Bonjour chers lecteurs!

Voilà le chapitre 20 et des révélations sur le professeur de Défense contre les Forces du Mal (oui, comme le titre ne vous l'aurait sans doute jamais indiqué).

Merci à tous mes fidèles lecteurs et revieweurs sans qui je serai bien seule.

J'essaierai de vous poster la suite plus rapidement.

En attendant, je vous souhaite une bonne lecture!


Chapitre 20 - Le professeur Angst

Severus et Andromeda se regardèrent un instant, surpris par le cri qu'ils venaient d'entendre, puis ils se précipitèrent en dehors de la pièce afin de trouver l'origine du hurlement

A peine avaient-ils fait quelques mètres dans le couloir qu'ils tombèrent sur le groupe des gryffondors qui avaient quitté la salle de métamorphose sans doute pour les mêmes raisons qu'eux.

Ils se regardèrent un instant, le visage d'Andromeda Bmlackavait pris une teinte violacée entre le rougissement et l'agacement, et c'est Ted Tonks qui rompit le silence en prenant la parole :

« Il me semble que ça vient de là ! »

Il pointait du doigt un autre couloir. Andromeda hocha la tête et les deux élèves plus vieux prirent la tête de leur petit groupe dans les couloirs pour aller vers l'endroit que le préfet avait désigné.

Lily était inquiète, elle regardait Ted avec anxiété mais elle s'était placée instinctivement près de Severus comme si sa présence à lui la rassurait plus que celle du groupe des gryffondors, et ce geste ne manqua pas de donner au serpentard une raison de jubiler.

A l'angle du couloir de métamorphose, ils tombèrent nez à nez avec le professeur Angst qui portait dans ses bras une femme d'un certain âge qui ressemblait vaguement à l'image que les moldus devaient se faire d'une voyante mystique : un look à la bohémienne, des cheveux de sorcières, et de grosses bagues à presque tous les doigts, sans oublier de grandes boucles d'oreilles qui déformaient ses lobes de leur lourdeur.

« Le professeur Vanga a fait un malaise. » dit-il aux étudiants. « Je l'amène à l'infirmerie. Retournez dans vos dortoirs ! » Il avait le regard dur et une expression que Severus ne lui connaissait pas.

Le professeur avança dans le couloir sans se retourner pour vérifier que les élèves suivaient ou non son ordre.

Quand il se fut assez éloigné James Potter dit à Sirius Black :

« Je suis sûr qu'il lui a jeté un sort ! »

Severus, Lily toujours figée près de lui, tourna la tête vers eux. Ils n'avaient aucune preuve de ce qu'ils avançaient et ils l'accusaient. Mais c'était vrai que tout était troublant. Personne d'autre dans le couloir et aucun bruit de pas non plus.

« Il a du vouloir quelque chose d'elle mais quoi ? » continuait de spéculer le garçon aux lunettes comme si il avait été dans un épisode de Sherlock Holmes. « Elle est professeur de quoi ? »

« Divination. » répondit Andromeda « Le professeur Liza Vanga est professeur de divination et je ne vous permets pas de dénigrer le professeur Angst, les rumeurs sont de vrais poisons. »

Sirius regarda sa cousine un instant sans rien dire, Severus n'arrivait pas à savoir si il appréciait la jeune femme ou si elle l'exaspérait au plus haut point comme tout ce qui semblait avoir trait à la famille Black.

Ted Tonks rompit le silence qui s'était peu à peu installer en disant :

« Vous avez entendu le professeur Angst, retournez dans les dortoirs. Andromeda... » il avait hésité à prononcer son prénom « ...tu raccompagnes ton camarade, s'il te plaît ? »

Il avait dit ces derniers mots avec une telle douceur que touts les premières années le regardèrent. Andromeda hocha la tête et fit signe à Severus de venir avec elle vers les cachots. Le garçon jeta un coup d'oeil à Lily, elle avait toujours le regard anxieux fixé sur lui. Il se força à lui faire un sourire et lui lança un petit : « A demain. » qu'il voulait rassurant.

