Wah je suis en train de mourir sous cette chaleur. Mais peut importe, j'ai pris un bon coca et frais et hop le chapitre est sortit haha !

lalala1995 : Te captiver ? Et bien et bien merci beaucoup ! Cela me fait vraiment plaisir :) ! Ah ne t'inquiète pas je pense que après ce chapitre tu seras un peu plus éclaircie au sujet de la relation CxS...Merci beaucoup pour ta review :) !

BigLoolie : Rah merci c'est gentil :) ! J'espère que la suite te plaira également ! Merci beaucoup pour ta review :) !

Marechal Rattus : C'est vrai que vu comme ça Sebastian passe vraiment pour un connard ahem...haha ! Ah pour le coup s'aurait été vraiment une conversation d'adulte, même d'adultère hohoho *ouai euh...* ! Et puis bon c'est vrai que c'est dur d'allez voir son père pour dire "papa je sors chez Sebastian (homme louche de 30 ans) même s'il est tard, très tard..." Ouai moi perso mon père me met une gifle si je fais ça XD ! Merci pour ta review :D !

Twilight-and-BlackButler : J'avous que Ciel est un peu un malchanceux XD ! Wah non mais t'es trop mignonne, tous ces compliments...je...merci beaucoup ! Je suis vraiment désolé pour les fautes (à défaut de me relire...). Enfin en tout cas merci beaucoup ta review :D !

JuliaLoveKuro : Je crois que personne ne souhaiterais vivre sa situation XD ! Bah en même temps je pense qu'un type comme Sebastian ça ne s'oublis pas comme ça XD ! Ah...*_* ! Moi j'aurais fait la même que la petite fille voyons XD ! Ne l'aurions toutes fait ! Hahaha ! Merci beaucoup pour ta review et tous ces choses adorables que tu dis :) !

Dark-shiffer : Tous les chapitres o_o ? Ohlala quel courage XD ! Mais merci vraiment vraiment, je crois que c'est l'une des reviews les plus gentille que j'ai reçus et surtout celle qui m'a fait le plus plaisir aussi ! C'est vraiment gentil ! Surtout que c'est le caractère des perso et les lémons que je trouve le plus dur à travailler. Dans ce cas je suis contente si je peux satisfaire une yaoiste sur ce point héhé ! Merci vraiment pour ta review :D !

Mangakadu14 : Haha quel optimiste XD ! Remarque c'est vrai que si Sebastian le prendrais dans ses bras en lui disant je t'aime ce serait bizarre XD ! Merci pour ta review :D !


"Sebastian ?". Il reposa alors la petite fille à terre doucement continuant de me regarder. Il se retourna alors près de la jeune femme.

"Excusez-moi, mais je dois vous laisser...". Il s'éloigna alors un peu pour me parler. Je n'avais plus trop l'habitude de le voir debout devant moi. J'en avais presque oublié à quel point j'étais petit face à lui. Son regard me brûle. Bizarrement il ne semble pas aussi content que je l'aurais pensé. Non qu'est-ce que je dis, il réagit exactement comme je pensais. Il est froid, un froid perturbant qui au final me brûle.

"Sebastian, je...". Il se rapproche de moi et m'empoignant le poignet un peu trop fort il murmure d'une voix sèche comme s'il ne voulait que personne ne nous entendes me coupant alors la parole.

"Ciel, ton père est venu avec toi non ? Pourquoi tu viens me voir ?". J'ai le réflexe stupide de regarder autour de nous.

"Désolé, je voulais te voir." Il soupire resserrant un peu plus sa main.

"Ciel, quand c'est comme ça tu ne peux pas plutôt m'appeler ? C'est plus pratique que dans la situation dans laquelle tu me mets. Si jamais ton père nous voit tous les deux, je doute qu'il restera calme." Je relève alors la tête vers lui.

"Au téléphone ce n'est pas pareil..." Il soupire.

"De toute façon qu'est-ce que tu viens faire ici ? Tu voulais me parler ?". Je le fixe, mais je n'arrive pas à parler.

"S'il te plait, on pourrais juste se voir un peu. Il y a plein de pièce libre ici ! " Je croise mes jambes, je me sens honteux. Il se baisse alors près de moi.

