Chapitre 21: invraisemblable.


-«ANTOINE!»

Depuis le hall de l'hôtel Antoine entendit la voix de Constance l'appeler. Sa voix d'habitude si douce et mélodieuse était chargée de haine. Malgré le fait qu'il n'avait rien à craindre ni à se reprocher d'après lui, il sentit son coeur battre plus vite. Il prit une profonde inspiration en s'attendant au pire.

Elle entra dans le hall et marcha vers lui avec assurance. Elle tenait toujours les documents du meurtre de ses parents en main. Dracula la suivait de près derrière, enroulé dans sa cape comme d'habitude. Contrairement aux attentes d'Antoine, Dracula ne l'attaqua pas mais resta de marbre sur le côté.

-«Que puis-je faire pour toi?» Demanda Antoine comme si de rien n'était.

-«Tais-toi avec tes belles paroles! Il y en a marre! C'est moi qui pose les questions ok? Alors je n'ai qu'une chose à te demander: Pourquoi?»

Antoine était impressionné par la prestation de son amie, jamais il ne l'avait vu ainsi. Il jeta un coup d'oeil du côté de Dracula et même si jusqu'ici, celui-ci ne faisait que le fixer avec un regard de haine, il paraissait aussi impressionné.

-«Constance...Je l'avoue, c'est moi qui t'ai envoyé ces papiers. Mais crois-moi j'ai une bonne raison! Mais d'abord en ce qui concerne l'ail, ce n'était pas pour toi, c'était pour lui!» Antoine pointa du doigt Dracula.

-«Grrrr! Tu as faillit me tuer et tu aurais pu le tuer!» Constance lui lança les papiers à la figure. Elle n'avait pas réalisé que son zing aurait pu mourir. Elle se sentit blessée, comment envisager sa mort? Elle ne pourrait pas vivre sans lui...

-«Et ces trucs là? C'est quoi le but?» Demanda Constance en désignant les feuilles éparpillée sur le sol. Elle croisa les bras et pris un air sévère.

-«Et bien...» Antoine sentait le regard de Dracula l'oppresser petit à petit, ce qui le mettait mal alaise. C'était certain, il attendait la fin de la discussion pour le tuer, s'il ne l'avait pas encore déjà fait c'était parce que Constance voulait absolument des réponses à ses questions...Il avait intérêt à vite s'expliquer...

-«Je t'écoute!» Marmonna Constance.

-« (Soupire)...Le meurtre de tes parents est une affaire qui jamais n'a été résolue. Mon père comme tu le sais, était enquêteur et a justement enquêté sur ce crime. T'es parents étaient des amis très proches des miens. C'est ainsi qu'on s'est connu, grâce à eux! Tu ne peux pas imaginer ce que mon père ressentait quand il devait remettre un rapport sur le crime de ses propres amis...Surtout que toutes les pistes, tous les indices ne menaient nul part. Cette affaire à donc été classée comme un suicide commun.» Expliqua Antoine.

-«Un suicide? Tu veux dire que mes parents se seraient suicider et m'auraient laissé seule à 3 ans, dans notre maison en plein bois?!» Constance serra les poings et ses yeux reprirent leur teinte rouge, rouge de haine. Dans ses gestes, la petite photo qu'elle avait glissé dans sa manche tomba sur le sol sans que quelqu'un le remarque. Sauf Dracula, très attentif aux moindre faits et gestes d'Antoine. Il s'abaissa et ramassa la photo. Il l'ouvrit et regarda les trois personnes qui y figuraient. La mère et le père de Constance et elle-même encore bébé. Les même yeux que son père et le même sourire que sa mère...

-«Constance, je n'ai pas fini, je t'en supplie calme-toi! L'enquête a été abandonnée mais jamais mon père n'a arrêter ses recherches. Il était plus ouvert d'esprit...c'était un chasseur...de monstres.»

Constance le regarda étonnée oubliant presque sa colère.

-«Que...Que veux-tu dire par là?» Lui demanda-t-elle. Dracula n'était pas surpris, il l'avait sentit dès que ses yeux avaient croisé ceux d'Antoine.

-«Il chassait les monstres, Constance. Malheureusement c'est ainsi qu'il a trouvé la mort...Mais il a eu le temps de partager avec moi son savoir pour qu'à mon tour je devienne comme lui. Il m'a fait promettre de continué ce à quoi il avait passé sa vie: trouver l'assassin de tes parents. Mon père avait bien avancé je dois l'avouer mais il avait manqué quelque-chose.» Antoine sourit: c'est là que tout allait devenir plus intéressant. «Il avait vu juste, c'était un vampire qui les avait tué. Mais il n'a jamais su lequel. Pourtant en examinant la quantité de sang perdue par cette créature dans la forêt qui entourait la maison, ce ne pouvait PAS être n'importe quel vampire. Un vampire ordinaire aurait directement succombé à ses blessures avec temps de sang perdu mais pas là...Il s'agissait d'un vampire puissant et apparemment très affamé...»

-«Arrête! Où veux-tu en venir?» Constance était au bord des larmes.

-«À ton avis? Je ne suis pas là par hasard! Je suis ici pour te protéger de celui qui t'as fais devenir orpheline!»

-«Qui?» Elle attendit la réponse avec peur. Elle allait enfin savoir qui était la cause de se mal-être qu'elle gardait au fond d'elle depuis son enfance car jamais elle n'avait connu ses parents et personne n'avait voulu lui en parler sous aucun prétexte. Leur meurtre mystérieux avait fait régner la peur.

-«Ne te fie pas aux apparences. Il n'est pas celui que tu crois.» La voix d'Antoine était emplis d'une tristesse sincère.

-«Quoi?» Réussit à murmurer Constance. Lentement elle se tourna vers Dracula. Elle refusait de croire Antoine, son zing, jamais, n'aurait fais ça. Antoine était jaloux c'était certain, ça se voyait. N'avait-il pas avoué qu'il l'aimait? Il accusait à tord, il lui faisait énormément de mal et la décevait beaucoup. Pourtant la mine de Dracula ne présageait rien de bon. Il tenait sa photo en main où elle était avec sa véritable famille et la fixait. Lentement il releva la tête et la regarda, droit dans les yeux et dit tout bas , ému, sous le choc:

-«Il me semblait bien que je t'avais déjà vu quelque part...»


Ouf! Enfin fini avec toutes ces explications que dit Antoine! C'est un chapitre assez court mais il s'y est passé un grand moment, un grand aveux...

Je me demande si vous aviez deviné que ça pouvait être Dracula qui avait fais ça?

C'est dur à croire, pourquoi a-t-il fait ça, l'a-t-il vraiment fait? Lire le prochain chapitre pour savoir s'il vous plait! :-)