Ils marchèrent en silence, un peu sous le choc de ce qu'ils venaient de voir lorsqu'ils arrivèrent dans le couloir menant à leur salle commune, ils furent surpris d'y trouver le professeur Dumbledore en compagnie du professeur Slughorn.

« Le professeur Angst a... » commença Andromeda qui fut interrompue par le professeur Dumbledore :

« ...très aimablement accompagnée sa collègue à l'infirmerie. » Il avait dit ça sur un ton aimable.

Elle hocha la tête sans rien ajouter, il avait tout dit et nul n'avait besoin d'y ajouter quoi que ce soit.

« Vous pouvez regagner votre dortoir Miss Black, à moins que vous n'ayez des questions ou des choses à nous dire. »

Il la regardait par dessus ses lunettes en demi-lune avec un œil perçant. Elle fit signe que non et s'avança vers le portrait avant de prononcer le mot de passe et de disparaître dans le mur.

Severus, quant à lui, ne bougeait pas il n'avait pas été concerné par les paroels du professeur Dumbledore qui s'était adressé à Andromeda Black et non à lui directement.

Il n'osait pas regarder Dumbledore dans les yeux alors il regardait son directeur de maison, le rondouillard professeur Slughorn, mais il sentait le regard du directeur sur lui comme si il essayait de le sonder.

« Vous pensez vraiment que le professeur Ansgt l'a agressé ? » demanda Dumbledore au garçon voyant que toute cette histoire semblait avoir une proportion différente pour lui.

Severus avait toujours eut beaucoup d'estime pour son professeur de défense contre les forces du mal et le voir ainsi coupable désigné le mettait mal à l'aise et remettait en question tout ce qu'il pensait.

« Je ne peux pas croire que c'est lui. » dit-il dans un souffle.

Le professeur Dumbledore dit :

« Horace, pourrions-nous aller dans votre bureau, mon ami ? »

Le directeur de Serpentard répondit :

« Mais certainement. »

Et ils avancèrent jusque dans la petite salle confortable du professeur de potions.

« De l'hydromel Albus ? » lui proposa t-il.

« Non, auriez-vous des bonbons au citron ? »

Le petit homme répondit par la négative.

« Alors pourriez-vous monter dans mon bureau en chercher une boite ? »

Horace Slughorn s'exécuta et sortit de la pièce, laissant Dumbledore et Severus en face à face.

« Alors comme ça vous pensez que le professeur Angst est innocent alors que tout porte vos camarades à croire que c'est lui le coupable de l'agression de notre très chère professeur de divination. »

« Il n'a pas pu ! » il avait parlé plus fort que ce qu'il aurait voulu et rougit en constatant en face de qui il était. « Les autres pensent que c'est un mangemort. » marmonna t-il en repensant à Black et Potter : « Ils ne l'aiment pas. »

« Mais pas vous. » constata Dumbledore.

Severus hocha négativement la tête. Non, lui ne pensait pas qu'il était un mangemort, et il le savait : quand on n'était pas apprécié par les autres, on était le coupable désigné pour tous les maux, toutes les raisons.

« J'ai vu ses bras. » finit-il par murmurer. « Il n'a pas la marque et personne ne pourrait lui en tatouer une. »

Il avait eut une expression entre la pitié et le dégoût en repensant aux bras de son professeur.

« Vous ne savez rien de votre professeur Mr Snape mais vous avez raison sur ce point, il n'est pas au service de celui qui se fait appeler Voldemort puisqu'il est à mon service. Nous nous connaissons depuis bien longtemps Gunther et moi. »

Il fit une pause comme si il se demandait si il n'allait pas en dire un peu trop puis il reprit.