"Tu veux qu'on couche ensemble c'est ça ?". La façon dont il l'a dit, le ton de sa voix, ou tout simplement son regard, ça ne me plaisait pas du tout. J'avais l'impression de ne plus savoir vraiment qui j'avais en face de moi.

"Oui..." J'avais détourné le regard. Il commence à s'énerver.

"Ciel tu te rends compte de ce que tu dis ? Et où veux-tu qu'on le fasse hein ? Dans une des chambres de ta Tante ? Qu'est-ce qui te dit qu'elles ne sont pas surveillées ? Tu ne trouves pas ça bizarre qu'elle m'ait invité sachant la situation ?". Je crois qu'il a raison. Mais étrangement là, je n'ai vraiment pas envie de penser à ça. Au final, je veux juste que Sebastian soit gentil avec moi.

"Sebastian, j'ai vraiment envie d'être avec toi. Tant pis si mon père se fâchera contre moi. J'ai seulement ça comme véritable désir."

"Non mais Ciel arrête de ne penser qu'à toi ! Tu crois vraiment que si on se revoit il va se contenter de t'engueuler ? Non ! Il va tout faire pour me faire mettre en prison. Ciel j'ai plus du double de ton âge. Et en plus tu es un homme. La pour le coup tu es sûr que plus jamais tu ne me reverras !". Mes poings se serrent. Il soupire.

"Bon très bien. De toute façon tous les deux on devait parler. J'ai certaines choses à te dire qui sont trop importantes." Son air grave sur le visage ne me rassure pas du tout. Je sais qu'il veut me parler de quelque chose qui ne va pas du tout me plaire...

"Je vais dans la première chambre d'invité. Rejoins moi y dans 20 minutes je t'attendrais...". Juste après ça il parti directement à l'étage tant que personne ne le regardait relâchant mon poignet doucement. Je dois avouer que je me sentais un peu frustré. Je me retournais vers sa silhouette montant le couloir le regardant avec un regard triste. Je ne sais pas trop pourquoi je fais ça. J'aurais aimé monter directement avec lui en rigolant. Mais je devais attendre 20 minutes, pendant qu'il attendrait dans une pièce sombre, seul. Et à chaque fois ce sera comme ça. Juste parce que mon père ne souhaite pas que je le côtoie. Remarque dans un sens c'est moi qui ai tort. Je m'accroche aux mauvaises personnes. Qu'est-ce que je fais faire pendant 20 minutes ?

Je me balade alors dans la pièce pour finalement me retrouver devant le buffet. Finalement je n'ai pas changé, j'aime toujours les mêmes choses, enfin même si Sebastian s'est rajouté à la liste. Lorsque je suis avec lui, je me sens comme baigné dans le sombre, mais c'est étrangement rassurant. Même si parfois il m'intimide, je me sens bien. Mais après tout il dégage une telle présence que parfois j'ai peur de ne pas être à la hauteur. J'ai l'impression de ne pas vraiment le connaitre au final, mais pourtant je peux dire que je suis proche de lui plus que quiconque. Mais ça c'est surement à cause de notre confiance mutuelle non ? Et puis de toute façon on ne connait jamais vraiment les gens. En plus, son côté indéchiffrable et inquiétant m'attire.

Je regarde les gens autour de moi, ils sont tous si différents de moi. Je n'aime pas être là. Vivement que je rentre. J'ai juste envie de voir Sebastian, c'est tout. Mais bizarrement je suis déjà fatigué. Je ne sais pas comment je vais faire pour coucher avec lui...Ah... Les choses paraissent vraiment compliquées. Bon allez tant pis, j'y vais maintenant. Je commence à monter alors les escaliers mais ma main se raidit sur la rampe. Est-ce que je devrais vraiment y aller ? Après tout on va juste se regarder pour ensuite finir au lit. A vrai, dire j'aurais aimé juste lui parler. Je suis fatigué. Peut être qu'après l'avoir fait...Non qu'est-ce que je dis. Mais peut-être que plus jamais il ne sera gentil avec moi maintenant qu'on couche ensemble. Je n'ai pas envie... Je veux qu'encore il s'occupe de moi, même si c'est puéril. Mais je ne peux vraiment pas lui demander ça. Après tout c'est un homme froid à la base, en plus il n'aime pas les enfants.

