Bonjour à toutes et à tous
Voilà la suite!
J'espère que je vous ai bien fait mariner! (moi, méchante? jamais!)
Merci à celles et ceux qui ont reviewer mon OS de cet été!
A vivi-bady, LittleFlicka, Guest, j'espère que la suite vous plaira!
A Guest, désolée pour le délai de reprise! Je suis moi-même toujours très frustrée lorsque des fics ne sont pas terminées, donc vous avez l'assurance que je finirai celle-ci! Même si ça prendra peut-être un peu de temps, je ne le cache pas!
A miriamme, pas d'inquiétude, j'aime trop Darcy pour le tuer!
A Gardensclos, merci pour votre remarque. J'avais l'impression de suivre la ligne de conduite de Jane Austen qui se moque assez de Mrs. Bennet, mais j'essaierai de faire attention à ne pas dépasser la limite, vous avez raison! N'oubliez pas cependant que j'écris selon les yeux de Darcy qui n'est pas forcément un très grand fan de sa belle-mère.
A Quetsche, désolée pour la cruauté! Je ne suis pas forcément douée en cliff-hanger, quand j'ai vu celui-là je n'ai pas pu résister!
En espérant que ce chapitre répondra à vos angoisses!
Bonne lecture,
Phile
Chapitre 20 – Visite nocturne
C'était Mrs. Reynolds qui était devant sa porte lorsqu'elle l'ouvrit. Elle avait encore son bonnet de nuit sur la tête et avait dû passer sa robe de chambre rapidement car elle était bien mal boutonnée.
« Que s'est-il passé ? Comment se porte mon époux ? »
« Master Darcy se porte un peu mieux, sa fièvre a un peu diminué. »
« Que se passe-t-il alors ? »
« Nous avons un visiteur. »
« Quelle heure est-il ? » Elizabeth n'était plus sûre de comprendre la situation
« Il est trois heures passées d'un quart Madame »
« Qui est ce visiteur ? Pourquoi se présente-t-il en pleine nuit ? »
« Le visiteur est Mr. Bingley, Madame. Il dit être parti sitôt votre message reçu. »
Elizabeth sentit une joie et un soulagement l'envahir. Elle sentit un sourire se dessiner sur ses lèvres. Puis elle se rendit compte qu'elle ne pouvait rester sur le seuil de sa chambre avec la femme de charge qui la regardait.
« La chambre qui était prévue pour ma tante Gardiner doit être prête, vous l'y installerez. Descendez ensuite voir s'il y a des provisions qui peuvent lui être proposées et qui ne nécessitent pas qu'on réveille la cuisinière. Si vous pouvez aller d'abord allumer un feu dans le petit boudoir de mes appartements. Je m'habille et je le retrouverai là. »
« Dans le petit boudoir, Madame ? » Mrs. Reynolds montra une telle surprise qu'Elizabeth se rendit compte de la méprise qui pouvait être faite.
« Le boudoir des invités, vous avez raison. »
« Bien Madame. » au sourire que Mrs. Reynolds lui fit, Elizabeth comprit l'affection que lui portait la femme de charge.
« Oh et il faudra qu'un des valets de pied lui tienne lieu de valet, je présume que Mr. Bingley n'aura pas amené son valet avec lui. Mais nous verrons cela demain. »
« Oui Madame. »
Elle se dépêcha d'enfiler une robe, se félicitant de s'être habillée seule pendant toute sa jeunesse. Ses cheveux n'étaient pas parfaitement coiffés, mais elle se dit que Mr. Bingley aurait plus envie de dormir que de s'attarder à critiquer sa coiffure. Une fois prête, elle se rendit dans le boudoir des invités. C'était une pièce officielle, qui était rarement utilisée. Cette pièce se situait au rez-de-chaussé, près des salons et des salles de réception, et avait un caractère formel et froid des pièces qu'on n'ouvre pas souvent. Mrs. Darcy recevait peu et utilisait son boudoir ou les salons, tandis que son mari recevait pour ses affaires dans son bureau.
Un feu vif brûlait mais la pièce n'était pas encore totalement chauffée, aussi frissonna-t-elle en entrant dans la pièce. Bingley était debout, il avait l'air d'avoir fait les cents pas.
« Mr. Bingley, quelle surprise ! »
« Mrs. Darcy, veuillez m'excuser, je ne me suis rendu compte qu'une fois à Pemberley que mon arrivée tardive vous dérangerait. » son visage était contrit par sa culpabilité.
