiste …
- Qui l'aurait oublié ?
- J'ai toujours eu dans l'idée de m'inscrire au conservatoire de Seattle pour faire ma formation mais … je savais que Bella voulait intégrer Berkeley et qu'elle avait toutes les chances d'être prise alors j'ai postulé auprès du conservatoire de San Francisco, un « ami » à moi m'avait aidé à enregistrer une maquette de façon à ce que je n'ai pas le déplacement à faire. Ça aurait dû être le rêve. J'aurais pu voir Bella sans craindre que le Chef Swan ne me tombe dessus à tout instant … J'aurais dû recevoir la lettre confirmant où non mon inscription là-bas durant la semaine avant la fête … je devais lui faire la surprise en lui annonçant que je resterais avec elle durant toutes nos études … mais je n'ai pas reçu la lettre. J'espérai qu'elle arriverait avant le weekend suivant parce qu'elle partait pour la Floride lors de ce weekend. Puis lorsqu'il m'a appelé dans son bureau ce dimanche-là … il m'a balancé la lettre d'acceptation à la figure … me disant qu'il avait refusé pour moi. Il n'en avait pas le droit, autant d'un point de vue légal que moral … il n'avait pas le droit de détruire tous mes rêves comme ça … d'un geste. Je me suis sentit me briser ce jours-là … j'étais comme mort … et je suis partit … j'ai écrit une lettre d'adieux à la personne que j'aimai le plus au monde et j'ai mis les voiles …
Emmett et Jasper en restèrent abasourdit durant quelques minutes.
- Putain le con … et en plus, il osait être en colère contre toi !!! Se rebella Emmett.
- Hum … je ne suis pas certain que ça colère fut entièrement tournée vers Edward tu sais …
- Ça y est psycho-Jazz est de retour … dit Emmett avec lassitude.
- Je suis sérieux Em' ! Sinon comment expliques-tu son changement de comportement quand il a su pour le petit ?
Emmett ne répondit pas, trop en colère envers son géniteur pour le faire.
- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a fait ? S'inquiéta Edward.
- Rien … si ce n'est que son comportement a changé du tout au tout. La colère est tombée d'un coup pour ne plus laisser place qu'à la peine, la culpabilité. Pendant 4 ans, il a nié autant qu'il pouvait … mais savoir qu'à cause de toute cette histoire tu étais privé de ton propre fils … ça lui a mis une bonne claque ça je peux te l'assurer. Remarque ça nous en a mis une à tous cette histoire …
- Ça c'est bien vrai ! Bella t'a raconté comment maman nous l'a appris ?
- Non … elle m'a juste dit comment maman et Alice l'avaient appris … par le plus grand des hasards …
- Tu sais quand c'était ?
- Non.
Emmett rit.
- C'était pile le weekend de ton anniversaire … comme tu peux l'imaginer, c'était une période relativement sensible pour Maman. Le jour de ton anniversaire, elle nous a tous convoqué à la maison, nous disant que c'était plus qu'urgent. Le problème, c'est qu'on été pas à côté, mais on s'est débrouillé et on est tous arrivé un peu avant minuit à la maison. Ils étaient tous les deux dans le salon, papa regardait par la fenêtre et maman était tout sourire assise sur le canapé. En la voyant je me suis demandé ce qu'elle avait mais j'ai tout de suite su que ça avait à faire avec toi … Il y avait un album photo d'ouvert posé sur la table. Il n'y avait qu'une photo d'un bébé aux yeux verts et avec des cheveux à moitié roux. On a tous pensé que c'était toi, que maman avait fait une rechute … mais elle nous a dit que ce n'était pas toi et elle continuait à sourire. Papa ne disait rien. Rosalie a pris l'album et a commencé à tourner les pages et c'est là qu'on l'a vu … Bella Swan avec ce bébé qui te ressemblait tellement dans les bras. Sur le coup, je me suis demandé comment j'avais fait pour ne pas me rendre compte qu'elle était aussi belle.
- T'a pas été le seul, j'peux te l'assurer, intervint Jasper.
- Nan mais c'est vrai, elle était … rayonnante avec son bébé dans les bras. Puis on a tourné les pages, le bébé grandissait, devenait un petit garçon … Il y avait des photos de lui avec Angela Webber, et d'autres personnes que l'on ne connaissait pas … à chaque page, on s'attendait à te trouver … on comprenait qui il était sans vraiment y croire en fait. Puis maman nous l'a dit … qu'il était ton fils, qu'il portait ton nom, que le Chef Swan ne rêvait que de te faire la peau, mais aussi que tu n'étais malheureusement pas avec eux comme elle l'avait espéré et que pire que tout, tu ne savais même pas que tu avais un fils. Tu connais Alice et Rosalie … elles ont pleuré comme des madeleines …
- Ah ! Tu parles ! Que je sache, t'avais les yeux bien humides toi aussi Emmett Cullen !
Emmett marmonna quelque chose d'incompréhensible ce qui fit rire son frère.
- Et voilà comment ton chenapan de fils est entré dans nos vie, putain c'est dingue … quand il était dans la même pièce que nous, on avait l'impression de t'avoir avec nous. J'ai encore du mal à y croire …
- De quoi ?
- De quoi ?!? Tu oses me le demander ! Non d'un chien Ed, pendant près d'un an tu sors avec une nana du lycée, sans que personne n'en sache rien, tu finis par coucher avec elle et qu'est-ce qui se passe ? Elle tombe enceinte …
Edward sourit.
- J'en suis vert quand je pense au temps qu'on a mis avec Rose avant d'y arriver …
- Attend, attend … tu veux dire que Rosalie est enceinte ? Demanda Jasper totalement déboussolé.
- T'es grillé Em ! Rigola Edward.
- Et toi, t'étais au courant ! S'étonna Jasper.
- Jazz … tu devrais savoir que je sais tout …
Jazz le regarda effaré, Edward éclata de rire.
- Mais non, c'est Junior qui a lâché le morceau.
- Et qui d'autre est au courant ?
- Bin … commença Emmett.
- Bella est au courant, intervint Edward, ainsi qu'Angela et la moitié de l'équipage du USS California … et Charlie aussi.
- QUOI ! S'étonna Emmett. Mais comment ?
- Il l'a dit à Bella et Angela lors de la visio-conférence …
- Pfff … et moi qui pensais que je pouvais lui faire confiance, râla Emmett.
- Em', il a 6 ans1/2 ! Il a beau être plus intelligent que les autres gamins de son âge, il a juste voulu partager une bonne nouvelle avec la personne qu'il aimait le plus.
Emmett grommela quelque chose d'incompréhensible, ce qui fit sourire les deux autres compères.
- Aller Em', fait pas la tête, lui dit Edward en lui donnant un coup d'épaule.
- Oui, et puis ça aurait fini par se savoir de toute façon ce genre de choses … rajouta Jasper.
Emmett sourit aux anges.
- J'vais être papa … dit-il avec un grand sourire plaqué sur les lèvres. Vous ne savez pas à quel point ça fait du bien de le dire à voix haute … Rose a tellement peur qu'il arrive quoi que ce soit …
- Il ne lui arrivera rien Em', tu es la pour la protéger … tout se passera bien. Lui dit Edward. Profites en, il parait que c'est génial …
Emmett se tourna vers son frère.
- C'est vrai que tu n'as pas connu ça … dit-il désolé pour son frère.
- C'est pas bien grave … j'ai un p'tit gars absolument génial … et puis qui sait, avec un peu de chance, il ne restera pas fils unique …
Emmett éclata d'un rire tonitruant.
- Tu perds pas le nord mon cochon, tu l'as à peine retrouvé que tu penses déjà à la mettre en cloque !
- J'aurais utilisé d'autres mots mais l'idée est là … confirma Edward.