Sans même m'en rendre compte j'étais déjà redescendu. Pourquoi je fuis ainsi ? Normalement je me serais dépêcher de le rejoindre. Mais pourquoi là je n'y vais pas ? Je regardais autour de moi cherchant une échappatoire. J'ai mis du temps à comprendre. Mais maintenant je sais pourquoi je n'ose pas monter. Si je n'ose pas, c'est juste que je me rendrais réellement compte que Sebastian ne m'aime pas. J'aurais dû le réalisé dès le début plutôt que rester à ne rien faire. Au final, je peux dire que je me suis réellement attaché à lui. J'en suis arrivé à un stade ou la vérité pourrait me faire vraiment souffrir. A force de le voir et de juste coucher avec lui sans rien d'autre derrière, je n'aurais plus d'excuse. Je ne pourrais décidement pas dire qu'il m'aime. Il faut que j'arrête de le voir avant d'en arriver à un point de non retour.

Il faut que j'arrête tout ça. Se voir juste pour finir au lit, ça n'a pas de sens pour un enfant comme moi. Parce que au final c'est ce que je suis...En étant avec lui, je dois avouer que parfois j'en oublie mon âge. Mais la vérité est là, aujourd'hui je n'ai que 12 ans. Je marche alors dans la salle m'éloignant de l'escalier. Je n'ai pas envie de voir son visage vexé, je me détesterai trop après. Je m'assoie alors machinalement sur une chaise dans un coin. Et comme je faisait avant je regarde mes parents tant que je peux les voir. A présent je me sens seul, comme avant...Si je ne vois plus Sebastian, ce sera vraiment triste à la maison. Je vais surement m'ennuyer. Quoi que je devrais en profiter pour m'améliorer dans tout. Le sport par exemple, même si je suis asthmatique je dois arriver à faire quelque chose. Et puis je vais pouvoir aussi me remettre au dessin sérieusement. Et puis j'essayerais de me faire des amis cette fois pour éviter d'aller vers n'importe qui juste parce qu'on s'occupe de moi.

J'entends alors des pas dans la salle que je semble reconnaître. Il y a beaucoup de bruit mais je sais qu'il vient d'arriver. Je regarde alors discrètement l'horloge ça fait plus de 30 minutes qu'il m'attendait. Mon regard dérive alors jusqu'à lui. Il semblait en colère. Je détournais alors automatiquement mes yeux. J'espère qu'il ne me verra pas et qu'il ne viendra pas me voir. Je lui dirais quoi ? Jamais j'oserais lui dire ce que je pense et alors je finirais par céder par faiblesse et encore une fois on irait dans une chambre se retrouver. Je ne veux pas ça, du moins pas que ça ! Sans pouvoir m'en empêcher je me retrouve encore à l'observer.

Et comme je le redoutais nos regards se croisèrent. Je...Je n'ai rien à penser sur le coup. Je ne fais que trembler voyant son regard. Triste, déçus, en colère, surpris. Un mélange de tout ça, à ce moment précis j'ai cru m'étouffer, ma respiration s'étant bloqué en le voyant. Je me mordais déjà les lèvres de mon choix. J'avais une folle envie de sauter à son cou. Son regard alors se détourne rapidement. Il devint de nouveau froid dans son attitude. Et comme si c'était fait exprès les musiciens se mirent à jouer la valse et je me retrouvais à observer Sebastian danser avec des femmes magnifiques. Et je serais un menteur que de dire que ça ne me faisait rien. Mes mains se resserraient sur le bois dur de la chaise me faisant mal au bout des doigts. Ma bouche tremblait, je fais vraiment le bon choix ?

Durant toute la soirée, je n'avais pas reparlé à Sebastian pas une seule fois. Quelques fois nos regards se croisaient, mais quand il le remarquait il le détournait aussitôt. J'étais resté alors sur ma chaise. Seul. Ma mère s'était alors avancé vers moi pour me dire que l'on devait partir.


