Coucou!

Comme toujours, je vous remercie pour vos reviews. J'ai réécris plusieurs fois ce chapitre avant de me décider à le publier. Je voulais que les réactions des personnages soient cohérentes. Vous me direz si j'y suis parvenue ou non. Bon, sur ce je vous souhaite une bonne lecture!

Ah oui! J'espère pouvoir publier le chapitre 21 avant le 16 mai (jour à partir duquel je n'aurai plus internet) mais je ne vous promets rien car je n'ai pas fini de l'écrire.

Bises

Chapitre 20 : Je t'aime moi non plus

Snape arriva dans une ruelle insalubre de l'Allée des Embrumes. Il avait besoin de réfléchir avant de rentrer chez lui. Mais tout d'abord, il devait faire quelque chose contre la douleur qui imprégnait son corps et les tremblements qui agitaient ses membres. Fort heureusement, ses vingt années d'espionnage l'avait habitué aux effets secondaires du Doloris donc il sut garder ses esprits et se trainer jusqu'à son apothicaire habituel. Il parvint à garder une posture plus ou moins droite et rigide devant le vieil homme qui gérait la boutique. Celui-ci, bien que n'étant pas dupe pour autant, ne dit pas un seul mot et tendit la fiole anti douleur qu'on lui demandait tandis que Snape posait quelques gallions sur le comptoir.

Il sortit du magasin après avoir répondu d'un bref hochement de tête aux salutations de l'apothicaire. Il retourna dans l'allée déserte où il était apparu et s'appuya contre un mur pour déboucher la fiole et en avaler son contenu.

Il se laissa glisser sur les pierres et sentit peu à peu la potion se diffuser dans son sang et apporter une chaleur douce et apaisante dans tout son corps qui se décontracta.

Bon ! Maintenant que cela était règlé, il fallait réfléchir au vrai problème, qui, en l'occurrence, se nommait Hermione Granger.

Il sentait que ces derniers temps la situation lui avait totalement échappée des mains. Cela ne lui était jamais arrivé.

Tout d'abord, il s'était comporté comme un imbécile énamouré à lui montrer ainsi des marques d'affection. Ensuite il avait totalement perdu la notion du temps au point d'oublier la réunion mensuelle des mangemorts et pour finir, elle avait trop de pouvoir sur lui. Elle était devenue dangereuse. Surtout que maintenant elle savait clairement qu'il la désirait… Oui mais pas qu'il l'aimait… il avait encore ce secret pour lui.

Alors voilà, deux choix s'imposaient à lui : soit il la kidnappait et l'emmenait à l'autre bout du monde pour vivre chachés et lui faire plein de petits Severus et de petites Hermione, soit il se comportait raisonnablement et retournait au quartier général pendant qu'elle partait rejoindre l'Ordre.

Il ne mit pas longtemps à se décider.

Maintenant, il ne restait plus qu'à rompre avec elle. C'était encore une autre histoire !


Allongée sur le dos, Hermione venait d'assister au départ de Snape. Elle soupira profondément et se passa les mains sur le visage en enfonçant sa tête dans les oreillers.

C'était fini. Elle le sentait, elle le savait.

De toute façon, cela n'aurait pas pu durer. Ils s'étaient voilés la face suffisamment longtemps.

Elle se leva doucement et s'habilla lentement. Puis, au moment de sortir de la cabane, elle se retourna et tenta d'imprimer dans son esprit les moindres détails de ce qui se trouvait devant elle.

Les draps froissés… la pluie s'écrasant sur l'unique fenêtre de la pièce… le bruit de l'averse frappant sur les planches de bois et sur le toit… un mouchoir en tissu immaculé qui gisait sur le sol…

Hermione se pencha et le ramassa. C'était le même que celui que Snape lui avait offert quelques mois auparavant. Il avait dû tomber de sa poche alors qu'il se rhabillait ou alors pendant qu'il se déshabillait… peu importe.

Elle décida qu'il ne lui en voudrait pas si elle le lui volait et elle le mit dans sa poche.

Elle soupira une dernière fois et ouvrit la porte en grand avant de se mettre à courir sous la pluie pour rentrer au plus vite dans la maison qui se trouvait à vingt minutes de marche.


Snape cheminait tranquillement dans le Chemin de Traverse, essayant de perdre un peu de temps. Il ne voulait pas rentrer tout de suite chez lui. Il fit un détour par le Chaudron Baveur pour boire un petit verre afin de se détendre. Tom essuyait ses verres propres et mouillés avec un chiffon sale. Le mangemort lui lança un regard sec et froid en s'installant au comptoir. Il voulait juste boire un coup vite fait et se tirer donc pas de bavardage intempestif, merci bien.