- Mais en fait … t'en est ou avec Bella ? … parce que je ne te cacherais pas que ça me fait sacrément drôle de vous voir ensemble. Tu comprends, on ne vous a jamais vu ensemble avant, même si on sait d'où vient Junior, ça fait quand même une drôle d'impression … et puis vous ne vous êtes pas vu pendant 7 ans et là vous revenez bras dessus bras dessous comme si vous vous étiez quitté la veille.
- Hum … vu comment à réagit le chef Swan hier soir, je ne pense pas que tu sois le seul à le penser. Tu sais on a quand même passé plus de 2 mois ensemble mais je ne te cacherais pas que nos retrouvailles ont été fraiches, pour ne pas dire glaciales … puis on a réapprit à se connaître … doucement et de fil en aiguille … on en est arrivé là où on en est aujourd'hui.
- Et comment as-tu réagis lorsqu'elle t'a appris pour Junior ?
Edward fourragea dans ses cheveux avant de répondre.
- Comme un con … j'étais tellement sous le choc que j'ai pris mes jambes à mon coup.
- Une chance pour elle que vous soyez sous l'eau !
- Une chance pour moi surtout ! Mais heureusement pour nous, nous avons nos anges gardiens pour veiller sur nous.
- Vos anges gardiens ? Demanda Emmett.
- Oui, Angela et Gabriel … sans eux je crois qu'on en serait encore à se fuir l'un l'autre …
- Merde ! Cria Emmett, faisant ainsi sursauter les deux autres.
- Quoi ? Demandèrent-ils d'une seule voix.
- Ça fait déjà deux plombes qu'on est en train de causer les gonzesses, j'crois bien qu'on a intérêt à ramener nos fesses avant le déjeuner sinon on est mort.
Edward regarda sa montre et constata qu'il était10h30 passé. Il n'avait pas vu le temps passer.
Tous les trois se levèrent et se mirent à trotter.
Jasper se plaça à côté d'Edward de façon à pouvoir lui parler.
- Ed …
- Jazz ?
- Parle avec lui, parle avec ton père … je sais qu'il s'est comporté comme le dernier des cons. Mais va lui parler.
Edward ne dit rien et continua à courir.
Il n'en dit rien à Jasper mais parler avec Carlisle était dans ses intention … il voulait le faire avant l'arrivée de Gabriel le soir même.
Lorsqu'ils eurent rejoint la 17th, Edward commença à se plaindre de la vitesse à laquelle courait son frère.
- Putain Em', tu ne pourrais pas courir un peu plus vite ?
- Pourquoi ça … c'est très bien comme ça … répondit-il à moitié essoufflé.
- Bien comme ça ! Tu rigole ou quoi ? On dirait une limace !
Edward le dépassa aisément et commence à le chercher.
- Aller Em' … tu peux aller plus vite non ?
Emmett ne répondit pas à l'attaque de son frère.
- Pfff … je me demande vraiment comment ils ont pu t'élire meilleur joueur de de la saison l'an passé … tu t'encroutes mon vieux …
- Tu sais ce qu'il te dit le vieux ! S'énerva Emmett
- Absolument pas, le nargua Edward, mais si tu veux me le dire je suis à ta disposition.
Edward augmenta sa foulée et le dépassa.
Edward entendit son frère accélérer derrière lui.
La course venait de commencer.
Edward se retourna pour chercher Jasper du regard. Ce dernier tentait de suivre, lorsqu'il capta le regard d'Edward il leva les pousses lui signifiant que tout irait bien pour lui. Le connaissant, Edward se doutait qu'il rentrerait en taxi … D'eux trois, Jasper avait toujours été le plus grand mais aussi le moins sportif …
Emmett était à peine deux mètres de son frère lorsque celui-ci se mit à accélérer. Emmett tenta de le rattraper mais à mesure qu'il s'approchait de lui, Edward allait encore plus vite.
Ce dernier savait pertinemment qu'Emmett tentait de le rattraper, raison pour laquelle il accélérer de plus en plus. Bientôt il n'entendit plus Emmett et sut que ce dernier avait décroché.
Il continua à courir à vitesse constante jusqu'au Mission Dolores Park puis réduisit progressivement sa vitesse pour arriver en marchant devant la pension de famille de Betty.
Il trouva son fils assis sur les marches de briques, les coudes sur les genoux et le menton sur les points … il boudait. Cela fit sourire Edward.
- Et bien champion, qu'est-ce que tu fais là ?
Junior releva la tête et son visage s'illumina lorsqu'il vit son père.
- C'est Maman, … elle est partie avec Marraine mais je sais pas où elles sont allés, elles ont pas voulu me le dire …
- C'est vrai ? … Elle ne m'a rien dit … mais peut-être avait-elle ses raisons …
Le petit garçon haussa des épaules et son visage redevint maussade.
- Et il est où tonton Em' ?
- Euh … je crois que je l'ai semé depuis deux ou trois kilomètres …
- Ho ho ! Il va pas aimer tonton, il aime pas être battu …
- Non, ça je le sais mais ça lui fera du bien de savoir qu'il n'est pas le plus fort.
Junior lui sourit, complice.
- Je vais aller me laver, dès qu'Emmett arrive, tu me préviens, d'accord ?
- Ça marche ! Lui répondit son fils avec un sourire.
Edward grimpa le reste des marches qui menaient à la maison et y entra. Il vit Alice, Rosalie, Esmée, Renée et Betty en train de discuter dans le salon.
Alice et Rose se tournèrent vers lui.
- Où sont les deux autres ? demanda Rose.
- Euh … on a lâché Jazz aux environs de la 17th et Cole St … pour ce qui est d'Emmett je crois bien l'avoir semé aux abords du Castro.
Les deux filles ouvrirent grand leurs yeux.
- Faut pas s'en faire pour Jazz, il avait prévu le coup, il rentrera en taxi … par contre Em' risque d'être de mauvais poil.
- L'ours n'aime pas se faire distancer, approuva Rosalie avec un sourire.
Edward lui sourit puis monta les marches qui menaient à l'étage 4 à 4. Il prit une douche rapide dans la salle d'eau de la chambre de Bella puis enfila rapidement boxer, jean, t-shirt et enfin chaussures. Dans les escaliers, il entendit la voix d'Emmett appeler leur mère.
- Maman ! Il faut que tu portes plainte, on a échangé ton fils !
Edward arriva dans le salon, un sourire aux lèvres.
Emmett se tourna vers lui et le désigna du doigt.
- Cet homme n'est pas mon frère ! Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait d'Edward ?
Le sourire d'Edward s'élargit encore.
- Emmett, ce n'est pas parce que ton frère t'a battu à la course que tu dois te sentir obligé de renier ton frère … le gronda gentiment Esmée.
- Non grand-mère, papa il a pas battu tonton, il l'a é.cra.sé, répondit le plus jeune des Cullen.
- Oh toi tu vas voir !
Le menaça son oncle alors qu'il se réfugiait derrière les jambes de son père.
Le petit riait tout en tournant autour de son père, poursuivit par son oncle. Edward participait lui aussi en bloquant son frère pour protéger son fils.
Bella et Angela tombèrent sur ce spectacle lorsqu'elles rentrèrent.
Elles ne purent que constater qu'elles n'avaient que rarement vu autant de visages souriant dans cette maison.
Et bien que ce passe-t-il ici finit par demander Bella.
- C'est tonton ! Ria son fils. Papa l'a battu à la course et il veut se venger sur moi maintenant.
Bella soupira tout en souriant.
- Rose, tu veux bien ramasser ton môme, moi je vais ramasser les miens avant qu'ils ne cassent quelque chose, dit-elle à sa belle-sœur avec un sourire qu'elle lui rendit.
Les deux plus grand poussèrent un cri de mécontentement.
- On sait se tenir ! Se rebiffa Emmett.
- Euh … je ne crois pas que ce soit le bon argument Em', lui indiqua son frère.
- En effet ! confirma Rosalie en s'approchant de son homme. Et va prendre une douche Em' … prend exemple sur ton frère, lui au moins il est propre.