J'étais rentré dans le froid d'hiver avec mes parents. Dès que fus rentré je m'installai dans mon lit rabattant les couvertures sur moi, je ne pris pas la peine d'enlever mes vêtements, j'en avais pas la force. J'entendais encore sa voix grave murmurer à mon oreille, j'en souffrais. Je me retournais dans tous les sens sans arriver à me calmer. Qu'est-ce que je faisais. Je veux le voir. Mais je ne peux pas me le permettre. De toute façon ce jour devait arriver un jour ou l'autre. A vrai dire j'aurais jamais pensé que ce serait moi qui voudrais tout arrêter. Quoi qu'il le voulait lui aussi. Au final on n'a fait que coucher ensemble sans jamais vraiment régler nos problèmes. On les as juste noyés avec le sexe. Mais ils sont toujours là...Mon chien vint me rejoindre à mes côtés. N'ayant personne à qui d'autre parler. Je lui racontai tous mes soucis et angoisse. Et comme s'il comprenait il s'allongea sur moi créant une douce chaleur. Je retrouvais enfin le réconfort qu'il m'apportait. Rapidement je m'endormis.


Le lendemain je me sentais fatigué, supporté le poids de Sebastian toute la nuit en est surement la cause. Je me dépêchai de faire ma toilette puis alla rejoindre mes parents pour déjeuner. A peine que je m'asseyais mon père se mit à me parler avec...un sourire ?

"Je suis fière de toi." Je ne comprenais pas pourquoi il me disait ça maintenant. M'aurait il entendu hier soir ? Je sens mes joues me chauffer sous la honte.

"Si je ne me trompe pas, malgré le fait que Sebastian soit présent dans la pièce tu n'es pas allé le voir. J'en suis content. Voilà." Il se contenta de me dire ça. Je n'osais trop rien dire. En vérité je n'aimais pas du tout la tournure des choses. Mais j'avais l'impression d'être léger. Comme si je ressortais des ténèbres. Je retrouvais une ambiance normale. Je me sentais horrible rien qu'à l'idée de ressentir du soulagement. Mon coeur se serrait.

Je me levai alors de table dans le silence froid. Je me sentais mal à l'aise. Mes gestes étaient hésitants. Lorsque je fus dans ma chambre je m'allongeai dans mon lit comme si j'étais malade.

Et chaque jour d'après furent ainsi. Je n'arriverais même pas à les compter. Peut être un mois ou plus...Je ne sais pas, je ne sais plus...Je n'arrivais pas à l'oublier. D'ailleurs je ne l'ai même pas revus. Plus le temps passait plus j'étais triste. Et plus mes parents s'inquiétaient pour moi. Ils ont fait venir plusieurs médecins, mais ils savaient très bien la raison de mon mal être. Un jour il est venu ici, mais je n'ai pas pu le voir. J'étais toujours aussi mal, je n'ai jamais osé descendre. Je m'en suis voulu énormément d'ailleurs. Juste après mon état était encore pire. Je n'arrivais même plus à manger, je n'avais plus faim. Ce jour alors arriva. Je venais de me lever et pour une fois j'avais bonne mine. Je vis des vêtements posés sur mon lit déjà préparé. Sans me poser de question je les enfilais et descendit en bas. Je vis mon père qui m'attendait, je ne comprenais pas vraiment. Il s'avança vers moi et maladroitement il me prit dans ses bras.

"Un père ne peut pas être heureux en voyant son fils triste et abattue." Sur le coup je ne compris pas trop ce qu'il me dit. Je le voyais juste sortir de la maison avec ma mère. Lorsqu'il ferma la porte je soupirais. Mais lorsque je me retournais mon coeur s'arrêta.

Il était là avec ses yeux rouges me fixant. Sur le coup je ne pus m'empêcher de pleurer. Peut importe ce qu'il me dirait je m'en fichais, je n'en pouvais tout simplement plus. Il ne me prit pas dans ses bras malgré l'envie que j'en avais. Mais il ne pouvait pas deviner ce à quoi je pensais. Mais peut-on rester devant la personne qu'on aime sans le prendre dans ses bras alors qu'il pleure ? Ses yeux froids me fixaient, je ne savais pas trop quoi faire. Rendant la situation moins pesante il parla le premier.

"Cette fois-ci, il va falloir qu'on parle sérieusement." Je ne dis rien et le suivis jusqu'à la table de la salle à manger. Cela me faisait tellement bizarre de le revoir maintenant. J'étais un peu anxieux je dois l'avouer.