« Comme vous le savez votre professeur de Défense contre les Forces du Mal est allemand. Il n'a donc pas étudié à Poudlard mais à Durmstrang, c'est une des écoles de magie en Europe , et, aussi incroyable que cela puisse paraître car il ne fait pas si vieux, nous avons sensiblement le même âge. Nous nous sommes rencontrés à l'époque où j'ai du intervenir pour faire arrêter le mage noir Gellert Grindelwald. »

Severus savait que Dumbledore avait combattu et vaincu le Mage Noir, nul ne l'ignorait, il avait devant lui le plus grand sorcier de tous les temps et cette fausse modestie l'énervait.

« Gunther était un de ceux qui avaient travaillé avec Gellert. Grindelwald avait beaucoup de charisme et il savait ramener les meilleurs près de lui. Ce qui l'intéressait chez Gunther c'était sa capacité à aller plus loin que les autres. Votre professeur connaissait des choses terrifiantes. Il avait fréquenté des mages terribles sur les bancs de Durmstrang. Gellert avait pris le pouvoir en Bulgarie mais avant lui d'autres avaient essayé plus au Nord. Gunther avait fréquenté ces jeunes sorciers à Durmstrang dont le russe que vous connaissez sûrement, Grigori Raspoutine qui avait déjà approché une sorte d'invincibilité voir d'immortalité. Le rêve de tout jeune sorcier, et de tout jeune homme de manière général, n'est-il pas d'aspirer à la jeunesse éternelle ? Gellert appréciait les talents de Gunther pour déjouer les pièges des ennemis alors il le laissait faire ce qu'il souhaitait tant qu'il continuait d'assurer la défense – car oui, pour cela, il est très bon - alors Gunther a continué ses recherches et en est venu à faire des expériences... Un jour Grindelwald l'a amené dans sa prison magique, son Azkaban a lui, d'ailleurs c'est là qu'il est enfermé et votre professeur a vu ce pourquoi il avait travaillé depuis le début. Il s'est rendu compte qu'il était allé trop loin, que ce n'était pas ce qu'il avait voulu il a ouvert les yeux sur ce qu'avait fait Gellert et... il l'a trahit. Non il ne s'est pas sauvé, il est venu me trouver et nous avons planifié la chute de son maître. Il a cherché sa rédemption dans le sacrifice de son être car, voyez-vous, la Magie Noire ne permet pas d'obtenir quelque chose sans sacrifice : on y perd son être, parfois son âme. Il a accepté de procéder à de gros rituel de Magie Noire pour que je puisse vaincre un homme presque invincible et il l'a payé : son corps tombe en miettes, comme une lèpre magique. »

Severus revoyait les bras de son professeur en état de décomposition.

« Vous voulez dire qu'il est en train de mourir ? »

Il l'avait deviné mais n'avait jamais voulu l'avouer.

« En quelque sorte. Je dirai même qu'il est déjà mort. Il est mort le jour où il a vu ce à quoi il avait contribué. »

Severus resta interdit devant la révélation du directeur de l'école.

« Quant à notre professeur de divination, je pense qu'elle a du vouloir lui lire les lignes de la main, cela fait des semaines qu'il me confie qu'elle le harcèle pour lui faire un horoscope mais sans mains il n'a rien à lui confier. Elle a du vouloir lui retirer ses gants. »

Il souriait l'air de trouver tout cela follement amusant mais voyant que le garçon ne comprenait pas ses référence à la divination il reprit :

« Mon jeune ami, je sais l'affection que vous avez pour votre professeur et j'avoue apprécier cette loyauté que vous avez envers lui alors que tous l'accusent. »

Le garçon lui répondit :

« Si c'est un partisan de Grindelwald pourquoi est-il ici ? »

Le vieux directeur répondit le plus simplement du monde :

« Parce que ce sont nos choix qui définissent qui nous sommes et l'on peut choisir ce que l'on est jusqu'à la dernière minute de notre existence. Gunther a toujours été brillant mais particulièrement incompris et quand Gellert a reconnu ses talents il l'a rejoint, qui aurait pu le blâmer ? Ce qu'il a fait ensuite, c'est ça le courage. »