Edward bomba le torse faisant que son t-shirt moula encore plus ses muscles.
Emmett lui envoya un coup dans les côtes ce qui eut pour effet de le faire se dégonfler.
- Emmett Cullen ! Si tu me le casse ça va mal finir pour toi, gronda Bella.
Bella se rapprocha d'Edward qui se frottait les côtes.
- Ça va ? Lui demanda-t-elle tendrement.
- T'en fait pas, je ne suis pas en sucre … et j'en ai vu d'autres, la rassura-t-il avant de déposer un baiser sur son front.
- Oh … c'est mignon AÏE ! Mais Rose mais ça fait mal ça !
- C'est fait exprès aussi.
Junior se mit à rire face à l'expression de son oncle, mais lorsque celui-ci lui lança un regard noir, il plaqua ses mains devant sa bouche pour cacher son sourire.
- Au fait, il y a des courses à aller chercher dans la voiture ! Annonça Angela en se dirigeant vers la porte d'entrée suivie de près pas Bella et Edward.
Bella alla ouvrir le coffre de la voiture rouge qui était garée derrière la Volvo grise d'Edward. Celui-ci se figea un instant.
- Bella ?
- Oui ?
- Ne me dit pas que c'est ta voiture …
- Euh … si … c'est mon nom qui est inscrit sur les papiers, pourquoi ?
- Pourquoi ? Tu me demande pourquoi ? Alors que tu t'es fichu de moi et de ma Volvo alors que ta voiture n'est autre qu'une Chevrolet, qui plus est rouge …
- Oui, mais moi je ne l'ai pas choisie … c'est un cadeau …
- Bella … tu détestes les cadeaux !
- C'est faux … il y en a certain que j'ai vraiment apprécié, lui dit-elle avant de lui fourrer deux gros sacs de provision dans les bras.
- Vraiment ?
- Je te ferais un dessin plus tard … répondit-elle joueuse avant de s'en retourner à la voiture.
Jasper arriva à ce moment-là devant la maison. Bella lui colla à lui aussi un sac de provisions dans les bras.
- Et bien Jazz, tu en as mis du temps, lui fit remarquer Edward tout en retournant vers la maison.
- Oui … j'avais une ou deux petites courses à faire.
Edward l'interrogea du regard.
- Au cas où tu l'aurais oublié … la semaine prochaine c'est Noël.
Noël … les cadeaux … le père Noël … son fils …
Ces images revinrent en mémoire à Edward. Il se souvint que Junior lui en avait parlé le matin même tout comme le fait de passer les fêtes à Forks. Il se souvint aussi quel importance avait cette fête pour lui au même âge.
- Ed ? Tu sais de quoi je parle ? Lui demandé Jasper taquin.
- Oui … je ne m'étais pas rendu compte que c'était si proche déjà … il faut dire que le temps d'ici n'aide en rien.
- Ne t'en fait pas, le lutin de Noël Cullen ne va pas tarder à nous réclamer les décorations de Noël et tout le tintouin.
- Le lutin de Noël Cullen ? Alice ?
Jasper sourit.
- Non, ton fils ! La seule raison pour laquelle la maison n'est pas surchargée de décorations c'est parce qu'il ne voulait rien faire sans sa mère.
Edward hochât de la tête et rejoint la cuisine où Angela avait commencé à ranger les courses. Cette dernière lui fit un sourire éblouissant dont il ne comprit pas vraiment la signification.
- Vous êtes sûre que tout rentrera dans le frigo ? Demanda Betty qui venait de rentrer dans sa cuisine.
- Ne t'en fait pas pour ça Betty. De toute façon il y en a une large partie qui aura disparu d'ici ce soir, lui répondit Bella. Et puis ce soir nous seront 16 à table alors il va bien falloir nourrir tout le monde non ?
- 16 ? Mais nous ne sommes que 15 avec le petit.
- Nous avons un invité pour ce soir.
- C'est vrai que Gabriel arrive ce soir ! Se rappela Edward en se frappant le front du plat de la main.
Bella soupira et le regarda Edward avec désolation.
- Mais où as-tu donc la tête mon pauvre Edward ?
Ce dernier lui sourit.
- Je crois bien que je l'ai perdue entre ici, et il désigna leur fils, et là, dit-il en la désignant, elle.
- Mon pauvre chou …
- Gabrielle ? C'est qui ça ? Tu as dit à l'épouse légitime d'Edward de venir faire un tour ici Bella ? Demanda Emmett en déboulant dans la cuisine.
Edward et Bella se regardèrent un instant avant d'exploser de rire. Tout le monde les regardait sans comprendre mis à part Angela qui se retenait difficilement de ne pas rire.
- Mon épouse légitime … repris Edward plié de rire.
Bella en pleurait mais Edward tenta de se ressaisir pour expliquer le tout à sa famille.
- Tu nous expliques ? Demanda Emmett perplexe.
- Gabriel est un homme …
- T'ai gay ?!?!?
Bella s'arrêta de rire d'un seul coup.
- T'as d'autres con … bêtises comme celle-là à nous sortir Emmett Cullen ? Lui demanda-t-elle presque en colère.
Em' réfléchit 5 secondes avant de parler, lui dit Jasper. Edward nous en a parlé tout à l'heure.
- Gabriel est un très bon ami et il était mon supérieur à bord du sous-marin.
- C'est le Capitaine Nemo ? Lui demanda Junior les yeux pleins d'étoiles.
- Oui … si on veut, lui répondit-il en se mettant à sa hauteur, mais il s'appelle Gabriel Hopkins.
- Oh ! Fit le petit, bien qu'il ne comprit pas vraiment la différence. Après tout, il était le capitaine du sous-marin qui avait sauvé sa mère.
Par la suite, tout le monde mit la main à la pâte pour préparer le repas de midi et c'est ainsi que près d'une heure plus tard ils se retrouvaient tous les quinze autour de la grande table de Betty.
- Dit grand-mère ?
- Oui ?
- Est-ce que c'est vrai qu'il y a de la neige à Forks en ce moment ?
- Esmée fut surprise par la question de son petit-fils.
- Euh … oui, normalement oui. Demande à ton grand-père, il y était en début de semaine.
Junior se tourna vers Carlisle, attendant sa réponse.
- Il y avait en une couche épaisse lorsque je suis partit, pourquoi ?
- Et bien papa …
- Hep ! Tu es seul sur ce coup-là mon grand ! Le prévint Edward.
- Mais ce matin tu m'as dit que …
- Je t'ai dit ce que j'en pensais … après c'est à toi de demander à tout le monde ce qu'il en pense.
Junior se renfrogna, dessus que son père ne lui apporte pas son soutien. Edward le remarqua et rajouta.
- Mais c'est très bien que tu prennes l'initiative alors que nous sommes tous réunit. Alors vas-y demande.
Junior repris consistance et regarda alternativement son père et sa mère.
- Et bien en fait, je voudrais si vous êtes d'accord pour qu'on aille passer Noël à Forks pour une fois. Papa et maman, ils ont dit qu'ils étaient d'accord mais ils ont dit que je devais vous le demander à vous aussi … Dit marraine est-ce que tu es d'accord ?
Angela lança un regard à Bella et sourit tristement. Elle baissa les yeux puis inspira profondément avant de regarder son filleul dans les yeux.
Bien que Junior l'ignore, autour d'eux, chacun attendaient la réponse d'Angela qui serait capitale pour ce projet, car aucun d'eux n'iraient contre sa décision si elle ne se sentait pas capable de revenir à Forks.
- Et bien … il faut que je vois avec Ben … mais pour moi c'est d'accord par contre j'émets une condition. Je souhaite que nous nous rendions tous à la messe de minuit qui sera donné le 24
Tout le monde autour de la table s'étonna de la demande d'Angela, mais à la vue du regard déterminé qu'elle affichait chacun se dit que sa décision n'avait pas été prise à la légère.
La proposition de Junior reçu l'assentiment de chaque personnes présentes autour de la table, mis à part Betty.