« Je vous en prie Mr. Bingley, nous sommes frère et sœur, votre amitié pour mon époux vous excuse. Je vous remercie d'être venu, et aussi rapidement. »
« Je suis parti dès que j'ai eu votre mot. »
« Une chambre est prête pour vous et une collation vous sera servie. Allez vous reposer, nous parlerons demain. »
« Merci ! »
« Je vous remercie de votre présence Mr. Bingley. »
« Ce n'est rien. »
Il sortit avec Mrs. Reynolds qui l'emmena dans sa chambre.
Elizabeth regagna sa chambre. Le simple fait de savoir Bingley présent la rassurait. Elle se sentait apaisée pour la première fois depuis le début de la maladie de son époux.
Lorsqu'elle se réveilla, Elizabeth se sentait sereine. Les souvenirs de la nuit dernière lui revinrent en mémoire et c'est souriante et pleine d'espoir qu'elle descendit pour le breakfast.
« Mr. Bingley »
« Mrs. Darcy, permettez-moi de m'excuser encore pour mon arrivée inopportune. »
« Bien au contraire, votre présence est un véritable soulagement pour moi ! Je me réjouis de vous avoir parmi nous en ces temps difficiles »
Mr. Binlgey rosit légèrement et se concentra sur son assiette.
Elizabeth commença à manger puis demanda à Bingley s'il avait déjà planifié son séjour.
Il lui offrit ses services, expliquant qu'il était là pour lui être utile.
Elle lui exprima son inquiétude pour Georgiana qui ne se reposait pas assez de son rôle de garde malade. Elle lui suggéra donc de partager ce rôle, elle-même ne pouvant le faire et ayant le concourt de Stilton pour gérer le domaine.
C'est avec entrain que Bingley rejoignit la chambre de Darcy. Et Elizabeth eut le plaisir de voir sa belle-soeur descendre alors qu'elle terminait de manger.
« Elizabeth, saviez-vous que Mr. Bingley était à Pemberley ? »
« Bonjour Georgiana. Mr. Bingley est arrivé cette nuit. Il va rester quelques jours avec nous. »
« Voilà une agréable surprise ! »
« Je suis bien d'accord, Darcy a de la chance d'avoir un tel ami. Vous devez être rassurée de savoir que vous laissez votre frère entre de bonnes mains lorsque vous quittez son chevet. »
« Vous avez raison. »
« J'espère que vous pourrez ainsi faire attention à vous, Georgiana. »
Georgiana lui sourit. L'arrivée de Bingley avait décidément apporté un vent d'espoir et de paix sur Pemberley House.
Elizabeth alla dans le bureau de son époux. Et c'est le cœur léger qu'elle ouvrit le courrier et répondit aux lettres urgentes. Elle expliquait la situation de son époux, en étant plus ou moins précise en fonction du degré d'intimité qu'il y avait avec la personne à qui elle écrivait.
Une lettre de Dortworth lui proposait d'envoyer John pour l'aider dans ses tâches. Elle se promit de consulter Georgiana sur ce sujet.
En milieu de matinée, un express de sa tante arriva, lui disant qu'elle annulait le voyage par peur pour ses enfants. Elle se disait désolée de ne pouvoir la rejoindre pour la soutenir car elle ne voulait pas quitter ses enfants. Elle proposait que son époux vienne si besoin à Pemberley d'ici une semaine ou deux, le temps qu'il mette en ordre ses affaires.
Elizabeth lui répondit :
« Ma chère tante,
Moi qui croyais pouvoir compter sur vous en toute occasion de par l'amitié et l'affection que vous avez pour moi, sans oublier notre lien de parenté, je me trouve bien trompée.
Comment cela, vous préférez vous occuper de vos enfants et négligez votre nièce ?
J'en aurais fait de même, surtout que nous ne connaissons pas le mal dont souffre Darcy. La fièvre ne diminue pas beaucoup, le délire continue et les saignées n'ont que peu d'effet. Même le docteur n'a pas trouvé de terme latin complexe pour expliquer la cause de son mal.
L'interdiction que j'ai de le voir me rend bien malheureuse. Heureusement que je m'occupe de ses affaires pour m'occuper. Il y a tellement à faire que les journées passent sans que je m'en aperçoive ! Je ne pourrais jamais plus lui reprocher de me négliger parce qu'il travaille trop !
Que mon oncle ne se donne pas la peine de venir nous voir si ses affaires sont aussi accaparantes que celles de mon époux. Nous avons eu la surprise d'avoir la visite de Mr. Bingley. Peut-être le saviez-vous avant moi par une lettre de Jane.
Prenez bien soin de vos enfants, embrassez mon oncle pour moi !
Je suis vôtre, etc...
Elizabeth Darcy »
Le docteur vint la voir, confirmant la légère baisse de la fièvre. Mr. Darcy restait extrêmement désorienté. Le docteur Preston annonça qu'il poserait des sangsues le soir.