"Si tu commençais par me dire pourquoi tu n'es jamais venu me rejoindre la dernière fois qu'on s'est vu." Il s'était passé tellement de temps que j'avais l'impression de m'être éloigné de lui. J'essayais alors de répondre à sa question sans y prêter attention.

"J'avais peur de voir la réalité en face !". Il marqua une pause dans sa respiration puis me regarda sérieusement.

"Quelle vérité ?". Son regard me déstabilisait totalement. Il m'était presque difficile de parler.

"Le fait que tu ne m'aimes pas." Ses yeux s'ouvrirent en grand. Sur le coup il ne dit rien. Il semblait choquer.

"Et puis au final je n'ai jamais vraiment su si tu travaillais pour la reine ou pas...". Il détourna son regard et se redressa. Il me regarda alors de nouveau mais avec un air tellement grave, j'en avais des frissons.

"Je travaillais effectivement pour la reine." En plus, du fait qu'il n'avait pas répondu à la 1ere partie de ma question, il m'avouait aussi qu'il m'avait menti. J'en avais mal à la gorge.

"Ah...Et m'aimes-tu ?". Quelle question ridicule. Il me regarda droit dans les yeux.

"A la base j'étais censé te tuer, c'était ça ma mission...". Quoi...? Sur le coup je n'arrivais même pas à réaliser ce qu'il me disait. Je savais que notre relation était dénuée d'amour mais là...Non ce n'est pas possible...

"J'aurais du te tuer au moment où je suis monté pour la première fois dans ta chambre, dès le début. J'avais juste à t'allonger sur le lit et te tirer dessus étouffant le bruit avec un vulgaire coussin. C'est ce que j'avais prévus." Je ne savais pas trop pourquoi il me disait ça. Quelle horreur.. Comptait-il me tuer ? Sur le coup je ne réfléchis pas trop, pour moi tout ce à quoi je tenais, venaient de s'écrouler comme un tas de carte. Que me restait-il ? Sebastian ? Il voulait peut-être veut me tuer. Mes parents ? Je les dégoûte. Ma fiancée ? Elle ne voudra pas de moi sachant que j'ai couché avec un homme. Qu'est ce qu'il me reste ?

"Pourquoi tu me dis tout ça...Tu aurais pu ne rien dire non ?". Il me regarde avec un regard totalement indéchiffrable. Je ne pourrais même pas savoir à quoi il pense. Au final je me rends compte que je ne le connais pas tant que ça...

"A vrai dire, si je te déballe tout ça, c'est parce que justement je n'ai plus vraiment ce que je dois faire." Je ne comprends plus rien. Est-ce qu'il hésite encore à me tuer ?

"Je ne sais pas si je dois te tuer ou non..." Je ne dis rien. Quoi dire de toute façon ? Et puis ma gorge me fait tellement mal que je ne pourrais même pas sortir un son cohérent. Je m'attendais à tout sauf à ça.

"Rah ça m'énerve !". Je le vois s'énerver alors devant moi. Qu'est-ce qui se passe...? Je commence à paniquer, après tout son but principal est de me tuer. Depuis le début...Jamais il n'a rien ressenti pour moi, ni de l'amour, ni même quoi que ce soit...Tout ça n'était que mensonge alors ? Jamais il ne s'est interessé à moi ? Ses paroles gentilles...du vent ? Je sens mes poumons s'opprimer. J'ai envie de fuir. Quel sentiment atroce...J'ai l'impression que ma vie vient de s'écrouler. Mais pourtant je n'ai jamais eu autant l'impression d'y voir clair. De toute façon c'était impossible que Sebastian ait de réels sentiments pour moi, impossible...

"Sebastian... Pourquoi tu ne m'as jamais tué ?". Je sais que c'est risqué de demander ça, mais honnêtement il me reste quoi maintenant ? Je n'ai plus rien à perdre, vraiment plus rien...Il se retourne alors froidement. Je n'ai jamais autant l'impression d'aussi mal connaître une personne. On aurait dit un pur étranger pour moi. Je ne suivais plus...Il s'approcha de moi, mon coeur n'avait jamais battu aussi vite. Que m'arrivais t-il ? C'était comme si je le redécouvrais.