Cette dernière se tourna vers Charlie qui était assis à côté d'elle.
- Pour moi aussi c'est d'accord, à moins que Charlie ne veuille pas de moi chez lui ? Dit-elle avec un air malicieux.
Ce dernier marmonna quelque chose dans sa moustache qui fit rire tout le monde. Lorsque Betty déposa un baiser sur la joue de ce dernier, de légères rougeurs firent leur apparition sur ses joues. Edward sourit et regarda Bella. Cette dernière le regarda aussi et leva les épaules.
À la fin du repas Edward appela Gabriel.
- Allo ?
- C'est Edward.
- Edward ! Que me vaut cet appel ? On n'est pas censé se voir ce soir ?
- Si, c'est justement pour ça que je t'appelle pourrais-tu passer chez moi avant de partir et récupérer mon uniforme bleu s'il te plaît. Tu as toujours la clé que je t'ai donnée ?
- Oui, oui, je l'ai. De toute façon je pensais t'en emmener un. Tu risques d'en avoir besoin en rentrant sur Washington.
- Toi, tu as eu des nouvelles …
- Oui, mais je préfère t'en parler de vie voix.
- Très bien, comme tu voudras...
- Au fait, as-tu parlé à ton père ?
- Non … pas encore …
- Edward, ne laisse pas trainer les choses …
-Je sais … ce n'est bon pour personne.
- Tout à fait. Bon, on se voit ce soir.
- Oui, et prévoit des vêtements larges, ma mère et Bella seront au fourneau d'après ce que j'ai pu comprendre.
- Seigneur Dieu … ne me dit pas une chose pareille ou je les enlève toutes les deux. Mais au fait … comment ça s'est passé avec ton fils.
Edward sourit et porta son regard sur le petit garçon qui jouait sur le canapé du salon.
- Bien … merveilleusement bien …
- C'est parfait alors, j'ai vraiment hâte de voir ça … mais parles avec ton père Edward.
- Oui. Je vais le faire.
- À ce soir Edward.
- À ce soir Gabriel.
Edward raccrocha et sentit deux bras emprisonner sa taille.
Bella.
Elle se retourna pour lui faire face.
Inquiète, elle caressa l'une de ses joues avant de lui demander:
- Ça va ?
- Hum … Gabriel a des nouvelles. D'après ce que j'ai pu comprendre, elles risquent de ne pas me plaire mais il n'a pas voulu m'en dire plus.
- Hé ! Regarde-moi Edward.
Ce dernier obtempéra et plongea son regard dans le siens.
- Tout ira bien, nous sommes ensemble … alors tout ira bien.
- Je l'espère.
Il déposa un baiser sur son front, avec dévotion.
- Et que dois-tu faire ?
Edward soupira.
- Parler avec Carlisle …
- Tu devrais le trouver dans le jardin. Lui dit-elle avant de déposer un baiser sur sa mâchoire et de retourner dans la cuisine.
Lorsqu'elle pénétra dans la pièce elle tomba sur Esmée qui se tenait dans l'encadrement de la porte.
- Il a des problèmes n'est-ce pas ? Demanda-t-elle à Bella derechef.
Bella soupira et hésita sur la réponse à lui donner.
- Oui … mais rien d'insurmontable rassurez-vous.
Esmée s'en retourna à ces carottes qu'elle avait commencé à éplucher.
- Ce Gabriel … c'est une personne importante dans sa vie ?
Bella la regarda dans les yeux et lui répondit :
- Oui … il a fait de lui ce qu'il est aujourd'hui … Edward lui doit beaucoup. Je crois que pour Gabriel, Edward est le fils qu'il n'a jamais eu …
- Oh ! Il n'a pas d'enfant ?
- Si, il a une fille qui doit être plus âgée qu'Emmett d'après ce que j'ai compris, et aussi une petite-fille qui a l'âge de Junior.
- Et Edward ? … comment perçoit-il cette relation est-ce que …
- Edward aime beaucoup Gabriel, mais il sait qu'il n'est pas son père. Il n'est pas le père qu'il aurait voulu avoir … malgré tout Edward considère toujours Carlisle comme son père … Gabriel est ce que je pourrais qualifier de mentor … mais pas son père.
Esmée paru soulagée par les paroles de Bella. Elle avait eu peur que cet homme n'ai pris la place du père dans le cœur meurtrit de son fils. Elle savait qu'un rejet de la part d'Edward blesserait profondément Carlisle qui n'attendait que le pardon de son fils pour enfin pouvoir relever la tête.
.
Edward observa durant un moment Carlisle avant de se rendre dans le jardin. Comme indiqué par Bella, son père s'y trouvait, assis sur la balancelle en bois.
En l'observant, il remarqua les différences entre l'homme qui se trouvait face à lui et celui qu'il avait quitté 7 ans plus tôt.
Les changements pourraient être imperceptibles pour une personne qui le voyait régulièrement, mais pour lui, elles étaient flagrantes.
Il s'approcha de lui sans bruit.
Carlisle était perdu dans ses pensées et ne remarqua la présence de son fils que lorsqu'il fut tout à côté de lui.
-Oh ! S'exclama-t-il lorsqu'il s'aperçut de sa présence.
- Je peux te parler ? Demanda Edward d'une voix sèche.
- Euh … oui … je …
- Écoutes, je …
- Je suis désolé Edward …
Edward regarda son père dans les yeux et y vit toute la douleur qu'il ressentait.
Carlisle baissa les yeux.
- J-je me suis comporté comme le pire des enfoirés … je comprendrais que tu ne puisses pas me pardonner … je sais combien je t'ai fait souffrir … je …
- Vraiment ? Tu le sais ? Lui demanda Edward plus agressif qu'il ne l'aurait voulu.
- Je l'ai compris lorsque j'ai vu la douleur dans les yeux de Bella lorsque l'on évoquait ton nom … lorsque je voyais ses yeux s'illuminer lorsqu'elle regardait votre fils. Lorsque ta mère m'a parlé d'eux après son retour de San Francisco … j'ai compris … j'ai compris pourquoi tu avais demandé à partir là-bas … je suis tellement désolé …
Edward regarda longuement son père. Il savait que ses remords étaient sincères.
Il s'assit sur la balancelle à côté de son père.
- J'ai compris … pourquoi tu l'avais fait … je l'ai compris lorsque mon rêve c'est effondré.
En prononçant ces mots, Edward passa son pousse sur la cicatrice courbe qui traversait son poignet.
- Que s'est-il passé ? S'inquiéta Carlisle.
- Une bagarre dans un bar … une bouteille cassée … un coup malheureux …
- Mais … pourquoi n'es-tu pas rentré ?
Edward le regarda dans les yeux. Des yeux dans lesquels l'on pouvait lire tant de reproches …
- J'étais bien trop en colère pour ça …
Edward se leva et fit quelques pas.
- J'avais trop honte aussi … sans doute …
- Honte mais de quoi ?
- D'avoir échouer …
- Nom d'un chien Edward! Si quelqu'un devait avoir honte, c'était bien moi non ?
Edward haussa les épaules sans rien dire, tournant le dos à son père.
Il regardait la maison, pensait à son fils, à Bella. Il avait pensé pouvoir faire la paix avec son père, mais finalement il ne s'en sentait pas capable … trop de rancœur refaisait surface … trop de douleur.
Il fit un pas vers la maison, puis deux.
- Edward ! L'appela Carlisle. Ne fuit pas ! Lui ordonna son père. Pas encore.
Edward se retourna vers lui. La fureur déformant ses traits.
- Comment oses-tu me reprochait de fuir ? Comment oses-tu me le reprocher alors que c'est la seule opportunité que tu ne m'aie jamais laissé …
Edward allait rajouter quelque chose lorsqu'il fut interrompu par un cri de douleur.
- Junior ! hurla-t-il avant de se précipité vers la maison aussi vite qu'il le put.