- Ce sera quoi pour vous aujourd'hui, M'sieur Snape ?

- Whisky.

- Toute la bouteille ou juste ou un verre ? plaisanta Tom

C'est cela, joue au con avec moi ! Comme si j'étais d'humeur !

Le barman comprit au regard glacial de son client que la taquinerie n'était pas opportune. Il déglutit, hocha la tête et posa un verre vide devant lui. Pendant qu'il avait le dos tourné à attraper la bouteille d'alcool, Snape lança un sort de nettoyage sur le verre.

Tom servit son inamical client avant de partir papoter avec une jolie demoiselle qui avait pris place à l'autre bout du comptoir.

Bon débarras.

- Severus!

Snape lança un regard par dessus son épaule et vit Lucius qui le fixait, un sourire aux lèvres. Il hocha froidement la tête, se souvenant que cet enflure n'était pas venue à son secours lors de l'attaque de l'Ordre du Phénix.

Il reporta donc son attention à son verre. Il sentit le blondinet s'approcher et s'asseoir à côté de lui avant de commander lui aussi un verre de whisky.

- Alors, tu n'étais pas au rassemblement aujourd'hui?

- Excellent sens de l'observation. Dix points pour Serpentard, grogna Snape

- Je tenais juste à faire la conversation, mon ami.

Snape lui lança un regard meurtrier. Mon ami? Comment osait il l'appeler ainsi?

- Donne moi donc ta définition de l'amitié, Lucius. Parce que selon la mienne, lorsqu'un ami est en danger, on vient lui prêter un coup de main.

Lucius soupira et remercia Tom qui venait de poser son verre d'alcool devant lui.

- Ecoutes, je n'avais pas le choix. Je pensais que c'était le Seigneur des Ténèbres qui avait orchestré cette attaque. Tu aurais agis de même! Ne fais pas l'hypocrite! De toute façon j'ai été puni pour ne pas être venu à ton secours. Je suis venu me reposer dans une des chambres de l'étage parce que je ne pouvais pas transplaner tellement mon corps tremblait et était douloureux.

- Tu n'as rien reçu qui n'était pas amplement mérité, grogna Snape avoir de boire une gorgée de whisky.

- Le Maître t'a convoqué? demanda Lucius après un long moment de silence.

- Oui.

- Qu'est ce qu'il te voulait?

- Principalement, savoir si j'étais vivant. Optionnellement, m'accuser d'avoir aidé Miss Granger à préparer l'antidote pouvant réveiller Potter. Finalement, laisser ses laquets me lancer quelques Doloris.

- Potter est reveillé?

- Si on en croit la rumeur.


Hermione gémit lorsqu'elle sentit l'eau chaude couler sur son corps. Elle sentit ses muscles raidis d'avoir couru sous la pluie, se détendre. Une fois qu'elle fut lavée et rincée, elle sortit de la douche et se sècha paresseusement avec une épaisse serviette.

C'était la dernière fois qu'ils allaient se voir et se parler dans un contexte amical. La prochaine fois que l'un croisera la route de l'autre, cela pourrait être lors d'une bataille ou d'un affrontement.

Elle soupira en brossant ses boucles humides et emmêlées. Elle aurait adoré rester ici et lui faire l'amour tous les jours en faisant comme si la guerre n'avait pas lieu. Mais elle avait bel et bien lieu et ils y étaient tous les deux complètement impliqués. Il était le bras droit de Voldemort, le meurtrier de Dumbledore, l'ennemi numéro deux de l'Ordre et elle était la meilleure amie d'Harry Potter, une Sang de Bourbre et un membre important et efficace de l'Ordre. Ils avaient tous les deux des rôles quasiment décisifs dans cette guerre. Leur idylle n'avait tout simplement pas lieu d'être.

Hermione aurait voulu qu'il abandonne Voldemort. Elle savait qu'il ne lui était pas entièrement fidèle mais il lui avait bien fait comprendre qu'il continuerait à jouer le mangemort, que ce soit pour de vrai ou pour de faux.

Une fois qu'elle fut sèche, coiffée et habillée, elle se rendit dans la chambre de Karmelis où elle avait entreposé ses affaires et commença à les regrouper sans faire de bruit pour ne pas réveiller l'elfe.