Miss Darcy et Bingley restaient au chevet de Darcy, ils venaient parler une demie-heure avec Elizabeth assez régulièrement, ce qui leur permettait à tous de se divertir comme ils le pouvaient dans ce contexte d'inquiétude.
« Georgiana, Lord Dortworth m'a écrit pour proposer de nous envoyer John afin qu'ils nous aident et nous tiennent compagnie. »
« C'est très aimable à lui » la jeune fille sourit.
« Je voulais connaître votre avis. Voulez-vous qu'il vienne ? »
« Pourquoi me poser la question Elizabeth ? C'est à vous d'en juger, n'est-ce pas ? »
« Georgiana, John Dortworth est un jeune homme promis à une grande fortune et à un titre de noblesse, et il est en âge de se marier. Vous êtes vous-même une jeune femme en âge de vous marier. Je ne voudrais pas l'inviter à demeurer chez nous sans votre accord. Cela pourrait faire parler le voisinage. ». La surprise candide de sa belle-soeur rassura Elizabeth quant aux intentions de Georgiana, elle ne pouvait cependant pas être assurée des intentions de John.
« Je ne sais que vous dire Elizabeth. Pensez-vous que nous ayons besoin de lui ? Nous avons Mr. Bingley après tout et je ne voudrais pas faire quelque chose de répréhensible. »
Une lettre de sa mère arriva.
« Ma chère enfant,
Prions pour que l'enfant que vous portiez soit un héritier. Si Mr. Darcy meurt et que c'est une fille, vous vous retrouverez à la merci de votre belle-soeur. Et Dieu sait que les belles-soeurs sont des femmes avares et sans cœur. J'aime beaucoup ma sœur Gardiner, mais je me flatte d'être assez lucide pour savoir que s'il arrivait quoi que ce soit à Mr. Bennet, ce ne serait pas elle qui me proposerait son concourt.
Lady Lucas est encore passée à la maison. J'ai eu l'impression qu'elle cherchait à faire l'inventaire de l'argenterie. Qu'elle la prenne cette argenterie ! Ce qu'elle ne sait pas c'est que les magnifiques services en porcelaine, qu'elle a également admirés, proviennent de ma dot et qu'ils ne seront jamais les siens !
Je prie bien fort pour que votre enfant soit un héritier ! Dieu seul sait ce qui adviendra de nous si Mr. Darcy et Mr. Bennet meurent !
Votre dévouée mère
Fanny Bennet »
Il fallut encore une nuit d'un sommeil agité pour que la fièvre soit moindre. Le docteur qui n'avait pas encore osé se montrer trop optimiste, rassura enfin Elizabeth. Elle n'était toujours pas autorisée à le voir mais d'après le médecin ses jours n'étaient plus en danger, ce qui calma grandement ses nerfs.
Le temps était plus clément et bien qu'il plut toujours trop pour qu'elle puisse sortir, les champs de Mills purent être semés puis ceux de Lambton, ce qui était devenu pour elle une raison de plus de croire en la guérison de son époux.
« Mrs. Darcy » la salua Mr. Bingley en entrant dans la salle du breakfast.
« Bonjour Mr. Binlgey, comment s'est passée la nuit ? »
« J'ai réussi à convaincre Miss Darcy de prendre quelques heures de repos. Darcy a plutôt bien dormi et a bu toute sa potion. Le docteur Preston devrait arriver d'ici quelques heures. Il confirmera ce que je pressens, Darcy ne peut qu'aller mieux ! » il lui sourit avec la plus parfaite franchise et un tel enthousiasme qu'Elizabeth se surprit à sourire également.
« Je vous remercie Mr. Bingley ! »
Ils commencèrent à manger en silence, chacun réfléchissant à la situation, n'osant pas trop espérer tout haut.
« Mr. Bingley, je tenais à vous remercier encore une fois pour votre venue si prompte ! Je me demande ce que je serais devenue sans votre soutien immédiat ! »
« Ce n'est pas moi qu'il faut remercier mais votre sœur qui a bien voulu me laisser partir. »
« Je ne doute pas un instant que le bon cœur de Jane n'ait pas été touché par la situation, je pense toute fois qu'elle n'a fait que vous encourager vers une décision qui vous était propre. »
« Vous me faites trop d'honneurs ! » Bingley se sentait mal à l'aise sous les éloges bien naturelles de sa belle-soeur. Il se concentra donc sur ses toasts et sa marmelade.
Elizabeth sourit de le sentir aussi gêné, elle n'insista pas, certaine que Darcy redirait à Bingley combien sa femme avait été touchée de sa venue.
Rassurés? ;-)