Il arriva rapidement dans le hall où se trouvaient Junior, la moitié du visage en sang, Bella totalement paniquée et sur le point de tourner de l'œil et la moitié de sa famille qui tentait de rassurer la mère et le fils sans vraiment y parvenir.
Edward prit les choses en mains en prenant son fils dans ses bras et en l'emmenant dans le salon.
- Maman, Emmett, emmenez Bella dans la cuisine et restez-y jusqu'à ce qu'elle se calme, Angela, va chercher des serviettes éponges.
Emmett et Esmée obtempérèrent, rapidement rejoint par Alice et Jasper qui firent leur possible pour calmer Bella.
Edward tourna la tête et vit que Carlisle venait de les rejoindre.
- Papa, il y a une mallette médicale dans le coffre de ma voiture, tu peux aller la prendre ?
- Oui, bien sûr, acquiesça Carlisle en se dirigeant vers la porte.
Edward s'assit sur le canapé où il allongea son fils, posant sa tête sur ses propres genoux.
- Et bien alors mon grand, qu'est-ce qui s'est passé ?
- J-j'ai g-glissé sur le tapis … et ma tête a cogné contre le coin de la p-porte.
Edward soupira et secoua la tête tristement.
- Ta mère ne ta jamais dit de ne pas manger les portes ? Lui dit-il avec un sourire.
Le petit se détendit et sourit à son père.
- Nan … je crois qu'elle a oublié …
Angela et Carlisle revinrent au même moment.
Edward souleva la tête de son fils et plaça les serviettes éponges sur ses genoux et reposa la tête de son fils sur ses genoux.
Il attrapa la sacoche que lui tendait Carlisle et en sortit des compresses stériles et du désinfectant liquide.
Il s'en mit sur les mains pour les désinfecter et en imbiba une compresse à l'aide de laquelle il commença à nettoyer le visage du petit garçon tout en évitant soigneusement la profonde coupure qui allait du front à l'arcade sourcilière sur un peu moins de cinq centimètres.
Il se nettoya de nouveau les mains mais avec de lingettes cette fois-ci, et s'attaqua à la blessure à proprement parlé. Il la désinfecta, arrachant quelques gémissements à son fils qui entrainèrent aussitôt une réaction de sa mère qui se trouvait toujours dans la cuisine mais qui entendait malheureusement tout ce qui se passait dans le salon.
Une fois la plaie désinfectée, il appliqua de chaque côté de fins patchs anesthésiants de façon à pouvoir recoudre sans faire souffrir son fils et sans avoir besoin de le piquer, ce genre d'actes, bien que quasi indolore, est généralement très stressant pour les jeunes patients [mwé … les plus vieux aussi !]
En attendant que les patchs fassent effet, Edward discuta avec son fils, lui demandant de lui parler de son film préféré, à savoir Cars!, et qu'Edward n'avait évidemment pas vu. Son fils pris donc un grand plaisir à lui raconter toute l'histoire, tome 1 et 2.
Tout en écoutant son fils et en le questionnant sur tel ou tel personnage/voiture, il vérifia insensibilisation de la blessure.
Il se désinfecta de nouveau les mains et ouvrit un kit stérile contenant de quoi recoudre.
Il exécuta les six points nécessaires tout en continuant à discuter avec son fils sous les yeux attentifs de Renée, Charlie, Angela, Betty, Phil et Carlisle dans les yeux duquel la fierté avait pris place.
Tout au long des « opérations », Charlie était resté très attentif aux gestes d'Edward, prêt à lui bondir dessus au moindre cri de douleur de son petit-fils mais finalement, il avait été impressionné par la maitrise, le sang-froid, la patience et l'attention dont il avait fait preuve. Mais bien sûr, il n'aurait pas été prêt à le reconnaître, même sous la torture …
Après avoir fini de recoudre, il désinfecta de nouveau et plaça sur la cicatrice un pansement étanche qui lui permettrait de prendre son bain sans problèmes.
- Et voilà, j'ai fini … hum … il me reste du fil … et si je m'en servais pour coudre les lèvres de tata'Lice ?
Le petit gloussa comme une collégienne.
- Hé !! Brailla Alice qui venait de pénétrer dans le salon accompagnée d'un Bella dont le visage était ravagé par les larmes.
- Jazz t'en pense quoi ? Lui demanda Edward.
- Hum … la proposition est intéressante … AÏE Alice ! Ça fait mal !
- Tiens ! Tu vois ce que ça fait ! Lui fit remarquer Emmett.
Edward releva la tête pour voir de quoi ils parlaient. Lorsqu'il vit Jasper se frotter l'arrière de la tête, il comprit qu'Alice lui en avait collé une. Un instant, il se demanda comment Alice avait-elle pu y arrivé … vu la différence de taille qu'il y avait entre eux. Mais son regard fut vite accaparé par Bella qui s'approchait d'eux doucement.
Elle s'agenouilla devant son fils et caressa tendrement sa joue.
- Mon petit poussin …
Junior soupira.
- Ça va maman … y a pas eu mort d'homme …
Edward fit son possible pour ne pas rire. Un maigre sourire s'afficha sur les lèvres de Bella.
- Non …
- Et puis papa m'a réparé ! Regarde ! Dit-il en montrant son front de son doigt.
Bella leva des yeux pleins de reconnaissances vers Edward.
- De rien, lui répondit-il avant de s'emparer de ses lèvres.
Toujours la tête posé sur les genoux de son père, Junior ne put s'empêcher de sourire de toutes ses dents.
Lorsqu'il entendit Charlie grogner non loin d'eux, Edward ne put se retenir de sourire contre les lèvres de Bella.
Leurs lèvres une fois séparées, il essuya les traces de larmes de ses joues avec son pouce.
Mais quand Junior voulu se relever, il le maintint allongé.
- Hep ! Pas si vite Champion.
Edward fouilla de nouveau dans sa sacoche et en retira un tube d'homéopathie.
- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Renée.
Edward lui sourit.
- De l'arnica, mais vous devez connaître ça avec une fille comme Bella …
Renée leva les yeux au ciel et soupira.
- J'en ai utilisé un nombre de tube incalculable …
- Hey ! Se rebella Bella.
Edward fit avaler à son fils les petits granulés blancs et le fit se relever tout doucement.
- Ça va ? Tu n'as pas la tête qui tourne ?
- Non, ça va.
- Ok, mets-toi debout.
Junior s'exécuta.
- Maintenant, tu tends les bras sur le côté et tu fermes les yeux. Renée, vous pouvez vous mettre en face s'il vous plaît.
Edward tenait toujours Junior par une épaule. Lorsque Renée fut en place il le lâchât.
- Ça va toujours ?
Derrière lui, Carlisle suivait avec attention le manège de son fils, approuvant d'un hochement de tête.
- Oui.
- D'accord. Avance de deux pas alors.
Junior sourit, s'amusant du nouveau jeu qu'avait sorti son père.
- T'as pas dit « Jacques a dit » !
Edward ouvrit grand les yeux, surpris puis sourit en comprenant que son fils prenait pour un jeu ce qui étaient en fait une détection des symptômes physiques d'un éventuel syndrome post-commotionnel.
- Jacques a dit avance de deux pas les yeux fermés.
Le petit s'exécuta sans vaciller.
- Jacques a dit mets-toi sur un pied.
Junior se mit sur un pied et tenta de maintenir son équilibre tout en battant des bras mais sans pour autant tomber.
- Jacques a dit repose tes pieds à terre et ouvre les yeux.
Junior fit ce que « Jacques » avait dit.
- Jacques a dit … fait vite un gros câlin à ta maman avant qu'elle ne pleure encore.
Bella assena une claque sur la cuisse d'Edward avant de réceptionner son fils dans ses bras.
Edward sourit, lui caressa les cheveux et l'embrassa sur le sommet du crâne.
Le reste de l'après-midi se passa dans le calme, Bella et Renée retournèrent en cuisine, aidées de Betty alors que le reste de la famille s'installa dans le salon pour regarder un film.