Il y avait maintenant plusieurs verres vides de whisky alignés devant lui et il en tenait un autre à moitié rempli dans sa main. Il ne voulait pas boire autant. Il n'avait pas prévu cela. Et maintenant, il avait la tête qui tournait et il avait chaud, très chaud.

Lucius avait fini par commander une bouteille entière qu'ils avaient consummée à eux deux. Snape n'était pas bavard sobre, mais il l'était encore moins ivre. Alors son ami en profitait pour jacasser. Une vraie piplette.

Les gens réagissent tous de façon différente face à l'alcool.

Certains deviennent d'humeur joyeuse, d'autres s'endorment n'importe où, d'autres se mettent à débiter des phrases plus ou moins cohérentes, d'autres vomissent…

Le problème de Snape, c'est qu'il devenait violent. Le soir de Noël, il avait certes beaucoup bu mais il était tout de même encore capable de se contrôler. Mais que ce soit dans ses paroles ou dans ses gestes il pouvait devenir vraiment brutal lorsqu'il était ivre. Il tenait cela de son père qui était un alcoolique notoire, doté d'un penchant pour la toxicomanie et la violence. Mais contrairement à son géniteur, Snape était pourvu d'un cerveau et de sang froid, ce qui lui permettait, quand il était sobre, de se contrôler et de transfigurer sa violence en sacarmes plutôt qu'en coups de poing. Mais quand il était saoul et en colère toute la haine et la brutalité qu'il refoulait remontaient à la surface. Et dans ces moments là, il ne s'en tenait plus au cynisme...

Un Snape ivre était à éviter à tout prix.

Lucius avait déjà vu son ami après qu'il ait un peu bu comme lors de leur altercation dans le bar, la veille de l'attaque du manoir, et il avait été quelques peu effrayé par sa force et sa violence.

Néanmoins, il était lui aussi complètement saoul aussi il oublia d'éviter Le Sujet-Qui-Fâche, c'est à dire Hermione Granger...

- Alors, dis moi mon ami, qu'est devenue la jolie petite garce bien chaude et bien cochonne que tu chevauchais à longueur de journée? Où est donc passé cette belle salope de Granger?

La réaction fut immédiate et rapide. Lucius n'eut pas le temps de sortir sa baguette qu'un poing ferme s'écrasa sur sa joue. La violence du choc le projeta par terre et il s'évanouit aussitôt que sa tête cogna contre le sol.

Sans même vérifier s'il allait bien, Snape attrapa son verre de whisky et le vida d'un trait avant de balancer quelques gallions sur le comptoir. Il sortit du bar sous les murmures choqués des autres clients et se concentra un instant pour transplaner. Ce ne fut que grâce à une chance insolente qu'il arriva à destination en un seul morceau.


Il était arrivé au beau milieu de la forêt. L'air frais lui faisait du bien mais ne parvint pas à apaiser son esprit enivré par la colère et l'alcool. Il marcha, tête baissé et mains dans le dos, jusqu'à chez lui puis il ouvrit brusquement la porte d'entrée, ce qui fit sursauter Hermione.

Ils échangèrent rapidement un regard mais elle détourna les yeux, le rouge aux joues. Il renifla et sentit une vague de colère incontrôlable le submerger à nouveau lorsqu'il vit le sac posé à côté du fauteuil dans lequel elle était assise.

Alors elle partait, elle le quittait, elle l'abandonnait… La garce !

Il claqua la porte et se dirigea vers le bar pour se servir un verre d'alcool. Il prit la première bouteille qu'il vit et se servit une dose généreuse.

Il lui tournait le dos ostensiblement. Il était venu en se préparant à rompre leur semblant de relation et il la trouvait prête à partir. Il se sentait floué.

Même si le résultat allait être identique, il ne supportait pas l'idée que ce soit elle qui le quitte et non le contraire. S'il avait été sobre, il aurait sans nul doute perçu les avantages de cette situation mais il ne l'était malheureusement pas. Il aurait apprécié le fait qu'il n'y aurait pas de cris et de larmes, que ce serait une séparation d'un commun accord. Mais là il avait plus ou moins oublié sa discussion avec le Seigneur des Ténèbres, la menace qui pesait sur elle, le fait qu'il devait retourner au quartier général d'ici la fin de la journée et la nécessité qu'ils cessent de se voir. Là, maintenant, il ne voyait que la femme qu'il aimait sur le point de s'en aller.

Il ne parvenait plus à savoir si c'était l'alcool ou la rage qui embrumait son esprit mais il se sentait brûler, prêt à exploser.

