Je ne dormis que quelques heures.

- BELLA ! BELLA ! Où es tu BELLA ! Renée affolée montait les escaliers.

- BELLA hurla Charlie à son tour.

Ils pénétrèrent tous les trois angoissés, criant, dans ma chambre alors que ma tête leur sommait de se taire. Tous les tambours des cirques devaient jouer une symphonie pour moi.

- Que s'est il passé ? s'écria Renée.

Elle me prit dans ses bras.

- il y a une voiture dans le salon !

Elle me renifla.

- tu sens l'alcool ?

J'étais piégée, épuisée, malade et je n'avais aucun moyen de fuir, je ne savais pas si Jana était partie, ou encore Jacob.
Charlie me fit me lever.

- Bella est ce que tu as bu ?

Ses yeux noisette étaient exorbités.

- Je, commençais je à dire, il me coupa la parole.

- Oui elle a bu !

- Mon dieu Bella jura Renée.

Phil s'avança vers le lit.

- Bella prend une douche et rejoins nous en bas, tu nous diras ce qu'il s'est passé hier soir.

Il eut du mal à faire bouger mes parents de la chambre, ils finirent par descendre, non sans un regard désespéré de Charlie et hystérique de Renée.

Sous la douche j'essayais de réfléchir, Jacob et Jana avaient trouvé une excuse pour la baie vitrée, je n'en avais aucune pour l'alcool.
Je m'habillais rapidement, je fus soulagée que l'on soit samedi, je n'aurais pu aller en cours.
Du haut de l'escalier, j'entendais la voie stridente de Renée et celle rapide de Charlie. Cette rapidité il ne l'employait quand il n'arrivait pas à comprendre une situation, que ça le dépassait totalement.

- ce n'est pas de sa faute ajouta Phil, elle fait des bêtises pour attirer notre attention, elle a besoin de notre aide.

- C'est intolérable s'énerva Charlie.

- Il va falloir nous montrer compréhensif, cet incident est passager, si on ne veut pas la perdre il ne faut pas la braquer.

Je descendais les escaliers en pleurs. Je culpabilisais de ma conduite, de les avoir inquiéter, de les rendre complètements fous parce que ma vie était partie en vrille.

- je suis désolée soufflais je.

Renée me prit dans ses bras, surprise, elle devait s'attendre à des protestations, des cris, une adolescente qui se rebelle, mais je m'en voulais tellement.
Je passais des bras de Renée à ceux musclés et tendus de Charlie.

- ne refais plus jamais ça Bella me susurra t il, jamais.

Je regardais par-dessus son épaule, la voiture m'était inconnue, le canapé avait atterrit dans la table de salle à manger, les livres ainsi que la bibliothèque gisaient sur la voiture et à côté, des morceaux de verres jonchaient le sol, les murs... Dans le mur du fond, j'aperçus une forme de dos, victoria avait traversé toute la pièce.
Renée me consigna pour le week-end, Charlie lui lança un regard désapprobateur, j'en écopais jusqu' à la rentrée pour l'institut de formation en soins infirmiers de Jacksonville.
J'allumais mon ordinateur, sans réfléchir j'enclenchais le logiciel de conversation instantanée.
Jessica vint me parler.

Jessic 13h51: toi aussi t'es malade ?

Bella 13h51 : oui

Ce n'était pas le pire, mais je ne pouvais pas lui en parler.

Jessic14h02: t'es là ? tes parents t'ont dit quelque chose ?

Bella14h03 : je crois que mes vacances vont se dérouler dans le domicile familial.

Jessic14h04: aller ! la poisse !

Jessic 14h04: aller t'inquiètes, d'ici quelque temps ils te diront que c'est oublié.

Oublié. Je ne pensais pas que pour Charlie cela serait possible avant une dizaine d'année, pour Renée c'était un choc. Une conduite désinvolte et immature ne correspondait pas aux critères qu'elle avait de Bella Swan.
Maintenant que victoria était morte, je ne craignais plus rien, Laurent n'était pas intéressé par la traque. Si Edward savait ça, considérerait il que je n'étais plus en danger permanent ? Oublierait il ma malchance caractérisé ? Il restait Jasper...

Jessic14h44: bella ?

Jessic15h05: je vais aller dormir un peu, j'ai la tête dans un étau, à lundi !

Je remarquais son départ que plus tard. Durant le diner dans la cuisine, le salon et la salle à manger étaient couverts de bâches, je ne pouvais m'empêcher de vouloir revoir Jacob et Jana. Attendaient ils que je sorte ? Où avaient ils brulé les restes et les corps ?
Je ne mangeais pas, personne ne parlait.

- est ce que je peux sortir faire un tour

- non ! répondirent durement Renée et Charlie.

C'était certain qu'ils refuseraient, je me devais de tenter la méthode honnête.

- où voudrais tu aller ? demanda Phil d'un ton plus compréhensif.

- Au rocher.

Phil lança un regard abattu à Renée, elle faisait non de la tête. Quand à Charlie il du se sentir exclu, il ne bronchait pas.

- tu as 30 minutes trancha t il, si tu dépasses cet horaire ça va mal se passer.

Ces menaces ne m'effrayaient pas, Charlie n'était pas violent, mais je m'intimai de respecter cette demi-heure.
Je me levais dans un calme relatif, je ne voulais pas les inquiéter d'avantage, une fois dans la rue je me mis à courir.
Je gardais en vue le rocher à une centaine de mètre, mon pied droit tomba dans un trou, je m'étalais de tout mon long.
Le rire tonitruant de Jacob arriva jusqu'à moi. Heureuse, je me relevais d'un bond vif, il n'était pas parti.

Merci beaucoup pour vos messages :)

La suite arrive ;)