Junior c'était bien évidement installé sur les genoux de son père.
Tout le monde fut presque surpris d'entendre la sonnette de la porte d'entrée retentir.
Ce fut Bella qui ouvrit.
- Bonsoir commandant Hopkins.
Gabriel rit.
- J'ai bien peur d'avoir laissé mais galons au placard pour ce soir Miss Swan.
- Dans ce cas laissez tomber le Miss Swan.
En entendant le nom de Gabriel, Junior avait sauté des genoux de son père et c'était précipité vers la porte. Suivit de près par Edward.
- Tien tien … mais ne serait-ce pas Edward Anthony Cullen Junior de San Francisco.
Le visage de Junior s'illumina.
- C'est bien moi.
- Et bien dans ce cas je suis enchanté de te rencontrer en chair et en os. Dit Hopkins en s'inclinant légèrement.
Même s'il l'avait déjà vu via la vidéoconférence, Hopkins ne put s'empêcher d'admirer la troublante ressemblance qu'il y avait entre Edward Junior et Edward Sénior.
Il releva la tête pour donner l'accolade à Edward qui se tenait derrière son fils.
- Vraiment surprenant … dit-il en regardant Junior.
- Oh … il tient aussi de sa mère dit Edward en passant ses doigts dans les cheveux de son fils.
Hopkins mit la main sur le cœur et poussa un soupir de soulagement.
- Dieu merci … l'humanité n'en aurait pas supporté un autre comme celui-là. Répondit Hopkins en désignant Edward. (N/C : Nous en aurions bien pris quelques exemplaires les team-Edward)
Derrière eux l'ensemble de la famille éclata de rire alors qu'Edward bougonnait.
- Mon pauvre petit chéri … fit lui dit Bella faussement compatissante.
- Papa … je crois qu'ils se moquent de toi … lui dit Junior avec un air des plus sérieux qui fit de nouveau rire l'assemblée.
Edward soupira tristement.
- Je crois bien que oui mon fils …
Junior soupira aussi tristement que son père quelque secondes plus tard.
- Peut-être devrions nous faire entrer Mr Hopkins, suggéra Betty.
Bella et Edward le firent donc entrer dans le hall bondé de la maison.
- Gabriel, tu connais déjà Bella, Junior et Angela. Voici le chef Swan, le père de Bella, sa … compagne Betty, qui est aussi notre hôtesse à tous, Renée, la mère de Bella, son mari Phil …
Gabriel salua chacun d'entre eux au fur et à mesure des présentations.
- Mon frère ainé Emmett …
- Le célèbre Emmett Cullen … vous savez que vous avez un vrai fan club dans la Navy.
À ce moment tous auraient juré voir Emmett rougir.
- … et sa compagne Rosalie, ma petite sœur Alice et Jasper, mon meilleur ami qui est aussi, accessoirement, son petit ami de longue date.
Gabriel posa sur Alice un regard bienveillant et serra la main que lui tendit Jasper.
- Et enfin, ma mère Esmée …
- Madame, je suis sincèrement ravi de faire votre connaissance.
Gentleman, Gabriel déposa un léger baiser sur la main que lui tendit Esmée.
À l'instar d'Emmett, Esmée rougit elle aussi.
- … et mon père Carlisle.
Gabriel s'approcha de lui. L'un et l'autre se jaugèrent du regard durant quelques secondes.
- Je suis enchanté de faire votre connaissance Dr Cullen. Dit Gabriel avec sincérité.
- Moi de même Mr Hopkins. Lui répondit Carlisle avec une amabilité non feinte.
- Oh, Edward, j'ai ce que tu m'as demandé, dit Gabriel en lui tendant une housse noire qu'il sur le bras. J'y ai ajouté le manteau … au cas où.
Edward prit la housse et la posa sur son propre bras.
- Ah Gabriel … tu es une mère pour moi, dit Edward avec ironie.
- Fait attention à ce que tu dis jeune troufion !
Instantanément Edward se mit au garde à vous et salua son supérieur.
- Repos soldat.
Edward s'exécuta, plaçant ses bras dans son dos malgré la lourde housse à vêtement
- La vache … aussi bien dressé qu'un chien de garde. T'as vu ça Bella ? T'as vu comme il se met bien au garde à vous le petit soldat ? Lui fit remarquer Emmett avec un léger coup dans l'épaule.
- Ça, je l'avais vu avant ce soir Emmett … lui répondit Bella sur le même ton, laissant planer le doute sur la connotation sexuelle de sa réflexion.
- Bella, je voudrais vous confier ceci, lui dit Hopkins en lui tendant une petite boite en carton d'une dizaine de centimètre de côté.
Bella interrogea Hopkins du regard. Puis souleva le couvercle et écarta le papier de soie qui recouvrait le contenu de la dite boite. Lorsqu'elle vit ce que c'était, sa bouche forma un « o » d'étonnement.
- Qu'est-ce que c'est Maman ? Demanda Junior.
- Les médailles de ton père. Lui répondit-elle en mettant la boite au niveau de ses yeux.
- Au grand complet, précisa Gabriel.
Edward grogna, sachant précisément ce que cela impliquait.
- Wahou … il y en a beaucoup …
- Ça, c'est parce que ton père est un abrutit fini, lui répondit Edward en se dirigeant vers la penderie pour y déposer la housse.
Charlie et Emmett ne purent s'empêcher de rire de sa réflexion.
- Hum … fit Gabriel, … d'autres diraient que c'est parce que c'est un héros … mais bon, Edward Cullen a toujours eu une vision du monde bien à lui.
- Je vous ne le fais pas dire … confirma Esmée tout en regardant son fils avec tendresse.
Une fois les présentations faites, tout le monde passa rapidement à table.
Le repas se passa dans la bonne humeur et les conversations animées.
Bella et Esmée reçurent les félicitations de tous et surtout de Gabriel, qui en tant que célibataire et piètre cuisinier se régala.
Une fois la table débarrassée, tout le monde passa au salon pour le café.
- Gabriel … vous avez passé pas mal de temps avec Edward ces dernières années … commença Alice, vous n'avez pas deux ou trois petites choses à nous raconter sur son compte ?
Gabriel rit en regardant Edward. Ce dernier leva les yeux au ciel.
- Hum voyons … et bien tant qu'à faire, autant commencé par le début. Je crois que l'un des événements les plus mémorables date du jour où il est entré à Annapolis. En tant que parrain, j'ai eu l'immense privilège d'assister à ça, dit Gabriel avec un sourire, le moment où on lui a rasé la tête … comme à tous les cadets. Je crois que je me souviendrais toujours de son expression.
Edward soupira tristement et se passa la main dans les cheveux.
- En fait, il faisait à peu près cette tête la, précisa Gabriel.
Et tout le monde se mit à rire.
Bella passa elle aussi des doigts dans les cheveux d'Edward.
- Un crime contre l'humanité, murmura-t-elle avec un timide sourire pour son homme.
- Elle n'était pas pire que la tête que tu as faite lorsque je t'ai dit que je voulais entrer à l'USU.
- La Uniformed Services University of Health Sciences ?Demanda Carlisle.
Gabriel opina du chef.
- Je ne sais pas si vous avez déjà vu la tête d'un mérou mort ? Et bien c'est ce à quoi ressembler Gabriel à ce moment-là. C'était vraiment drôle. Reprit Edward
- Même si sur le moment ça ne l'était pas vraiment … j'ai bien cru qu'il était devenu définitivement fou ce jour-là, j'ai été à deux doigts de le faire interner !
- Et pourtant …
- Et pourtant … reprit Gabriel, le directeur d'Annapolis n'en revient toujours pas. Il suffit de prononcer le nom d'Edward Cullen pour qu'il passe par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
- Hum … j'en connais d'autres comme ça, fit remarquer Bella avec un sourire, tout en fixant son père.