Puis elle se racla doucement la gorge, un peu vexée qu'il lui tourne ainsi le dos.

- Severus, écoutes j'aimerais qu'on discute un peu de nous.

Il renifla de mépris et lui lança méchamment sans se retourner.

- Je vous prie de respecter les convenances lorsque vous vous adressez à moi, Miss Granger.

- Au vu de ce qui s'est passé, je crois que nous pouvons nous en passer, répliqua t'elle de plus en plus énervée face à sa froideur.

- Pas si on considère ce qui va se passer, grogna t'il.

Elle soupira. Elle aurait dû s'attendre à ce qu'il soit déçu et en colère du fait qu'elle s'en aille.

- Nous nous sommes bercés d'illusions trop longtemps, lui dit elle. Peut être que nous aurons une chance après la guerre…

- Pauvre petite ingenue, dit il en ricanant.

- Je suis peut être naïve mais au moins je suis suffisament polie pour regarder mon interlocuteur dans les yeux, moi.

Cette phrase eut l'effet voulu puisque Snape fit volte face et posa brutalement son verre sur la table basse. Il avança vers elle, le regard menaçant et elle commença à avoir peur. Il ne s'arrêta que lorsqu'il fut juste devant son fauteuil. Il posa ses mains sur les accoudoirs et se pencha sur elle, son regard accroché au sien.

- Satisfaite ? demanda t'il.

Il était trop prêt et il empestait l'alcool. Hermione voulait qu'il recule, qu'il se calme et qu'il prenne une potion de sobriété. Mais elle ne voulait pas lui laisser deviner qu'il l'impressionnait et l'effrayait. C'eut été lui donné trop de pouvoir sur elle.

- Vous êtes ivre, constata t'elle froidement. Ce fut inconsciemment qu'elle utilisa le vouvoiement. Peut être qu'elle necessitait de prendre un peu de distance avec l'homme qui était en face d'elle pour ne pas le confondre avec le tendre amant de cet après midi.

- Non, je ne le suis pas, grogna t'il, énervé qu'elle soit si calme.

- Vous devriez prendre une potion de sobri….

- Je t'ai dit que je ne l'étais pas ! beugla t'il.

- Très bien, murmura t'elle.

Là, elle avait franchement peur.

- Vous seriez plus à l'aise assis dans un fauteuil, lui dit elle doucement pour ne pas le mettre davantage en colère.

- Je suis très bien où je suis !

Puis il lança un regard au sac à côté d'elle et replongea ses yeux perçants sur sa proie...

- Alors Miss Granger, dites moi donc le nom de l'homme pour lequel vous me quittez?

- N'importe quoi… soupira t'elle indignée.

Merlin, que les homme peuvent être cons parfois!

- Vous confondez tout à cause de l'alcool. Je ne pars pas pour un autre homme mais pour accomplir mes devoirs. Une mission m'a été confiée et je dois la mener à bien. J'ai déjà perdu beaucoup de temps…

Elle s'interrompit trop tard. En se mordant les lèvres, elle attendit sa réaction.

- Ainsi vous me considérez comme une perte de temps. Interessant. Voulez vous savoir comment je vous considére ?

- Non, répondit elle, sentant que quoiqu'il puisse dire ce serait forcément méchant et insultant.

- Je vais quand même vous le dire. A mes yeux, vous n'êtes qu'une jolie paire de cuisses entre lesquelles j'ai terriblement envie de me glisser.

Elle rougit à la fois d'indignation et de gêne.

- L'alcool vous fait dire des choses que vous ne pensez pas. Je sais que vous m'estimez et que nous sommes amis.

- Pff pauvre idiote. Je suis un Serpentard. Je sais comment attirer une femme dans mon lit. Avec une petite catin du genre Miss Goyle, il suffit de sortir les gallions, mais avec vous c'était plus amusant…

Il se délecta de la douleur qu'il pouvait voir dans ses jolis yeux noisettes. Il n'avait qu'une envie pour le moment, c'était la faire souffrir autant qu'elle le faisait souffir. La loi du talion… encore...

- … tout d'abord, il fallait vous mettre en confiance. J'ai insinué le doute dans votre esprit vis à vis de ma véritable allégeance envers Le Seigneur des Ténèbres avec un joli petit discours qui vous a toute retournée. Ensuite je devais instaurer une relation amicale. Pour cela j'ai flatté votre ego en vous traitant comme mon égale. Puis j'ai attisé vos sentiments votre jalousie en arborant ma relation avec Miss Goyle sous vos yeux. Et tout cela dans l'unique but de pouvoir enfin vous mettre dans mon lit. Là où est votre place.