"Ciel, tu as peur de moi ?" Cette question. Pourquoi me demandait-il ça ? Sa main passa à l'arrière de ma tête pour caresser ma nuque. Tout mon corps en frissonnait. C'était encore pire qu'avant. Comme si mon corps était dix fois plus sensible à son contact. Pourquoi ?

"Hum, il est peut-être temps que je t'explique certaines choses." Ah... J'espère que je vais comprendre. Parce que là je suis largué à un point...

"Ton père nous avais découvert depuis le début, il n'est pas idiot. Mais étant donné que je connais mieux la reine que lui, j'ai pu faire pression. Le marché était simple, on faisait comme si de rien était...Mais bien sûr s'il venait à nous voir vraiment "ensemble" ce serait terminé. C'est ce qui est arrivé. Et normalement là je dois te tuer...C'est ce que la reine m'avait demandé si cette situation arriverait." Mes membres se crispent de plus en plus et je m'éloigne dans ma chaise. J'ai peur, je suis triste, choqué, apeuré, écoeuré, en colère... Mais surtout je suis perdu, je n'arrive toujours pas à assimiler vraiment ce qu'il se passe. Comme si la scène n'était que fictive. Mais un cauchemar ne peut pas être aussi réaliste. Tous les moments que j'ai vécu avec lui se répète dans ma tête. Tout me donne réellement envie de crier. Et la chose qui ne cesse de se répéter c'est le fait qu'on est couché ensemble. Cela ne représentait surement rien pour lui. Alors que pour moi ça représentait tellement. Je pourrais faire le fier et lui répondre debout. Mais je ne peux pas. Alors je suis là replié sur ma chaise en baissant la tête. Quel état pitoyable. J'osais alors relevé mes yeux.

"Pourquoi moi ?" Une question simple. Je voulais tant savoir la réponse. Pourquoi la reine tenait tant à me tuer. Mon père n'était-il pas à son service pourtant ?

"Tu étais toujours à l'écart, en marge, tu représentais pour elle une future menace, un futur révolutionnaire. Cela lui faisait peur alors...". Juste parce que je ne me suis jamais mélangé aux autres que je jugeais d'in-intéressant ? Alors petit à petit je me détruisais moi-même ? Quelle ironie du sort.

"Et tu ne m'as pas tué parce que..." Son regard s'assombrit.

"Je ne sais pas. Je dois laisser un peu trop mes sentiments me contrôler." Est-ce qu'il aurait finalement des sentiments pour moi ?

"Sebastian...Est-ce que...tu m'aimes ?". Du dégoût, c'est le seul sentiments qu'il me laisse transparaître. Tout à coup j'ai l'impression que l'atmosphère est bien lourde. J'ai peur d'entendre ce que je ne veux pas entendre. Mais plus je l'entendrais tard et plus ça fera mal...

"Je n'ai vraiment pas envie de parler de ça Ciel." Cela me semble bizarre au final qu'il m'appelle par prénom, je représente quoi pour lui ? Je me lève difficilement mes jambes sont encore un peu engourdis. Il est dos à moi, lentement je m'approche de lui. Arrivé derrière lui j'essaye de me convaincre de retenir sur ma chaise. Mais je ne sais pas pourquoi je n'y arrive pas. Contre ma volonté ma main se pose sur son dos, étrangement il ne dit rien. Ma deuxième main alors se pose à son tour. Rapidement elles finissent à s'enrouler autour de lui, hésitant je pose ma tête sur son dos. Mon corps tremble, être collé contre lui j'ai l'impression de redécouvrir ça alors que... Je le sens respirer fort. Je crois qu'il ne sais pas trop quoi faire.

"Ciel, là je suis vraiment énervé, tu ne devrais pas faire ça." Je reste exactement dans la même position, je ne veux plus bouger. Je resserre mes bras autour de lui.

"Ciel. Arrête."

"S'il te plait Sebastian... Je me sens déjà assez mal comme ça avec ce que tu viens de dire. Laisse-moi juste ça." Il ne me répondit pas. Son dos était froid, ça m'arrangeait bien vu que moi je bouillonnais sur place...