Ce dernier se sentant concerné à juste titre bougonna ce qui fit rire tout le monde mis à part Junior qui c'était endormi dans les bras de sa mère.
- Au fait, tant que j'y pense, Elena et Celestina t'embrassent.
- Elena et Celestina ? Repris Emmett intrigué et surpris par l'absence de réaction de la part de jalousie.
- Comment vont-elles ? Demanda Edward, ignorant la question de son frère.
- Bien, très bien.
- Qui sont-elles ? Osa Esmée.
- Oh ! Elena est ma fille unique et Celestina est ma petite-fille, elle fêtera ses 7 ans en avril prochain. La petit adore Edward, rassurez-vous, je cherche encore pourquoi. Rajouta-t-il avec humour. Elle l'a toujours adoré, même toute petite. Mais depuis qu'elles sont venues toutes les deux s'occuper de sa convalescence en avril dernier, ce n'est plus qu'Edward par-ci, Edward par-là … son père en est à la limite de la crise de jalousie. Et le pire c'est que la mère n'est pas mieux.
Edward sourit en pensant à la tête que devait faire l'époux d'Elena.
- Elena m'a dit de te demander si tu voulais qu'elle t'envoie une mise à jour Princesse pour la prochaine fois qu'elles viendront ?
- Une mise à jours Princesse ? C'est quoi ça ? S'esclaffa Emmett.
Edward s'enfonça dans le canapé.
Gabriel rit de son attitude.
- Il faut dire que la convalescence d'Edward n'a pas été de tout repos. Après avoir mis Bethesda sans dessus dessous pendant plus d'un mois et demi, il a eu le droit au tandem de choc avec au menu, visionnage de l'ensemble des dessins animés content au minimum 1 princesse, minimum syndical je précise, et ce autant en anglais qu'en espagnol, choix de déguisement, choix de vêtements pour poupées mannequins, quoi d'autres encore … ah oui, Elena c'est mis en tête de lui apprendre le tricot, se justifiant en disant que c'était très bon pour maintenir la souplesse de ses doigts étant donné qu'il devait garder le lit. Enfin bref, au bout d'une semaine il me suppliait de le renvoyer en Afghanistan …
Tout le monde éclata de rire, même Esmée et Bella qui étaient gênées par ce que le mot « convalescence » impliquait.
- Pff … tu parles, imaginez passer un mois avec Alice et mini Alice sans pouvoir fuir un seul instant.
Emmett et Jasper firent une grimace de douleur.
- Mettez Alice, Elena et Celé' dans la même pièce et vous avez trouvé les trois têtes du Cerbère, le gardien des Enfers … non, en fait je crois qu'on a 3 des 4 Cavaliers de l'Apocalypse !
Tout le monde éclata de rire.
C'est ainsi que se passa le reste de la soirée. Entres les rires et les larmes. Gabriel n'évoquant que les bons souvenirs de ces dernières années et tout particulièrement la remise des diplômes d'Edward, qui arracha plus d'une larme à Esmée.
Au moment, du départ, tous incitèrent pour que Gabriel reste dormir sur place.
- Non … je ne voudrais pas vous déranger …
- Si l'on vous le propose c'est que vous ne nous dérangez pas … Insista Betty.
- De toute façon, je préfère garder un œil sur Junior pendant la nuit, il s'est tout de même pris un sacré coup sur la tête cette après-midi …
Gabriel sourit tendrement, sachant pertinemment que la volonté d'Edward était due à sa profonde conscience professionnelle mais aussi à l'attachement qu'il avait pour ce petit garçon, ce fils, qu'il découvrait.
- Très bien … je reste. De toute façon nous avons à parler tous les deux. Lui dit-il.
- Parfait, dans ce cas, tout le monde au lit ! Intima Betty qui avait veillé tout au long de la soirée que tout le monde ait ce qu'il désire.
Après avoir souhaité une bonne nuit à ceux qui se trouvaient encore en bas, Bella, Edward et Junior, dans les bras de son père, montèrent jusqu'à la chambre de Bella. Edward déposa son précieux chargement dans le lit avant de rejoindre Bella dans la salle de bain dont il ferma la porte derrière lui.
Il prit Bella dans ses bras et la serra contre lui.
- Ça va ? Lui demanda-t-elle légèrement inquiète.
- Oui, ça va, lui répondit-il en collant son front contre le siens.
- Tu as pu parler avec Carlisle ?
- Oui … mais ça n'a rien donné de bon …
Il soupira et se tu pendant un instant, repassant dans sa tête la conversation qu'ils avaient eu en début d'après-midi.
- Je pensais être capable de parler avec lui … mais je me suis rendu compte, que malgré tout, je ressentais encore bien trop de rancœur pour pouvoir le faire.
Bella plaça ses mains sur chacune de ses joues et le regarda droit dans les yeux.
- Edward, laissez-vous du temps … vous avez tous les deux un caractère très fort … tout ne pourra pas se régler en un jour. Aujourd'hui, tu as fait le premier pas vers lui … c'est déjà énorme!
Edward soupira et la regarda avec tendresse.
- Tu sais que je t'aime toi ?
Bella sourit.
- Je crois bien que ça fait trop longtemps que tu ne me l'avais pas dit …
- Une erreur impardonnable, murmura-t-il en s'emparent de ses lèvres.
Rapidement Bella sentit les mains d'Edward sur l'ensemble de son corps, déclenchant en elle de violentes vagues de désir. Un désir qui se manifesta dans l'intensité qu'elle donna à leur baiser.
Ne résistant pas à l'appel de sa douce, Edward la colla contre le meuble de toilette avant de l'assoir dessus.
Les mains de Bella passèrent sous son t-shirt qu'elle remonta le long de son torse. Elle relâcha ses lèvres uniquement pour pouvoir retirer le vêtement qui finit dans un coin de la salle de bain. Edward fit rapidement de même avec celui de Bella, dégrafant le soutien-gorge de celle-ci au passage.
- Hey … pas mal Cullen … dit-elle contre sa bouche.
- Et encore, tu n'as rien vu Swan …
Il s'empara de sa bouche pour un baiser plus que passionné où leurs langues dansaient à un rythme effréné.
Sans qu'elle s'y attende, Edward déboutonna le jean de Bella et le lui retira en même temps que son string.
Bella laissa échapper un gémissement lorsqu'elle sentit la céramique froide contre ses fesses mais cela ne l'arrêta pas car le jean d'Edward connu le même sort que le siens quelques secondes plus tôt.
Bella se saisi de la verge en érection d'Edward et ce fut à lui de gémir. Elle l'attira à lui, positionnant son gland à son entrée et en un habile coup de rein il entra en elle, grognant de plaisir alors que Bella serrait les dents pour ne pas gémir de nouveau. Après quelques lents va et viens, Bella réclama plus … en réponse à sa supplique, Edward fit remonter les jambes de sa compagne, posant les chevilles de celle-ci sur ses épaules. Bella crocheta la nuque d'Edward pour accentuer le contact entre aux. Ainsi positionnée, elle avait une vue incroyable sur le sexe d'Edward allant et venant en elle. Cette vue d'un érotisme sans nom ne fit que croitre son plaisir. À mesure qu'il croissait, elle sentait ses ongles s'enfoncer dans les épaules d'Edward.
Bien que ce fut difficile, ils réussirent tous deux à ne pas émettre plus que des gémissements et lorsqu'enfin ils atteignirent la jouissance, ils se bâillonnèrent l'un l'autre de façon à ne pas risquer de réveiller leur fils qui dormait dans la pièce à côté.
Doucement, ils reprirent pied. Edward fit descendre Bella du meuble et la porta jusqu'à la douche. Une fois qu'elle fut sur ses pied, Edward alluma l'eau qui en glissant sur leurs corps chassa toute trace de leurs ébats.
Une fois lavé, ils s'habillèrent pour la nuit et se couchèrent, leur fils entre eux.
.