- Enflure, murmura t'elle, les larmes aux yeux.

- Nous pouvons continuer ce que nous avons commencé plutôt dans la journée, dans ma chambre… ou ici même sur le tapis... à moins que vous ne préfériez le faire dans un de ces fauteuils... je vous laisse le choix du lieu mais c'est moi qui décide en ce qui concerne la position... pour être sincère, j'adorerais vous prendre par derrière... dit t'il en posant sa main sur un de ses seins.

- Je sais que vous n'êtes pas dans votre état normal, que vous ne pensez pas un mot de ce que vous dites, dit elle en repoussant sa main.

- Vous croyez ? J'ai toujours été très doué en matière de manipulation Miss Granger. La seule chose qui me motivait était de vous pénétrer. C'est tout.

- Vous mentez ! Je sais que vous éprouvez des sentiments bien plus honorables envers moi ! Je sais que vous m'aimez!

- Vraiment ? Vous êtes donc persuadée que je vous aime ? Comme cela est touchant ! Voyez vous, Miss Granger, de toute ma vie, je n'ai aimé qu'une seule femme. Et vous ne lui arrivez pas à la cheville! Vous n'êtes rien à mes yeux et si je vous croise demain dans les rues de Londres, je n'hésiterai pas une seconde à vous tuer. Pas une seconde. Vous n'étiez qu'un agréable passe temps. Je m'étais même lancé un défi : Parviendrai je ou non à séduire mon esclave ? Apparemment j'ai réussi.

- Je ne vous crois pas, murmura t'elle tandis que des larmes perlaient et roulaient sur ses joues.

- Je suis un Serpentard, un mangemort, un meurtrier, un manipulateur, un connard profond… et vous, adorable petite Gryffondor pleine d'altruisme, vous êtes tombée dans ma toile d'araignée sans vous en être rendue compte. Vous avez perdu Miss Granger et vous êtes à moi désormais... et à jamais...

- Reculez, ordonna Hermione qui n'hésita plus à montrer qu'il lui faisait vraiment peur.

- Non, non, non. Vous n'irez nulle part. Vous m'appartenez et je ferais ce que je voudrais de vous… et de votre corps.

Il se pencha un peu plus et s'empara violemment de ses lèvres. Elle essaya de le repousser mais il était bien plus fort qu'elle et il l'encercla de ses bras pour que leur corps soient collés l'un à l'autre. Les yeux grands ouverts, elle essaya d'atteindre sa poche tandis qu'il lui dévorait la bouche. Elle parvint à glisser une main dans le tissus de sa robe où se touvait sa baguette et lança un Expelliarmus informulé à Snape dont le corps fut propulsé à l'autre bout de la pièce.

Elle resta un instant dans le fauteuil à tenter de reprendre son souffle et ses esprits. Puis elle bondit hors de son fauteuil et attrapa son sac. Snape se bougeait pas. Il s'était évanoui sous le choc. Sans même lui jeter un regard, elle s'en alla en claquant la porte derrière elle et courut le plus vite possible pour s'éloigner de cet homme qui venait de broyer violemment ses sentiments.

Ce ne fut que quelques heures plus tard que Snape se réveilla enfin. Il se traina jusqu'à la salle de bain où se trouvait le placard dans lequel il rangeait les potions non dangereuses. Les effets de l'alcool s'étaient un peu dissipés avec le sommeil mais ce ne fut qu'après une bonne potion de sobriété qu'il prit conscience de l'ampleur de la situation. Il s'était comporté violemment avec Hermione... il lui avait dit des horreurs qu'il ne pensait même pas... Merlin! Il avait été à deux doigts de la violer! Tout cela parce qu'elle avait eu l'intelligence et le courage de faire ce qu'ils devaient faire, ce qu'il s'apprêtait à faire. Rompre.

Diantre mais quel con! C'est la seule personne qui tienne à moi et je l'ai fait fuir! Je l'ai poussée à me détester! Bon sang, mais qu'est ce qui va pas chez moi?

Pris d'une pulsion de rage, il donna un coup de poing à son reflet. Le miroir se brisa et les éclats de verre le coupèrent et le firent saigner abondamment. Mais il s'en fichait, il ne méritait que la douleur et rien d'autre… Il ne méritait pas Hermione…