Aucun d'eux n'avait bougé lorsqu'ils se réveillèrent le lendemain matin.
Junior était totalement excité d'avoir passé la nuit entre ses deux parents.
Prend pas ça pour une habitude mon grand, le prévint son père avec sérieux.
Mais Junior n'en avait cure. Il sauta du lit et partit à la recherche du téléphone de son père pour immortaliser la chose.
À présent seuls dans le lit, Bella se rapprocha d'Edward et lui chuchota à l'oreille.
- Edward …
- Hum
- Sais-tu ce dont j'ai envie là, maintenant ?
- Non, lui répondit-il alors qu'une lueur coquine s'illuminait ses prunelles.
- Hum … je meurs d'envie que …
- Que ?
- Que tu me fasses des pancakes, j'ai vraiment une faim de loup !
Edward se mit à rire.
- Je l'ai ! Cria Junior en brandissant l'appareil au-dessus de sa tête.
Il prit tout d'abord une photo de ses parents, dans les bras l'un de l'autre, puis une photo d'eux trois.
Comme la veille, la petite famille se retrouva dans la cuisine avant tout le monde. Edward prépara suffisamment de pâte pour un régiment d'infanterie au complet, aidé de son fils qui suivait attentivement ses instructions.
C'est ainsi qu'une délicieuse odeur envahi progressivement l'ensemble de la maison, faisant sortir de leurs lits les estomacs affamés.
Le premier à débarquer dans la cuisine fut bien évidement Emmett, qui du hall bénit Bella pour ses bonnes intentions.
- Ché pas moi, lui répondit-elle la bouche pleine.
Faisant rire son fils qui lui aussi se régalait.
Emmett bugga pendant quelques seconde lorsqu'il vit que c'était son frère qui se trouvait derrière les fourneaux.
Il observa sa belle-sœur et son neveu s'empiffrer avec un regard suspicieux.
- Et bin tonton ? Tu attends que j'ai tout mangé ou quoi ?
- Ça a l'air bon …
- C'est plus que bon, lui répondit Bella en se léchant les babines.
Emmett s'assit sur le dernier tabouret de libre, et Edward lui servit une assiette contenant une demi-douzaine de pancakes.
À peine eut-il enfourné la première bouchée qu'Emmett gémit de plaisir.
- Pu … ré de petit pois Ed … c'est une merveille ces trucs ! T'as mis quoi dedans ?
- Secret défense ! Lui répondit son frère avec un immense sourire.
Emmett soupira et continua à manger ce qu'il avait dans son assiette.
Durant l'heure qui suivit, dû fournir une quantité quasi industrielle de pancakes pour que tous puissent se régaler. C'était tellement bon, que même Charlie le félicita de vive voix, une grande première !
En milieux de matinée, Edward conduisit Gabriel jusqu'à l'aéroport où il devait prendre son avion en direction de l'Espagne, où vivaient Elena et Celestina. Ils profitèrent de ces moments seuls à seuls pour aborder les sujets dont ils n'avaient pu parler avec le reste de la famille.
D'après ce que Gabriel rapporta à Edward, certains hauts gradés allaient tout tenter pour faire chuter Edward. Ils souhaitaient utiliser le sauvetage de Bella et de ses compagnons pour cela. À cause de cela, Edward devrait rentrer à la mi-janvier à Washington pour un entretien avec le JAG. Mais ils savaient l'un comme l'autre qu'eux aussi avaient des moyens de pressions, concernant en particulier la non-assistance médicale dont ils avaient bénéficié.
En rentrant, Edward n'évoqua que très rapidement tout ça avec Bella, préfèrant attendre la fin des fêtes avant de se préoccuper de ce qui se passerait fin janvier.
L'ensemble de la famille passa l'après-midi dans le plus grand centre commercial de San Francisco situer dans le célèbre quartier « Fishermans Wharf » au nord de la ville.
L'objectif était de renouveler le stock de décorations de Noël pour la maison des Cullen à Forks, et de trouver des vêtements chauds pour l'ensemble des Californiens (Ben, Angela, Bella,Edward, Junior, Phil, Renée et Betty) et Floridiens (Emmett et Rosalie) qui n'avaient pas grand-chose de chaud avec eux.
Edward se chargea de payer la plupart des achats.
Alice faillit s'étouffer lorsqu'elle le vit sortir de son portefeuille une American Express Platinum ***.
Par de brillants subterfuges, Angela, Bella et Rosalie parvinrent à échapper à la vigilance d'Alice. Toutes les trois se cachèrent dans un magasin de vêtements pour enfants où les deux premières suivirent Rosalie jusqu'au rayon « 1er âge ».
Toutes trois s'extasièrent devant les petites choses qui se trouvaient sous leurs yeux.
Angela et Bella se souvinrent de leurs virées shopping en prévision de l'arrivée de Junior. Mais elles remarquèrent vite que Rosalie ne décollait pas des vêtements pour petites filles.
- Tu penses que ça sera une fille ? Lui demanda Bella.
- Je l'espère de tout cœur, je n'ai aucune envie qu'il m'arrive la même chose qu'à toi !
Bella fronça les sourcils ne comprenant pas où elle voulait en venir, en quoi Junior avait à faire dans cette histoire.
Rosalie prit un air dépité et lui expliqua.
- Tu me vois élever deux Emmett en même temps ?
Bella se détendit en comprenant qu'elle faisant référence à la très grande ressemblance entre Edward et son fils.
Elle lui sourit avant de lui répondre.
- L'arrivé du bébé devrait le faire murir, ne t'en fait pas pour ça Rosalie. Fille ou garçon, il saura comment réagir.
- Mais regarde-le avec Junior !
- Junior n'est pas son fils, il n'a pas à se charger de son éducation. Il a trouvé avec Junior un copain de jeux, il en sera autrement avec ses propres enfants.
- Tu penses vraiment ce que tu dis ?
- Bien sûr.
- Tu devrais peut-être en parler avec Jasper si ça te tracasse de trop Rose, l'incita Angela qui était d'accord avec Bella.
- Vous savez que vous êtes des anges ? Mais d'abord il va falloir l'annoncer aux autres membres de la famille.
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Le soir même, ils organisèrent tous ensemble leur départ vers Forks.
Esmée, Carlisle, Alice, Jasper et Alice, partiraient le lendemain après-midi.
Edward, Bella, Junior, Betty, Phil et Renée partiraient le lundi matin de façon à ne pas trop attirer l'attention.
Enfin, Angela et Ben, arriveraient dans la matinée du 24 décembre du fait que Ben ne finissait sa garde que tard le 23.
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* Pour les petites européennes (dont je fais partie ^^) une tarte aux Pacanes est une tarte aux noix de Pécan …. Tout simplement !
**: le « The Inn San Francisco » existe vraiment. La course des garçons suit un parcours précis et réel, je me suis servie d'un plan de San Francisco pour le réaliser. La maison de Betty se trouve au 58 Liberty Street (la maison qui y est pour de vrai est absolument magnifique), non loin du cartier du Castro historiquement célèbre pour être le siège des différents mouvements gay de San Francisco (regardez Harvey Milk, c'est un très bon film). Le parc où ils sont allés dans le chapitre précédent est le Mission Dolores Park. Ben travail au San Francisco General Hospital, situé un peu plus à l'est de la maison de Betty. Vous devriez pouvoir trouver tout ça assez facilement sur Google map si le cœur vous en dit.
***: en Europe, cette carte est accessible à partir du moment où l'on peut justifier des revenus annuel atteignant au moins 80 000€
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Et voilà ! C'est tout pour aujourd'hui.
J'ai commencé la chapitre suivant hier, il devrait être long lui aussi mais je ferais mon possible pour vous le poster ce WE.
Je peux vous garantir qu'il sera plein de surprises et de bons moments.
j'ai mis pas mal de photos en liens avec ces deux derniers chapitres sur mon profil ainsi que des vidéos, allez y faire un tour !
Bisous à toutes.
